Bestiaire imaginaire : des créatures mythiques aux capacités de vol et de nage

L’imaginaire collectif est depuis toujours peuplé d’animaux hybrides plus ou moins étranges et effrayants, souvent venus de la mythologie gréco-romaine ou de légendes anciennes. Les créateurs des Pokémon n’ont rien inventé : ces créatures, qu’elles soient terrestres, aquatiques ou aériennes, reflètent une fascination humaine millénaire pour le mélange des espèces et les pouvoirs extraordinaires.

Les créatures terrestres et leurs mystères

Le niffleur est une bête britannique. Duveteuse, noire et dotée d’un long museau, cette créature fouisseuse a une prédilection pour tout ce qui brille. Les gobelins utilisent souvent des niffleurs pour creuser profondément dans la terre à la recherche de trésors. Dans une tout autre veine, le nundu est un mammifère géant semblable au léopard et natif de l’Afrique de l’Est. Malgré sa taille gigantesque, il se déplace silencieusement et est considéré par certains comme la créature la plus dangereuse au monde. Le souffle du nundu est toxique et chargé de maladies. Il peut à lui seul éradiquer des villages entiers.

L’éruptif est une gigantesque créature magique africaine semblable à un rhinocéros. C’est une bête puissante dotée d’une seule longue corne, d’une queue épaisse et d’une carapace solide capable de repousser la plupart des sortilèges. Un botruc est une créature arboricole que l’on trouve dans l’ouest de l’Angleterre, le sud de l’Allemagne et les forêts scandinaves. Plus mystérieux, le catoblépas est un animal aussi bizarre que son nom, qui vient du grec katoblepein « regarder en bas ». C’est en effet une sorte de buffle au cou grêle qui porte sa tête avec difficulté, de telle sorte qu’elle penche toujours vers le sol. Tant mieux pour nous car, selon la légende, quiconque croise son regard meurt immédiatement ! Cité dès l’Antiquité par Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle, le catoblépas est devenu en littérature le symbole de la bêtise. Dans son roman Des éclairs, Jean Echenoz dit du pigeon qu’il est « encore plus con qu’un catoblépas ».

Créatures hybrides : de la mythologie à la réalité

La Chimère, fusion de plusieurs animaux - corps de lion, tête de chèvre, queue couverte d’écailles, langue sifflante tel un serpent - est à la fois terrifiante et puissante. Elle peut en effet réduire à néant quiconque d’un simple claquement de doigts. Selon la mythologie grecque, la Chimère serait la descendante d’un serpent répugnant répondant au nom de Typhon et d’une humaine. C’est Bellérophon, assis sur le dos du cheval ailé Pégase, qui l’aurait terrassé en lui enfonçant sa lance dans la gorge. Quand vous parlez d’une idée chimérique, vous ne savez peut-être pas que vous faites référence à la mythologie grecque. Avant de désigner un projet irréalisable, une illusion, chimère était le nom d’un animal fictif à la tête et au poitrail de lion, au ventre de chèvre, à la queue de dragon, et qui crachait des flammes.

Sur la liste des travaux d’Héraclès, avant un grand nettoyage et deux rapines, figurait le massacre de l’hydre de Lerne, animal aquatique dont le nom vient justement du latin hydra, emprunté au grec hudra, dérivé de hudôr « eau ». La tâche se révéla difficile : chaque fois qu’Héraclès coupait l’une des têtes du monstre, il en repoussait plusieurs. Notre héros eut alors la brillante idée de brûler les cicatrices pour empêcher les têtes secondaires de repousser, et d’enterrer la tête principale, réputée indestructible. Par allusion au mythe, hydre est devenu plus tard le nom d’un animal bien réel, un polype d’eau douce qui a lui aussi la faculté de régénérer les parties de son corps qui sont coupées.

