Si vous voulez apprendre à surfer, vous devez commencer à vous immerger dans la langue aussi bien que dans l’eau. Après tout, le surf est un style de vie, pas seulement un sport, et chaque sous-culture a son jargon. Cette immersion linguistique est essentielle pour comprendre les subtilités d'une pratique qui va bien au-delà de la simple glisse. Parmi les manœuvres les plus emblématiques et les plus recherchées, le tube, également connu sous les appellations de rouleau, barrel ou tuyau, incarne le rêve ultime de tout surfeur. C'est une manœuvre mythique, recherchée par tous les surfeurs, mais aussi l'une des plus techniques et des plus dangereuses. Pour en saisir toute la richesse, il est impératif de décrypter son langage, ses spécificités et les sensations qu'il procure.
I. Le Tube : Définition, Sensation Unique et Appellations Variées
Concrètement, "prendre un tube" signifie que la forme de la vague dessine un tube, et le but est de venir se faire envelopper par ce rouleau avant d’en sortir, sans se faire enfermer. C'est une danse éphémère avec l'océan, un passage dans un tunnel d'eau en mouvement. La sensation provoquée est très courte et très intense à la fois. C’est littéralement l’océan qui enveloppe le surfeur sans pour autant le toucher. On passe dans un tunnel d’océan en mouvement, sans en toucher la paroi ou la lèvre. Pour beaucoup, c'est comme traverser un tunnel sous la mer qui se forme à la surface de l'eau. Le surfeur est littéralement dans une enveloppe où le temps s’arrête, et où l'on vit le moment présent à 100%. Une seule seconde de tube paraît démultipliée, c’est un moment unique. Le rêve de tout surfeur, c’est de se glisser dans un tube. Ou dans un barrel, une caverne, la green room. Rentrer, se faire recouvrir, voir la lèvre verticale puis le rond et si possible, se faufiler hors de la vague - le rêve ultime. L'essentiel est d’entrevoir depuis l’intérieur d’une vague, qu’elle soit impressionnante ou tranquille.
II. La Typologie des Tubes : Des Barrels Spécifiques et Leurs Nuances
Le monde du surf ne se contente pas d'une seule définition du tube ; il en distingue plusieurs formes, chacune avec ses particularités. Les surfeurs distinguent deux types de tubes principaux : le tube landais et le tube hawaïen. Le tube landais consiste à se caler sous la lèvre juste après le take off, c'est-à-dire le démarrage sur la vague. Le tube hawaïen, quant à lui, consiste à freiner sur la vague pour venir se faire envelopper par la lèvre.
Au-delà de cette classification, d'autres expériences et terminologies enrichissent le vocabulaire du tube :
- Le "Shampooing Barrel" : Il s'agit d'un moment où la tête du surfeur passe à peine sous la lèvre de la vague, juste assez pour rincer la chevelure. Ce n'est pas un tube profond, mais une immersion partielle et rapide.
- Le "Tube Tout en Glisse" : Ce type de tube est considéré comme le plus accessible. Le take off se fait à l’Inside, c'est-à-dire dans la zone plus proche du bord où les vagues sont souvent moins grosses. Le surfeur pompe avec la vague jusqu’à ce qu’elle s’ouvre sur la section creuse dans de l’eau moins profonde, bénéficiant de l'aspiration de la section sous sa planche. Une fois bien lancé, il suffit de garder la trajectoire sur la vague et d’admirer le spectacle. Il y a quelque chose de spécial dans ce tube, dans l’anticipation.
- Le "Backdoor Tube" : Réservé aux meilleurs surfeurs, c'est une manœuvre précise qui demande un engagement et une vista exceptionnels. Le surfeur rame sur le côté du pic principal, latéralement par rapport à la plage la section déferlante, si loin à droite qu’on croirait qu’il est mieux placé pour la gauche. Au lieu de cela, il s’engouffre immédiatement dans le tube, s’élançant sous la section puissante. La conscience corporelle nécessaire pour s’adapter à la taille et à la vitesse du tube exige une maîtrise absolue. On dit partir "backdoor" lorsque le surfeur démarre derrière le peak pour s'offrir un tube ou partir plus à l'inside afin d'avoir un mur plus long à surfer ou bénéficier de beaucoup de vitesse. Souvent les surfeurs expérimentés exécutent cette technique afin de tirer le maximum de potentiel de la vague.
