Pour quiconque s'apprête à larguer les amarres pour une croisière ou simplement à naviguer, la maîtrise du jargon maritime est une nécessité. Que vous partiez en croisière aux Seychelles à la découverte des îles de l'océan Indien en catamaran ou pour toute autre destination, un guide des termes nautiques vous sera utile. En effet, la communication à bord d'un navire diffère sensiblement du langage quotidien, et la précision des mots peut être d’une importance capitale. À un terrien un tant soit peu romantique, le mot « balcon » évoque Roméo et Juliette, des rêveries de sérénades et peut-être d’échelles de soie lancées dans la nuit. À un lecteur, il peut rappeler Le Balcon en forêt de Julien Gracq et, dans un autre genre, Le Balcon de Jean Genet. Pour les marins, qui sont toujours un peu terriens et parfois lecteurs, le mot peut avoir ces connotations, mais il désigne d’abord cette partie, généralement chromée, du bateau au-delà de quoi il n’y a rien, ou plutôt tout : la mer, le ciel, les astres, l’horizon qui les délimite. De même, comprendre les désignations de l'avant et de l'arrière d'un navire, la proue et la poupe, est fondamental pour l'orientation et la sécurité. Cette terminologie spécifique n’est pas un caprice, mais une exigence dictée par la sécurité et l'efficacité des manœuvres en mer.
Le Langage Marin : Une Question de Clarté et de Sécurité
La terminologie nautique est un langage universel pour les marins et les plaisanciers du monde entier. Dans un moment de panique ou d’urgence, avec une mer déchaînée, la clarté et la précision des instructions sont primordiales. Par exemple, ce qui, en langage courant, pourrait être une longue phrase, se résume en parlant « marin » à une instruction concise comme « Borde l’écoute de GV ». Ce langage est plus court, plus clair et plus précis, ce qui est vital lorsque chaque seconde compte. L'utilisation de termes précis élimine toute confusion et garantit que tout le monde réagit correctement, que l'on crie l'emplacement de l'extincteur ou que l'on communique des informations de navigation importantes à un autre navire. C'est pourquoi il est essentiel de connaître les termes nautiques corrects désignant les différentes parties d'un bateau. En cas d'urgence, chaque seconde compte. L'utilisation de termes précis élimine toute confusion et garantit que tout le monde réagit correctement, que vous criiez l'emplacement de l'extincteur ou que vous communiquiez des informations de navigation importantes à un autre navire. L'Institut National de Sécurité Nautique propose un cours de sécurité nautique approuvé par Transports Canada qui vous préparera à l'examen officiel en ligne, et une fois que vous aurez réussi l'examen, vous obtiendrez votre carte de conducteur d'embarcation de plaisance valable à vie. La compréhension de ces termes est donc une composante non négligeable de la sécurité en mer.
Le Balcon Nautique : Une Frontière Entre le Navire et l'Immense
Le balcon, sur un voilier, se présente sous deux formes principales : le balcon avant et le balcon arrière. Le balcon arrière, comme son nom l'indique, se situe à l'arrière du bateau et est une balustrade. Le balcon avant se trouve à l'avant du bateau, dont l'avant s'appelle la proue. Il s’agit de cette structure de protection, généralement chromée, qui marque la limite du pont et offre une sécurité indispensable contre les chutes à la mer. Cette balustrade est complétée par des chandeliers et des filières, ce dernier étant le câble faisant le tour du bateau pour ne pas tomber. Ceux qui se souviennent du temps où les bateaux étaient petits et rustiques, sans électronique et même sans winches, sans parler d’autres commodités, se souviennent aussi que le balcon était le lieu où, caché sous le génois, on accomplissait une formalité quotidienne à laquelle sacrifient les plus humbles comme les plus grands de ce monde, mais qu’on préfère en général dissimuler aux regards. Tout ancien (ou très ancien) élève de l’école des Glénans sait bien ce que « balconner » veut dire. Le balcon avant est un poste privilégié pour l’équipage. C’était aussi l’endroit où, à une époque plus ancienne, assis en ciré, harnaché, les pieds bien calés (plus ou moins bien), on endraillait les mousquetons lors des changements de foc, trempé par les vagues qui se faisaient un plaisir d’emplir vos bottes. C’était le lieu où l’on était le plus proche des éléments, et parfois, en dépit de la griserie, on aurait aimé en être plus éloigné.
