Le monde sous-marin, un univers de silence et de couleurs éblouissantes, a toujours fasciné. Capturer sa beauté et ses mystères est un défi technique et artistique que les photographes et vidéastes professionnels et amateurs s'emploient à relever. Dans ce domaine exigeant, Sony s'est imposé comme un acteur majeur, offrant une gamme d'appareils allant des caméras d'action robustes aux systèmes hybrides sophistiqués. Cette exploration détaillée se penchera sur la place de Sony dans la photographie sous-marine, en mettant l'accent sur les capacités de la HDR-AS200V et en élargissant la perspective aux technologies plus avancées, aux équipements essentiels et aux philosophies qui animent les experts du domaine.
La Sony HDR-AS200V : Une Caméra d'Action Adaptée aux Profondeurs Limitées
La HDR-AS200V incarne la quatrième déclinaison de l'Action Cam de Sony, positionnée à un prix comparable à son prédécesseur, l'AS100. Alors que l'AS100 avait déjà introduit des progrès significatifs en termes de capteur et de fonctionnalités, avec une multiplication des accessoires, la HDR-AS200V pousse l'innovation plus loin. Les améliorations du HDR-AS200V concernent principalement la stabilisation qui gagne en performance, un élément crucial dans l'environnement dynamique des prises de vue sous-marines. La balance des blancs, dont la température de couleurs peut être préréglée entre 2500 et 9000 K ou même réglée manuellement, offre une flexibilité indispensable pour contrer la perte de couleurs en profondeur. La compensation de l'exposition peut également s'ajuster, et un réducteur de bruit fait son apparition, contribuant à des images plus nettes dans des conditions de faible luminosité. Des "extras" pratiques, comme l'enregistrement en boucle ou l'enregistrement par intervalles, souvent retrouvés sur d'autres actioncams concurrentes, complètent ses fonctionnalités. Il est intéressant de noter que la notice de l'AS200, disponible en version papier et plus complète sur le site Sony.fr, est partagée avec celle du FDR-X1000, un modèle qui se distingue par son enregistrement 4K.
La HDR-AS200V est une caméra dite sportive, pesant 93 grammes (au complet) et mesurant 24.2 x 46.5 x 81.5 mm. Elle est conçue pour une utilisation à la fois terrestre et, sous certaines conditions, aquatique. Elle se positionne comme une concurrente directe de la GoPro Hero 4 Silver, se situant dans une tranche de prix similaire. Nue, la HDR-AS200 résiste aux projections d’eau (norme IPX4) mais elle n’est pas étanche. Elle possède néanmoins un joint d’étanchéité protégeant la batterie et la carte mémoire, les deux points sensibles du produit, nécessitant un nettoyage régulier des impuretés. Dans sa formule pack, la caméra est livrée avec sa housse étanche, un "caisson" qui lui confère une étanchéité jusqu'à -5 mètres. Il est à noter que d'autres modèles, comme le FDR-X1000 en 4K, offrent une étanchéité jusqu'à 10 mètres, tandis que certaines GoPro atteignent 40 mètres. Le pack inclut également une télécommande LiveView RM-LVR2, elle aussi étanche, mais à -3 mètres.
Contrôle et Ergonomie sous l'Eau
La télécommande LiveView RM-LVR2, traduite en français par « afficheur instantané à distance », est une montre imposante qui permet de contrôler le cadrage grâce à son écran couleurs. Grâce à elle, on accède à tous les menus et réglages, bien qu'elle soit plus fréquemment utilisée pour déclencher l'enregistrement. Une solution alternative consiste à acheter la caméra seule et à cadrer "à l’aveugle" durant la prise de vues, associant ensuite la caméra à une visualisation sur smartphone ou tablette uniquement en cas de besoin, ou pour revisionner les images. L’utilisation d’une caméra à l’aveugle n’est pas dénuée de sens, car le monitoring sur écran devient superflu lorsque la caméra est fixée sur un casque ou un serre-tête. Par ailleurs, il est tout à fait possible d'utiliser la HDR-AS200V pour des plans "au jugé", sans contrôle direct, après un temps d’adaptation nécessaire pour bien mesurer l'angle de vue. La connexion à un mobile est très rapide, facilitée par le mot de passe à 8 caractères figurant sur l'autocollant d'une des notices papier et le téléchargement gratuit de Play Memories Mobile (compatible Android et iOS), une application très pratique. Cette connectivité permet non seulement la visualisation des images en direct et leur relecture, mais aussi l'accès à l'ensemble des réglages de la caméra. L'appairage entre la télécommande et la caméra par NFC est particulièrement efficace, s'étant montré bien plus rapide sur le HDR-AS200 que sur des modèles antérieurs. La connexion, qui prenait auparavant une quinzaine de secondes, est désormais opérationnelle en moins de 8 secondes, sans nécessiter la saisie d'un code. Néanmoins, il est signalé que les options de configuration Wi-Fi / NFC sont assez mal expliquées dans la notice en ligne.