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Le signe astrologique et la constellation du Capricorne portent le nom d’un animal fabuleux à tête et corps de chèvre et à queue de poisson, que Jupiter lui-même aurait placé dans le ciel. Le mot vient du latin capricornus, de caper « bouc » et cornu « corne », formé d’après le grec aigokereus « à corne de bouc ». Dans les processions folkloriques de Provence et d’Espagne, on peut apercevoir l’effigie d’une sorte de dragon à six pattes, à la carapace de tortue et à la tête mi-humaine mi-léonine : c’est la tarasque. Dans la région de Tarascon, on raconte que la bête dévorait les voyageurs qui traversaient le Rhône, jusqu’à ce que sainte Marthe dompte la bête et que les villageois la tuent.

Créatures ailées et légendes du ciel

L’oiseau-tonnerre est une grande créature aviaire originaire des zones arides de l’Arizona aux États-Unis. Il s’apparente fortement au phénix. L’idée résidait dans le nom de la créature. Le doxy, que certains appellent « fée mordeuse », est une petite créature semblable à une fée qui peut d’ailleurs facilement être confondue avec l’une d’elles. Le doxy est couvert de gros poils noirs et possède une paire additionnelle de bras et de jambes. Voici un dessin où j’ai essayé de mélanger certaines caractéristiques d’une grenouille arboricole et d’un papillon de nuit. C’était une créature difficile à maîtriser.

Imaginez une sorte de serpent aux ailes de chauve-souris et aux pattes de cochon. Cet animal sympathique, c’est la guivre, créature légendaire du Moyen Âge. Son nom est resté vivant dans le vocabulaire héraldique, où il désigne la représentation de cette bête ou d’un simple serpent. Guivre vient en effet du latin vipera auquel la vipère, serpent bien réel, doit aussi son nom. Animal fabuleux apparenté au serpent, souvent représenté avec des ailes et des griffes, le dragon doit son nom au latin draco. C’est un emprunt au grec drakôn « serpent », issu du verbe derkomai « je regarde », à cause du regard fixe de l’animal. Le drakkar, célèbre navire des Vikings, porte un nom de la même famille : il fut ainsi appelé à cause de l’emblème sculpté figurant un dragon à la proue.

Les capacités de vol dans le monde animal réel

Si tous les oiseaux possèdent des ailes, certains ne volent pas. Ainsi, le pingouin, le manchot, l’émeu ou encore l’autruche sont inaptes au vol. D’autres animaux peuvent voler bien que dépourvus d’ailes quand des espèces sont invertébrées mais ailées. Techniquement parlant, les chauves-souris sont les seuls mammifères capables de réellement voler. Leurs membres antérieurs (les mains) disposent d’un pouce court et crochu, et de quatre doigts aux os effilés qui sous-tendent une membrane de peau, souple et élastique, assurant la portance. Appelée patagium, cette fine peau très vascularisée et dépourvue de poils est rattachée aux côtés du corps, offrant au chiroptère une grande surface alaire lui garantissant un vol agile et précis.

Aussi appelés colugos, galéopithèques ou cynocéphales, ces espèces sud-asiatiques n’ont de lémurien que le surnom. Une fois posté en hauteur, le colugo se jette dans le vide et plane sur une centaine de mètres, traversant aisément la canopée des forêts tropicales. Ce type de rongeur est classé en 2 groupes distincts : la sous-famille des Pteromyinae, particulièrement répandue en Amérique du Nord, et les Anomaluridés, qui se rencontrent uniquement dans les forêts d'Afrique équatoriale. Juché sur la cime d’un arbre, l’écureuil saute dans le vide, écarte ses membres antérieurs et postérieurs afin de bien tendre son patagium. Utilisant sa queue comme gouvernail, il se dirige ensuite vers l’endroit de son choix et manœuvre habilement entre la végétation, quitte à opérer des virages à plus de 90°.

