Le monde des sports nautiques regorge d'expériences variées, allant des défis d'ultra longue distance sur des lacs paisibles aux expéditions en kayak de mer dans les conditions les plus extrêmes, sans oublier l'exploration des rivières vives et la découverte des patrimoines naturels. Ces disciplines, qu'il s'agisse de kayak, de canoë ou de stand-up paddle (SUP), offrent des opportunités uniques de se surpasser, de se connecter à la nature et de partager des moments inoubliables. Des figures emblématiques du milieu, à l'image de Vincent Fondeviole et Vincent Achard, incarnent cette passion, repoussant constamment les limites du possible et inspirant de nombreux adeptes à travers leurs récits et leurs engagements. Leurs parcours, jalonnés de compétitions intenses et d'expéditions audacieuses, mettent en lumière la richesse et la diversité de ces pratiques, tout en soulignant l'importance de la préparation, de l'esprit d'équipe et du respect de l'environnement.
Vincent Fondeviole : Du Kayak Slalom aux Triomphes en SUP Ultra Longue Distance
L'univers du stand-up paddle (SUP) de longue distance a ses champions, et parmi eux, Vincent Fondeviole se distingue par un parcours exceptionnel. En 2024, c’est le samedi 6 juillet que les passionnés ont rendez-vous sur la plage de Broussas, pour se challenger sur le magnifique lac de Vassivière, dans la Creuse, à l'occasion de l'événement Ultra Longue Distance de l'été : les 10h de Vassivière et les 4h Challenge. Organisé par le Paddle Vassivière Club, les 10h de Vassivière consistent à faire un maximum de boucles de 6km dans un temps imparti. Les inscriptions sont déjà ouvertes pour cet événement où le dépassement de soi est de mise. C'est dans ce cadre exigeant que Vincent Fondeviole, un athlète de 59 ans au palmarès sportif impressionnant, a particulièrement brillé.
Ancien membre de l’équipe de France de kayak slalom pendant 10 ans, Vincent Fondeviole a atteint le sommet de sa discipline, étant numéro 1 français et 5ème mondial dans les années 90. Son parcours est jalonné de plusieurs podiums en Coupe du Monde et aux Mondiaux en équipe, témoignant de sa constance et de son excellence. Il a également participé aux JO de Barcelone en 1992 où il a manqué le podium de peu, à cause d'une petite pénalité de trop. Plus récemment, sa soif de compétition et son talent l'ont mené à remporter les Mondiaux Master en Nouvelle-Zélande en 2017, prouvant que la passion et la performance n'ont pas d'âge.
C'est pendant l’été 2021 que Vincent Fondeviole a fait une transition vers le stand-up paddle, d'abord en loisir avec son épouse, puis en compétition depuis 2022. Ses épreuves de prédilection se sont rapidement orientées vers les courses en rivière comme la Tawara, le Marathon des Gorges de l’Ardèche et bientôt la DI. Cependant, il ne boude jamais son plaisir de venir se challenger sur lac pour les 10h de Vassivière, une épreuve qu'il affectionne tout particulièrement. Originaire des Landes, il habite à Toulouse depuis plus de 35 ans. Cette localisation lui permet aujourd’hui de ramer principalement en tandem avec Stéphane Leblond, lui aussi de Toulouse, depuis le break de son équipier Franck Siegel l’an dernier. Vincent le confirme : « à deux sur un SUP, c’est vraiment une autre expérience et les sensations de glisse et de vitesse sont incroyables ».