La prise en main de l'AS200 est assez confortable pour ceux qui en ont l'habitude. L'orientation de l'inclinaison de l'objectif peut être délicate sans l'écran de contrôle en raison du très grand-angle, souvent avec une tendance à cadrer trop haut. Cependant, une fois les particularités maîtrisées, on cadre rapidement et efficacement avec cette "caméra-stylo" qui se révèle être un excellent outil journalistique. L’horizontalité des plans s’avère difficile à maintenir, faisant regretter l'absence d'un petit symbole de niveau, que l'on trouve par exemple chez Panasonic, même si sa taille pourrait être un obstacle à la visibilité. Il est également important de noter que le bouton Hold à l'arrière doit être bloqué lors du rangement de l'actioncam ou lorsqu'elle est tenue en main, afin d'éviter d'allumer le camescope par erreur. Le gros bouton Rec est situé à l'arrière, une position qui peut être moins appréciée que sur le dessus, comme sur le HDR-AZ1. Les deux autres boutons servent au réglage des menus et sont, bien que fins, pratiques à utiliser. Un point important à souligner est le pas de vis standard qui permet de fixer l'adaptateur de trépied sur un trépied ou tout support muni d'un tel pas de vis, une caractéristique que GoPro ne possède pas sans son caisson.
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Qualité d'Image, Audio et Autonomie
Le capteur de la HDR-AS200V est un CMOS Exmor R de taille moyenne, 1/2,3", que l'on peut considérer comme un gros capteur par rapport à certains camescopes. Il est davantage axé sur la vidéo que la photo, avec 8,8 Mp "seulement", contrastant avec les 13,5 Mp revendiqués par son prédécesseur. Toutefois, il est reconnu que seule une partie des photosites étant utilisée, les chiffres n'ont pas besoin de s'envoler en vidéo (hors 4K). L'objectif, à f/2,8 avec une focale fixe de 2,8 mm (sans zoom), est très avancé et sans protection, ce qui l'expose aux griffures, rayures et aux rayons parasites du soleil. Sa résistance n'est pas optimale, d'autant qu'un engin continuellement soumis à des contacts avec d'autres pièces métalliques finira par se rayer. Sony soutient que sa housse étanche protège la lentille, ce qui est vrai, mais il est impensable de laisser la housse en permanence. Un protecteur de lentille optionnel (AKA-HLP1) peut être ajouté. Hors rayures, il n'y a pas d'inquiétudes majeures, mais il est conseillé de toujours avoir un chiffon doux et de nettoyer l'objectif avant chaque prise de vues. L'angle de vue de base est de 120°, équivalent photo de 21,8 mm. Lorsque la stabilisation est désactivée, on peut atteindre 170°, ce qui est très déformant (équivalent 17,1 mm) mais courant sur les Actioncams. Il est crucial de comprendre que le stabilisateur se désactive si l’angle de champ de 170° est enclenché, et inversement, si le stabilisateur est activé, l'angle est réduit à 120°.
Le micro stéréo intégré est de qualité moyenne, produisant des sons légèrement caverneux, mais reste correct, y compris dans la coque étanche, avec un niveau sonore au moins égal à celui de la GoPro. L'appareil ne produit aucun bruit propre. Il faut cependant veiller à ne pas obstruer les capsules audio, situées sous l'objectif. Naturellement, les sons sont très étouffés lorsque l'appareil est logé dans le caisson, mais l'audio reste audible. On déplore un peu l'absence de prise casque et l'absence de réglage audio. Même si les youtubeurs ont tendance à musicaliser "à donf" et à laisser peu de place aux bruits du terrain, les sons captés par le micro peuvent avoir un grand intérêt lors d'auto-filmage ou pour un usage avec des personnes qui s’expriment dans le cadre. Le haut-parleur est mono.
