Balises Cospas-Sarsat pour Voiliers : L'Essentiel de la Sécurité en Mer

Introduction : L'Impératif de la Sécurité en Mer et le Rôle Crucial des Balises de Détresse

La sécurité en mer représente une priorité absolue pour tous les navigateurs, qu'ils soient adeptes de la navigation côtière, semi-hauturière ou même hauturière en solitaire. Face aux imprévus et aux situations d'urgence, disposer d'un équipement de secours fiable et efficace peut faire toute la différence. Souvent, quand on pense balise de détresse, on pense uniquement navigation hauturière, mais c'est une erreur. Il est tout à fait possible de s’équiper, pour moins de 400€, d’une balise individuelle, comme une balise PLB. Les balises de détresse sont des équipements de sécurité indispensables et dans certains cas obligatoires à bord. Elles permettent d’alerter les secours en cas de détresse, où que vous soyez, et d’engager les opérations de recherche et de sauvetage. Une balise de détresse peut faire une réelle différence lors d’une situation d’urgence. Que vous soyez plaisancier occasionnel ou marin aguerri, la balise PLB est un équipement qui peut faire la différence en cas d’urgence. Souvenez-vous, votre sécurité et celle de vos proches sont en jeu.

La Balise PLB (Personal Locator Beacon) : L'Émetteur de Détresse Individuel

Qu'est-ce qu'une Balise PLB ?

La balise PLB (Personal Locator Beacon) est un émetteur de détresse individuel conçu pour sauver des vies. Compacte, facile à utiliser et extrêmement efficace, elle s’impose comme un outil de secours incontournable. Les balises personnelles, comme leur nom l’indiquent, sont des balises dédiées à équiper les personnes à bord. Une balise PLB est une balise qui est en général petite et compacte. Elle est faite pour être fixée sur le gilet de sauvetage ou pour se ranger dans une poche, offrant une accessibilité facilitée en cas d’urgence. La balise Personal Locator Beacon est un excellent complément à l’équipement en raison de son format de poche facile à manipuler. En cas d’urgence, elle envoie un signal via le système satellite Cospas-Sarsat, permettant aux centres de coordination de sauvetage de localiser précisément et rapidement une personne en difficulté, que ce soit en mer, en montagne ou en zone isolée.

Le Fonctionnement du Système PLB via Cospas-Sarsat

Le fonctionnement d'une balise PLB repose sur un système satellite infaillible. Dès son activation, la balise PLB émet un signal sur la fréquence 406 MHz, capté par les satellites du système Cospas-Sarsat. Ces satellites relayent ensuite ces informations aux centres de secours, qui organisent les opérations de sauvetage. Pour être efficace, votre PLB doit être enregistrée dans la base de données internationale. De la même façon que les EPIRB, les modèles de PLB intégrant un GPS émettent numériquement en 406 MHz et fonctionnent également sur la fréquence analogique basse puissance MHz 121,500, en mode radioguidage, facilitant grandement la localisation finale par les équipes de secours. Tout comme une EPIRB, la PLB doit être déclarée, en France auprès du Centre de Contrôle Français de la Mission COSPAS-SARSAT (FMCC), gestionnaire du Registre Français des Balises de Détresse, aussi appelé "registre 406". La PLB n’a pas de MMSI mais un numéro de série attribué par le constructeur. Ce numéro de série identifie, par un formulaire d’enregistrement, non pas le navire mais uniquement la personne, ce qui constitue une différence fondamentale avec l'EPIRB. L’utilisation est simplifiée : elle est déclenchée manuellement par 2 actions, par exemple en ouvrant un capot et en appuyant sur un bouton. La balise PLB ne se déclenche pas automatiquement pour ne pas polluer le réseau satellitaire COSPAS SARSAT avec de fausses alertes.

Indispensabilité et Cas d'Usage de la PLB

La balise PLB est indispensable en navigation solitaire ou en équipage réduit. Que ce soit en navigation côtière, semi-hauturière ou hauturière en solitaire, la PLB offre une couche de sécurité personnelle essentielle. Cet appareil utile et personnel convient également pour de nombreux skippers assurant le transport de passagers, pour les traversées, les excursions ou d’autres activités en plein air car, outre son enregistrement personnel, il n’est soumis à aucune obligation légale particulière, contrairement aux EPIRB dans certaines zones. Elle est une alternative pour les navires sans obligation d’équipements. Concernant l’étanchéité et la flottabilité, les balises PLB ne sont pas prévues pour être immergées en continu. Elles supportent cependant de se retrouver sous l’eau pendant un court moment, à une profondeur plus ou moins grande, ce qui est crucial lors d'une chute à la mer.