Élevons-nous, à présent, par paliers. Le balcon est le lieu d’où, assis devant l’étai, regardant vers le cockpit, on a l’impression que son bateau de dix mètres en mesure bien cinq de plus. Cette exaltation est amplifiée par la forme de la coque qui se bombe et s’enfle jusqu’au maître-bau, puis fuit vers la poupe, très loin (déjà on ne comprend plus les mots que le barreur braille pourtant à votre intention), et puis après il y a le sillage. Quand le vent est faible, nous sommes par petit temps, il semble que le bateau soit collé à la mer, qui paraît presque visqueuse. Nous étions comme « a painted boat over a painted ocean », selon l'expression de l'Ancient Mariner de Coleridge. Eh bien, penché à l’avant (des blanches caravelles !), fermement appuyé au balcon, c’est là qu’on s’aperçoit, à de légers friselis de l’eau, à un murmure, un froissement, un rebroussement, qu’on avance, malgré tout. Lentement, certes (et même il arrive qu’en fait on recule, si le courant s’y met), mais on avance sur l’eau - ce qui est réconfortant. Maintenant, c’est la nuit. Pas n’importe quelle nuit, mais c’est tout de même assez fréquent. Les feux de route répandent leurs petites lueurs vertes et rouges. C’est bien, ils marchent (la chose n’est jamais assurée). Et là, sous le balcon, le noir de la mer explose en étincelles, en longues traînées phosphorescentes, en escarboucles liquides, le soc de l’étrave ouvre un sillon de feu pâle, tel un tableau lumineux. Ce spectacle est une petite aurore boréale portative.
Le balcon avant est également un poste d'observation privilégié. Un jour, carrément couché à plat pont sous le balcon, un observateur s’émerveillait des magnifiques trajectoires des dauphins qui se croisaient dans l’outremer devant l’étrave. Il faut qu’il y ait un peu de brise et que le bateau aille assez vite, car les dauphins, qui sont des torpilles vivantes, méprisent les traînards. La personne laissait pendre son bras gauche, sans doute dans le désir inconscient de se rapprocher de ces extraordinaires animaux. Sa montre, au bracelet usé, se détacha et tomba. C’était une assez belle montre, une Omega. Il est possible d'imaginer que ces animaux si intelligents et joueurs auraient pu l'attraper dans leur bec et la rapporter. Ils ne l’ont pas fait. C’était peut-être une preuve de leur intelligence. Au-dessous du balcon, l’ancre qui rattache parfois à la terre, quand elle veut bien crocher, ce qui est le cas la plupart du temps, sauf quand elle est mouillée n’importe comment, la chaîne en tas par-dessus, ce qu’on voit trop souvent. Le davier, situé à l'avant, permet d'ailleurs de guider la chaîne de l'ancre.
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Proue et Poupe : Les Extrémités Définissant le Navire
L'avant et l'arrière d'un bateau portent des noms distincts en navigation, qui sont essentiels pour l'orientation et la communication à bord. L'arrière d'un bateau s'appelle la poupe, et l'avant du navire s'appelle la proue. La proue est la partie avant d’un bateau, le nez fendant les eaux. C'est l'extrémité qui fend l'eau pour avancer. La poupe est la partie arrière d'un bateau. Ces termes sont fondamentaux pour se repérer, en particulier lorsque l'on utilise des directions relatives comme bâbord et tribord. Les termes bâbord et tribord désignent toujours les mêmes parties d'un bateau, que vous regardiez le bateau de face ou de dos. Cela évite toute confusion, ce qui est essentiel pour une navigation en toute sécurité, en particulier dans les situations d'urgence. La ligne médiane est une ligne imaginaire qui va de la proue à la poupe d'un navire, servant de référence axiale.
La poupe, en plus de sa fonction structurelle, abrite souvent des éléments mécaniques cruciaux. La poupe est l'endroit où se trouve le moteur, donc, même si voir la trace du sillage dans la mer peut être sympathique, ce n'est pas l'endroit le plus agréable pour y dormir. Les moteurs peuvent générer beaucoup de bruit sur les anciens bateaux, ce qui est une considération importante pour le confort des passagers et de l'équipage, surtout si leurs cabines sont situées à cet endroit.
L'Anatomie du Voilier : Comprendre pour Mieux Naviguer
Au-delà des extrémités, un voilier est un ensemble complexe d'éléments dont la compréhension est nécessaire pour tout marin. La coque est la structure externe d'un bateau, à l'exclusion de la cabine, du mât, du pont et du gréement. C’est ce qui permet de flotter. Il existe plusieurs types de coques, adaptées à différentes navigations. La quille est l'une des parties les plus importantes d'un bateau. Elle permet au voilier de rester en équilibre grâce au lest. Parfois, il n’y a pas de lest sur la quille, elle s’appelle alors une dérive. Le lest ou bulbe, intégré à la quille, assure la stabilité du navire. L'étrave est une pièce en bois ou en métal qui forme la partie la plus avancée de la coque. Le tube d'étambot contient les fixations du gouvernail.
