# Comprendre les Nages Anormales chez le Cichlidé Clé de Voûte et Autres Poissons d'Aquarium : Causes, Symptômes et Solutions Approfondies

Observer un poisson nager de travers, à l'envers, ou de toute autre manière anormale, est l'un des signes les plus préoccupants pour un aquariophile. Qu'il s'agisse d'un cichlidé clé de voûte, tel qu'un Frontosa, ou d'autres espèces, ce comportement est un signal d'alarme puissant indiquant généralement un problème de santé sous-jacent ou un déséquilibre critique dans l'environnement aquatique. La rapidité d'identification et d'intervention est souvent déterminante pour la survie du poisson. Cette analyse approfondie vise à décrypter les multiples causes de ces troubles de la nage, à en reconnaître les symptômes variés et à proposer des approches correctives et préventives basées sur des observations concrètes et des principes aquariophiles éprouvés.

Le cas d'un Frontosa de 20 cm, âgé d'environ 6 ans, qui a commencé par ne plus manger, nager dans tous les sens, essayer de sauter, avant de se retrouver à l'envers, illustre parfaitement la gravité de la situation. Dans ce contexte, il respirait encore, mais la situation était manifestement compromise. Ce type de situation exige une compréhension rapide des facteurs contributifs, allant de la qualité de l'eau à l'alimentation, en passant par les pathologies spécifiques et les conditions environnementales générales de l'aquarium.

La Vessie Natatoire : Un Organe Clé pour l'Équilibre et la Stabilité Aquatique

La vessie natatoire est un organe fondamental chez la plupart des poissons d'aquarium, jouant un rôle vital dans leur capacité à maintenir leur position dans la colonne d'eau et à contrôler leur flottabilité. Elle fonctionne comme un ballon, se remplissant d'eau ou d'air selon les besoins du poisson pour se déplacer. Si le poisson veut nager vers le haut, il lui faudra plus d'air (et moins d'eau) dans sa vessie natatoire. Inversement, pour nager vers le bas, il libère de l'air de la vessie natatoire et la remplit avec de l'eau. Un déséquilibre dans la régulation de cet apport air/eau entraîne des troubles de la nage caractéristiques.

Symptômes Révélateurs des Troubles de la Vessie Natatoire

Lorsque le poisson est malade, il est très fréquent qu'il présente des troubles de flottaison. Le poisson malade affecté par des troubles de la vessie natatoire perd totalement le contrôle de sa nage. Il peut flotter en surface, souvent ventre à l'air, ou au contraire couler en nageant vers le fond. Il peut également nager de travers, à l'envers, ou sur le côté. Des comportements comme faire des vrilles et des loopings dans les bulles, comme observé chez un scalaire, sont également des indicateurs de ce type de problème. Ces symptômes peuvent être temporaires ou permanents, et leur gravité influence directement la capacité du poisson à s'alimenter, à s'intégrer à son groupe (si grégaire), et finalement à survivre. Un poisson qui ne peut plus se déplacer correctement pourra mourir d'inanition, d'arrêt cardiaque, ou être mis à mort par ses congénères. Même si un poisson arrive à nager, même difficilement, il pourra vivre à peu près normalement si le trouble n'est pas trop sévère.

Causes Multiples des Dysfonctionnements de la Vessie Natatoire

Les causes des troubles de la vessie natatoire sont diverses et variées, allant de facteurs génétiques à des conditions environnementales défavorables :

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  • Facteurs Génétiques et Morphologiques : Cela peut également survenir par consanguinité ou par sélection pour des malformations. Les poissons rouges japonais, les mollies ballon, par exemple, en sont généralement atteints. En effet, à un certain stade de leur croissance, la vessie natatoire ne se développe plus convenablement et se retrouve compressée et comprimée par d'autres organes. Si la maladie est jugée incurable en raison d'une tare génétique, certains aquariophiles peuvent décider d'euthanasier le poisson.

  • Traumatismes et Blessures : Un trouble de la vessie natatoire peut provenir d'une blessure suite à une attaque, un choc, ou un pincement. S'il s'agit de blessures, elles peuvent cicatriser et le trouble peut alors disparaître.