La Balise EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) : Le Dispositif Essentiel du Navire

Présentation Générale de l'EPIRB

Une radiobalise de localisation des sinistres est une balise de technologie EPIRB. Cette balise, parfois obligatoire, sert à alerter les secours en cas de naufrage. Une balise EPIRB est un dispositif efficace pour protéger les vies humaines en mer. Face à une situation d’urgence sur l’eau, le signal de détresse émis par une balise de détresse bateau ou une balise de détresse pour voilier permet de localiser et de secourir le plus rapidement possible les personnes qui sont passées par-dessus bord ou les navires en détresse. La balise est associée au numéro MMSI du bateau, cela permet aux secours de savoir ce qu’ils cherchent. La balise de détresse EPIRB a été conçue et optimisée pour la navigation maritime. Elle doit être installée afin d’être facilement accessible et utilisable à tout moment ! La balise peut être dans un container à largage automatique (catégorie 1), c’est-à-dire que la balise sera libérée en cas d’immersion du container, ou dans un support à largage manuel (catégorie 2), c’est-à-dire qu’une personne doit libérer manuellement la balise.

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Le Fonctionnement Détaillé des Balises EPIRB et le Réseau GMDSS/Cospas-Sarsat

Le fonctionnement d'une EPIRB est un processus coordonné. Une fois déclenchée, la balise va recevoir son positionnement satellite. La balise de détresse EPIRB va émettre des ondes 406 MHz sur le réseau satellite international Cospas-Sarsat. Cospas-Sarsat est un système d’alerte satellitaire au sein du GMDSS (Global Maritime Distress and Safety System, en français le SMDSM), un système qui a été fondé à l’échelle internationale en 1982, par les États-Unis, la Russie, le Canada et la France. Le signal de 406 MHz reçu par les satellites Cospas-Sarsat est transmis aux stations à terre réparties dans le monde (appelées LUT ou Local User Terminals) qui, à leur tour, transmettent les données au CROSS en France. Ce message d’urgence, contenant le numéro MMSI et la position GPS de la balise notamment, sera capté par le centre du CNES à Toulouse, qui le relaiera au CROSS de la zone concernée. Le CROSS dépêchera sur site les secours les plus proches et choisira d’envoyer le vecteur de secours le plus adapté.

Il ne faut que quelques minutes pour que l’alerte d’une balise GPS marine soit relayée au centre de coordination de sauvetage maritime compétent (CROSS en France). Si les conditions sont défavorables, l’activation d’une balise de détresse Cospas-Sarsat sans GPS peut toutefois demander jusqu’à 4 heures. Les satellites sont capables de déterminer la position de la balise EPIRB GPS d’une façon assez précise. Sur les appareils récents, ce signal de détresse transite donc depuis 2009 par GMDSS (SMDSM), pour assurer la couverture internationale et mondiale des situations de détresse en mer. Le 1er février 2009, le système de sauvetage international chargé de capter et de localiser la balise Cospas-Sarsat a été reprogrammé pour ne plus envoyer des signaux que sur la fréquence de détermination de la position et d’alerte de 406 MHz. Cela signifie que le système Cospas-Sarsat a depuis cette date cessé la réception satellitaire des balises de détresse bateaux sur 121,5/243 MHz.

Lorsqu’une EPIRB est activée, elle envoie généralement un double signal : un signal satellitaire numérique transmis à la fréquence de 406 MHz, avec l’identification et les coordonnées du bateau concerné si celui-ci est équipé d’un GPS, et un deuxième signal de recherche émis à basse puissance et à la fréquence de 121,5 MHz. Ce signal de repérage permet également aux stations terrestres et aux véhicules de sauvetage (bateaux de recherche et de sauvetage, avions ou hélicoptères, par exemple) de localiser le lieu de l’accident avec précision. Le signal satellitaire est destiné en premier lieu à alerter les organisations et à délimiter la zone maritime sur laquelle les opérations de recherche doivent se concentrer. Il y a des années de cela, le double signal palliait les faiblesses de l’autre. Quelle que soit la position de votre bateau lorsqu’une balise de détresse EPIRB déclenche une alarme, cette balise envoie à plus de 200 États du monde un signal fiable pour donner l’alerte et permettre d’identifier la position de détresse. Ce signal est attribué sans ambiguïté au bateau ayant déclenché l’alarme et il permet de localiser le bateau ou la personne en détresse, et de lancer les opérations de sauvetage. Ce signal de détresse de couverture mondiale déclenche les opérations de sauvetage le plus rapidement possible en cas d’urgence en mer.