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Mesurant à peine 6,5 cm de long pour un poids de 10 g, ce petit marsupial arboricole de la famille des Acrobatida vit dans l'est de l'Australie. L'acrobate pygmée est équipé d’une membrane de peau allant des doigts aux coudes, lui offrant une couverture alaire importante par rapport à la longueur de ses membres. Comptant environ 70 espèces, les poissons volants forment la famille des exocétidés. Ces animaux marins arborent 2 ou 4 ailes qui sont en réalité des nageoires pectorales très développées, leur permettant de sauter et de planer hors de l'eau. Parmi les espèces à 2 ailes figure le poisson volant commun qui mesure environ 25 cm et peut voler sur plusieurs dizaines de mètres. Plus surprenant encore, les serpents qui volent ! Telle est la particularité dont sont dotées plusieurs espèces arboricoles originaires d’Asie. Appartenant au genre Chrysopelea, les serpents volants utilisent une technique unique dans le règne animal : ils aplatissent leur corps de manière à adopter une forme aérodynamique.

D'origine asiatique, ces reptiles appartiennent à la famille des Agamidés, aussi connus sous le nom de dragons volants. Pour prendre de l’élan, le lézard chute volontairement d’un arbre et réoriente aussitôt son corps de façon à placer son ventre vers le bas. À l’aide de ses pattes avant, il déplie son patagium et se dirige grâce à ses poignets capables de tourner à 90°. Cette particularité anatomique n’est retrouvée chez aucun autre lézard et serait, à ce titre, une adaptation strictement réservée au vol. Les rhacophores constituent un genre d’amphibiens surnommés grenouilles volantes en raison de leur habileté au vol plané. Ces batraciens asiatiques possèdent de larges pattes composées d’une membrane joignant les doigts et les orteils, à la manière de palmes.

La classification des modes de déplacement

Comment se déplace chaque animal : dans les airs, sur terre, ou dans l’eau ? Cette activité sensorielle sera idéale pour classifier les modes de déplacements des animaux de la planète. Pour réaliser cette activité, vous aurez besoin de trois bacs de taille identique qui permettront de classifier les modes de déplacements de chaque animal. Dans le premier bac, nous ferons la terre, là où vont pouvoir marcher les animaux. Demandez à l’enfant de verser le sable sensoriel et permettez-lui de toucher le sable, de faire des petites montagnes avec, de la transvaser d’une main à l’autre et d’observer le comportement de ce sable.

Dans le deuxième bac, nous ferons le ciel, là où vont pouvoir voler les animaux. Imprimez un fond nuage, demandez à votre enfant de peindre un fond bleu et de coller des boules de coton dessus et voici un ciel (presque) plus vrai que nature ! Dans le troisième bac, nous ferons l’eau, la mer ou l’océan, là où vont pouvoir nager les animaux marins. Versez de l’eau au fond du bac avec quelques gouttes de colorant alimentaire bleu. Une fois les trois bacs prêts, disposez les figurines des animaux tout autour des bacs. Demandez à l’enfant ou au groupe d’enfants de classifier chaque animal en fonction de ses capacités à marcher, à nager, ou à voler. Lorsqu’un enfant ou un groupe d’enfants classe les animaux, posez-leur des questions : que peut faire cet animal ? Marcher, nager, voler… mais aussi sauter, courir, plonger, etc. Quel bruit fait cet animal ? Que ne peut pas faire cet animal ? Le chat ne peut pas voler, la baleine ne peut pas marcher, etc.

La persistance des mythes et des créatures invisibles

Le démiguise peut être trouvé en Extrême-Orient, mais non sans difficulté, puisqu’il est capable de se rendre invisible lorsqu’il se sent menacé et qu’il peut seulement être aperçu par des sorciers expérimentés dans sa capture. Le démiguise est un animal herbivore pacifique, qui ressemble à un singe gracieux avec de grands yeux noirs et tristes, le plus souvent cachés par son poil. Tout son corps est recouvert de longs poils fins, soyeux et argentés. Avec ses longs poils gris et sa peau ridée, c’était un personnage difficile à cerner. Travailler sur le démonzémerveille était un vrai plaisir.

