Si vous ne connaissez pas encore AlpineFoil, on vous promet qu’à la fin de cet article, vous allez être calés ! AlpineFoil est une marque française de foil qui conçoit et fabrique ses foils en France, dans les Alpes. Créée de A à Z par Damien Chaboud, AlpineFoil a fait partie des pionniers du foil avec le kitefoil, avant de poursuivre sur le windfoil, le surf foil et bien sûr le wingfoil. Le marché du windsurf français peut compter sur une large panoplie d’artisans, tous passionnés et qui vivent pour la plupart du windsurf, et AlpineFoil en est un exemple éclatant.
Genèse et Philosophie d'une Marque Alpine
L'histoire d'AlpineFoil est captivante, racontée par Damien Chaboud lui-même, créateur de la marque. Au départ, Damien Chaboud était ingénieur dans un grand groupe dans l’électronique et l’informatique, réalisant du travail au bureau d’études et du développement à la fois logiciel et mécanique sur des systèmes d’alarme, ce qui constitue sa formation de base. La raison de l'implantation dans les Alpes est relativement simple et fondamentale à la création du foil dans cette région. Souvent, les gens ne comprennent pas trop pourquoi AlpineFoil est dans les Alpes, mais en fait, le foil a été "inventé" dans les Alpes. Les vents y sont très faibles et un peu irréguliers sur les lacs. Du coup, depuis toujours, quand on a commencé à naviguer en windsurf puis en kitesurf, on cherchait des systèmes pour naviguer avec des vents faibles puisque l’on n’avait que ça, passant 5/6h sur la plage pour naviguer une demi-heure. À l’inverse des pratiquants en mer qui bénéficient de l'air, les conditions sur les lacs alpins ont incité à la recherche de solutions pour naviguer avec des matériels plus adaptés.
C’est au début des années 2000 que Damien s’intéresse au foil via les magazines. En 2007, il teste pour la première fois le foil par l’intermédiaire d’un ami. Il a trouvé cela absolument passionnant. Quand cet ami lui a fait essayer ce foil, qui était un des tout premiers, Damien s’est dit : "je pars en vacances dans 15 jours, il faut que j’aie un foil avec moi en vacances". C'est ainsi qu'il s'est fabriqué un foil dans son garage, étant très bricoleur à la base. Il est parti en Corse et s’est éclaté avec ce qu’il avait fabriqué. Quand il est arrivé sur la plage en Corse, c’était en 2007-2008, tout le monde le prenait pour un extraterrestre ! Quand on faisait du foil, on était un extraterrestre, c’était incroyable !
Même en étant toujours salarié et en continuant à travailler, Damien a commencé à perfectionner ses foils. Il naviguait de plus en plus pratiquement qu’en foil au lac du Monteynard. Au départ les copains lui disaient “non non le foil, ce n’est pas pour moi, c’est trop compliqué”, ils regardaient ça en se disant que c’était génial, mais ils ne voulaient pas essayer. Puis, au bout de deux ans, finalement, il y en a un qui a dit “ouais bon moi, j’essaye”. Il a essayé, il a dit “finalement, ce n’est pas si dur, c’est top, on remonte super bien au vent, on peut naviguer avec pas d’air”… et là tout est parti ! En 2013, après avoir réalisé de nombreux foils, Damien franchit le pas et lance AlpineFoil.
La création de l'entreprise a été un gros challenge : quitter un poste d’ingénieur pour se retrouver à bricoler dans son garage, avec une famille, deux enfants, une maison à payer… un gros pari ! Les trois premières années, il n’y a pas eu un jour où Damien ne se disait pas que c’était trop compliqué, qu’il allait laisser tomber. Puis finalement, il a réussi à dépasser ces difficultés et à avancer, et après cela a marché, ce qui fut génial. Au début, Damien était tout seul dans son garage. Après, sa femme l’a rejoint, ils étaient deux dans le garage à fabriquer des foils.