  • Conditions d'Élevage et de Croissance : La maladie peut également surgir suite à des troubles de la croissance vis-à-vis d'un petit litrage ou d'un aquarium en surpopulation. Un aquarium trop petit peut lui causer un trouble de la vessie natatoire. La pollution peut également altérer la croissance d'un poisson.

  • Infections et Déplacements d'Organes : Ce trouble peut être associé à une infection de la vessie natatoire (bactérienne, fongique, virale ou parasitaire) ou à un déplacement des organes, tel que des tumeurs ou des kystes. Il est parfois également associé à de l'hydropisie.

L'Alimentation : Un Facteur Prépondérant dans les Troubles de la Vessie Natatoire

Les habitudes alimentaires des poissons rouges sont la cause la plus courante d’un trouble de la vessie natatoire, mais cela s'applique à de nombreuses espèces. La constipation est un facteur majeur, provoquant un excès de nourriture dans l'intestin, qui gonfle et appuie contre la vessie natatoire. L'ingestion d'air en mangeant à la surface, ou une mauvaise nourriture qui fermente dans l'intestin, sont également des causes fréquentes. Un poisson mangeant goulûment et empêchant les autres de manger, comme Bouddha le poisson rouge, peut ingérer trop de nourriture et développer des problèmes. Il est à noter qu'il mangeait goulûment, et les empêchait les autres poissons de manger, ce qui l'a conduit à être limite posé au sol une fois épuisé par ses acrobaties.

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Préconisations Alimentaires pour la Prévention et le Traitement :

  • Jeûne initial : Pour commencer, il est souvent recommandé de faire jeûner le poisson pendant 48 à 72 heures.
  • Alimentation adaptée et modérée : Par la suite, nourrissez-le moins et avec un aliment plus adapté. Les poissons rouges, par exemple, ont besoin d’une nourriture très variée et majoritairement à base de verdure. Il est impératif de varier la nourriture autant que possible.
  • Légumes frais : Donnez 1 à 3 fois par semaine des légumes à votre poisson, comme de la courgette ou du concombre. Pour que la courgette coule au fond, vous pouvez la faire cuire dans un bol d'eau au micro-ondes pendant 4 à 5 minutes, puis l'écraser dans une soucoupe avec une fourchette. Alternativement, des clips spéciaux équipés d'une ventouse permettent de coincer la courgette et de l'accrocher à la vitre, évitant ainsi des incidents comme l'ingestion d'élastiques, comme cela s'est produit avec Bouddha.
  • Granulés humidifiés : Aucun fabricant ne marque qu'il faut faire tremper les granulés, mais c'est beaucoup mieux pour les poissons, car ça évite qu'ils gonflent dans le ventre. Faire gonfler les granulés dans un peu d'eau avant de les donner est une pratique simple mais efficace.

L'Importance Cruciale de la Qualité de l'Eau : Le Cœur de la Santé Aquatique

La qualité de l'eau est sans doute le facteur le plus critique et souvent le plus négligé, comme en témoigne la mort inexpliquée de deux gros Botias sans symptômes apparents, un signe avant-coureur qui a précédé la maladie du Frontosa. L'eau semble être la responsable dans de nombreux cas de troubles.

Paramètres de l'Eau à Surveiller Scrupuleusement :

  • Nitrites (NO2) : Les nitrites sont extrêmement toxiques pour les poissons. Un niveau de nitrites "pas bon" (indiqué par un test vert sur une bandelette) est une urgence absolue. Le taux de nitrites (NO2) doit être à 0,00000 mg/L. Un taux de nitrite de 0.3mg/l, même s'il semble faible, est inacceptable.

  • Nitrates (NO3) : Bien que moins toxiques que les nitrites, un taux de nitrate (NO3) trop élevé est également préjudiciable à la santé des poissons et peut causer un stress chronique.

  • Dureté Carbonatée (KH) et Dureté Générale (GH) : Un KH "blanc" sur une bandelette indique un niveau très bas, ce qui signifie une faible capacité tampon de l'eau et des variations de pH potentiellement dangereuses. Le GH, qui était "correct", indique la dureté totale de l'eau.

  • Potentiel Hydrogène (pH) : Un pH "ça va à peu près rose pâle" manque de précision. Le pH doit être stable et adapté aux besoins spécifiques de l'espèce maintenue.