- Le "Tube par Erreur" ou "Tube à Contresens" : Une mention spéciale est faite pour ce tube inattendu. Il se produit lorsque le surfeur démarre en choisissant le mauvais côté, par exemple si la vague ouvre à gauche mais qu'il démarre direct dans le tube en partant à droite. C'est un tube à contresens, par erreur.
III. La Maîtrise Technique du Tube : Placement, Timing et Lecture de Vague
Le tube est une manœuvre extrêmement technique car elle regroupe l’ensemble des difficultés que le surfeur peut rencontrer : placement, timing, lecture et position. Pour prendre un tube en surf, il faut un bon engagement car mettre un barrel nécessite d’aller dans des conditions difficiles : vagues creuses, donc avec peu de profondeur d’eau avec une chute qui peut faire peur. Il faut donc un niveau technique élevé pour ne pas se mettre en danger, ne pas être gênant, ne pas risquer de casser sa planche ou de se faire mal.
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Le tube demande un placement maîtrisé à la perfection pendant le take off mais aussi pendant le surf. Le timing entre l’accélération et le freinage doit être parfait pour ne pas se faire enfermer. La lecture de vague doit être anticipative pour pouvoir déterminer quand la vague formera un tube. Il faut aussi adapter sa position : se tenir proche de la paroi, ce qui peut être déséquilibrant.
Dans tous les cas, il faut avoir une rame puissante et une entrée en vague très engagée.
Techniques Frontside (Face à la Vague)
Barrel Landais Frontside : Il faut partir bien à l’intérieur (disons 5m plus dedans) avec la planche en travers, descendre au niveau milieu/bas de vague et poser les deux mains sur la paroi pour être à la bonne distance de la vague. Il faut fléchir les jambes et mettre le poids sur la jambe avant pour pouvoir accélérer et ne pas se faire enfermer. Le regard doit être dirigé vers l’épaule de la vague (au niveau haut de vague) car la trajectoire ne doit pas être descendante, elle doit être plutôt milieu/haute afin de pouvoir sortir du tube.
Barrel Hawaïen Frontside : Ici, la vague ralentit et se met à creuser. On doit faire un bottom (s’écarter de la paroi pour perdre de la vitesse) et freiner, pour se caler dans le creux de la vague afin de se laisser envelopper par la lèvre. On met les mains sur la paroi et on passe le poids sur la jambe avant pour ré-accélérer sur la vague (toujours en gardant cette trajectoire haute, grâce au regard rivé sur le milieu/haut de l’épaule).
Techniques Backside (Dos à la Vague)
Barrel Landais Backside : Ici aussi, il faut se placer plus à l’intérieur (plus ou moins de 5m). Il faut ramer très fort pour avoir le temps de se placer à la perfection sur la ligne de la vague. Le take off ne se fait pas sur les pieds : on pose le genou arrière sur la planche et pied avant à plat. La main arrière attrape le rail de la planche (grab rail) et la main avant touche la paroi de la vague avec la paume. Attention : buste, épaules et regard sont orientés vers l’épaule de la vague (le haut du corps est en torsion). Il faut descendre de travers pour viser le milieu/bas de vague et avoir ensuite une trajectoire en milieu de vague avec le regard vers le haut de l’épaule. Le poids est sur la jambe avant et on tire légèrement sur le rail (pour donner de l’accroche à la planche de surf et de l’accélération).
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Barrel Hawaïen Backside : Tout comme le barrel hawaïen frontside, il faut se freiner pour se mettre sous la lèvre. Il faut descendre devant la paroi pour s’en écarter et perdre de la vitesse. Une fois ralenti, on se remet sous la lèvre, on pose le genou arrière et on attrape le rail en tirant légèrement dessus pour accélérer. La main avant touche l’eau, les épaules et le regard sont orientés vers le milieu/haut de vague, et on est en appui sur la jambe avant. Attraper le rail permet de tenir une position bien groupée et en tirant dessus de faire remonter sans flexion la planche dans la vague pour ajuster son placement.
Il est plus facile de tuber quand on est de face à la vague (frontside) car on arrive mieux à la « lire » (comprendre son déferlement) que quand on lui tourne le dos. Il faut adapter en permanence sa vitesse et sa trajectoire, au déferlement. On commence généralement par se freiner en mettant le poids du corps sur le pied arrière. Quand on est bien calé dans le tube, on accélère en transférant le poids sur la jambe avant.