Une fois activée, la balise envoie toutes les secondes et pendant 48 heures au moins un signal de 5 watts qui contient un numéro de série clair appelé code hexadécimal. Ce code comporte toutes les informations importantes permettant, par exemple, d’alerter les parents les plus proches référencés auprès de l’autorité d’enregistrement.

Évolution Technologique et Réglementaire des Balises EPIRB

La technologie des balises EPIRB est en constante évolution pour toujours plus d'efficacité. À noter : depuis le 1er janvier 2025, les balises de technologie EPIRB doivent se conformer à une évolution de la réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (résolution MSC.471(101)). Cette évolution impose que la balise ait un récepteur GPS et un émetteur AIS. Ainsi, les nouvelles balises EPIRB fonctionnent également comme une balise AIS (émission en « jaune »). Par ailleurs, l’évolution réglementaire impose également que l’émission de l’EPIRB soit multi GNSS (GPS/GALILEO/GLONASS) et qu’elle possède une flash light infra-rouge. La nouvelle circulaire MSC 471 (101) de l’OMI prescrit que les balises automatiques doivent être équipées à compter du 1er juillet 2022 d’un récepteur GNSS et d’un émetteur AIS (SIA) facilitant considérablement la localisation du naufrage. Nous vous proposons un choix large et varié de produits toujours d’actualité et satisfaisant aux directives internationales, par exemple la balise de détresse MCMURDO SmartFind G8 AIS.

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Caractéristiques Physiques et Opérationnelles des EPIRB

La balise EPIRB est essentiellement composée d’une antenne radio et d’un interrupteur manuel ou automatique. En cas d’urgence, une EPIRB peut être activée manuellement ou automatiquement lorsqu’elle entre en contact avec l’eau. Sur beaucoup d’appareils, l’EPIRB peut se déclencher soit par contact avec l’eau, soit manuellement. Il existe deux variantes principales de déclenchement : Variante I, balises qui se déclenchent automatiquement au contact avec l’eau, et Variante II, balises qui ne peuvent être déclenchées que manuellement. Les EPIRB automatiques ne sont pas toutes équipées d’un support « float free ». Les balises satellitaires à déclenchement automatique se trouvent dans un support de montage simple qui ne les protège pas contre le contact avec l’eau. Un support simple vous permet de monter très facilement votre balise au mur de votre habitacle. Ne placez jamais ces EPIRB simples à l’extérieur, sur le pont, car les balises sans support « float free » ne sont pas protégées contre l’eau et elles peuvent ainsi déclencher de fausses alertes. Nous attirons votre attention sur le fait que les modèles d’EPIRB les plus courants ne comportent pas de boîtier de protection contre les projections d’eau ou la pluie sur le pont, mais seulement un support de montage. C’est pourquoi ces appareils ne doivent pas être montés directement à l’extérieur, faute de quoi ils pourraient se déclencher de façon intempestive.

La balise comporte également une batterie au lithium d’une grande durée de vie, non rechargeable, qui permet d’émettre pendant 48 heures au moins jusqu’à une température de -20°C, garantissant une autonomie suffisante pour les opérations de sauvetage. S’y ajoute un bouton de test permettant de s’assurer régulièrement du bon fonctionnement de la balise. De plus, une lampe puissante permet de parfaitement repérer le lieu de l’accident et les naufragés lorsqu’il fait sombre.

Distinctions Clés : PLB, EPIRB et Leur Complémentarité

PLB vs EPIRB : quelle différence pour la navigation hauturière ? Il existe des différences techniques qui sont certainement moins importantes que dans le passé, mais le plus important est que l’EPIRB fait partie du GMDSS (ou SMDSM) et qu’elle est codée par un numéro MMSI (Maritime Mobile Service Identity) qui identifie le navire sans ambiguïté. La PLB n’a pas de MMSI mais un numéro de série attribué par le constructeur. Ce numéro de série identifie, par un formulaire d’enregistrement, non pas le navire mais uniquement la personne, et la PLB ne peut pas se substituer à l’EPIRB. Une PLB est essentiellement une alternative pour les navires sans obligation d’équipements et elle ne peut jamais remplacer une EPIRB. Pour assurer un sauvetage, il est important que les services disposent d’autant de sources d’informations que possible, et l'utilisation conjointe d'une EPIRB à bord et de PLB individuelles pour l'équipage est souvent la meilleure pratique de sécurité.

