L'annonce de la disparition de Roger Moore a ravivé des souvenirs impérissables pour de nombreux admirateurs, rappelant instantanément la série culte "Amicalement vôtre". C'est précisément à l'hôtel La Voile d'Or que se sont rencontrés Danny Wilde et Brett Sinclair dans cette production mythique, une association qui allait marquer l'histoire de la télévision. Ce lieu emblématique, immortalisé par la présence des deux héros, reste gravé dans les mémoires, tout comme les scènes où nos deux garçons se retournent au passage d'une jeune femme en bikini ou lorsqu'ils font du ski nautique, tirés par un Riva, dans la baie. Cet héritage, forgé par l'insouciance d'une époque et le charisme de ses interprètes, continue de fasciner, nous invitant à revisiter les origines, le style et l'impact durable de cette série résolument pop et légère.
Les Racines d'un Mythe : De "Le Saint" à "Amicalement Vôtre"
L'idée d'une nouvelle série prend forme en 1969, avec l'achèvement du tournage de "Le Saint", où Roger Moore tient le rôle principal de Simon Templar. Robert Baker, le producteur de l'époque, en quête d'un nouveau concept, écrit un épisode du Saint intitulé "Le Roi", qui peut être considéré comme le véritable pilote de la future série. Dans cet épisode précurseur, Simon Templar fait déjà équipe avec un milliardaire américain, esquissant les contours d'une collaboration à venir. Le concept d'"Amicalement vôtre" est ainsi né de cette graine narrative.
Le développement de la série se voulait ambitieux, avec Lew Grade, alors patron d'ATV, une filiale d'ITV, la première chaîne privée britannique, qui fait d'"Amicalement vôtre" la série britannique la plus chère de l'histoire. Un budget conséquent de plus de 100 000 dollars par épisode est alloué, témoignant de l'importance que les producteurs accordent à cette création. Pour lui conférer un cachet cinématographique distinctif, la série est tournée en 35 mm, une technique qui, combinée à l'expertise des scénaristes issus de "Chapeau melon et bottes de cuir", contribue à son esthétique visuelle sophistiquée. La musique, si reconnaissable et devenue emblématique, est confiée au compositeur John Barry, l'équivalent so british d'Ennio Morricone, qui signera une partition inoubliable, contribuant grandement à l'identité sonore de la série.
Un Casting de Légende et un Duo Inoubliable
Pour ce qui n'est ni plus ni moins qu'un "buddy-movie", le choix des acteurs était crucial. Roger Moore, déjà célèbre pour ses rôles dans "Ivanhoé" et "Le Saint", est engagé le premier. La recherche de son partenaire s'avère délicate : il faut lui trouver un acteur qui ait du répondant mais ne lui fasse pas trop d'ombre. Robert S. Baker, le showrunner, songe successivement à Glenn Ford et Rock Hudson, mais Moore les trouve trop proches de son jeu. Finalement, son dévolu est jeté sur Tony Curtis. Ce choix s'avère judicieux, car l'alchimie entre les deux comédiens devient l'un des piliers du succès de la série. Tout au long des 24 épisodes que compte la série, les comédiens ne cesseront d'improviser, chacun essayant de river son clou à l'autre, créant une dynamique pleine d'humour et de compétition amicale.
L'association de ces deux personnages, l'aristocrate Lord Brett Sinclair et le voyou milliardaire Danny Wilde, fonctionne sur leurs oppositions et leurs complémentarités. Opposés dans leurs manières, leurs goûts vestimentaires, leur humour et leur éducation, ils forment un tandem improbable et irrésistible. Le nouveau riche, un petit marlou, sort de la rue, tandis que Lord Brett Sinclair, avec son flegme distingué, est issu de la noblesse oisive. Cette dualité se reflète dans leurs interactions, l'Américain surnommant souvent l'Anglais beau-parleur "Ta majesté" ou "ton altesse". Sinclair, de son côté, prompt à rappeler les ramifications de son arbre généalogique, peut dégainer à Wilde, courbé en deux pour batailler contre la serrure d'une porte rétive à s'ouvrir, des répliques cinglantes comme : "Inutile de t'agenouiller, j'ai l'esprit démocratique".
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Le doublage français a également joué un rôle essentiel dans le succès de la série en France. Les voix françaises qui les doublent, Claude Bertrand pour Roger Moore et Michel Roux pour Tony Curtis, ont su parfaitement rendre compte de ce qui fait le sel de la série : leur ironie. Elles ont contribué à forger l'image culte des personnages dans l'hexagone, offrant aux téléspectateurs une expérience mémorable.
