L'Aménagement d'un Voilier de 20 Mètres : Entre Vision, Fonctionnalité et Innovation

L'idée d'aménager un voilier de 20 mètres représente souvent bien plus qu'un simple projet de construction navale ; c'est, pour beaucoup, une aspiration profonde qui, même si "pour l'instant c'est un simple jeu," pourrait un jour "devenir réalité." Ce rêve est souvent alimenté par le désir de créer une embarcation "en forme parce que c'est beau," où, une fois peint, "on ne peut pas deviner le matériaux," combinant ainsi esthétisme et robustesse discrète. L'ambition peut être de réaliser "un bateau à la Moitessier mais qui soit beau par la même occasion," cherchant l'équilibre entre l'esprit d'aventure et une esthétique raffinée.

La conception d'un tel navire repose sur une philosophie claire : celle d'un bateau "bien étudié à la base, bien pensé, où les équipements sont facilement accessibles et contrôlables." Il s'agit d'une approche pragmatique visant à faciliter la vie à bord et la maintenance, avec une exigence de détails pratiques comme "une cale moteur où on n'est pas obligé de ramper," du "vaigrage bois dévissable facilement pour contrôler les soudures," et des "vannes accessibles." Cette vision prouve que de tels projets, souvent perçus comme inaccessibles, sont "faisables sans être millionnaire," comme "plein l'ont prouvé."

La Vision Idéale du Voilier de 20 Mètres

La question "20 m pour quoi faire ?" est fondamentale. Un voilier de cette taille ouvre des horizons vastes, allant de la grande croisière hauturière au simple plaisir de la vie en mer. Il est clair que pour un tel projet, les priorités se distinguent de celles d'un bateau de régate. Il n'y a "pas besoin de super centrale de nav machinchose ou le pilote reçoit la température du café par NMEA," car "c'est pas un bateau de régate ça, c'est clair." L'accent est mis sur la fiabilité, la simplicité et l'autonomie, plutôt que sur la performance pure ou la technologie superflue.

Malgré cette approche axée sur la simplicité et la fonctionnalité, il ne faut pas sous-estimer le coût de certains éléments essentiels. Il demeure des "choses très chères, moteur, groupe électrogène, etc…" L'objectif n'est pas nécessairement un bateau "pas cher," car ce terme "ne veut strictement rien dire" sans contexte, mais plutôt un bateau à la valeur optimisée par une conception intelligente et une maintenance simplifiée. Le "rêve et l'espoir font vivre," et la possibilité de vivre à bord de "La Ceci" pendant la période du Covid, en télétravail le matin, en témoigne, soulignant l'importance d'une planification anticipée pour l'autonomie au mouillage. Des installations comme un portique dessiné par un artisan, des panneaux solaires prêts à être installés et une batterie bien choisie sont des étapes cruciales vers cette autonomie.

Choix des Matériaux et Robustesse Structurelle

Le choix du matériau est un aspect primordial dans la conception d'un voilier de 20 mètres, influençant à la fois le coût, la durabilité et l'esthétique finale. Des interrogations se posent sur le coût en "quantité d'acier par exemple," suggérant que l'acier est une option envisagée pour sa robustesse. Cependant, d'autres matériaux sont également pertinents. Le bois, par exemple, évoque une tradition artisanale forte, comme le rappellent les "plusieurs gros bateaux en bois" vus "à Locmiquélic Pen Mané," dont l'un appartenait à "deux frères charpentiers de marine." L'aluminium est également une option prisée, car, comme le souligne un intervenant, "l'alu, c'est bien!" Chacun de ces matériaux présente ses avantages et ses inconvénients en termes de résistance, de poids, de coût et de facilité de mise en œuvre.

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Au-delà de la coque, le gréement et la structure générale du bateau sont essentiels pour la sécurité et la performance. Les haubans sont souvent composés de "câble inox souple avec serre-câbles," une solution éprouvée pour sa fiabilité. La "construction rigide du pont, signée CATANA Group, garantit stabilité et performances sous voile," comme le démontrent les catamarans modernes. Un bateau "ponté entièrement" peut offrir "stabilité et sécurité même en haute mer," un critère non négligeable pour les longues navigations. De plus, une "coque en forme parfaitement proportionnée par rapport à la superstructure de pont" contribue non seulement à l'esthétique, mais aussi à la bonne tenue en mer, réduisant la prise au vent et le poids nuisible à la raideur.