Les Balises Spécifiques pour l'Homme à la Mer et la Navigation : AIS et SART

Au-delà des PLB et EPIRB, d'autres dispositifs jouent un rôle crucial dans la sécurité maritime.

La Balise AIS et AIS-ASN : L'Alerte Locale Instantanée

Une balise AIS est une balise généralement petite et compacte. Elle est prévue pour être fixée sur le gilet de sauvetage ou pour se ranger dans une poche. Facile d’accès, elle peut être déclenchée soit automatiquement en cas d’immersion ou simultanément au gonflage du gilet de sauvetage, soit manuellement en appuyant sur le bouton prévu. La balise AIS et AIS-ASN est une balise spécifiquement conçue pour la situation d’homme à la mer.

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Concernant son fonctionnement, la balise possède un récepteur GNSS ce qui lui permet d’envoyer sa position. Après déclenchement, la balise émet un signal AIS en 162 Mhz. Celui-ci sera reçu et lu par tous les récepteurs environnants, et notamment celui du bateau depuis lequel la personne est tombée. La balise AIS-ASN émet en plus un signal à toutes les VHF-ASN sur zone, améliorant substantiellement le dispositif de sauvetage. Les balises AIS-ASN (également AIS-DSC en anglais) peuvent être paramétrées en « close-loop » ou en « open-loop ». Paramétrer sa balise en « close-loop », ça veut dire « entrer le numéro MMSI du navire associé à la balise ». Dans ce cas, la balise émettra en ASN uniquement sur son navire référent pendant 10 à 12 minutes. À noter : en janvier 2025, une modification réglementaire va imposer à toutes les balises AIS d’être AIS-ASN, ce qui renforcera encore la réactivité des secours locaux.

La Balise SART (Search And Rescue Transponder) : Le Réflecteur Radar Actif

Le fonctionnement de la balise SART est le suivant : elle est activée manuellement par l’un des naufragés. Elle se met alors en mode veille, c’est-à-dire qu’elle est allumée, mais qu’elle n’émet pas. Lorsqu’un bateau équipé d’un radar est à une distance suffisamment proche, la balise reçoit le signal et le renvoie pour signaler sa position, créant ainsi une "trace" distincte sur l'écran radar du navire de recherche. En termes de réglementation professionnelle, une balise SART est obligatoire sur un bateau de 300 à 500 tonneaux. Pour des bateaux de plus de 500 tonneaux, il faut au moins 2 balises SART, soulignant leur importance pour les navires de grande taille.

Aspects Réglementaires, Programmation et Enregistrement des Balises en France

Obligations Réglementaires Françaises (Division 240)

En France, la balise EPIRB est rendue obligatoire pour la navigation hauturière (au-delà de 60 miles marins) par la division 240. La même règle (EPIRB obligatoire) s’applique aux yachts à utilisation commerciale qui naviguent au-delà de 12 miles nautiques ou transportent plus de douze passagers, aux bateaux de pêche professionnelle homologués pour naviguer au-delà de 6 miles nautiques, aux navires soumis au GMDSS (ou SMDSM), aux navires de fret, aux navires de transport de passagers, aux navires à grande vitesse, aux yachts et aux grands bateaux de pêche. Il est important de noter qu'une EPIRB 1 ne convient pas lorsqu'on navigue sous pavillon français, tandis que l'EPIRB 3 est autorisée par le gouvernement français.

Programmation et Identification des Balises

Toutes les EPIRB 406 MHz doivent être programmées par un numéro d’identification clair et spécifique du pays des utilisateurs. Ce numéro se rapporte normalement au pays sous le pavillon duquel votre bateau navigue. Les EPIRB doivent être programmées et enregistrées auprès de l’autorité de régulation compétente, c'est-à-dire l’ANFR (Agence Nationale des FRéquences). Si vous n’enregistrez pas votre EPIRB, vous vous exposez au paiement d’une amende. Après son achat, l’EPIRB doit d’abord être programmée avec ses paramètres d’identification, lesquels génèreront un code MMSI (Maritime Mobile Service Identity) identifiable dans le monde entier. Lors de la première programmation de la balise de détresse, un code d’identification hexadécimal alphanumérique de 15 caractères est attribué à l’EPIRB et au bateau. À ces fins, il est recommandé d'utiliser les fiches de programmation spécialisées et les services de première programmation de balises de détresse offerts par les fournisseurs. Sur le protocole de programmation de votre balise figure le Beacon ID (identifiant de la balise) valable à l’échelle internationale.