Une autre technique pour sortir du tube est d'emprunter la sortie par devant (« the doggie door ») dès qu’on sent qu’on ne pourra pas aller plus loin dans le tube qui menace de fermer. On ressort alors tout droit devant le tube par un trou de souris dans le rideau d’eau en train de s’abattre. Le souffle du tube, créé par la compression de l’air, peut déséquilibrer le surfeur, mais il peut aussi donner au surfeur la dernière impulsion pour le recracher du tube avant qu’il ne s’effondre. Il faut tout faire pour éviter de partir avec la lèvre ou de tomber tête la première.
IV. Les Dangers et la Prévention en Tube Riding
Le tube est la manœuvre qui compte le plus d’accidents. Quand on tombe, on chute dans le rouleau, donc on part avec la planche dans le barrel. Le risque de retomber sur la planche et de se mettre un coup violent (éventuellement se blesser avec les dérives) est donc élevé. De plus, en général, il y a peu d’eau, ce qui signifie que l'on peut toucher le fond. Si on touche avec la tête, on peut se blesser les cervicales et provoquer un vrai accident. Pire, si ce fond est dur (corail ou roche), alors le choc peut être extrêmement violent et coupant. La dangerosité du tube vient aussi de sa lèvre qui peut s’abattre sur nous comme une guillotine si on n’y prend pas garde. L’autre risque est de surfer trop haut dans le tube et de se faire happer par la vague comme dans un tambour de machine à laver, où l'on est attiré en haut du tube avant de retomber violemment avec la lèvre.
Lors d’une chute dans un tube, il faut faire le maximum pour s’excentrer de la planche en la jetant devant soi ou en se jetant devant la planche tout en la repoussant vers l’arrière. Si on peut anticiper la chute dans le tube, on essaye de rester à plat sur l’eau en se protégeant la tête et le visage au maximum. Si, au contraire, on ne l’a pas anticipé par manque de temps, ce qui est très souvent le cas, il faut se mettre en boule, toujours en se protégeant la tête et le visage. Dès que la taille de vague est plus consistante, il vaut mieux se mettre en boule à chaque fois.
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V. L'Apprentissage et les Perceptions du Tube : Engagement et Persévérance
Les positions nécessaires pour le tube sont difficiles à tenir car elles sont inhabituelles et l’équilibre est mis en jeu. Pour s'entraîner, il est conseillé d'aller dans de petites à moyennes conditions, où ce sera moins dangereux et où l’on se sent en zone de confort. Il n'y a pas de secret : il faut s’entraîner aux postures un grand nombre de fois pour être à l’aise. On ne peut pas sortir un tube avant de bien maîtriser ses positions.
Quand on voit des sections de vague qui accélèrent ou qui creusent, on tente les positions et on trouve celle qui nous convient le mieux, pour être le plus à l’aise possible (surtout en backside car cela demande de la souplesse). Une fois qu’on arrive bien à tenir les positions barrel, il faudra jouer avec les trajectoires : pour ne pas être trop haut (sinon la lèvre nous jette), ni trop bas (la lèvre nous tombe sur la tête). L'objectif est d'être proche de la paroi et sur la "trimline," la ligne idéale pour la vitesse.
L'expérience du tube est souvent progressive et parfois inattendue. Le premier tube que la plupart des gens prennent n’en est même pas un. Le mur se forme devant vous et la vague commence à vous passer au-dessus de la tête. Vous tendez la main vers le visage et levez les yeux, le cœur débordant de joie, pensant avoir enfin pris un tube. Mais souvent, un ami ou une vidéo révèle que l'on était loin du compte, pas assez profond. Ce n’est pas la fin du monde pour autant, car ça fait toujours plaisir d’être presque dans le tube. Parfois, on peut se retrouver dans le tube par hasard sans le vouloir vraiment, sans en avoir clairement conscience, et c'est un ami qui valide ce "tube inconscient".
De petite expérience, rentrer dans le tube c'est de l'engagement, en sortir c'est de la technique. Cet acte demande de résister à la petite voix dans la tête qui dit "sors de la vague abruti ou tu vas te faire défoncer" et qui, à moins d'un formidable coup de bol, a conscience que rentrer à l'intérieur même de la vague va se solder par un bouillon de première classe. Après, c'est l'instant où tout s'arrête, où on ne pense plus à rien et surtout pas à en sortir les premières fois. Ensuite, une fois "familiarisé" avec ce nouvel environnement, on se dit que ça serait peut-être pas mal d’essayer d’éviter la machine à laver qui suit chaque visite furtive dans le tube. Il est alors évident qu'il est compliqué de générer de la vitesse dans un endroit confiné, où les flexions/extensions doivent être faites en délicatesse et en en limitant l’amplitude, et dans une position généralement recroquevillée. Sinon, on se fait soit choper en bas par l’impact de la lèvre, soit aspirer en haut pour un tour de manège.