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Ensuite, la demande a commencé doucement à arriver, et ils se sont dit qu'il fallait sous-traiter. Ils ont essayé, puis là, ça a été un peu la catastrophe. C’est-à-dire qu’ils avaient des partenaires qui étaient de très belles usines pour automobiles, qui maîtrisaient le composite, mais qui ne comprenaient rien aux foils. Les produits étaient beaux, mais il y avait plein de problèmes, il fallait tous les reprendre un par un, ce qui était abominable. Pareil pour les premières planches de foil fabriquées en Asie ; la première série achetée, c’était 30 planches, et là, 30 planches avec des problèmes. Toutes les planches, une par une, Damien les a complètement réouvertes au niveau des boîtiers et tout refait une par une. Après cette expérience, il s'est dit que sous-traiter n’était pas possible, alors il s'est décidé à se remettre à fabriquer des foils et à essayer de développer et d’inventer toutes les meilleures techniques possibles spécifiques au foil. Car en fait, on sait fabriquer des planches, on sait fabriquer des pièces pour les voitures, pour les avions, mais personne ne sait comment on fabrique des foils. Il fallait faire un mix de toutes les technologies du composite pour fabriquer des foils de façon rentable. Les premiers foils que Damien a fabriqués, pour faire un seul foil, nécessitaient trois semaines, ce n’était donc pas rentable du tout. Il fallait tout optimiser, du début à la fin, trouver les petites astuces pour gagner du temps et avoir de la qualité.
Après cette étape, Damien a loué un petit bâtiment dans un très grand local, où il a pu grandir petit à petit. Puis il a ajouté des machines, des centres d’usinage, des presses… Une fois qu’il avait défini la vraie technique pour fabriquer, il s’est équipé petit à petit, puis l'entreprise a grossi dans ce bâtiment loué. Il a eu un premier salarié, un deuxième, et ensuite ça se passait plutôt pas mal. En 2017, ils ont dû quitter le bâtiment, car il allait être vendu. Damien était un peu découragé parce qu’il avait des presses de plusieurs tonnes, des outillages énormes. Il a commencé à regarder les prix des bâtiments, mais n’arrivait pas à trouver des prix viables. Puis finalement, il s’est dit, allez, on se remet encore un gros pari, un gros challenge, on achète un terrain et on construit un bâtiment. Entre temps, c’est vrai qu’au début, quand il a commencé à concevoir les foils, il a gagné des concours d’innovations, eu des prix sur des concours artisanaux. Ce qui lui a permis de se vendre auprès des banques, qui ont accepté de prêter de l’argent pour construire leur bâtiment. Donc, ils ont tout de suite vu les choses en grand, ont acheté un terrain de 5000 m². Ils ont construit leur usine, c’était en 2018, donc pas si vieux non plus.
Comme tous les entrepreneurs, le challenge était d’arriver à s’en sortir. Beaucoup d’entrepreneurs lèvent des fonds, puis mettent de l’argent et ça passe ou ça casse. Damien, au contraire, avait une autre démarche : il partait de presque rien, il a acheté des vieilles machines qui avaient 40 ou 50 ans. Il les modifiait, les achetait pour pas grand-chose et ensuite, il rajoutait de l’électronique pour ne jamais trop dépenser d’argent et arriver à être rentable. On est parti de rien, au début, il n’y avait aucune information, même sur les foils. Aujourd’hui, on peut vouloir fabriquer un foil, regarder ce qui se fait, reprendre des cotes et avoir un truc qui “marchotte”. À l’époque, il n’y avait rien ! Les premiers foils fabriqués par Damien étaient des profilés aluminium sur lesquels il pouvait faire coulisser le mât, coulisser les ailes… pour fabriquer des systèmes modulaires afin d'essayer de trouver comment ça marcherait. Après, on s’est rendu compte qu’il y avait certains trucs qui ne marchaient pas, il y avait des problèmes de fiabilité, il a fallu trouver toutes les solutions, trouver pourquoi ça ne marchait pas… Aujourd’hui, il est vrai que l'on peut reprendre ce qui se fait et faire les mêmes choses sans problèmes. Puis maintenant, tout le monde sait comment ça se fabrique les foils, alors qu’à l’époque personne ne savait comment ça se fabriquait.
L'Adresse AlpineFoil : Un Savoir-Faire Local
AlpineFoil a implanté ses bureaux d’études et son usine à Le Touvet. Cela a toujours été une évidence, oui et non. Au départ, Damien s’était dit que pour être compétitif, il fallait fabriquer pour que ça ne coûte pas trop cher, car il y a des revendeurs, des magasins, et il faut que chacun puisse trouver sa marge. Mais, quand il a vu en sous-traitance comment ça se passait, il s’est dit non, ça ne va pas être possible. C’était surtout lié à des problèmes de qualité et le Made In France était très important pour lui, par rapport à la maîtrise de la fabrication. Donc c’est devenu une évidence assez rapidement, car il savait qu'en faisant sous-traiter, comme pour les planches en Asie, il y avait eu tellement de problèmes qu'il ne voulait pas repartir là-dedans. Il s’est dit, en tant que petite entreprise avec peu de moyens, il ne pouvait pas se permettre de se tromper. Si une fabrication asiatique aboutissait à trois quarts des produits HS, l'entreprise disparaîtrait le lendemain. L’avantage est qu’AlpineFoil est une entreprise ultra-saine, maîtrisant toutes ses dépenses et ses coûts. Après, l'expansion est limitée car ils ne font pas des volumes énormes.