L'édition 2023 des 10h de Vassivière a été particulièrement mémorable. Si l’an dernier, la compétition a été une nouvelle fois remportée par Stéphane Leblond, cette fois, il n’était pas tout seul ! Lors de cette édition 2023, avec une météo dantesque, c’est en effet une équipe tandem qui a parcouru le plus de kilomètres. Cette équipe était composée donc de Stéphane Leblond, mais aussi de Benjamin Grand, Laurent Levallois et Vincent Fondeviole. Aujourd’hui, c’est ce dernier que nous sommes allés interroger pour qu’il nous parle de ses 10h de Vassivière. L’édition 2023 a justement été une édition épique au vu des conditions météos, qui a obligé l’organisation à arrêter la course prématurément pour la première fois. Et pourtant, en tandem relais avec Stéphane Leblond, Benjamin Grand et Laurent Levallois, ils ont remporté la compétition ! Benjamin était grippé alors, l'équipe a finalement décidé de tourner à trois sur les 10h. Du coup, ils ont dû former des équipages inédits en changeant un seul équipier à chaque tour… ce n'était pas vraiment ce qui était prévu ! La météo s’est vraiment dégradée au fil de la journée avec un vent forcissant graduellement. Le fond du lac est devenu assez compliqué à gérer avec du clapot et un gros vent de travers. La décision d’arrêter la course à la 6ᵉ heure a été un crève cœur pour le président du club, mais c’était sans doute la bonne pour la vaste majorité des concurrents. De leur côté, les vainqueurs étaient déjà à plus de 60km au compteur.
Lire aussi: causes et solutions de la fatigue aquatique
Le Paddle Vassivière Club (PVC), auquel Vincent Fondeviole est adhérent, joue un rôle essentiel dans le développement du SUP et de ses valeurs. Les coprésidents Christophe Bancelin et Anthony Bord incarnent à eux deux l’esprit qui anime le club du PVC : partage, bienveillance, gentillesse, don de soi, compétition, mais sans se prendre au sérieux. C’est sans doute pourquoi ce club Creusois a désormais des adhérents basés aux quatre coins de la France. Le PVC est un peu le club phare du SUP tandem avec 4 ou 5 équipages sur les compétitions. C’est d’ailleurs à ce club que le SUP tandem s’est le plus développé, et un stage spécifique tandem aura lieu fin mars à Vassivière avec une bonne partie de la communauté présente, offrant une belle occasion de se préparer pour les 10h.
Les 10h de Vassivière se courent soit en solo pour les fanas de l’Ultra Longue Distance (ULD), soit en relais jusqu’à quatre pagayeurs. Même chose pour le challenge des 4h. Les coureurs font une boucle de 6km et repassent dans le sas de chronométrage. Les relais se font sur l’eau au niveau de la plage et chacun est libre de s’organiser comme il le souhaite. Vincent Fondeviole y a participé deux fois : en 2022 en relais, et en 2023 en équipe tandem. Il admet que l’ultra-longue distance, comme l’ultra trail en course à pied, nécessite un entraînement bien spécifique et une bonne maîtrise de son hydratation/alimentation. Pour lui, ce n’est pas son format de prédilection et il n’a pas assez de temps pour se préparer non plus.
Une nouveauté importante pour les éditions à venir : cette année, les 10h de Vassivière et le 4h Challenge s’ouvrent aux canoë-kayak ! Suite à plusieurs demandes, cette initiative permet d'ouvrir les 10h aux kayaks et canoës sur le même principe de course en solo ou relais. Comme Vincent l'a expliqué précédemment, il y en a pour tout le monde grâce aux deux formats de course. Il considère que le SUP est un formidable moyen d’évasion et un sport hyper complet assez peu traumatisant. Il souligne également l'importance de l'avenir du sport : « Nous avons besoin de voir davantage de jeunes sur les courses, car ils sont l’avenir de notre magnifique sport. Cela passera sans doute par plus de structures disponibles, de l’encadrement et des formats de course fun qui plaisent aux jeunes. »
L'Odyssée du Cap Horn en Kayak de Mer : Le Récit Épique de Vincent Achard
Au-delà des compétitions en lac ou en rivière, le kayak de mer offre des opportunités d'expéditions extrêmes, comme celle menée par Vincent Achard et son équipe au Cap Horn. Moniteur-guide pour Camino kayak en Bretagne et co-fondateur de l’agence Unghalak, Vincent Achard n’est pas un inconnu dans le petit univers du kayak de mer. Récemment, il est revenu d’une expédition exceptionnelle en Patagonie où il a passé, avec ses 5 compagnons, le Cap Horn en kayak de mer. Ce « Projet Cap Horn » est né d'un rêve d'enfant de Florent. Il en a parlé à Cédric qui a tout de suite été emballé, ensuite Raph puis David, Boris, Stan et enfin Vincent Achard lui-même, qui a remplacé Julien qui s’était blessé avant le départ. Tous kayakistes passionnés, le Grand Sud en général et le Horn en particulier font partie des terres mythiques qui construisent leur imaginaire et leurs envies.