Les ponts sont les surfaces horizontales d'un navire. Ils sont généralement en bois ou en métal. Il peut y avoir plusieurs niveaux de ponts, chacun à une hauteur différente de la quille. Que le bateau soit de petite ou de grande taille, lorsqu’on regarde un bateau de croisière sur sa tranche, on distingue très nettement les étages de ce dernier. Le champ lexical de la croisière parle plutôt de ponts pour désigner les différents niveaux d’un navire. On distingue plusieurs ponts : le pont principal qui occupe l’intégralité de la surface du bâtiment. C’est en quelque sorte le rez-de-chaussée du navire. On trouve également le pont de promenade, les 1ers, 2ds… ponts qui se trouvent au-dessus du pont principal. Au-dessous, on parle de faux-ponts. On emploie aussi le terme de pont supérieur pour désigner les zones les plus hautes, ou encore celui de pont soleil pour le pont extérieur, notamment dans la navigation fluviale. Certains ponts sont totalement inaccessibles aux passagers, réservés au personnel du navire. Sur certains bateaux, les termes de pont supérieur, intermédiaire sont renommés avec des noms plus poétiques, ou parfois en anglais. Qu'importe, c'est fait pour se repérer. La ligne de flottaison est le niveau atteint par l'eau sur la coque d'un bateau. C'est la ligne qui sépare la partie immergée du bateau (le tirant d'eau) de la partie qui se trouve au-dessus de l'eau (le franc-bord). La plupart des bateaux ont une marque qui indique où doit se trouver la ligne de flottaison. La cale est l'espace à l'intérieur d'un bateau entre la quille et le pont le plus bas. La cale désigne la partie la plus basse de la coque où l'eau s'accumule et est pompée à l'aide d'une pompe de cale ou d'une pompe à eau manuelle.
Le Gréement : Le Cœur Propulsif du Voilier
Le gréement, c’est l’ensemble des éléments permettant de faire avancer le bateau à la voile. Il inclut le mât, la bôme, le vit-de-mulet, les haubans (ou galhaubans), les barres de flèche, l'étai, le pataras, les intermédiaires et les bas-haubans. Ces composants servent non seulement à tenir le mât, mais aussi à effectuer des réglages essentiels pour optimiser la navigation.
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Le Poste de Pilotage et les Manœuvres
La zone où l’on pilote est le cockpit. C'est de là que la barre est actionnée. Elle peut être à roue (comme un volant, c’est le cas sur la photo) ou franche (comme une barre qu’on tire ou pousse). Pour se déplacer sur le pont, il y a le passe-avant, un petit passage sur le côté qui permet d’aller à l’avant, et la plage avant. À quai, les taquets permettent d’accrocher le bateau au port.
L’ensemble des manœuvres qu’ils réalisent pour quitter le quai sans encombre s’appelle l’appareillage du navire. On parle aussi d’un navire qui appareille lorsqu’il quitte son mouillage, c'est-à-dire lorsqu’il n’est pas à quai, mais ancré au large. En général, les passagers aiment bien se positionner sur les ponts supérieurs pour disposer de la meilleure vue sur le port et la ville qu'ils quittent.
Le poste de commandement de votre navire est la passerelle. C’est là où travaillent le commandant, le commandant en second et tout le staff spécialisé. On y trouve également tout le matériel nécessaire à la navigation du paquebot, comme le radar, le sondeur et la fameuse table des cartes. Sécurité oblige, la passerelle offre une vue panoramique à ses hôtes. Elle est aussi inaccessible au passager lambda. Vous aurez toutefois la possibilité de voir le capitaine de votre navire au cours de la soirée du commandant, ainsi que lors de la traditionnelle séance photo. Des visites dans cette zone sont plus facilement organisées sur les navires fluviaux.
Les Commodités à Bord pour l'Équipage et les Passagers
À l'intérieur du bateau, la descente est l’escalier pour accéder à l’intérieur. Le carré est l'espace destiné à prendre les repas. Les banquettes sur les côtés se transforment en couchette pour dormir. On trouve du rangement dans des petits placards sur les côtés, appelés équipiers, et dans des coffres en dessous des banquettes. Les cabines sont les espaces de couchage. Elles sont assez petites, alors il est préférable d'éviter de partir avec une valise et d'opter plutôt pour un sac souple que vous pourrez ranger. Un cabinier s’assure chaque jour que le ménage et le lit y soient faits. Là encore, comme dans un hôtel, vous pourrez indiquer les moments où vous ne souhaitez pas être dérangé(e). Mini-bar et service de pressing sont aussi au programme, mais occasionneront généralement un surcoût.
La cuisine, ou cambuse, est équipée d’une gazinière avec un four, un réfrigérateur et un évier avec de l’eau sous pression. L’eau est stockée dans des réservoirs. Parfois, il y a une arrivée d’eau de mer pour économiser l’eau potable. Les toilettes comprennent un WC, un lavabo et parfois une douche. La chasse d’eau des WC fonctionne avec une pompe manuelle qui se règle sur 2 positions : soit elle aspire de l’eau de mer vers le WC pour nettoyer, soit elle aspire l’eau usée des WC vers le réservoir à eaux usées ou directement vers la mer. Enfin, le coffre à voile est un espace de rangement dédié aux voiles de rechange ou désarmées.
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