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Fiabilité des Tests et Fréquence des Changements d'Eau :

Les bandelettes de test sont souvent imprécises et ne donnent que des indications "à peu près". Il est fondamental d'utiliser des tests fiables qui donnent des mesures exactes, comme les tests JBL ou TETRA, qui représentent un petit investissement initial mais durent longtemps et sont indispensables pour un suivi précis. Il faut commencer par là.

Face à des nitrites élevés, la première chose à faire en toute urgence est un changement d'eau de 30%. Ensuite, il est recommandé de procéder à des changements d'eau de 1/3 jusqu'à ce que le taux de nitrites revienne à zéro. Il est également essentiel de mesurer les paramètres de l'eau de conduite avant chaque changement d'eau et de conditionner l'eau pour le changement. La fréquence des changements d'eau doit être régulière et adaptée à la population et au volume de l'aquarium. L'ajout de gros sel en préventif n'est généralement pas utile ; il vaut mieux avoir une eau saine, car le sel n'est à utiliser que dans des circonstances spécifiques, pas pour le plaisir.

L'Environnement de l'Aquarium : Espace, Cohabitation et Stress

L'aménagement et la gestion de l'aquarium sont primordiaux. Un environnement inadapté peut être une source de stress intense pour les poissons, conduisant à des maladies et des comportements anormaux.

Volume de l'Aquarium et Surpopulation :

Un bac de 140L est trop petit pour un scalaire, pour lequel on préconise 250L pour un couple déjà formé, et un scalaire ne vit pas seul. De même, le poisson rouge est un gros poisson qui a besoin d'espace. On voit encore bien trop souvent des poissons rouges maintenus dans de très (trop) petits volumes d'eau. Un aquarium en surpopulation ou un petit litrage peuvent causer des troubles de la croissance et de la vessie natatoire. Le manque d'espace contribue également au stress et à l'agressivité.

Stress et Cohabitation :

Le stress adaptatif est le stress ressenti par un poisson lorsqu'il change d'environnement. Plusieurs phénomènes participent à affaiblir le poisson :

  • Changement des paramètres de l'eau (température, acidité, teneur en minéraux).
  • Absence de cachettes.
  • Luminosité trop intense.
  • Présence d'autres poissons agressifs ou au contraire le manque d'individus pour les poissons de banc. Un tropheus qui était trop nerveux, qui a tué sa femelle et deux mooris, est un exemple criant de cohabitation problématique.
  • La qualité et la quantité de nourriture.Tous ces paramètres doivent être revus et adaptés lorsqu'un poisson manifeste des signes de maladies, car ce sont bien souvent les facteurs déclencheurs.

Plantes et Décorations :

Le choix des plantes et des décorations doit être fait avec précaution. L'expérience malheureuse où un poisson-chat suceur de vitre s'est coincé dans des plantes à trois reprises, y trouvant la mort, souligne l'importance de choisir des plantes adaptées. Des plantes avec des feuilles longues comme de l'herbe, des feuilles un peu rouges, ou des tiges très "poilues" et touffues peuvent être dangereuses. Il est conseillé d'utiliser des Anubias, dont les grandes feuilles ne présentent pas de risque pour les loricaridés (nom scientifique de la famille des "suceurs de vitre"). Pour l'Anubia, elle n'a pas besoin d'être enterrée ; on peut la fixer sur un caillou, une demi noix de coco ou une racine pour la lester. Les décors en plastique et en céramique, avec des coquillages et des billes plates, doivent être nettoyés régulièrement à l'eau claire et à la brosse.

Causes Pathologiques : Infections, Parasites et Tumeurs Affectant la Nage

Au-delà des problèmes de vessie natatoire et de qualité de l'eau, de nombreuses maladies peuvent affecter la nage des poissons et provoquer les symptômes observés. Il est important de noter que ce n'est pas bon signe, et que ça peut être le symptôme d'une maladie ou d'un problème dans l'eau de l'aquarium.

  • Maladie des Points Blancs (Ichtyophtirus multifiliis) : Il se peut que ton poisson soit atteint de la maladie des points blancs, une maladie très fréquente et très contagieuse, qui se manifeste par l'apparition de taches blanches granuleuses sur le corps du poisson. Le poisson ne déploie pas ses nageoires, reste au fond de l'aquarium et ne mange pas.