Repenser les Aménagements Intérieurs : Au-delà des Conventions

L'un des défis majeurs dans l'aménagement d'un voilier de 20 mètres réside dans la recherche d'originalité et de fonctionnalité, face à une certaine uniformité des conceptions. Il y a souvent une "déception par le manque d'originalité des aménagements intérieurs." En effet, "de 30 à 50 pieds on trouve à peu près la même disposition tristounette : 1 ou deux cabines derrière, une devant, le carré en plein milieu, la table à carte sur le côté, la cuisine en face." Bien que l'on se doute "qu'il n'y a pas 36 solutions pour caser tout ça," l'espoir est "qu'il doit bien exister quelque part dans le monde un designer audacieux qui proposerait autre chose ?"

Les pistes d'innovation sont multiples. On rêve d'un "aménagement type loft "mono space"" ou de "couchettes escamotables permettant de moduler l'espace," voire d'une "cuisine originale." La comparaison avec les camping-cars est souvent révélatrice : "par rapport à mon ex-camping car je trouve peu d'astuces dans les aménagements des bateaux." Les exemples de tables avec "deux (énormes) pieds" à remplacer sur un Dufour 410, par opposition aux pieds articulés et repliables d'un camping-car, illustrent cette lacune. Les "énormes tables de pique-nique qui encombrent le cockpit" et la conception souvent peu pratique des "panneaux de descente," avec leurs "trucs coulissants et les planches en bois amovibles derrière," ou les "doubles portes en plexi incroyablement peu pratiques" qui deviennent un "piège à doigts," sont d'autres points soulevant le besoin d'innovation. Le problème fondamental est que "le bateau, c'est que ça bouge," ce qui impose des contraintes spécifiques mais ne doit pas brider la créativité.

En ce qui concerne les espaces de vie, l'optimisation des volumes est cruciale pour "proposer des espaces de vie vraiment confortables." Des mains courantes contournant les banquettes sont le "fruit d'un véritable travail d'artisan" et offrent "toujours plus de sécurité." La cuisine, souvent le cœur du bateau, est un point central de l'aménagement ; "à partir de 10m, une cuisine en U ou rien," est une opinion partagée, reflétant l'importance d'un espace fonctionnel et convivial. Les rangements sont également une priorité, avec "de nombreux équipets de rangements latéraux" et "nombreux coffres de rangement sous les couchettes." L'intégration d'un "bloc cuisine complet avec réchaud à gaz, évier et eau sous pression" est un standard attendu. La priorité est aussi souvent donnée au "confort de 4 belles couchettes XXL." Les aménagements légers sont préférables, car "ces emménagements ne grèvent pas le devis de poids du bateau," ce qui est "aux antipodes des boiseries massives et des emménagements de maisons de poupées - cuisines inexploitables ou cabine arrière façon niches - que l’on a trop vues ces dernières années."

Modernisation Esthétique et Fonctionnelle de l'Intérieur

Les "goûts ne sont pas seulement différents, ils évoluent également au fil du temps," et cela "vaut également pour l'aménagement intérieur des yachts." Ces dernières années, "rares sont les chantiers navals qui ne proposent pas un intérieur clair," même des "constructeurs de bateaux scandinaves comme Hallberg-Rassy, X-Yachts ou Faurby proposent depuis longtemps plus que le traditionnel acajou et teck." Cette tendance contraste fortement avec le "marché des bateaux d'occasion, où le bois sombre domine." Si ces "placages sont d'excellente facture et d'une qualité difficilement abordable aujourd'hui," ils peuvent aussi être perçus comme "caverneux et vieillot," d'autant plus que "les teintes sombres rétrécissent encore davantage l'espace intérieur des yachts plus anciens, qui est restreint par rapport aux normes actuelles."

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Pour "moderniser ces grottes en bois," des bureaux d'études comme Judel/Vrolijk & Co, avec l'aide de l'intérieur-créatrice Ann Cathrein Jacobsen, ont exploré des mesures de design. Ces experts donnent des conseils sur "comment gérer le contraste et les lignes" et "comment trouver les bonnes proportions." Le défi est de taille, car l'idée de "faire disparaître le noble placage derrière une couche de peinture est un frein pour de nombreux propriétaires," d'autant plus qu'un "retour en arrière n'est généralement pas possible, ou seulement au prix de très gros efforts."

