Un Nouveau Cap Après les Tempêtes : La Conférence de Presse Révélatrice
Le Contexte d'une Attente Feutrée : Neige à Paris et Espoirs Renouvelés
Ce mardi 22 janvier, une conférence de presse attendue avec impatience se tenait à Paris, où il neigeait. Pour Armel Le Cléac’h, skipper emblématique de Banque Populaire, et aussi pour une jeune fille de 29 ans, c’était un peu Noël après l’heure. Armel Le Cléac’h, d’une discrétion absolue après ses déboires dans la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, était là, très attendu, dans l’auditorium cossu du siège social. Les participants furent vite rassurés par le discours enthousiaste de Christine Fabresse, la nouvelle directrice générale Banque de proximité et Assurances du groupe BPCE, qui était arrivée à ce poste six jours seulement avant l’accident du trimaran géant. Nicolas Hénard, président de la FFVoile, appréciait cette tournure. Cette Méditerranéenne, qui tance gentiment les (nombreux) Bretons dans la salle, fut rapidement dans le bain, ne manquant pas de spontanéité et distillant les chiffres comme si elle avait un prompteur. Elle n’éluda aucune question et annonça que le budget global était (quand même) de 7 millions d’euros par an. Il fut rapidement clair que l’aventure, non seulement se poursuivait, mais s’étoffait.
Les Récits des Épreuves : Du Chavirage Marocain à la Dislocation en Course
Armel Le Cléac’h, qui avait été navré par ce qu’il avait vu dans la presse - comme quoi il avait à nouveau chaviré - raconta pour la première fois en public et avec calme ce qu’il appelle un « accident ». Le bateau s’était retourné au large du Maroc au printemps dernier lors d’un convoyage. Victime d'un chavirage, ce samedi matin au large du Maroc, le skipper de Banque-Populaire IX et ses deux équipiers avaient été récupérés. Victimes d’un chavirage à quelque 150 milles (278 km) des côtes marocaines, vers 3 heures ce samedi matin, Armel Le Cléac’h et ses deux équipiers - Pierre-Emmanuel Hérissé, le boat captain, et Fulvio d’Aguanno, cameraman - avaient été hélitreuillés par un appareil de l’armée marocaine. Les trois marins de Banque-Populaire IX étaient arrivés à Casablanca où ils avaient été pris en charge par le consulat de France. Les circonstances exactes du chavirage n'étaient pas encore connues. Il pourrait s’agir d’un coup de vent rendu d’autant plus imprévisible par le fait de naviguer de nuit. Réfugié à l’intérieur, le trio avait pu déclencher la balise de détresse pour ainsi être repéré et récupéré, sain et sauf. Le maxi-trimaran de 32 m avait quitté son port d’attache de Lorient le 10 avril pour rejoindre la Méditerranée en vue de participer à la Nice Ultimed (en équipage) dont le départ devait être donné le 2 mai à Nice. Ce convoyage était l'occasion pour Armel Le Cléac’h de naviguer en « faux solitaire », c’est-à-dire que le vainqueur du Vendée Globe 2016-2017 effectuerait les manœuvres en solo, mais pour des raisons de sécurité (de veille notamment), Pierre-Emmanuel Hérissé était à bord. Fulvio d’Aguanno était présent afin de réaliser une banque d’images, en prévision notamment de la Route du Rhum.
Lors de ses déboires les plus récents dans la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, et faisant suite à la rupture du bras avant, son trimaran s’était disloqué. Alors qu’il naviguait sous trois ris et plus petit foc dans des conditions certes dures mais maniables, il avait juste vu le flotteur s’arracher suite à une rupture du bras de liaison. Son bateau s’était irrémédiablement disloqué avant de chavirer. Lui s’était fait très peur mais n’avait pas paniqué, entraîné à ce type de scénario. Sans entrer dans les détails, avec sa réserve habituelle, il raconta s’être retrouvé dans l’eau, sans doute sous le trampoline dans un amas de bouts. « Ça été violent, brutal ! » Blessé, il était parvenu à rentrer à travers le hublot à l’arrière de la coque centrale, avant de déclencher les secours, puis d’être hélitreuillé. Il consentit avoir sauvé sa peau in extremis. Un silence s'était installé dans la salle après ce récit.