  • Infections Bactériennes ou Parasitaires du Système Digestif : Il se peut aussi que ton poisson souffre d'une infection bactérienne ou parasitaire, qui affecte son système digestif. Le poisson a du mal à avaler, recrache sa nourriture, perd du poids et produit des selles anormales.

  • Infections Bactériennes Générales : Les infections bactériennes sont fréquentes chez les poissons car ils vivent dans un milieu aquatique riche en bactéries. Certaines de ces bactéries provoquent des lésions au niveau de la peau, des branchies et des rougeurs des nageoires (voir pourriture des nageoires). Le traitement passe souvent par un traitement antibiotique, mais il faut également corriger les facteurs de stress à l'origine de l'infection.

  • Hydropisie (Ascite) : L'hydropisie est un gonflement diffus du corps du poisson qui se présente avec les écailles hérissées, donnant un aspect dit en "pomme de pin". L'hydropisie résulte de l'accumulation de liquide à l'intérieur du corps du poisson. Cette accumulation est généralement due à une infection généralisée (notamment au niveau du cœur, du foie et des reins). Le diagnostic dépend de la cause initiale et peut être confirmé par radiographie ou échographie.

  • Masses Abdominales (Tumeurs Internes) : Les poissons, en particulier les poissons rouges et les carpes koï, sont très prédisposés au développement de tumeurs internes des organes reproducteurs (ovaires ou testicules). Cela se manifeste par un poisson qui a un aspect gonflé et des troubles de la nage. Le diagnostic peut être établi par échographie, et un traitement chirurgical est parfois envisagé.

  • Pourriture des Nageoires : La pourriture des nageoires est une infection des nageoires fréquente chez les poissons à nageoires longues (combattants, mollys, guppys). Elle est le résultat d'une infection (bactérienne ou fongique) qui se développe généralement dans des eaux stagnantes où la filtration ou le renouvellement d'eau est insuffisant. Elle est favorisée par des températures élevées et une eau acide. Des traitements médicaux adaptés sont nécessaires.

  • Saprolegniose : La saprolegniose est une maladie où les poissons présentent des lésions blanches cotonneuses, ressemblant à une algue qui se développe sur des lésions cutanées (par exemple après une plaie, ou après une infection par des parasites ou des bactéries). Le traitement se fait par des bains spécifiques, mais surtout par l'identification microscopique des causes des plaies cutanées.

  • Maladie des Trous : La maladie des trous est une affection fréquente et spécifique aux cichlidés, entre autres. Elle se manifeste d'abord par l'apparition de "trous" ou blessures au niveau de la tête, puis ces ulcères s'étendent le plus souvent le long de la ligne latérale. La cause exacte de cette maladie n'est pas toujours connue, mais on pense que des carences en vitamine, des parasites, du stress ou des défauts dans les systèmes de filtration y contribuent. Le traitement nécessite d'ajuster les paramètres environnementaux et de traiter les surinfections bactériennes et parasitaires.

  • Tumeurs Cutanées : Les poissons sont sensibles aux tumeurs, en particulier aux tumeurs cutanées. Elles se manifestent par des grosseurs sur la peau, avec une apparence en chou-fleur, et apparaissent le plus souvent près de la nageoire dorsale ou proche des yeux. Les tumeurs sont généralement favorisées par la présence de virus. Un retrait chirurgical peut être une option.

  • Mycobactériose : Les mycobactéries sont un groupe de bactéries responsables, entre autres, de la tuberculose et de la lèpre. Les infections à mycobactéries sont très fréquentes chez les poissons et provoquent parfois des lésions cutanées très graves chez les humains. On retrouve souvent Mycobacterium marinum, mais de très nombreuses autres mycobactéries existent dans les écosystèmes aquatiques. Les poissons atteints de mycobactériose présentent une perte de poids, des lésions cutanées, parfois une exophtalmie (un œil qui ressort), des troubles de flottaison ou de l'hydropisie évoluant sur plusieurs mois. Le diagnostic est difficile et se fait par mise en évidence des bactéries en question. Les poissons atteints de mycobactériose ne doivent pas être traités par des antibiotiques sous peine de sélectionner des souches résistantes potentiellement pathogènes pour les humains.