Tout AlpineFoil est chez eux, dans leur usine du Touvet. Ils n’ont qu’une seule grande usine qui fait 1200m² à 2km de la maison de Damien. Damien est venu habiter au Touvet pour le plus gros spot de parapente, St-Hilaire-du-Touvet, car il était ultra-passionné de parapente. L’usine a été construite à côté de sa maison.
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Processus de Fabrication et Innovations Technologiques
AlpineFoil travaille depuis 13 ans sur la recherche des profils d’hydrofoil et sur la conception de kitefoil. Durant ces années, l'entreprise a étudié les technologies existantes dans le monde des composites. Suite à ces recherches, elle a créé ses propres technologies et process de fabrication afin de répondre au mieux aux contraintes techniques spécifiques des hydrofoils. La construction est de très haute facture, avec une production française.
Pratiquement toutes les étapes de fabrication se font dans les locaux d’AlpineFoil, à commencer par l’usinage et la fabrication des moules aluminium. Un foil commence par sa conception, le dessin en CAO du foil, puis la modélisation des flux. Une fois la CAO achevée, si la modélisation n’est pas bonne, le dessin est retouché et le processus recommence. C’est difficile à dire tant il y a d’étapes et tant les modèles peuvent être différents.
Le processus détaillé inclut :
- L’usinage du fuselage avec sa forme complexe nécessite 8 heures d’usinage (45 minutes pour un Revo avec une section rectangulaire plus simple), l’usinage de l’anode 20 minutes, puis 30 minutes de polissage.
- Pour la fabrication des pièces carbone, une machine à commande numérique est utilisée pour la découpe, ce qui permet d’avoir une précision pour chacune des couches, bien adaptée au profil avec la bonne orientation de fibre et une parfaite répétabilité (à l’inverse d’une découpe par emporte-pièces, plus rapide mais qui crée des plis sur le carbone).
- Ensuite, la fabrication de l’âme centrale des ailes en Airex est réalisée par usinage.
- Les pièces sont alors ébarbées avec un disque diamant, ce qui prend 50 minutes pour un foil complet.
- Suivent les premières couches de vernis et un nouveau ponçage.
Les clients d’AlpineFoil sont à la recherche d’un produit de haute qualité avec un prix super compétitif. Le produit doit être à la fois accessible pour le débutant et très performant pour le compétiteur ; le client ne veut pas être freiné dans son évolution. AlpineFoil a réussi à sortir un foil de haute qualité avec un super rapport qualité-prix.
La Gamme Modulaire et sa Compatibilité Universelle
AlpineFoil propose des produits lightwind/freeride/race/vagues, allant du débutant aux compétiteurs. L'entreprise est organisée autour de trois grandes familles d'activités. Il y a le kitefoil qui a été la première activité, ensuite le windfoil qui est venu compléter le kitefoil, arrivé un peu plus tard. Enfin, il y a le wingfoil, que tout le monde connaît.
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Un produit qui marche très fort est le Modular. L’objectif était d’avoir un foil qui puisse réellement très bien faire les deux disciplines. Il y a une base commune, c’est-à-dire le mât et le fuselage, et ensuite les ailes sont un petit peu différentes, bien que les stabs puissent être communs. Sur le Modular, tout est modulaire, ce qui signifie que l’on peut commencer avec une version avec un mât aluminium, disponible dans toutes les longueurs souhaitées, puis ensuite y mettre un mât carbone à la place de l’aluminium. Et, à l’inverse de ce qui se fait habituellement sur le marché, AlpineFoil a fait en sorte de pouvoir remplacer uniquement le profilé du mât. Aujourd’hui, si l'on possède un foil de wing d’une marque XY en aluminium et que l'on veut passer au carbone, dans certains cas ce n’est pas possible ; dans d’autres cas, c’est possible, mais il faut changer le mât et la platine, ce qui coûte tout de suite 1000-1300€, ou parfois même il faut changer le mât, la platine ET le fuselage, ne conservant que les ailes. Dans ces situations, le coût devient très élevé. Le Modular vise précisément à permettre l’utilisation de différentes longueurs de mât carbone sans tout changer, limitant ainsi les dépenses.
Il est également possible d’avoir des mâts carbone classiques ou des mâts carbone haut module encore plus performants, ainsi que différents types de boîtiers. Par exemple, un KF Box est un boîtier pour le kitefoil, mais on peut aussi avoir une platine pour la wing ou d'autres utilisations. Des stabs de toutes tailles et des ailes de toutes tailles sont disponibles.