Le Code MMSI (Maritime Mobile Service Identity) est attribué en France par l’Agence Nationale des FRéquences (ANFR). Ce code est composé de 9 chiffres, les trois premiers représentants le chiffre d’identification maritime, le MID (Maritime Identification Digit) et indiquant la nationalité. Les chiffres d’identification maritime français sont 226, 227 et 228. Pour que les Autorités de recherche et de sauvetage puissent, face à une situation de détresse, disposer de toutes les informations importantes vous concernant et concernant votre bateau, ainsi que des coordonnées des personnes à contacter en cas d’urgence, vous devez enregistrer votre EPIRB via le site Internet de l’ANFR avec votre numéro MMSI. En France, vous devez déclarer votre EPIRB après sa programmation à l’ANFR (sa déclaration est gratuite) avec votre numéro MMSI afin de pouvoir l’utiliser à bord. Pour obtenir un numéro MMSI, il faut être titulaire d’un permis plaisance ou d’un CRR (Certificat Restreint de Radiotéléphonie). Le CRR sera obligatoire à l’international. Une identification numérique sans ambiguïté et les données d’enregistrement mises à disposition par le propriétaire du bateau font partie de ces paperasseries bureaucratiques par lesquelles il faut passer pour assurer votre sécurité personnelle dans une situation de détresse qui, nous l’espérons, ne se produira jamais.

Maintenance et Bonnes Pratiques pour une Fiabilité Optimale

L'autonomie, c'est-à-dire le temps pendant lequel la balise va émettre après avoir été déclenchée, est un critère essentiel. Soumettre une EPIRB à un entretien régulier est essentiel pour garantir sa fiabilité de fonctionnement, les consignes à respecter étant toutefois différentes d’un pays à l’autre. Les balises et leurs batteries ont une durée de vie estimée à 10 ans au maximum. Les batteries au lithium intégrées ne sont pas rechargeables et doivent être remplacées. Des entretiens réguliers doivent être effectués sur une balise de détresse satellitaire (EPIRB) tout au long de sa durée de vie. Conformément aux prescriptions du SBM (Shore Based Maintenance - Service d’entretien au sol), il est impératif de remplacer la batterie ou l’EPIRB elle-même afin de garantir un fonctionnement sans problèmes. Même si la date de péremption des batteries nécessaires correspond à une durée de vie plus longue, les batteries doivent généralement être remplacées tous les 5 ans. Il existe sur le marché des EPIRB dont on peut soi-même remplacer les batteries. Il faut alors vérifier régulièrement si la balise fonctionne encore conformément aux indications du fabricant. Une fois que les batteries ont été activées dans une situation de détresse, elles doivent en effet fonctionner sans problèmes pendant 48 heures au moins, à des températures jusqu’à -20°C. Respectez également les prescriptions du SBM (Shore Based Maintenance) en vigueur dans d’autres pays. Ce processus consiste à remplacer les batteries au lithium, mais également à contrôler l’étanchéité à l’eau et la puissance du signal par le biais de mesures effectuées dans un environnement blindé, afin d’éviter les fausses alertes. Par ailleurs, le largueur hydrostatique des balises automatiques doit être remplacé tous les 2 ans. Conformément à la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), un accord d’entretien a été mis en place pour les EPIRB. Cet accord impose à de nombreux pays de se conformer en permanence aux exigences de la Convention SOLAS, pour l’entretien de leurs EPIRB.

De nombreuses EPIRB comportent une fonction d’autotest destinée à vérifier leur aptitude à fonctionner et permettant de s’assurer de leur parfait fonctionnement avant d’entreprendre un long voyage en mer. Conformément à la circulaire MSC 1040 de l’OMI, chaque EPIRB doit également être soumise à un autotest de fonctionnement tous les ans. Si l’on retire une EPIRB de son support avant de procéder à son autotest, il faut s’assurer qu’une fausse alerte ne pourra pas se déclencher ! Le manuel d’utilisation de la balise vous en dira plus à cet égard. Une alerte déclenchée par mégarde sur la fréquence 406 MHz provoque auprès des services de recherche et de sauvetage des dérangements qui coûtent cher, mais dans le pire des cas, elle peut aussi mettre des vies en danger. De nombreuses EPIRB modernes offrent les deux modes de déclenchement qui sont fonction des circonstances. Si un appel d’urgence n’est plus d’actualité ou qu’il a été déclenché par mégarde, l’alerte peut être arrêtée ou annulée. Certes, la transmission du signal de détresse ne signifie pas l’envoi immédiat de véhicules de sauvetage.

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