Partir à l’aventure sur un bateau voilier représente l’une des expériences les plus enrichissantes qu’un passionné de navigation puisse vivre. Si vous vous demandez quelle taille de voilier choisir, sachez qu’avec un petit ou un grand bateau, les possibilités et contraintes ne sont pas les mêmes. Un petit voilier pourra être facilement mis à l’eau et sorti au sec, déplacé sur une remorque ou hiverné dans le jardin. S’il est envisageable de naviguer avec eux sur des lacs ou plans d’eaux fermés ou en zone côtière, la catégorie de ces voiliers restreint souvent les possibilités de navigation au large.
Les voiliers de plus grande taille, eux, franchissent généralement mieux les vagues. Ils bénéficient d’une meilleure habitabilité et d’un plus grand confort en navigation. A partir d’une certaine longueur, 8 à 9 mètres, les bateaux commencent à être habitables : un carré confortable, un espace dédié à la cuisine, un cabinet de toilette avec douche ou une vraie cabine peuvent réellement faire la différence. Pour un voyage au long cours, les experts recommandent généralement une longueur comprise entre 35 et 50 pieds. Un voilier de 38 à 42 pieds représente souvent le sweet spot pour un couple ou une petite famille. Pensez aussi que plus grand est le voilier, plus les frais de port et d’entretien risquent d’être importants.
Typologies de voiliers : monocoques et multicoques
Vous ne savez pas quel voilier choisir ? Pour faire votre choix, il est important de savoir que les différents types de voiliers n’offrent pas les mêmes conditions de navigation et de vie à bord. Les monocoques sont les plus fréquemment choisis lors d’un premier achat de voilier. Dériveurs ou quillards, ils sont les plus nombreux sur le plan d’eau. Ils offrent d’agréables sensations, sont moins chers à l’achat que les multicoques et demandent généralement moins d’entretien.
A bord d’un multicoque, les sensations sont vraiment différentes de celles ressenties à bord d’un monocoque. Les mouvements en navigation ne sont pas les mêmes : les multicoques sont généralement plus stables. Dotés d’un tirant d’eau plus faible, ils permettent de mouiller plus près des côtes. Mais la navigation est généralement moins sportive et le plaisancier perd en sensations. Parmi les multicoques, on distingue les catamarans, voiliers munis de deux coques ou flotteurs, et les trimarans, qui en sont dotés de trois. Le catamaran offre une meilleure habitabilité, avec des espaces plus importants : l’intérieur des deux coques est aménagé, et un grand carré ou salon relie les deux éléments. A bord d’un trimaran, seule la coque centrale est habitable : les deux autres flotteurs ne servent qu’à l’équilibre du voilier. On bénéficie en revanche de plus de rapidité sur l’eau, ainsi que de sensations décuplées.
Matériaux de construction et durabilité
Une coque de voilier en fibre, en bois ou en métal n’offre pas les mêmes conditions et sensations en navigation. Chaque matériau possède des avantages et inconvénients. Les voiliers qui possèdent une coque en fibre sont les plus nombreux, les moins chers, mais aussi les plus fragiles. Le polyester domine le marché grâce à son excellent rapport qualité-prix. Les coques en métal, acier ou aluminium, sont plus solides et résistantes. Elles sont plus adaptées à la navigation hauturière et aux conditions extrêmes, mais aussi plus sujettes à l’électrolyse. Le bois quant à lui est souvent très joli, mais demande beaucoup d’entretien et alourdit considérablement le navire. Pour choisir la matière de coque d’un voilier, il faut une fois encore se projeter dans son futur programme de navigation et étudier ses possibilités financières.
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L’acquisition : neuf ou occasion
Faire construire son bateau et l’acheter neuf permet souvent au plaisancier de sélectionner différentes options : il peut choisir son aménagement, les matériaux utilisés, le niveau de finition apporté au voilier. Comme pour une voiture, être le premier propriétaire peut être gratifiant et renforce le sentiment d’exclusivité. La possibilité de bénéficier de garanties est également un avantage majeur. Déjà doté d’une ou plusieurs expériences de navigation, le bateau d’occasion aura, lui, quelque peu perdu de sa valeur. Le choisir permettra souvent de réduire le coût de l’achat.
Attention cependant : si le prix de nombreux bateaux diminue au fil des années, ce n’est pas le cas pour tous les voiliers. La valeur de certains modèles de voiliers de voyage ne diminue pas vraiment avec le temps. Il faut aussi penser qu’au fur et à mesure des années, les voiliers peuvent demander davantage d’entretien, et donc qu’un bateau plus âgé peut générer des frais supplémentaires. Un voilier de 40 pieds des années 1990-2000 en bon état se négocie entre 80 000 et 150 000 euros.
La conception du voilier de grande croisière
Un bateau voilier destiné au voyage se distingue fondamentalement d’un voilier de régate ou de plaisance côtière. Sa conception privilégie la robustesse, l’autonomie et le confort sur de longues périodes en mer. La plupart des navigateurs au long cours s’accordent sur un point : un bon voilier de voyage doit inspirer confiance. Pendant des années, un bateau de voyage, c’était un dériveur intégral en aluminium. Grâce à Marc Lombard, les biquilles ne sont plus des caravanes mais des bateaux marins et véloces.
En théorie, le cahier des charges d’une carène de grande croisière a de vraies particularités. Plutôt que de serrer le vent, on garde suffisamment de puissance pour passer dans la mer. Il ne faut pas supporter une étrave trop plate qui tape dans le clapot : le confort à la mer est essentiel. C’est le théorème cher à Jean-Pierre Brouns : plus la carène est creuse, mieux elle supporte la charge. Il faut du costaud. Ça passe donc en premier lieu par des réservoirs conséquents, voire un dessalinisateur très fiable. La fiabilité est de toute façon une exigence constante. Une certaine redondance sera nécessaire, par exemple un poêle en plus d'une chaudière gasoil pour les navigations polaires, ou un deuxième pilote de "spare".
Aménagement intérieur et modernisation
Les goûts évoluent. Rares sont les chantiers navals qui ne proposent pas un intérieur clair. La situation est très différente sur le marché des bateaux d'occasion, où le bois sombre domine. Si cela évoque pour certains un sentiment de sécurité, d'autres le perçoivent comme caverneux et vieillissant. De plus, les teintes sombres rétrécissent davantage l'espace intérieur des yachts anciens.
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Pour moderniser ces intérieurs sans se ruiner, des solutions existent. L'idée de peindre le placage peut être un frein, mais l'utilisation de revêtements comme le Resopal ou de techniques simples comme le papier peint intissé permet de simuler une rénovation lumineuse. Pour les surfaces, on peut tester des transitions entre cloisons claires et éléments en teck. L'éclairage LED est également une amélioration cruciale. Il faut penser à diviser optiquement les grandes surfaces pour éviter l'ennui visuel, tout en conservant une logique de circulation adaptée à la vie en mer.
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