L'épreuve de surf au baccalauréat : une option originale et exigeante

Chaque année, une épreuve particulière se déroule sur les plages de la côte Atlantique : l'option surf au baccalauréat. Cette épreuve, proposée par l'académie de Bordeaux, permet aux lycéens passionnés de surf de valoriser leurs compétences sportives et leurs connaissances du milieu marin.

Une épreuve atypique et convoitée

L'option surf au baccalauréat est une épreuve facultative d'éducation physique et sportive (EPS) proposée par l'académie de Bordeaux depuis 2007. Unique en France, cette option a rapidement rencontré un vif succès auprès des lycéens aquitains. En 2008, le nombre de candidats a bondi de 46 à 70, témoignant de l'attrait de cette épreuve originale.

Les candidats à l'option surf viennent de toute l'Aquitaine, parfois après avoir parcouru plus de 200 km, notamment depuis Bordeaux. Leur motivation est double : sportive et scolaire. Ils souhaitent à la fois pratiquer leur sport favori et améliorer leurs chances de réussite au baccalauréat. Comme le souligne Axel, 18 ans, « je le fais d'abord pour le sport mais si je peux récupérer quelques points pourquoi pas ». Son camarade Titou ajoute que « ça peut aussi faire la différence pour décrocher une mention ».

Le déroulement de l'épreuve

L'épreuve de surf se déroule sur une journée et comprend une série de tests pratiques et oraux. Les candidats sont évalués par un jury composé de professeurs d'EPS, sous la direction de Jean-Luc Arassus, président de la Fédération Française de Surf (FFS).

L'épreuve pratique

L'épreuve pratique consiste à surfer pendant une demi-heure et à réaliser le maximum de vagues. Seules les deux meilleures vagues sont comptabilisées pour la note finale. Les critères d'évaluation portent sur la technique, le style et l'engagement du surfeur.

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Les conditions climatiques peuvent rendre l'épreuve difficile. En 2008, des vagues petites et un vent modéré ont compliqué la tâche des candidats. Jean-Luc Arassus explique que des vagues plus importantes facilitent la prise d'élan initiale. Malgré ces difficultés, les lycéens font preuve de motivation et d'enthousiasme.

L'épreuve orale

L'épreuve orale porte sur la connaissance du milieu marin et les consignes de sécurité. Elle représente un quart de la note finale. Les candidats doivent démontrer leur compréhension des phénomènes océaniques, des risques liés à la pratique du surf et des règles de sécurité à respecter.

Une option valorisante pour les surfeurs

L'option surf au baccalauréat est une opportunité pour les jeunes surfeurs de valoriser leur passion et leurs compétences. Elle leur permet de gagner des points supplémentaires qui peuvent faire la différence pour l'obtention du diplôme. Pour Émilien Lojou, un habitué des compétitions, cette option est un moyen de « grappiller des points » et de compenser des notes plus faibles dans d'autres matières.

Le niveau requis pour obtenir des points à cette option est celui de la compétition départementale. Les candidats doivent donc s'investir sérieusement dans leur entraînement pour être performants le jour de l'épreuve.

Une reconnaissance de la valeur éducative du surf

L'option surf au baccalauréat est une reconnaissance de la valeur éducative du surf. Ce sport exigeant développe des qualités physiques et mentales telles que l'équilibre, la coordination, la concentration et le courage. Il permet également d'acquérir des connaissances sur l'environnement marin et de sensibiliser les jeunes à la protection de l'océan.

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Jean-Luc Arassus souligne « l'intérêt stratégique » de l'arrivée du surf dans les établissements scolaires et ses retombées touristiques et économiques importantes en Aquitaine. Le surf est un secteur en pleine croissance, créateur d'emplois et vecteur de développement local.

Une option qui demande de la motivation

Si l'option surf peut sembler attrayante, elle exige une réelle motivation et une préparation sérieuse. Comme le souligne Joaquim Fernandez, professeur d'EPS, « pour avoir 18 en musique, il faut connaître son solfège, pour le Surf c'est la même chose, ils ont tous beaucoup bossé pour être prêts ». Les candidats doivent être capables de surfer dans des conditions parfois difficiles, avec une eau froide et des courants forts.

Thalie, élève de Terminale S, avoue avoir « un peu le trac » avant l'épreuve. Jérémy, élève de terminale ES, reconnaît avoir « vraiment besoin de points pour la suite ». Ces témoignages montrent que l'option surf est une épreuve exigeante qui demande de l'engagement et de la détermination.

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