La difficulté majeure de cette partie du globe est sa météo, pour le moins imprévisible et violente. Il n’y a, à vrai dire, jamais de “créneau” idéal et il faut composer en permanence avec les éléments. Cela contraint à s’engager sur de longues étapes et accepter d’affronter de grosses conditions de mer. Partis de Puerto Williams le 7 décembre, l'équipe a aussitôt commencé par deux longues étapes dans le canal de Beagle, le Paso Picton et le Paso Goree. Puis, ils ont dû se mettre à l'abri pour laisser passer la tempête avant la traversée de la Baie de Nassau. Cette baie était une des difficultés majeures de l’aventure. De l'ouest, les vents canalisés par les reliefs y prennent de la puissance sur un boulevard de plus de 30 milles nautiques. Au sud-ouest, le Paseo Montellero laisse rentrer la houle antarctique. Au nord, les reliefs créent une vraie météo de montagne. Et à l'est ? Rien. Mille kilomètres d'océan avant les prochaines terres…
Lire aussi: Apprenez le canoë-kayak
Le 12 décembre, David, leur routeur, leur annonçait une fenêtre météo qui allait leur permettre de traverser la baie et d’atteindre la crique Middle sur l’île Wollaston, après une étape de 11h. Le bivouac et le casse-croûte étaient alors plus que bienvenus. De là, ils ont pris l'option d’emprunter le “Canal Washington”, un petit détroit au sud-est de l'île Bayly, et d'exploiter ainsi le vent de secteur nord et les courants de marée pour descendre sur le Horn. Le 14 décembre, après leur étape de 15h de la veille, ils arrivaient en vue du cap. Le vent dans le dos, ils progressaient à près de 10km/h. Au passage du Horn, en début de soirée, les conditions de mer étaient dantesques, avec une houle terrible et des vents de près de 100 km/h. Le même jour, à quelques milles seulement, le navigateur Yves Le Blevec, chavirait avec son trimaran alors qu'il tentait de faire le tour du monde contre vents et marées en moins de 90 jours. Une telle coïncidence témoigne des exceptionnels marins que sont Vincent et son équipe. Mais l'aventure n'était alors qu'à mi-chemin et il restait à revenir à Puerto Williams.
Le chemin du retour ne fut pas moins ardu. Les choix de parcours ne se sont pas toujours avérés évidents et l'équipe a dû affronter des conditions de vents de face difficiles, avec des rafales mesurées jusqu’à 160 km/h qui les ont conduits plusieurs fois à se poser à terre. Le 18 décembre, ils ont passé une journée sur l’île Wollaston avant de pouvoir retraverser la Baie de Nassau. Une petite erreur de cap lors de cette traversée et des vents résolument contraires leur ont coûté cher en termes d’efforts.
Un tel projet ne s’improvise pas. Tous les membres de l'expédition sont moniteurs-guides de kayak. Leur activité professionnelle quotidienne a donc suffi en guise de préparation physique. Côté matériel, leurs partenaires les ont équipés, notamment, de tentes Nammatj 2 de chez Hilleberg, de matelas Thermarest et de sacs Western Mountaineering pour garantir le confort à terre. Sandiline leur a fourni des sous-vêtements thermiques et des polaires des pieds à la tête pour ces mers froides et a également spécialement conçu des combinaisons sèches pour eux, tandis qu'ils portaient des gilets et chaussons Astral. Côté kayak, Tahe leur a fourni des Zegul Arrow Empower. Pour les communications, ils possédaient VHF et téléphones Crosscall. Bien sûr, il a fallu faire acheminer tout cela depuis l’Europe par voie maritime.