La Stratégie du Renouveau : Nouveaux Ultims et Retours aux Fondamentaux
Ronan Lucas, le patron de l’équipe Banque Populaire, avait pris la main pour en remettre une couche. Pour lui, l’accident était sans doute dû à un choc (avec un OFNI ?). Cela dit, l’annonce fut faite du lancement d’un nouvel Ultim, dont la mise en œuvre serait assurée par CDK et Multiplast, deux des fleurons de la construction de bateaux de course en France, et en Bretagne. La Brest Océans, un tour du monde en solitaire, pour le moment reportée, était au programme, après sans doute un tour du monde en équipage de validation. Le bateau devrait être sensiblement le même, mais avec des systèmes de réglage des foils encore plus sophistiqués. En attendant, Armel Le Cléac’h allait revenir aux « fondamentaux » comme on dit dans les manuels de voile. Il disputerait les deux prochaines saisons à la barre du monotype Figaro 3, et sa onzième Solitaire Urgo Le Figaro (la cinquantième édition) avec un plateau d’exception composé de jeunes loups et de vétérans du circuit tels que Loïck Peyron, Michel Desjoyeaux ou encore Jérémie Beyou. Les trois bateaux de Banque Populaire seraient donc un Figaro 3, un IMOCA et un Ultim.
L'Ouverture vers l'Avenir : Clarisse Cremer et l'IMOCA
Mais ce n’était pas tout. Il restait un tabouret vide. La mise en scène était étudiée. Les rumeurs, depuis plusieurs semaines, annonçaient que Banque Populaire aurait loué SMA (ex-Macif), le vainqueur du Vendée Globe 2013 avec Gabart qui était arrivé trois heures devant Le Cléac’h. C'était un bateau qui avait aussi remporté cette année la Route du Rhum avec l’épatant Paul Meilhat. Et c’était confirmé. Pour fêter les 30 ans du sponsoring, Banque Populaire avait décidé de confier le 60 pieds IMOCA à une jeune navigatrice du nom de Clarisse Cremer pour le prochain Vendée Globe. Pimpante et visiblement heureuse, elle monta sur scène. Révélation de la dernière Mini-Transat, où elle avait pris la deuxième place, la jeune femme, diplômée d’HEC et chef d’entreprise, s’était fait repérer aussi par ses vidéos aussi drôles que décalées. Elle avait très vite tapé dans l’œil du staff de la banque. On sentait qu’elle ne savait pas trop ce qui lui arrivait, mais elle allait avoir comme « tuteur » le dernier vainqueur du Vendée Globe. Il y a pire !