L'autonomie de la batterie ne dépasse que 75 à 80 minutes en moyenne, selon que le Wi-Fi est activé ou non. En cas de filmage continu, une situation fréquente pour une caméra embarquée sportive, l'autonomie peut atteindre 115 à 125 minutes, mais Sony estime cette durée sans tenir compte des arrêts/redémarrages ni des mises en marche/arrêt, ce qui est rarement le cas dans la vie réelle. Les estimations sont même données pour le mode HQ, qui n'est pas le plus gourmand. En effet, le Wi-Fi et la fréquence à 50 ips augmentent significativement la consommation. Il est donc fortement recommandé d'acquérir au moins une seconde batterie NP-BX1, et de considérer de se passer du format XAVC-S ou du contrôle (Wi-Fi) par écran externe si l'autonomie est une priorité. Le niveau de batterie, très petit, est difficile à lire en extérieur, et l'avertissement de batterie faible passe souvent inaperçu jusqu'à ce que le témoin rouge clignote, parfois trop tard. Le changement de batterie est pratique et rapide par l'arrière. La recharge s'effectue via microUSB avec le câble fourni. Une recharge complète prend environ 3 heures avec un chargeur externe (recommandé pour la flexibilité). Sony propose son chargeur AC-UD10, mais le temps de charge reste longuet pour une caméra dont la consommation n'est pas excessive.
La HDR-AS200V offre une variété de modes vidéo, avec compatibilité NTSC ou PAL. En mode "pro", le débit atteint 50 Mbps dans le format XAVC-S, qui exige une carte microSDXC Class 10 U1 plus coûteuse. Le XAVC-S, déclinaison grand-public évoluée du H.264, est supérieur au MP4 pour les sujets très mobiles ou les mouvements brusques, car les artefacts de compression sont moindres. Il est conseillé pour sa qualité, bien que les vidéos soient plus encombrantes (6 Mo/s), doublant quasiment le poids des fichiers. Une carte de 64 Go ne contiendra ainsi qu'à peine plus de 2h30 de vidéo en XAVC-S. En PAL, le XAVC-S est disponible en 50p / 25p, tandis qu'en NTSC, on bénéficie des fréquences 60P / 30p et 24p. La 24p peut provoquer de légères saccades mais s'avère intéressante pour un effet Cinéma. Il est important de noter que le XAVC-S n'est pas un format professionnel, même si Sony entretient la confusion avec le XAVC. Il est aujourd'hui accepté par la quasi-totalité des logiciels de montage. En mode "non pro", on trouve du MPEG-4 à différentes résolutions et débits, avec une compression plus forte et des défauts de compression plus nombreux, bien que le débit ait été boosté à 25 Mbps en 1080p50 depuis l'AS100. Les hautes vitesses, disponibles en MPEG-4, ne sont pas possibles en Full HD en raison de problèmes de débit. Au ralenti, le SteadyShot est nécessairement désactivé, et seul l’angle de 170° est opérationnel.
Concernant le stockage, Sony s'obstine à offrir une double compatibilité avec les microSDHC / microSDXC et ses microMS propriétaires. Cette double compatibilité a pour incidence que la fente pour carte mémoire est très "ouverte", et la carte microSDHC / SDXC peut s'insérer de travers, un défaut qui génère une alerte si elle est mal positionnée.
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La Plongée Plus Large de Sony : Des Compacts aux Hybrides pour l'Image Sous-Marine
Face à la concurrence féroce, notamment celle de GoPro, Sony s'est taillé une solide réputation dans le domaine des actioncams, au point que de nombreux sportifs placent souvent sur YouTube des vidéos comparatives ultraléchées Sony-GoPro. La progression de Sony se poursuit, et avec Canon et Olympus, la marque fait assurément partie des leaders reconnus en photo sous-marine aujourd’hui. Sa gamme comporte en effet des compacts numériques experts et des hybrides de divers formats jusqu’au full frame. Ses produits correspondent parfaitement au cahier des charges demandé par le photographe et le vidéaste sous-marin.
Les CompacTS : La Série RX100, un Choix Optimal
Dans la série des compacts numériques experts, les gammes W et HX sont généralement évitées pour la photographie subaquatique en raison de zooms optiques trop puissants. Ces zooms, intéressants en voyage, deviennent une gêne en plongée où il est préférable de travailler au contact du sujet. En revanche, la gamme des RX100 de Sony retient toute l'attention. Ces compacts sont parfaitement optimisés pour la photo sous-marine car ils disposent des caractéristiques recherchées : un vrai mode manuel par molette externe, un zoom démarrant à 24-28mm avec un faible coefficient (à l'exception des VI et VII avec leur zoom 24-200), l'enregistrement au format RAW, un autofocus performant, et un capteur 1 pouce de grande qualité. Les très hautes résolutions proposées dans ces compacts haut de gamme viennent concurrencer les reflex, tout en conservant un encombrement minimal. Les compacts experts Sony de la gamme RX100 sont prévus pour être optimisés avec un complément grand-angle intégrant le 24mm (comme le WWL-C de Nauticam), une lentille macro humide et des éclairages associés. Ils sont extrêmement populaires et ressortent systématiquement dans les discussions de forums sur le meilleur matériel de photo sous-marine.