L'expédition a également été semée d'embûches administratives et logistiques. Bien que les démarches aient été entamées un an auparavant, les autorisations des autorités chiliennes pour bivouaquer dans le Parc national du Horn furent difficiles à obtenir. La veille de leur mise à l’eau, ils ne savaient toujours pas s'ils pourraient partir. Cela venait s’ajouter à une obligation imprévue d’avoir un navire de sécurité prêt à intervenir en cas d’accident, à des droits de douanes exorbitants, mais aussi au vol d’une partie de leur matériel (pagaies et une partie de l’alimentation lyophilisée qui composait leurs menus) et à l’arrivée de leur équipement dans le mauvais port (Valparaiso au lieu de Punta Arenas). Cela a entraîné énormément de tensions et un budget qui a explosé.
Au-delà des difficultés, cette aventure a forgé des souvenirs inoubliables. Plus qu’un meilleur souvenir, c’est un sentiment : l’émerveillement. Devant la beauté de ces paysages, devant la richesse de la faune avec laquelle ils ont navigué. Pour Vincent Achard, la plus belle journée fut celle de la veille du Horn. Une navigation au portant, passant par l’île Ermite. La vue sur ces paysages riches de couleurs, avec les sommets des Wollaston enneigés, était à couper le souffle ! Il n’y a pas, à proprement parler, de mauvais souvenir durant l’expédition elle-même. Mais Vincent admet avoir beaucoup appris sur les relations humaines à cette occasion. Ce type de voyage induit, obligatoirement, un huis clos, d'autant plus compliqué qu’il se déroule avec des personnes habituées, notamment du fait de leur métier, à être leader. Mais s’il fallait impérativement évoquer “le moins bon” souvenir, la traversée retour de la Baie de Nassau serait sans doute ce moment. Sur cette traversée d’environ trente-cinq kilomètres, une erreur d’alignement a provoqué une déviation de plus de cinq kilomètres de leur route. Avec un vent de face forcissant jusqu’à 30 nœuds, ils ont fini par ne progresser qu’à 1 ou 2 km/h.
Lire aussi: L'Extrême de la Manche
La faune a été un élément marquant de l'expédition. Dans leurs meilleurs souvenirs, l'équipe évoquait la faune. C'est tout d’abord l’abondance et la diversité de cette faune qui marque. Bien sûr, ils ont vu énormément d’oiseaux de mer, des manchots papous et de Magellan, des cormorans, des pétrels… Mais aussi de nombreux rapaces et tout particulièrement des condors ! Mais de toutes les rencontres, trois espèces ont tout particulièrement marqué Vincent Achard. Tout d’abord, les grands albatros. D’une envergure inouïe (3,5 m), c’est surtout leur curiosité envers l'équipage qui était fascinante. Bien sûr, les dauphins qui venaient suivre les kayaks, sauter autour, ne laissent pas indifférent. D’autant que ceux de nos côtes françaises sont bien plus farouches. Mais la rencontre la plus impressionnante était sans conteste celle avec les lions de mer. Ces mammifères, dont les mâles peuvent atteindre des dimensions très impressionnantes (2,5m pour 350 kg), n’ont pas l’habitude de voir des kayaks et leur curiosité à leur égard imposait le respect.
Quel bilan tirer de cette aventure ? Vincent Achard rentre chargé d’envies. De poursuivre l’accompagnement de ses clients vers de nouveaux horizons comme les Lofoten (Norvège), l’Islande ou des territoires plus inattendus comme l’Algarve (Portugal). Bien sûr, du fait du caractère “extrême” des navigations et de la dureté des conditions de bivouac, le Horn n’est pas une destination où l’on peut envisager d’organiser des séjours. Mais la Patagonie offre d’innombrables autres possibilités. Avec Unghalak, l'équipe travaille déjà sur des projets là-bas, mais le reste sera une surprise ! Vincent tire la satisfaction d’un équipement de qualité fourni par leurs partenaires et choisi avec justesse. Les kayaks Zegul Empower se sont révélés très marins. Ce sont de très bons kayaks de rando. Tout le matériel a parfaitement résisté et rempli ses fonctions.