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Avec Armel, Clarisse allait donc découvrir le 60 pieds - il ne serait ni modifié ni équipé de foils - dès la fin de la Solitaire du Figaro, qu’elle allait disputer aussi. Elle s'exprima avec enthousiasme : « Ce projet, c’est à la fois énormément d’excitation mais aussi pas mal d’appréhension, et c’est normal, parce qu’il y a beaucoup de choses inconnues. Je me dis qu’en intégrant l’équipe Banque Populaire, c’est la meilleure école, le meilleur entourage que je puisse avoir pour réaliser une aventure comme celle-là. J’aborde ce projet avec beaucoup d’humilité. Je compte bien poser des milliards de questions, faire des tonnes de fiches en tout genre. Apprendre de manière très accélérée, c’est aussi ça le défi ! Je suis à fond, tout simplement. Je vais appréhender étape après étape. Je vais déjà faire la Solitaire avec Everial jusqu’en juin. Ensuite, après cette première étape, pour me lancer en IMOCA, il va y avoir les premières navigations en double avec Armel en prévision de la Transat Jacques Vabre. Il y aura de nombreuses surprises et découvertes, je n’ai jamais été dans une grande équipe comme celle-ci, j’ai beaucoup de choses à apprendre. Je ne pense pas qu’Armel pensait faire un jour une course en double avec moi, encore moins en IMOCA ! Moi non plus d’ailleurs. Quand on parle de champions dans le monde de la voile, on ne peut pas faire mieux. Je vais surtout essayer d’être à la hauteur et de tenir la cadence quand on sera à bord ! Je suis très fière de pouvoir apprendre à ses côtés, assez intimidée aussi. » Ensuite, Clarisse allait engranger des milles en solo pour préparer le tour du monde. Le rôle d'Armel Le Cléac’h dans le projet Vendée Globe de Clarisse allait être de lui apporter toute son expérience sur cette course après avoir navigué pendant dix ans sur des IMOCA, avec trois Vendée Globe à son actif, deux fois second et une fois vainqueur. Un premier Vendée Globe, c’est toujours un moment où il y a de l’appréhension et de l’inconnu. Il était clair qu'il n’y avait pas d’enjeu sportif de victoire sur un bateau datant de 2010, mais assurément, c’était un superbe « coup de comm ».
Les Répercussions et l'Ambition Financière
Il était difficile en revanche de ne pas avoir une petite pensée pour Paul Meilhat, qui perdait et son bateau et son sponsor. Il n’était pas le seul : Yann Eliès ou Morgan Lagravière, « dépossédés » de leur bateau également, en savaient quelque chose. Enfin, quand, à l’issue de la présentation, la journaliste de l’AFP demanda quel était le prix d’un Ultim, la réponse de Ronan Lucas fusa : 10 millions, ajoutant que l’enveloppe globale pour les trois bateaux resterait la même qu’auparavant.
L'Héritage Maritime de Banque Populaire : Une Histoire de Pionniers et de Records
Les Fondations d'une Passion (1989-2000)
L’histoire de Banque Populaire dans la voile est née d’un coup de cœur en 1989. Un dirigeant de la Banque Populaire de l’Ouest entendit une interview de Francis Joyon à qui il manquait une partie du budget pour participer à la course Lorient-Saint Barth-Lorient, une course en solitaire sur un catamaran Orma. Touché par ce marin et intéressé par les valeurs de la voile, il décida alors de l’aider financièrement afin qu’il puisse prendre le départ. Malheureusement, quelques jours après le départ, Francis Joyon démâta.
En 1990, la Banque Populaire de l’Ouest créa un Groupement d’Intérêt Économique avec plusieurs Banques Populaires régionales du groupe : sept banques y adhérèrent. Ce fut ce qui donna naissance au projet « Voile Banque Populaire ». Francis Joyon participa, sur son tout nouveau bateau, à la 2ème édition de la Route du Café, connue aujourd’hui sous le nom de la Transat Jacques Vabre. Le 26 avril 2000 à La Trinité-sur-Mer, Banque Populaire II fut mis à l’eau, marquant une nouvelle étape dans l'engagement de la banque.
L'Engagement Fédérateur et les Premiers Succès en Multicoque (2000-2005)
En 2000, Banque Populaire s’engagea aux côtés de la FFVoile pour l’accompagnement des filières de voile espoirs. Banque Populaire s’associa également à la FFVoile pour le développement d’une nouvelle flotte : les Tykas. Banque Populaire devint le partenaire majeur de la Fédération Française de Voile pour l’olympiade 2001-2004. Le dispositif prévoyait notamment un plan d’accompagnement pour le développement des clubs par le cofinancement de matériel.