  • Maladies Virales : Des virus spécifiques peuvent également causer des problèmes de nage et des symptômes graves. L'Herpesvirus des carpes Koï, appelé à tort "poxvirus", est une maladie virale qui provoque des lésions ulcératives (blessures) au niveau de la peau des poissons. Elle se déclare typiquement au printemps et en automne lorsque la température des bassins est entre 15 et 20°C. La maladie n'est pas forcément mortelle en elle-même, mais les proliférations bactériennes ou fongiques peuvent affaiblir et tuer le poisson. La virémie printanière des carpes est provoquée par un virus extrêmement létal affectant les poissons typiquement au printemps. Des lésions sévères apparaissent, comme des lésions au niveau des yeux, des ulcérations de la peau et des hémorragies sur tous les organes. Comme pour l'Herpesvirus, cette maladie se déclare entre 11 et 17°C.

Approches Thérapeutiques et Préventives pour Rétablir la Santé des Poissons

Face à un poisson qui nage de manière anormale, une approche structurée est indispensable, combinant observation, diagnostic et traitement.

Premiers Pas et Diagnostic :

  • Collecte d'informations : Les spécialistes vont te demander les caractéristiques de ton bac, et sa population, peut-être une photo de ton Frontosa si tu en as la possibilité, depuis quand il a ces symptômes, son âge, enfin tout ce qui peut aider. Il est crucial de donner un maximum de renseignements pour gagner du temps.
  • Observation des autres poissons : Comment se comportent les autres poissons ? Si d'autres poissons sont affectés ou sont décédés subitement, cela indique souvent un problème général de l'eau.
  • Tests d'eau immédiats : Mesure les paramètres de ton eau de conduite avant tout changement. Vérifie les nitrites (NO2), les nitrates (NO3), le KH, le GH et le pH avec des tests fiables.

Mesures Correctives Générales :

  • Changements d'eau massifs : Si les nitrites ne sont pas bons, la première chose à faire en toute urgence est un changement d'eau de 30%. Effectue des changements d'eau d'un tiers jusqu'à ce que le taux de nitrites revienne à zéro.
  • Amélioration de la filtration : Une filtration adéquate est essentielle. Nettoie les mousses et vérifie le bon fonctionnement du système. Une filtration insuffisante contribue à la dégradation de la qualité de l'eau.
  • Révision de l'alimentation : Si le poisson est très goulu, il faut désormais surveiller son alimentation. Fais-le jeûner, puis nourris-le avec des granulés trempés et une alimentation variée, incluant des légumes frais comme la courgette cuite et écrasée pour qu'elle coule.

Traitements Spécifiques :

  • Bains au sel : Si l'amélioration peine à venir, des bains spéciaux peuvent être envisagés. Dans un bac hôpital, ou tout autre récipient temporaire d'une dizaine de litres, ajoute un peu de sel non iodé (sel de Guérande est parfait), une cuillère à café rase pour 5 litres d'eau. Laisse ton poisson se "détendre" dans ce bain pendant 30 minutes, avec un bulleur si tu en as un.
  • Traitements médicamenteux :
    • Contre les infections bactériennes, les infestations de vers ou la constipation, il existe de nombreux traitements spécifiques sur le marché.
    • Si une infection bactérienne est suspectée (et que l'alimentation est équilibrée), tu peux essayer un traitement médicamenteux (médicament type désinfectant général pour poisson d'aquarium).
    • Pour la pourriture des nageoires et d'autres infections bactériennes, des traitements antibiotiques sont indiqués.
  • Gestion des blessures et des lésions : S'il s'agit de blessures, elles peuvent cicatriser. Pour les lésions cutanées (saprolegniose), un traitement par bains spécifiques et l'identification microscopique des causes des plaies cutanées sont nécessaires.
  • Ajustement de l'environnement : Corrige les facteurs de stress identifiés : assure un volume d'eau adéquat, des cachettes, une luminosité appropriée et une cohabitation pacifique.
  • Interventions chirurgicales : Dans le cas de masses abdominales ou de tumeurs cutanées, un retrait chirurgical peut être une option.

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