Le Cadre Enchanté de la Côte d'Azur : L'Hôtel La Voile d'Or
La Côte d'Azur et l'hôtel La Voile d'Or, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, ne sont pas de simples décors, mais des personnages à part entière de la série. En mai 1970, Roger Moore est déjà sur la Côte d'Azur, où il récupère d'une opération d'un calcul rénal chez un ami, au Cap Ferrat. Son hôte héberge également un ami commun : David Niven. C'est dans ce contexte idyllique que nos deux acteurs, Roger Moore et Tony Curtis, prennent leurs quartiers à La Voile d'Or, dans deux suites identiques. Bon nombre de scènes des premiers épisodes se dérouleront dans l'hôtel, qu'on voit, du reste, très bien dans le générique, renforçant l'association indissociable entre le lieu et la série.
L'hôtel La Voile d'Or lui-même possède une histoire riche et fascinante. C'est en 1904 que la maison des douaniers de Saint-Jean-Cap-Ferrat est détruite pour laisser place à l'hôtel du Parc, un modeste établissement construit par une famille de Saint-Jean, les Farault. En 1914, Paris Singer, le fils de l'inventeur de la machine à coudre, devient propriétaire des lieux. Ces derniers sont ensuite rachetés, en 1933, par un metteur en scène anglais, le capitaine Powell. Enfin, vient le tour de la famille Lorenzi, des restaurateurs niçois, qui en feront ce qu'il est aujourd'hui : un palace de 50 chambres et l'un des endroits les plus élégants de la planète. Il y a des hôtels qui ne mourront jamais, et La Voile d'Or, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, est de ceux-là. Rien ne semble y avoir changé : la lumière, le soir, qui tombe sur cette belle façade beige et ses tuiles rouges à l'italienne, la piscine d'eau de mer, avec la vue féerique sur Beaulieu et les drapeaux qui flottent au vent, tout concourt à maintenir cette atmosphère d'élégance intemporelle.
Le Style "Effortless" et l'Âge d'Or de l'Innocence
Le style d'"Amicalement vôtre" est résolument pop et léger, reflétant l'insouciance du début des années 1970. Ces deux désœuvrés s'asticotent sur la recette du Martini Dry (combien d'olives ?) et conduisent à fond les ballons leur Dino 246 GT et leur Aston Martin DBS. Ces véhicules iconiques contribuent à l'image glamour et sophistiquée de la série. Danny Wilde ne se sépare jamais de ses gants de cuir, tandis que Sinclair porte d'avantageux sous-pulls acryliques bleu pétrole et des peignoirs bleu aussi brodés de ses armoiries, des détails vestimentaires qui définissent leurs personnalités distinctes.
Accessoirement, ils courent après des hommes d'affaires véreux ou confondent de ravissantes pépées pour le compte du juge Fulton, mais passent d'abord leur temps à badiner. Chez eux, tout semble "effortless", comme disent les Anglo-Saxons. En 1972, date du début de la diffusion de la série en France sur l'ORTF, le choc pétrolier n'a pas encore eu lieu, et le monde est encore insouciant. Cette atmosphère d'aisance et de légèreté, associée à un certain luxe, contribue au charme intemporel de la série. Le générique mythique s'ouvre d'ailleurs sur l'apparition de deux dossiers, rouge pour Danny Wilde (Tony Curtis) et bleu pour Brett Sinclair (Roger Moore), au son de la musique de John Barry, et déroule la vie des deux héros. Il présente le base-ball dans le Bronx, puis les paquets de dollars rapidement acquis dans le forage de pétrole pour Daniel Wilde dit Danny, et les courses d'aviron à Oxford et de chevaux à Ascott pour Sinclair. Il montre ensuite, par le biais d'un "split screen", l'inclination pour le ski nautique, les nuits au casino et les jolies filles - de préférence en bikini - du tandem.
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Intrigue, Ambiguïté et Thèmes Sous-jacents
Dès le début, l'enjeu d'"Amicalement vôtre" est clair : sous couvert d'intrigues policières, la série, nommée "The Persuaders" dans la langue de Shakespeare, joue sur deux tableaux. Elle oppose un nouveau monde arrogant à un vieux continent essoufflé, et explore également la lutte des classes. Le juge Fulton, magistrat à la retraite qui apparaît dès le premier épisode, est l'instigateur de la rencontre et de l'association de Wilde et Sinclair. Il utilise les compétences des deux amis pour résoudre diverses affaires, servant de catalyseur à leurs aventures.