Parmi leurs partenaires, il en est un plus inhabituel. Une ONG dont l'expédition est l’ambassadrice : Océans sans Plastiques. La question de la pollution par les plastiques est une préoccupation planétaire, un souci dont il faut rapidement prendre conscience qu’il est aussi important que le réchauffement climatique. En tant que pagayeur, Vincent Achard y est confronté en permanence et même là, au Cap Horn, tout au bout du monde, le plastique est omniprésent. Avec plus de 35 millions de tonnes de déchets plastiques déversés chaque année, toutes les mers, tous les océans sont concernés. Et il suffit de savoir que 85 % de cette pollution est d’origine terrestre et qu’elle est aux deux tiers composée d’emballages de nos achats pour se rendre compte à quel point cela doit toucher chacun d’entre nous. Océans sans Plastiques, c’est une ONG qui s’attache à promouvoir et à mettre en œuvre des solutions pour éviter ces pollutions. Au-delà de cette interview, des demandes pour des conférences existent, et même si l’exercice n'est pas très naturel, c’est avec plaisir que l'équipe partagera leur aventure. Ils ont, de plus, la chance d’avoir deux professionnels de l’image dans l’équipe. De retour du Chili après avoir franchi le Cap Horn en kayak de mer accompagné de 5 autres kayakistes, Vincent Achard, dirigeant de Caminokayak, répond aux questions du journaliste d’I-TREKKINGS, partageant ainsi son expérience et les leçons tirées de cette formidable expédition.
Explorer les Eaux Vives : Des Rivières Alpines aux Gorges de l'Ardèche
Le kayak et le canoë ne se limitent pas aux lacs et aux océans ; les rivières offrent un terrain de jeu dynamique et exaltant pour tous les niveaux. Dans les Hautes-Alpes notamment, une multitude d'expériences attendent les amateurs de sports d'eau vive. Pour ceux qui souhaitent s'essayer au kayak, des bases comme celle de Saint-Clément-sur-Durance proposent des initiations. Il y a une piscine pour évacuer ses a priori de mettre la tête sous l’eau. La piscine est un lieu parfait pour apprendre la technique de l’esquimautage, c’est à dire remettre son kayak à l’endroit pour continuer sa descente. L’étape suivante pour les initiations se passe sur le bassin de Saint-Clément-sur-Durance devant les locaux. C’est facile et pratique pour se lancer sur une première rivière naturelle telle que la Durance. Ensuite, place aux choses sérieuses : une fois les bases acquises, il est possible de parcourir les splendides rivières que nous offrent les Hautes-Alpes et l’Ubaye.
En lien avec Nomad River School, l'équipe accueille avec grand plaisir pour partager les vallées, les rivières et les paysages Haut-Alpins. Pour les novices, le rafting familial permet une découverte paisible de la Durance. Si l'on n'a encore jamais fait de rafting, c'est une excellente porte d'entrée. Pour les plus aguerris, le rafting sportif dans le Parc naturel régional du Queyras offre des sensations plus intenses. Si l'on demande à n’importe quel kayakiste son top 3 des rivières, on est certain de retrouver à coup sûr le Guil, réputé pour son parcours technique et ses paysages. Le rafting sportif au pays des Écrins est également une option de choix : de mai à mi-juillet, les conditions sont souvent idéales pour descendre cette sublime rivière. Pour une expérience originale, le rafting conté et dégustation, au départ du Pont du Simoust en fin de journée, permet d'embarquer en rafting sur le Guil pour une descente des plus singulières.
L'airboat, ou kayak gonflable, est une autre façon d'appréhender les rivières. Une envie de faire un tour sur la Durance, en toute sécurité et autonomie ? L’airboat s’y prête à merveille. Pour ceux qui ont déjà utilisé une pagaie double et qui recherchent un peu plus d’adrénaline, d'autonomie et de sensations, l’airboat sportif au cœur du Queyras est fait pour eux. Pour les aventuriers en quête de contact direct avec l'eau, le surf et la descente de la Durance en nage en eaux vives, ou hydrospeed, consiste à descendre la rivière allongé sur un flotteur, avec palmes, combinaison et équipement de sécurité.