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Si on vous a déjà envoyé à la chasse au dahu, c’est qu’on vous a pris pour un(e) imbécile ! Le dahu est un animal imaginaire à l’affût duquel on poste une personne crédule pour s’en moquer, et auquel on a donné diverses formes, tantôt un oiseau, tantôt un quadrupède dont deux pattes étaient beaucoup plus courtes que les deux autres afin de se tenir plus aisément à flanc de montagne. Son nom est attesté depuis le XIXe siècle et on en trouve plusieurs variantes selon les régions. Plutôt que quand les poules auront des dents, Rabelais préférait l’expression à la venue des coquecigrues, c’est-à-dire… jamais, car cet oiseau est totalement inventé ! L’origine du mot est obscure. Il évoque les noms de différents animaux : coq, cigogne et grue. Le linguiste Pierre Guiraud suggère une formation plus complexe qui donnerait à coquecigrue le sens littéral d’« attente de rien ». Coquecigrue est en tout cas devenu un synonyme littéraire de baliverne et de sornette, employé à propos d’idées absurdes.

La science face aux mystères de la nature

Depuis, d’innombrables animaux ont été rêvés, craints, fantasmés, imaginés par les humains, et les créatures qui appartiennent au folklore de nos régions deviennent parfois… très célèbres ! Avec le développement des sciences naturelles, des chercheurs commencent à s’intéresser de près à ces animaux imaginaires : des explorateurs se lancent sur leurs traces, aux quatre coins du monde, en espérant prouver leur existence. C’est le début de ce qui s’appellera plus tard la cryptozoologie. Ainsi, de nombreux chercheurs se lancent dans la quête de grands monstres aquatiques : le plus célèbre d’entre eux est le monstre du Loch Ness, mais les prétendus dinosaures peuplant les lacs ou les marais ne manquent pas !

Le monstre du Loch Ness, souvent représenté comme une sorte de gigantesque reptile aquatique au long cou, habiterait les profondeurs d’un des plus grands lacs d’Écosse. Aujourd’hui, grâce à l’utilisation de techniques scientifiques contemporaines (caméras immergées, sonars…), on sait avec certitude que « Nessie », comme on le surnomme, n’existe pas. La moindre déclaration au sujet du monstre du Loch Ness fait la une des journaux, alors qu’il est admis que Nessie n’existe que dans notre imagination. Pourquoi cet intérêt pour un animal imaginaire, alors que les chercheurs découvrent entre 15 000 et 18 000 nouvelles espèces animales par an dans le monde ? Probablement parce que les humains s’intéressent principalement aux gros animaux. Pourtant, les petits mammifères et les oiseaux, les insectes et les poissons, comptent tout autant !

Parfois, des enquêtes sur les traces d’animaux disparus depuis longtemps sont relancées par des découvertes mal interprétées : on imagine que ceux-ci auraient en fait survécu, cachés aux yeux des humains. Cela a été le cas du paresseux géant : des restes de ces gigantesques mammifères de plusieurs tonnes, disparus il y a 12 000 ans à la fin de la période glaciaire, ont été retrouvés en 1895 dans une grotte au sud du Chili et, selon les paléontologues, ces restes ne sont pas du tout fossilisés… Ces gigantesques animaux se promèneraient-ils encore dans la région, comme le prétendent certaines rumeurs ? Ni une, ni deux, les explorateurs se sont lancés à leurs trousses, et l’un d’entre eux (un paléontologue nommé André Tournouër) a même juré avoir aperçu un de ces gigantesques paresseux, nageant dans une rivière.

Il arrive aussi que des animaux mystérieux, dont la science n’atteste pas l’existence, soient en fait bien réels et vivent simplement loin des humains ! Ainsi, certains animaux préhistoriques, qu’on croyait disparus à tout jamais, sont encore présents sur Terre : il a fallu attendre 1938 pour découvrir que les cœlacanthes, ces poissons qu’on croyait disparus depuis le Crétacé (il y a 80 millions d’années) existent encore bel et bien. C’est aussi le cas des pécaris du Chaco : on croyait que ces animaux, qui ressemblent à des sangliers, étaient éteints, car on n’en avait trouvé que des fossiles… Mais en 1971, des scientifiques en ont repéré en Argentine, et ils étaient bien plus remuants que leurs congénères fossilisés !