Certains ont voulu voir en ces deux play-boys un couple "crypto-gay", puisque ces deux-là passent 75% de leur temps ensemble et que Wilde adore prendre son camarade par le bras. Des détails subliminaux, comme le fait que Curtis ait joué à merveille le rôle d'un travesti dans "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder et n'ait pas hésité à montrer son torse huilé dans "Spartacus" de Stanley Kubrick, ont alimenté cette lecture. Cependant, toute intéressante soit-elle, cette interprétation reste jusqu'ici purement théorique, la série étant avant tout une célébration de l'amitié masculine et de l'aventure.
Les intrigues policières sont souvent le point de départ de leurs péripéties. Par exemple, lors d'une compétition amicale en ski nautique sur la Côte d'Azur, Danny Wilde et Brett Sinclair découvrent le corps sans vie d'une jeune femme. Les deux amis émettent des doutes quant au caractère accidentel de la mort de cette jeune fille. Alertant la police, ils sont atterrés par le manque d'empressement du lieutenant à démêler l'affaire. Ils décident alors de résoudre seuls le meurtre de cette pauvre fille, ignorant que le juge Fulton est derrière toute l'affaire. Un autre incident notable voit Michelle Devigne, la nièce d'un grand bijoutier, échapper de justesse à un attentat à l'aéroport de Nice. Pour tout le monde, y compris Brett, c'est Danny, qui se trouvait juste à côté de la jeune femme, qui était en réalité visé.
Détail des Épisodes et des Réalisateurs
La série "Amicalement vôtre" comprend une saison de 24 épisodes, diffusés du 17 septembre 1971 au 25 février 1972 sur la chaîne britannique ITV. Les aventures de Brett Sinclair et de Danny Wilde furent habilement mélangées, avec des épisodes tournés en France durant l'été 1970 et d'autres ultérieurement en Angleterre, jusqu'en juin 1971. Cette alternance particulière est notamment remarquable en étudiant les intrigues des épisodes 18 à 24.
L'épisode 1.01, "Premier contact" (Overture), diffusé le 17 septembre 1971 sur ITV et le 03 octobre 1972 en France, marque le début des aventures du duo. Après une bagarre dans un restaurant de la Côte d'Azur, Lord Brett Sinclair et Danny Wilde se voient proposer une alternative par le juge Fulton : aller en prison pendant 90 jours ou bien remplir la première d'une longue série de missions au caractère très particulier. Réalisé par Basil Dearden, cet épisode introduit le concept fondateur de la série. Basil Dearden, réalisateur de cet épisode, avait une carrière cinématographique notable. Il commença sa carrière de cinéaste au sein des studios Ealing, co-réalisant des comédies avec Will Hay, comme "The Goose Steps Out" (1942) et "My Learned Friend" (1943). En 1945, il figura parmi les auteurs du classique du cinéma d'épouvante "Au cœur de la nuit" ("Dead of Night"). L'un de ses derniers films de sa période Ealing fut "Police sans armes / La Lampe bleue" ("The Blue Lamp", 1950), un drame policier dans lequel apparaissait pour la première fois le personnage de "Dixon de Dock Green". Plus tard dans sa carrière, il s'associa avec l'écrivain et producteur Michael Relph, et ensemble ils dirigèrent des films aux sujets rarement abordés dans des films des années 1950 et du début des années 1960, comme l'homosexualité dans "La Victime" ("Victim", 1961) et les relations interraciales dans "Les Trafiquants du Dunbar" ("Pool of London", 1951) et "Opération Scotland Yard" ("Sapphire", 1959). À la fin des années 1960, Dearden mit également en scène quelques films à grand spectacle comme "Khartoum" (1966), avec Charlton Heston, et la comédie noire située dans le cadre de l'époque victorienne : "Assassinats en tous genres" ("The Assassination Bureau", 1969). Son dernier film fut "La Seconde mort d'Harold Pelham" ("The Man Who Haunted Himself"), en 1970, avec Roger Moore, avec qui il avait également tourné quelques épisodes de la série télévisée "Amicalement vôtre" peu après. Dearden se tua dans un accident de la route, le 23 mars 1971.