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Le 9 septembre 2001, Lalou Roucayrol sur Banque Populaire III remporta le Grand Prix de Zeebrugge en Belgique. Dix-huit multicoques étaient au départ de cette Route du Rhum. Cependant, suite à des conditions très difficiles, seulement trois bateaux, dont Banque Populaire, franchirent la ligne d’arrivée. Pour la 6ème édition de la Transat Jacques Vabre, Lalou Roucayrol embarqua Pascal Bidégorry comme co-skipper. Ils se classèrent 6e. Par la suite, Pascal Bidégorry et Sidney Gavignet terminèrent 2e de la Transat AG2R. Malheureusement, Pascal Bidégorry se blessa et ne put pas prendre le départ de la Solitaire du Figaro.
L’année 2005 fut à marquer d’une pierre blanche pour Banque Populaire. Non loin d’être découragé suite au chavirage de Banque Populaire IV, Pascal Bidégorry et son Team réparèrent et apportèrent les modifications nécessaires au bateau. Pascal s’élança donc sur la Route du Rhum et décrocha une superbe 2ème place. Décidément, cette course réussissait particulièrement bien à Banque Populaire. La France réalisa également une belle olympiade en décrochant trois médailles en voile : Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset en 470, et Guillaume Florent en Finn, décrochèrent le bronze. Julien Bontemps en RS:X monta sur la deuxième marche du podium.
L'Ère des Géants : Le Maxi Trimaran Banque Populaire V (2008-2012)
Le Maxi Trimaran Banque Populaire V fut mis à l’eau à Lorient. Il fut baptisé à Nantes le 8 octobre 2008 par l’acteur Jacques Perrin après plus de quatre jours de fêtes et de partage avec le public. Animations, jeux, feux d’artifice… Tout était réuni pour que le baptême soit une vraie réussite. Une première tentative et un premier record pour le Maxi Banque Populaire V s'ensuivirent. Pascal Bidégorry et son équipage pulvérisèrent le record de la traversée de l’Atlantique Nord en 3 jours, 15 heures, 25 minutes et 48 secondes. Ils battirent également le record du monde de la distance parcourue en 24 heures à la voile avec 908 milles parcourus à une vitesse moyenne de 37,8 nœuds. Une deuxième tentative de record apporta un deuxième succès pour le Maxi BPV. Après une première campagne de records couronnée de succès sur le Maxi Banque Populaire V, Pascal Bidégorry se lança sur la saison de D35. Profitant d’une belle fenêtre météo, Pascal Bidégorry et les 13 équipiers du Maxi s’élancèrent le 22 janvier 2011.
Le 12 avril 2011, Banque Populaire annonça l’arrivée d’Armel Le Cléac’h au sein du Team et l’achat du Mono 60′ Banque Populaire, l'ancien Foncia de Michel Desjoyeaux. Le 7 juin 2011, Banque Populaire annonça l’arrivée de Loïck Peyron qui succéda à Pascal Bidégorry à la barre du Maxi Trimaran Banque Populaire V. Le 30 juin 2011, à Lorient, le Mono 60′ Banque Populaire fut mis à l’eau. À peine un mois après avoir pris la barre du Maxi Banque Populaire V, Loïck Peyron se lança dans une campagne de records couronnée de succès. En à peine deux mois, son équipage et lui battirent le record SNSM, celui du Tour des îles Britanniques et le Fastnet. Le Maxi Trimaran Banque Populaire V battit le record de la Rolex Fastnet Race en temps réel, dans des conditions incroyables à bord du Maxi. Après plus de 24 jours de mer, Loïck et l’équipage croisèrent le fameux B15G, très gros iceberg de la taille de Belle-île-en-mer. La ligne d’arrivée était en approche. Loïck Peyron et l’équipage du Maxi Banque Populaire V établirent un nouveau temps de référence en 45 jours 13 heures 42 minutes et 53 secondes pour le Trophée Jules Verne.