À plusieurs reprises, au cours du XXe siècle, les légendes des populations locales ont permis aux scientifiques de découvrir l’existence d’animaux : c’est par exemple le cas des okapis, que les pygmées Wambutti, habitant les forêts équatoriales du Congo, décrivaient comme des ânes mangeurs de feuilles, qu’ils appelaient atti. Plus récemment, dans les années 1990, des chercheurs ont prouvé l’existence des saolas, des bovidés ressemblant à des antilopes, vivant dans les forêts d’altitude du Vietnam.

Sirènes et lamantins : le poids des mythes

Les sirènes apparaissent pour la première fois en littérature dans L'Odyssée d’Homère, au VIIIe siècle avant notre ère : ce sont des démons qui envoûtent les marins de leurs chants. Dans la mythologie grecque, elles sont souvent dépeintes comme des chimères mi-femmes mi-oiseaux, à la différence des sirènes des légendes nordiques, créatures mi-femmes mi-poissons. Mais quel rapport avec le lamantin, nous direz-vous ? Ce mammifère aquatique serait à l’origine du mythe de la sirène ! On raconte que les marins confondaient autrefois les cris des lamantins (« lamentations ») avec les chants des sirènes. Pourtant, ces cris sont très difficilement perceptibles par l’oreille humaine… Alors, légende ou réalité ?

Ce qui est sûr, c'est que le lamantin appartient à l’ordre des siréniens (Sirenia), établi en 1811 par le zoologiste allemand Illiger. Ce nom aurait notamment été choisi à cause des mamelles pectorales des femelles lamantins, qui gonflent lors de l’allaitement et feraient songer aux poitrines des sirènes !

La richesse symbolique des animaux dans l'histoire

La sphinge de la mythologie grecque est un cruel hybride de femme-lion ailée, qu’Œdipe parvient à vaincre en résolvant son énigme. Mais on trouve aussi cette figure dans la mythologie égyptienne, où le sphinx est une chimère avec un corps de lion et une tête d’homme, qui se dresse devant les grandes pyramides d’Égypte. Le lion occupe une place particulière dans l’imaginaire des hommes et son image effrayante ou protectrice apparaît dans de nombreuses civilisations. Associé aux puissants, il symbolise la force et la détermination, mais aussi parfois le courage et la sagesse.

Dans la mythologie grecque, Lycaon est un roi légendaire d’Arcadie, réputé pour son impiété. Doutant de la nature divine de Zeus, il lui sert à manger de la viande humaine. Indigné, Zeus le foudroie et le transforme en loup. La lycanthropie (transformation d'un homme en loup) a connu une riche postérité dans les arts, notamment dans les littératures fantasy et fantastique ainsi qu’au cinéma… Rien d’étonnant à cela : dans notre société, le loup suscite depuis bien longtemps un mélange de fascination et de peur.

Le mythe d’Arachné est évoqué pour la première fois dans Les Métamorphoses d’Ovide. Jeune femme originaire de Lydie, Arachné s’attire les fureurs d’Athéna en se vantant d’être la plus habile tisseuse du monde. Prise de remords, Athéna décide alors d’offrir une seconde vie à Arachné : elle la change en araignée suspendue à son fil, la condamnant à tisser sa toile pour l'éternité ! Les femelles néphiles dorées, par exemple, capturent leurs proies en construisant une toile géométrique qui peut mesurer jusqu’à un mètre de diamètre !

Le vampire est un personnage emblématique de la littérature fantastique et du cinéma d’horreur. On lui attribue parfois certaines caractéristiques physiques et comportementales des chauves-souris vampires (sous-famille des Desmodontinae), qui vivent la nuit et se nourrissent de sang… Mais saviez-vous que 99 % des chauves-souris ne boivent pas de sang ? En réalité, seules trois espèces actuelles sont hématophages… et elles s’attaquent très rarement aux humains !

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