Les Hybrides : La Polyvalence des Sony Alpha
Dans la série des appareils photo hybrides, Sony excelle également avec des appareils compacts mais hyper puissants, tant en termes de résolution que de vitesse de mise au point ou de capacité en rafales. Les Sony Alpha se dissocient en deux familles selon la taille des capteurs. La famille hybride Sony Alpha des séries 5000 et 6000 est au format APS-C, tandis que les Sony Alpha séries 7 et 9 sont au plein format. Des résolutions très élevées, des cadences ultra-rapides et un AF très performant font de toute la série des appareils très recherchés dans la photo sous-marine. Les Sony RX100 sont utilisés par les experts désirant prendre un contrôle total des paramètres manuels de leurs images, tandis que les Alpha 7 s'adressent aux passionnés désireux de monter en gamme et aux professionnels, souhaitant la possibilité d’optiques interchangeables.
Les Reflex Numériques : Une Présence plus Discrète sous l'Eau
Enfin, même en appareil photo numérique reflex, Sony dispose d’une gamme redoutable avec les Sony Alpha 99, 77 et 68. Si la visée reflex offre un confort inégalé en terrestre, notamment face à l'ensoleillement et au lag potentiel des hybrides, elle n’apporte pas d'avantage significatif, si ce n'est un encombrement supplémentaire, en photo sous-marine où la lumière est diffusée et bien souvent absente.
Maîtriser les Profondeurs : Défis et Solutions en Imagerie Sous-Marine, l'Expérience d'Alexis Rosenfeld
« Une bonne photo sous-marine captive tout autant qu'elle transmet un savoir », explique Alexis Rosenfeld, ajoutant : « et si elle intrigue les enfants au point qu'ils aient envie de vous poser des tas de questions, c'est que vous avez mis dans le mille. » Il y a plusieurs décennies, Alexis était lui-même un de ces bambins, se nourrissant des explorations et de l'univers sous-marin de Jacques Cousteau. Ce monde est rapidement devenu une source de profond bien-être pour Alexis. « Je suis quelqu'un de très impatient, le comble pour un photographe », plaisante-t-il, « mais une fois sous l'eau, j'ai soudain le temps, et tout s'apaise. J'aime m'imaginer une photo, son cadre, sa composition et patienter jusqu'à ce que tous les éléments soient réunis. »
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Alexis a commencé la plongée à l'âge de huit ans, une étape essentielle dans le parcours qui l'a mené à ce qu'il est aujourd'hui. « Devenir photographe sous-marin professionnel signifiait acquérir un très bon niveau de plongée », explique-t-il, « c'est une discipline si technique qu'il faut la maîtriser à la perfection. » En tant que photojournaliste, son rôle est encore plus exigeant, puisqu'Alexis ne peut se contenter de créer des photos esthétiquement satisfaisantes. « Je ne peux me satisfaire d'un seul cliché pour raconter une histoire », explique-t-il. « Mes projets me prennent parfois plusieurs mois, voire plusieurs années et la première photo se doit d'être cohérente avec la dernière. » Dans son dernier projet, « Récifs coralliens, cœur de l’océan », Alexis fait le récit d'un écosystème menacé, illustrant « la beauté, la biodiversité et les menaces qui pèsent sur cet environnement. »
Les Défis de l'Environnement Aquatique et la Réponse Technologique
L'environnement sous-marin présente des défis de taille, tout simplement parce que l'eau ne se comporte pas comme l'air. Alexis Rosenfeld identifie quatre inconvénients majeurs : « elle absorbe la lumière, ternit les couleurs, est chargée de particules en suspension qui obstruent la vue et elle se comporte comme un objectif optique supplémentaire. » Relever ce défi, qui peut sembler compliqué, implique pour Alexis l'utilisation de différentes techniques et d'un matériel de pointe.