La forme physique est importante parce qu'un bon tube en général, c'est un gros coup de rame avant pour avoir un maximum de vitesse avant de partir sur la vague, sauf si vous avez une technique de fou. Le placement est important aussi, pour ne pas être trop profond ou trop à l’extérieur. Une fois qu’on est dedans, il faut y croire, et le regard joue beaucoup aussi, il faut toujours aller vers la sortie. Pour arriver à maîtriser le tube, il faut de l'engagement, mais surtout avoir les vagues pour s'entraîner. Les surfeurs qui maîtrisent le tube à la perfection ont passé des centaines de sessions à s’entraîner, tomber et recommencer.
VI. Le Lexique du Surfeur : Comprendre le Langage de l'Océan
Pour s'immerger pleinement dans la culture du surf et les discussions sur le tube, il est essentiel de maîtriser le jargon spécifique qui l'entoure. Toute personne ne connaissant pas le surf est au moins une fois dans sa vie tombée par hasard sur une discussion de surfeurs. En les écoutant baragouiner des mots en français et anglais, cela peut laisser totalement dans le brouillard. Mais comme dans tous sports, l'intégration se fait notamment par la communication et la compréhension du langage technique.
Les Vagues et les Conditions
- Houle : C'est l'onde qui se propage tout le long des océans et qui vient s'échouer sur les rivages. Celle-ci est à l'origine de la formation des vagues.
- Creux / Curl : C'est la partie de la vague qui devient verticale sous forme de creux concave avant de déferler.
- Lèvre / Lip : C'est la partie de la vague qui créé son déferlement. C'est le rideau d'eau qui tombe et forme le tube.
- Épaule de la vague : La partie de la vague située à l'extrémité du point de déferlement.
- Section (de vague) : Une partie de la vague qui creuse devant soi. Elle peut déferler ou accélérer en creusant.
- Série / Set : On emploie ce terme lorsqu'on voit à l'horizon un nombre de vagues plus grosses que les autres arriver.
- Barre : Une zone où les vagues déferlent en forme de longue barre, souvent difficile à traverser.
- Flat : Un océan plat, sans vagues, aucune chance de surfer.
- On-shore : Le pire vent pour surfer. C'est un vent qui vient de l’océan en direction de la côte. Il affecte beaucoup la qualité du plan d'eau.
- Off-shore : Le meilleur vent pour surfer. Vent venant du rivage en direction de l’océan. Il permet de garder la forme et la courbure de la vague tout en lissant la surface. Les vagues sont alors très régulières et déferlent proprement.
- Glassy : Terme utilisé pour désigner un plan d'eau lisse, une mer d'huile.
- Mushy : Lorsque les vagues sont détériorées par le vent et beaucoup de courant, on dit qu'elles sont mushy.
- Mou : On dit d'une vague qu'elle est molle lorsqu'elle est plate, du moins que sa pente est douce lorsqu'on la voit de profil.
- Bombe : La bombe est une vague de dingue.
- Gros : Quand les vagues sont grosses, on dit tout simplement : "c'est gros!". D'où l'appellation du surf de Gros!
- Overhead : Lorsque les vagues vous dépassent on dit qu'elles sont overhead.
- Forecast : Ce sont les prévisions météo que les surfeurs analysent avec précision sur des sites ou des applications afin de prévoir leur prochaine bonne session.
Le Matériel du Surfeur
- Board (Planche) : Le shape, ou façonnage des planches de surf, est un art à part entière. Des dimensions et des formes différentes, même si elles ne sont que légèrement modifiées, peuvent conduire à des résultats radicalement différents. Un métier à part entière.
- Planches de surf souples (Softboards) : Planches construites en mousse (7-9ft), souvent utilisées par les écoles de surf pour les débutants.
- Longboard (Malibu) : Une planche à une longueur comprise entre 8 et 12 pieds et possède un nez rond. Le longboard est un style de surf en soi où les surfeurs "dansent" sur leur planche.
- Shortboard : Une planche qui a une taille comprise entre 5 et 7 pieds.