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L'épisode 1.02, "Les pièces d'or" (The Gold Napoleon), diffusé le 24 septembre 1971 sur ITV, met en scène une intrigue à l'aéroport. Dans un aéroport, une jeune femme, Michelle Devigne, nièce d'un grand bijoutier, est atteinte par un coup de revolver alors qu'elle discutait avec Danny. La question se pose : était-elle vraiment la cible ou en voulait-on à Danny Wilde ? Cet épisode est réalisé par Roy Ward Baker. Les premiers pas au cinéma de Roy Ward Baker se firent de 1934 à 1939, où il travailla pour Gainsborough Pictures, une société de production britannique. Il commença par des petits boulots, mais en 1938, il était parvenu à se hisser au rang d'assistant-réalisateur d'Alfred Hitchcock sur le film "Une femme disparaît". Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut transféré dans l'Unité cinématographique de l'armée, où ses talents furent employés à la réalisation de documentaires et de films destinés à la formation des troupes. C'est Eric Ambler qui, une fois le conflit terminé, en 1947, lui donna sa première grande chance en lui confiant la direction de "The October Man". C'est également Ambler qui signa l'adaptation du livre de Walter Lord, "A Night to Remember", pour la version cinématographique de Baker, sortie en 1958, et connue sous le titre "Atlantique, latitude 41°". Au début des années 1950, Baker travailla à Hollywood où il dirigea Marilyn Monroe dans "Troublez-moi ce soir" ("Don't Bother to Knock", 1952) et Robert Ryan dans le film réalisé en 3D "Inferno" (1953). Il retourna en Grande-Bretagne à la fin de cette décennie, et se dirigea vers la télévision, réalisant des épisodes de "Chapeau melon et bottes de cuir", "Le Saint" et "Les Champions". L'expérience d'une production télévisuelle limitée dans ses budgets lui permit d'embrayer sans problèmes vers une nouvelle carrière dans le cinéma d'horreur à l'anglaise, sans grands moyens mais bourré d'imagination, dirigeant alors, entre autres "Les Monstres de l'espace" ("Quatermass and the Pit", 1967), "The Vampire Lovers" (1970) et "Les Cicatrices de Dracula" ("Scars of Dracula", 1970) pour la Hammer, et "Asylum" (1972) pour Amicus. Il dirigea également Bette Davis dans la comédie noire "The Anniversary" (1968). À la fin des années 1970, il revint à la télévision, et tout au long des années 1980 il continua à travailler sur des séries telle que "Minder". Il se retira en 1992, participant par la suite à des interviews pour des bonus DVD et à une série documentaire de BBC 2 consacrée au cinéma britannique en 2007.
"Sept millions de livres" (Take Seven), épisode 1.03, diffusé le 01 octobre 1971, voit un jeune homme, supposé mort depuis l'âge de trois ans, revenir plusieurs années après, réclamant sa part de l'héritage. La sœur de ce soi-disant "frère" ne voit en celui-ci qu'un imposteur. Brett et Danny sont alors mis sur l'affaire.
L'épisode 1.04, "Un rôle en or" (Greensleeves), diffusé le 08 octobre 1971, implique Brett et Danny dans un complot international. Un manoir où Brett se rend très rarement est habité, alors qu'il n'était pas au courant, par des inconnus. Brett et Danny se mettent à enquêter et découvrent que ces curieux et inattendus locataires prévoient un complot visant un chef d'État africain, ancien ami d'université de Brett. Rosemary Nicols, présente dans cet épisode, avait été la vedette de la série "Département S" aux côtés de Peter Wyngarde et de Joel Fabiani en 1968.
"La danseuse" (Powerswitch), épisode 1.05, diffusé le 15 octobre 1971 et réalisé par Basil Dearden, est particulièrement pertinent pour le thème de l'article. Au cours d'une séance de ski nautique, nos deux compères découvrent le cadavre d'une jeune fille et décident de mener l'enquête sur cette curieuse disparition qui semble laisser de glace la police française.
Dans "Le complot" (The Time & The Place), épisode 1.06, diffusé le 22 octobre 1971 et réalisé par Roger Moore lui-même, Danny est persuadé d'avoir vu un cadavre sur les terres de Lord Croxley, mais celui-ci a disparu. On retrouve peu après ce même homme, supposé mort, dans un accident de voiture.