La simulation est une étape clé avant toute transformation. Plutôt que de se fier uniquement à des "simulations tridimensionnelles sur ordinateur" souvent inadaptées aux "yachts plus anciens," une méthode simple et efficace est de "masquer provisoirement les surfaces avec du papier blanc." Pour cela, un simple "papier peint intissé," disponible pour "moins de 20 euros," suffit. Ce matériau "finement structuré, mais possède un envers lisse et satiné qui se rapproche de l'impression d'une peinture ou d'un revêtement mat." Pour l'appliquer temporairement, il suffit d'utiliser du "ruban adhésif double face pour moquette," en prenant soin, pour une application prolongée, de choisir un adhésif qui "puisse être retiré sans laisser de traces." Cette "méthode est non seulement imbattable du point de vue des coûts, elle est également polyvalente" et "donne de meilleures impressions que n'importe quelle simulation tridimensionnelle sur ordinateur," offrant tous les angles de vue et un effet réaliste sur l'éclairage et les ombres.

Cette simulation permet d'"identifier les points problématiques et les incohérences," comme une "transition entre la cloison et le revêtement de pont déjà blanc, dont la teinte est légèrement différente." Elle révèle aussi des "incohérences visuelles avec les détails d'aménagement existants," où des éléments comme les "lampes de lecture couleur laiton et les pieds de maintien de la main courante en teck" peuvent soudain "faire l'effet de corps étrangers" avec des "cloisons et des placards blancs," nécessitant alors une modernisation. À l'inverse, des "coussins bleu foncé récemment achetés se sont bien intégrés dans le design blanc" et "sont même beaucoup mieux mis en valeur."

Un projet concret de rénovation pour un LM 290 Mermaid vieux de 36 ans, visant à moderniser un intérieur "extrêmement chargé en bois" qui le rendait "relativement sombre sous le pont," a prouvé la faisabilité de ces transformations. L'objectif était d'obtenir des "cloisons claires, un nouveau plancher, un panneau de pont supplémentaire et un éclairage LED étendu," avec un budget "ne dépassant pas 5 000 euros" et un temps estimé à "environ 100 heures." Au lieu de peindre, l'utilisation d'un "revêtement Resopal" était envisagée. Les "cloisons seraient entièrement blanches, à l'exception des chants," en conservant le "cadre de porte et les caches du stratifié d'angle comme éléments en teck." Une "fine baguette de teck" dissimulera la transition avec le "revêtement en fibre de verre de la superstructure et du pont latéral." Les "panneaux de l'habillage du plafond seront blancs," mais avec du vernis, pour faciliter le remontage. Les moulures sont conservées "en tant que contraste" pour "allonger visuellement le salon." Pour les "placards et les façades de la cuisine, les remplissages sont recouverts d'un revêtement blanc," et le plancher retrouve "un aspect bateau en teck avec des veines claires, mais sous forme de stratifié plastique robuste."

Globalement, pour créer une "impression générale plus lumineuse," il est utile de "peindre ou pelliculer certaines surfaces de couleur claire," en jouant sur le "contraste clair-obscur." Cette "répartition de la lumière et de l'obscurité influence également l'effet général de la pièce" et peut "faire paraître une pièce plus courte, plus étroite ou plus basse, ou produire l'effet inverse." Pour "mettre en valeur le plafond, par exemple, celui-ci doit être plus clair que les murs," car il est "difficile d'obtenir une impression générale de luminosité avec des plafonds sombres en bois." Les "dégradés de lignes peuvent également être utilisés." Pour éviter que les "grandes surfaces uniformes" ne paraissent "ennuyeuses" ou "trop dominantes," un "simple mélange de matériaux, par exemple des parties de surface en bois et des parties peintes en blanc, peut déjà avoir un effet énorme." Il est souvent suffisant de diviser la surface en deux optiquement.

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Équipements et Autonomie à Bord

L'aménagement d'un voilier de 20 mètres va bien au-delà de l'esthétique et de la disposition des espaces ; il englobe également l'intégration de systèmes et d'équipements essentiels à la vie à bord et à l'autonomie. La planification des "installations nécessaires pour être autonome au mouillage" est cruciale. Cela inclut le dessin et la fabrication d'un portique, l'installation de "panneaux solaires" et le choix judicieux de la "batterie."