- Gun : Une grande planche de surf pointue avec beaucoup de volume, spécialement conçue pour le surf de grosses vagues telles que les vagues de Nazaré, Mavericks ou Waimea.
- Fish : Type de planche en forme de poisson. Généralement ces planches sont larges avec un nose relativement large et un tail en forme de "V" inversé.
- Evolutive : Une planche de surf entre les planches de surf débutants et les planches pour bon surfeur. Assez longue et ronde afin de permettre une rame et un démarrage faciles, ainsi qu'un take-off stable.
- Nose : La partie avant de la planche de surf, de formes différentes en fonction du shape de la planche.
- Tail : La partie arrière d’une planche de surf.
- Rocker : La courbe vers le haut de l’arrière de la planche et du nez. Plus la courbe est élevée, moins la planche aura de vitesse, cependant elle aura plus de stabilité sur des vagues creuses. Ceci évite de piquer du nez lorsqu'on prend une vague.
- Latte : La petite bande de bois incorporée tout le long de la planche, agissant comme une colonne vertébrale.
- Rail : Les bords de votre planche. Ils ont une forme différente en fonction de la planche et de l'effet que l'on recherche à créer, voire le type de vague que l'on désire surfer.
- Ailerons / Fins : Utilisés au bas de la planche de surf, ils fournissent la capacité de direction, de vitesse et de stabilité. Ils sont généralement utilisés par groupes de trois (voir Thruster). Les ailerons sont des éléments de la planche situés dessous et à l’arrière de celle-ci qui servent à donner une direction à la planche. Sans eux la planche tourne sur elle-même comme sur une Alaïa. Au nombre de 1 à 5 sur les différents types de planche.
- Leash : Leash = laisse. On tient sa planche en laisse afin de ne pas la perdre lorsqu'on chute.
- Housse : Une housse dans laquelle on range sa planche de surf pour la protéger des chocs. Il existe deux types : la housse chaussette (en tissu) et la housse de voyage (plus épaisse, rembourrée).
- Quiver : Une panoplie de planches de surf allant de la plus petite à la plus grande.
- Pet / Ding : Un "pet" signifie un trou sur une planche de surf.
Les Manœuvres et Actions
- Ramer : Un surfeur rame, il ne pagaie pas!
- Take off : Autre terme pour le démarrage sur la vague. Le late take-off est un démarrage en retard, sur une vague qui est à la limite de casser, ou qui casse au moment même où vous partez dessus.
- Drop : Le drop est un take-off très vertical à la limite du late take-off. Il se fait en général lorsque les vagues sont assez grosses et que la pente de la vague est verticale et assez longue.
- Canard (Duck-Dive) : Technique permettant de se retourner sous sa planche pour passer sous la vague afin d’éviter d’être poussé jusqu’au rivage. Elle est utilisée avec des planches à faible litrage car elle nécessite de faire couler sa planche sous l'eau.
- Floater : Manœuvre en surf consistant à surfer le dessus de la vague lorsque celle-ci déferle. On surfe le dessus de la lèvre, le lip.
- Cut-back : Une des manœuvres principales du surf, facilement reconnaissable par sa trajectoire horizontale en forme de demi-tour.
- Carve : Une manœuvre radicale qui consiste à "couper" la vague en deux. Elle ressemble à un cut-back mais est beaucoup plus rapide et plus puissante dans une partie plus creuse.
- Roller : La manœuvre la plus répandue en surf et la première qu'un surfeur souhaite réaliser lorsqu'il débute. Il s'agit de faire monter sa planche à la verticale, et de redescendre.
- Re-entry : Manœuvre qui s'effectue lorsqu'une section de la vague déferle vers le surfeur, à sens inverse du déferlement de son sens de déplacement.
- Air / Aérial : Une figure qui consiste à décoller au-dessus de la vague avec sa planche. Le surfeur utilise la vague comme rampe de lancement.
- Hang-Ten : Technique où le surfeur s'avance en positionnant ses 10 orteils au bout du nose de sa planche, principalement sur un longboard à nez large.
- Nose-riding : Style de surf qui consiste à surfer sur l'avant de la planche, le nose.
- Grab / Grab rail : Le fait de venir attraper le rail de sa planche avec ses mains.
- Rail to rail : Technique où le surfeur passe d'un rail à l'autre afin de générer de la vitesse.
- Kick-Out : Technique où le surfeur sort de la vague en sautant par-dessus celle-ci.
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