Plus au sud, en Ardèche, les descentes en canoë-kayak offrent des paysages spectaculaires. Les participants peuvent profiter de 3 heures de descente en canoë-kayak, comprenant quelques rapides faciles. Lors de la descente, ils pourront admirer le Pont d'Arc, site incontournable de la région : une arche naturelle de plus de 60 mètres de hauteur creusée par la rivière et classée « Grand Site de France ». À l'arrivée sur place, un partenaire remettra l'équipement et fera un briefing sur la pratique et les règles à respecter. Les participants partiront ensuite pour environ 3h de descente, à leur rythme ! La première partie est calme et sans rapide, idéale pour se familiariser avec l'embarcation. Ils passeront 4 glissières aménagées pour les canoës et kayaks. La seconde partie est sans rapide. L'appréciation des services est souvent élevée, comme en témoignent les retours des clients : « Une équipe dispo qui s'est adaptée à notre timing ! Un très bon moment. Merci à l'équipe d'accueil pour sa sympathie et sa simplicité. On est loin du business à tout prix. Ici on garde une dimension humaine très appréciable. Nous conseillons les yeux fermés. Super ! Animateurs super sympas descente génial …. ».
Le Kayak de Mer et ses Rendez-vous : Technique, Découverte et Patrimoine
Le kayak de mer, avec ses défis techniques et ses opportunités d'exploration côtière, occupe une place de choix parmi les activités nautiques. La sécurité et la maîtrise des techniques sont primordiales dans cette discipline. Le 25 mars dernier, il a été possible d'accueillir Véronique Olivier et Guy Lecointre, pour le tournage de vidéos sur les techniques de bases de sécurité en kayak de mer. Ces connaissances sont essentielles, notamment pour des pratiques comme le rase-cailloux, ou « Rock-Hopping ». Une fois les manœuvres de direction et d’équilibre (appuis en poussée) acquises, il reste à travailler son « timing » et, c’est derrière et non devant que ça se passe, une nuance cruciale pour la performance et la sécurité.
Les destinations offertes par le kayak de mer sont nombreuses et variées, des côtes françaises aux fjords lointains. Anne, par exemple, s’est inscrite à une itinérance kayak de mer aux Îles Lofoten en Norvège, au mois de juin 2019, illustrant l'attrait pour ces voyages lointains et dépaysants.
Plusieurs événements et initiatives contribuent au dynamisme du kayak de mer en France. Du 7 au 11 octobre 2020, s'est tenue à la Cité de la Voile, à Lorient, l’édition 2020 du festival : Les Aventuriers de la Mer, un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés d'exploration maritime. De plus, l’association CK/mer (Connaissance du Kayak de Mer), pionnière dans le développement du kayak de mer en France, a proposé, du 21 au 28 avril 2018, le premier symposium de kayak de mer en France sur le secteur de Paimpol et l'archipel de Bréhat. Ces événements sont des occasions uniques d'apprendre, de partager et de rencontrer d'autres passionnés.
En dehors des grands rassemblements dédiés, d'autres rendez-vous annuels ponctuent la vie des kayakistes et des amoureux de la mer. Nous serons ainsi présents à l’édition 2017 des Randofolies, les 31 mars, 1er et 2 avril prochains. Comme l’année passée, nous serons présents au rendez-vous annuel, La Littorale 56, proposé, cette année, le dimanche 17 avril par l’association « En Famille Contre le Cancer ». La commune et les associations de l’île de Groix organisent la troisième édition des randonnées patrimoine qui s’est déroulée les samedi 19 et dimanche 20 mars 2016, alliant sport et découverte culturelle. Pour ceux qui souhaitent s'inscrire à des prestations, il est bon de savoir que si vous vous inscrivez à partir d’aujourd’hui et que votre prestation est annulée en raison du coronavirus, les sommes versées à l’inscription sont remboursées.