L'éclairage est un domaine où des modernisations significatives peuvent améliorer le confort et l'efficacité énergétique. Un "éclairage LED étendu" est souvent une option privilégiée. Les systèmes d'éclairage existants sur les bateaux plus anciens peuvent être obsolètes, comme un "éclairage actuel datant des années quatre-vingt" qui ne fait que plonger la cuisinière et le plan de travail "dans une lueur morne." Pour un meilleur confort, l'installation d'un "éclairage LED réglable au sol, qui pourra être activé avant que l'on ne pénètre dans l'escalier de la descente," est une solution très pratique, évitant de "grimper dans le bateau pour s'éclairer" dans l'obscurité. De même, les "conditions d'éclairage dans l'office méritent également d'être améliorées." Au-delà de l'éclairage, d'autres équipements spécifiques peuvent apporter des améliorations notables, tel qu'un "démarreur à ressort," qualifié de "très bonne solution."

L'Inspiration des Grands et Nouveaux Modèles

Les chantiers navals proposent des modèles qui incarnent les tendances actuelles et futures de l'aménagement des grands voiliers. Le Pilot Saloon 58, par exemple, est un "bateau raide à la toile et performant à toutes les allures," doté d'une "quille avec bulbe de 2,30 mètres de tirant d’eau" et d'un "mât de 22 m." Son "carré est surélevé pour garantir une luminosité optimale," et ses "volumes à bord ont été optimisés" pour des "espaces de vie vraiment confortables." La "vaste cabine du propriétaire dispose d’un bureau et de sa propre salle d’eau avec douche séparée," témoignant d'un aménagement de luxe.

Le Dufour 54 est un "nouveau voilier haut de gamme" qui offre un "plaisir à la barre exceptionnel, même en équipage réduit." Ses "espaces extérieurs ont été entièrement repensés," avec un "Sky Lounge Cockpit" en U et un "Sky Lounge Deck" à l'avant pour la détente. La "vaste plateforme arrière intègre la Sea Stern Cook, une cuisine extérieure modulable et conviviale." Sa "modularité intérieure exceptionnelle, avec jusqu’à six cabines indépendantes et cinq salles d’eau," est une rareté, proposant "deux configurations de cuisine fonctionnelle" et un "carré spacieux personnalisable."

Les catamarans, comme le Bali 4.6 et le BALI 5.8, redéfinissent également les standards avec leurs "espaces ouverts, leur circulation fluide et leur carré-cockpit avant/arrière sans cloison." Le Bali 4.6, avec ses 14,28 mètres, offre un "volume impressionnant pour sa catégorie," avec un "grand réfrigérateur, une cuisine en U et une table" créant un "espace convivial et fonctionnel." Le BALI 5.8, "flagship de la gamme Bali," est un "concentré d’innovation," doté d'un "cockpit avant accessible de plain-pied, son flybridge immense et ses bains de soleil généreux." Ces modèles combinent "autonomie, confort et sécurité," avec une "construction rigide du pont" qui "garantit stabilité et performances sous voile."

Même des bateaux plus petits comme le Sailart 20, bien que de taille différente, offrent des leçons précieuses en matière d'optimisation. Il se distingue par sa "ligne classique mais fluide et une qualité de finition très au-dessus de la moyenne," avec un "rouf en sifflet et un franc-bord modéré." Ses "bons rangements," son "cockpit accueillant jusqu’à quatre adultes," et sa "hauteur sous barrots" qui "permet d’évoluer à l’aise dans la cabine" sont des exemples d'une conception intelligente. La "quille pivotante escamotée sous la coque n’encombre pas l’intérieur du bateau" et ses "emménagements ne grèvent pas le devis de poids," étant "aux antipodes des boiseries massives et des emménagements de maisons de poupées." D'autres concepts, tels que le Caïque, le Sirius, l'Atoll 43, le Moody 54DS, l'Edel 6.65, le Glénan 33, la Goélette Diva ou l'Olbia Nouveau Monde, sont également cités comme des sources d'inspiration pour des aménagements originaux.

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