Le Sony α7R II d'Alexis se révèle tout aussi performant sous l'eau. « De nombreuses photos du projet "Récifs coralliens" n'auraient pas pu être prises avec d'autres appareils ou du matériel plus ancien », explique-t-il. Cette performance est due, en particulier, à la qualité du capteur, à sa plage dynamique, ainsi qu'à ses performances à des valeurs ISO élevées. Les capteurs, selon Alexis, « sont particulièrement adaptés aux prises de vues sous l'eau et permettent d'obtenir une représentation fidèle du monde sous-marin. » Dès que l'on plonge sous la surface, les rayons du soleil sont atténués, c'est pourquoi Alexis travaille souvent à un ISO de 1600 minimum. Il lui arrive également d'utiliser l'α7R III pour ses photos sous-marines, soulignant que l'AF des deux appareils fonctionne vraiment bien dans cet environnement.
Alexis utilise le matériel Sony depuis quatre ans, associant ses appareils aux objectifs FE 16-35 mm f/2.8 G Master, FE 12-24 mm f/4 G, FE 90 mm f/2.8 Macro G OSS et FE 100-400 mm f/4.5-5.6 OSS G Master. Pour protéger ces équipements précieux, il travaille avec des caissons fabriqués en Suisse. Ces caissons sont étanches jusqu'à 200 m et pourvus de dômes en verre optique. Étant créés sur mesure, toutes les commandes de l'appareil sont accessibles, permettant une gestion parfaite.
Malgré cette simplification technique offerte par son matériel, Alexis ne recherche pas une vie facile : « le jour où je me sentirai trop à l’aise à travailler sous l’eau, j’arrêterai. C’est que je n’aurais plus rien à apprendre. » Chaque plongée est une nouvelle opportunité d'apprentissage, tant sur le plan technique qu'environnemental. La lumière, le comportement des animaux, la couleur de l'eau changent constamment, et c'est cette combinaison de facteurs qui rend son travail si spécial. Pour lui, sous la surface, c'est « un tout autre monde : mon univers, là où tout semble sortir d’un conte de fées et vous laisse le souffle coupé. »
La Protection Essentielle : Les Caissons Étanche pour l'Équipement Sony
La robustesse du boîtier est primordiale en photographie sous-marine. Aucun autre fabricant ne rend les fonctionnalités professionnelles aussi accessibles que ceux qui conçoivent les caissons pour les appareils Sony. Ces boîtiers sont conçus dès le départ pour fournir un contrôle complet de la caméra et une connexion pour un éclairage stroboscopique externe prêt à l'emploi. Des fonctionnalités avancées, telles que l'exposition à l'éclairage TTL et des viseurs grossissants améliorés, sont disponibles selon les besoins du photographe.
Les caissons peuvent être fabriqués à partir de divers matériaux. Le polycarbonate est un choix fréquent, offrant une grande durabilité tout en étant nettement plus léger que l'aluminium. Par exemple, il existe un caisson étanche compatible avec le Sony Alpha A9 III, réalisé en polycarbonate, permettant l´accès à toutes les fonctions de l'appareil grâce à des boutons poussoirs. Il offre un contrôle visuel de la bonne mise en place du joint, une visualisation de l'écran LCD et une prise pour flash externe Ikelite TTL, avec une étanchéité garantie jusqu'à 60 mètres.
D'autres modèles, comme le caisson étanche Sea Frogs pour Sony a6700, sont en aluminium et équipés d'un dos non transparent. Ils disposent de commandes mécaniques des fonctions de l'appareil par leviers et boutons poussoirs du caisson, et intègrent un détecteur d´eau pour alerter l'utilisateur en cas de fuite. Il est toujours recommandé de vérifier les fuites avant d'entrer dans l'eau. La porte arrière se ferme par deux grenouillères en acier inox à blocage de sécurité. Ces caissons constituent la base de vos supports d'éclairage et peuvent inclure des pas de vis pour trépieds. Les commandes mécaniques des fonctions sont souvent peintes pour une meilleure résistance à l’usure.
Les ports d'objectif de la série DL sont optimisés pour être les plus légers du marché avec une superbe qualité d'image, et les fabricants prennent en charge une grande variété de lentilles. Le réglage du zoom ou de la mise au point s'effectue souvent à l'aide d'un engrenage simple qui met le réglage à portée de main. Il est important de noter que les hublots d'objectif et les engrenages de zoom sont généralement vendus séparément du caisson. Une caractéristique de conception importante est la façon dont le joint torique est placé ; un joint torique positionné autour de l'appareil photo, à l'arrière du boîtier, est considéré comme plus fiable que de forcer le joint torique dans un canal. Le caisson lui-même ne permet pas l'accès à certaines fonctions de l'appareil photo, comme le réglage dioptrique ou les mouvements du joystick (seule la pression est accessible), les fonctions de la molette de commande étant gérées par les molettes avant et arrière.