L'Aventure IMOCA et les Nouveaux Défis (2012-2018)
Après avoir établi un nouveau record sur le Trophée Jules Verne, Banque Populaire se lança un nouveau défi : Le Vendée Globe avec Armel Le Cléac’h. Pour la troisième fois de sa carrière et toujours en compagnie de Gérald Véniard, Jeanne Grégoire monta sur le podium de la Transat AG2R. Un mois et demi de tournée en huit escales, tel fut le programme d’été de la magnifique flotte des Pen Duick. Les Jeux Olympiques de Londres 2012 ne restèrent pas dans les annales de la voile. Pour la première fois de son histoire, Banque Populaire prit le départ d’un Vendée Globe. Armel Le Cléac’h, le skipper du Mono 60′ Banque Populaire, faisait partie des favoris de la course. Champagne à bord de Banque Populaire ! Master Chef était à bord de Banque Populaire ! Armel était prêt à accueillir le père Noël à bord de Banque Populaire ! Après plus de 52 jours de mer, Armel franchit le cap Horn en deuxième position juste derrière François Gabart. Le 27 janvier 2012, Armel franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe en deuxième position à seulement 3h17 du vainqueur François Gabart. D’un commun accord avec Banque Populaire et après huit ans de collaboration, Jeanne Grégoire quitta le Team Banque Populaire pour naviguer vers de nouveaux horizons. Bon vent Jeanne !
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Désireuse de continuer l’aventure avec Armel Le Cléac’h et après avoir cédé le Maxi Banque Populaire V à l’écurie Spindrift, la Banque de la Voile décida de racheter l’ancien Groupama 3 de Franck Cammas. Armel Le Cléac’h remporta la 2ème étape de La Solitaire du Figaro 2013 après un final digne d’une manche de match race. Armel Le Cléac’h à bord du Maxi Solo Banque Populaire VII pulvérisa le record de la traversée de la Méditerranée de plus de 6h 40min et 23 sec après 18h 58min et 13sec de traversée.
L'année 2018 fut particulièrement difficile pour Banque Populaire. Un coup dur frappa Banque-Populaire IX et Armel Le Cléac'h. Victime d'un chavirage au large du Maroc, comme détaillé précédemment, le maxi-trimaran avait subi de sérieux dommages. Le « Rhum » avait également une histoire tourmentée avec Le Cléac’h : pour l’édition 2014, pour son retour en multicoques, le skipper s’était blessé au poignet droit lors d’un accident domestique et avait dû déclarer forfait. Appelé à la rescousse, Loïck Peyron avait remporté la transat entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. Cependant, malgré ces épreuves, la Banque de la Voile fêta son trentième anniversaire dans la voile. Après deux victoires sur La Solitaire du Figaro (2003 et 2010), Armel prit le départ avec pour objectif de confirmer l’adage « jamais deux sans trois ». Et ce fut réussi !
L'Innovation et la Quête de Performance : Le Maxi Banque Populaire XI (2021-2025)
Le Maxi Banque Populaire XI est le fruit d’un intense travail collectif mélangeant haute technologie et artisanat. Fabriqué par le chantier naval CDK Technologies, il a nécessité 24 mois de travail et mobilisé 150 entreprises en plus du Team Banque Populaire. Avec son bureau d’études et l’ensemble de ses salariés, le Team Banque Populaire a fait la part belle au « made in France » en sollicitant en grande majorité des entreprises françaises et locales et en collaborant avec des centaines d’artisans, d’ingénieurs et d’architectes. Le Maxi Banque Populaire XI a la capacité de « voler », et de se maintenir dans cet état grâce à ses appendices et leurs réglages. Conçu entièrement en carbone, la finesse des formes est marquante, le poste de pilotage, très innovant. Une recherche poussée a été menée afin d’améliorer l’aérodynamisme ; les foils, quant à eux, sont environ deux fois plus grands que ceux des précédentes générations. Ces études en matière de performance ont toujours été menées en parallèle d’un autre enjeu majeur : la fiabilité et la sécurité à bord. Dans ce cadre, l’ensemble des parties critiques du bateau a été vérifié à deux reprises via un cabinet d’experts. « Par rapport à l’ancienne mouture, nous avons progressé dans tous les domaines avec ce Maxi Banque Populaire XI. Nous savons qu’il va être plus rapide, plus performant, plus marin », a été souligné.