L'épisode 1.07, "Quelqu'un dans mon genre" (Someone Like Me), diffusé le 29 octobre 1971 et réalisé par Roy Ward Baker, explore une intrigue d'usurpation d'identité. Brett, après avoir été enlevé puis hospitalisé, est persuadé, à son retour chez lui, qu'on aurait fabriqué un double de sa personne, qui serait censé éliminer un puissant financier du nom de Sam Milford.
"Le mot de passe" (Anyone Can Play), épisode 1.08, diffusé le 05 novembre 1971 et réalisé par Leslie Norman, plonge Danny dans une mésaventure inattendue. Alors qu'il joue au casino, Danny prononce malencontreusement une phrase qui s'avère être un mot de passe. On lui remet donc une forte somme d'argent, le prenant pour un autre. Leslie Norman, décédé le 18 février 1993 à Londres, est un immense réalisateur de séries outre-manche avec pas moins de 21 épisodes pour "Le Saint" et 7 pour "Amicalement Vôtre", ce qui en fait le contributeur principal pour cette dernière.
L'épisode 1.09, "Un drôle d'oiseau" (The Old, the New & the Deadly), diffusé le 12 novembre 1971 et également réalisé par Leslie Norman, met Danny en difficulté. Danny est pris en photo par un journaliste, avec entre ses mains une statuette qui représente un aigle. Or, ce dernier s'avère être une statue qui a été signée de la main même d'Adolf Hitler ! Ce cliché va alors lui causer bien des soucis.
Dans "Un ami d'enfance" (Angie… Angie), épisode 1.10, diffusé le 19 novembre 1971 et réalisé par Val Guest, Danny est ravi de retrouver à Cannes Angie, un copain d'enfance. Toutefois, Brett Sinclair et le juge Fulton en viennent à se méfier de celui-ci qui semble être plus ou moins lié à la tentative d'assassinat d'une personnalité présente lors du festival. Val Guest, scénariste et réalisateur britannique né le 11 décembre 1911 à Londres et décédé le 10 mai 2006, est connu pour des films comme "Quand les dinosaures dominaient le monde" en 1970, et la co-réalisation de "Casino Royale" en 1967. Pour le petit écran, il a participé à des séries telles que "L'Aventurier", avec Gene Barry, et "Cosmos 1999".
"Un enchaînement de circonstances" (Chain of Events), épisode 1.11, diffusé le 26 novembre 1971, continue les aventures du duo. Il illustre le caractère complexe et parfois surréaliste des situations dans lesquelles les deux héros se trouvent plongés.
Un Phénomène de Diffusion en France
La série "Amicalement vôtre" a connu une histoire de diffusion particulièrement riche et mouvementée en France, contribuant à son statut de série culte. Elle fut diffusée pour la première fois du 03 octobre au 13 décembre 1972 sur la 2ème chaîne de l'ORTF. Le succès fut tel qu'une nouvelle diffusion eut lieu du 07 avril au 02 juin 1973 sur la même chaîne, suivie d'une autre rediffusion du 19 avril au 06 juin 1974.
Son passage à une audience plus large se fit avec une rediffusion du 14 septembre 1974 au 01 février 1975 dans les émissions populaires "La Une est à Vous" et "Samedi est à Vous", marquant son intégration dans le paysage audiovisuel français. Des rediffusions partielles eurent lieu du 11 juillet au 01 août 1976 sur Antenne 2, puis sur TF1 du 24 septembre au 05 novembre 1977 et du 27 janvier au 12 mai 1979. De nouvelles rediffusions partielles se sont succédé sur TF1 du 27 avril au 22 juin 1982 et du 29 novembre au 13 décembre 1983.
La série fit son retour sur Antenne 2 du 05 avril au 26 juillet 1986. Par la suite, la série fut maintes fois rediffusée, notamment par M6, chaîne qui a souvent cultivé l'amour des séries cultes. Plus récemment, Paris Première l'a programmée en décembre 2006, puis entre juillet et août 2010. Elle a également fait l'objet de nouvelles rediffusions en avril-mai 2019 sur Paris Première, et est prévue pour de nouvelles diffusions au cours de l'été 2024 et 2025, toujours sur Paris Première, témoignant de sa popularité indéfectible et de sa capacité à conquérir de nouvelles générations de spectateurs. Paris Première diffuse d'ailleurs l'intégralité de la série, en version HD remastérisée, à partir du 25 juin, suivie d'un documentaire inédit "Amicalement vôtre : Hollywood au service de sa majesté", produit par Rockyrama.