Armel Le Cléac’h, son co-skipper Kevin Escoffier et toute l’équipe ont multiplié les sorties en mer pour s’attacher à fiabiliser et à mettre au point Banque Populaire XI. Une montée en puissance progressive s’est opérée jusqu’au 7 novembre 2021, date du départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. « Notre objectif premier, c’était d’arriver en Martinique », a rappelé Armel. « Nous y parvenons en terminant sur le podium, c’est forcément très positif ». Armel Le Cléac’h et le Maxi Banque Populaire XI ont entamé la saison 2022, synonyme de premières expériences en solitaire. Avant d’entamer cette partie en solo, Armel et le Team Banque Populaire ont participé à la toute première édition de la Finistère Atlantique, obtenant une deuxième place à l’arrivée. Les 24h Ultim ont signé la première course en solitaire du Maxi Banque Populaire XI avec une belle deuxième place à la clé.
Le 09 novembre 2022, Armel s’est élancé à la barre du Maxi Banque Populaire XI sur la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Suite à une avarie de dérive, le bateau fut contraint de revenir à Lorient pour une escale technique. Au bout de 36h d’efforts collectifs fournis par le Team Banque Populaire, Armel put reprendre la route vers Pointe-à-Pitre. L'année 2023 a signé l’arrivée d’une nouvelle casquette pour le Maxi Banque Populaire XI, une amélioration qui visait à optimiser l’aérodynamisme du bateau en vue du premier Tour du Monde en solo à bord d’un Ultim début 2024. Pour se préparer à cette échéance, le bateau effectua sa première course de la saison en équipage lors de la Rolex Fastnet. Une course à l’issue de laquelle il termina deuxième. En septembre, un retour en duo s'est fait pour Armel, secondé par Sébastien Josse durant les 24h Ultim. Le binôme a performé et signé une victoire convaincante sur cette compétition. Un mois plus tard, place à la Transat Jacques Vabre pour le duo qui rallia Le Havre à la Martinique. Après un départ musclé, Armel et Sébastien réalisèrent une course presque parfaite avec notamment 11 jours en tête sur les 14 passés en mer.
L’année 2024 a commencé fort pour le Maxi Banque Populaire XI avec son premier tour du monde. Dès le 7 janvier, le bateau a pris le départ de l’Arkea Ultim Challenge - Brest, la première course solitaire autour du monde en Ultim. Cette aventure a nécessité 56 jours et deux escales techniques afin d’accomplir ce tour du monde. Le 7 juin 2024, le Maxi Banque Populaire XI est parti de Brest pour une mission exceptionnelle, celle d’amener la Flamme Olympique de Paris 2024 jusqu’aux Antilles dans le cadre du Relais des Océans. À son bord, un équipage inédit composé d’Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse, Marine Lorphelin, Marie José Pérec, Alexis Michalik et Hugo Roellinger a représenté la réussite française. Cet équipage de la réussite a traversé l’Atlantique pour arriver à Pointe-à-Pitre et partager l’esprit olympique avec les Guadeloupéens. Après ce passage exceptionnel en Guadeloupe, la Flamme Olympique a repris le large direction la Martinique avec un nouvel équipage : Laura Flessel, Coralie Balmy, Kéni Pipérol-Dampied et Thomas Debierre, accompagnés de Tony Estanguet.
En 2025, le Maxi Banque Populaire XI évolue à nouveau. Après quatre années à naviguer autour du monde et à récolter de nombreuses données sur les performances de l’Ultim, le Team met en place de nouveaux appendices en changeant les foils et les safrans. Une évolution technique qui permet au bateau de voler plus tôt et d’améliorer sa vitesse. Convaincu par ces changements, l’ensemble du Team, désormais mené par Erwan Steff et Sébastien Josse, ne cachait pas son ambition sur la Transat Café L’OR (ex Transat Jacques Vabre).
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