Un point important est qu'AlpineFoil est la seule marque où toutes leurs ailes sont compatibles depuis le début, depuis 2007. Cela signifie qu'aujourd'hui, un pratiquant possédant un AlpineFoil de 2007 peut y monter des ailes d’aujourd’hui. C’est très important car, dans le passé, on a connu l’époque windsurf où les standards d’ailerons changeaient tous les deux ans, rendant impossible l'utilisation des bons ailerons sur les bonnes planches ; c’était une galère. Aujourd’hui, dans une même marque, d’une année sur l’autre, il n’y a parfois rien de compatible non plus. Des personnes viennent voir AlpineFoil en disant “j’en ai marre, ça fait deux fois que j’achète une marque, et puis deux ans plus tard mon foil, je ne peux plus le vendre parce qu’on ne peut plus acheter de nouvelles ailes”. Avec le Modular, des personnes font du kitefoil et du wingfoil, car il y a de plus en plus de connexions entre ces deux disciplines. Les foils de wing ressemblent de plus en plus à des foils de kite, qui ont énormément de glisse, des mâts plutôt fins. AlpineFoil a énormément travaillé sur la rigidité des mâts pour pouvoir encaisser les contraintes spécifiques au wingfoil, ce qui a abouti à des mâts fins et très rigides, qu'ils soient en aluminium ou en carbone.
Une particularité des foils AlpineFoil est que les foils en aluminium sont dotés d'une anode sacrificielle, comme les bateaux, pour les protéger de la corrosion. Ils ont également un système de connexion universel, pensé dès le départ, car à l’époque, ils ne savaient pas qu’ils feraient de la wing, ni du surf foil. Cependant, ils s’étaient dit que s’ils faisaient un système trop typé, ils seraient obligés de changer le fuselage pour le réadapter à chaque fois. Ils ont donc créé un système ultra-modulaire, un plat avec deux pentes et quatre vis décalées pour encaisser la rigidité, qui s’adapte à tout. C’est-à-dire que chez AlpineFoil, une personne qui fait du windfoil peut faire du wingfoil et utiliser les mêmes ailes. De même pour le kite, souvent, des pratiquants utilisent le 750 en wing mais aussi en kite.
Aperçu et Assemblage du Foil AlpineFoil Access 2017
Comme je viens de recevoir l'Alpine Foil Access 2017, je vous fais un petit "déboitage" et "emboitage". Tout arrive bien calé dans une boîte en carton. Un peu de lecture est fournie pour prévenir qu'il ne faut pas couper les baigneurs en rondelles et aussi faire attention à ne pas mettre des vis trop longues pour monter le mât dans la planche. L'ensemble comprend un mât et un fuselage orange, un adaptateur Tuttle, une plaque de carène, des cales, et les ailes. Si une housse est commandée en plus, cela donne une configuration complète, en notant que l'aile de race est un supplément.
La plaque de carène est superbe et très bien conçue. Elle est creusée en son centre, si bien que même si votre boîtier est moins profond que le talon, il n'y a pas de problème. Après le déboîtage, voyons l'emboîtage. Naturellement, il est toujours mieux de faire un essai à la maison, ne serait-ce que pour ajuster la longueur des vis. C'est une très bonne surprise : cela rentre sans problème, pas besoin de sortir la ponceuse à bande ! La cote mesurée est à 15,7mm. Pour les boîtiers plus larges, il est facile de rajouter des cales coupées dans du blister ou même du blister autocollant que l’on peut trouver au rayon scrapbooking (épaisseur 0,3mm), à faire à la maison là aussi.
Comme mon boîtier est un peu spécial, j'utilise toujours une pige pour positionner le foil face aux trous de montage. Cela me sert également à mesurer la longueur maximale de la vis. La plaque de carène joue très bien son rôle. En jouant sur le serrage dessus dessous, avant arrière, on peut régler l’incidence du mât. Personnellement, j'aime bien mettre un peu de pincement pour avoir le nez de la planche plus bas en l’air et un poil plus d’incidence quand on est posé sur l’eau. Pour le montage du fuselage et des ailes, c’est du classique. La finition est magnifique. Un zoom révèle le numéro de série gravé au laser. Des jeux de cales permettent de modifier précisément le calage. Avec l’aile Xlp et un centrage de la vis arrière du foil dans la vis avant du boîtier d’origine, je mets 0,7° au stabilisateur et 0° devant. L'aile dédiée windfoil ne devrait plus tarder, accompagnée d'un stabilisateur plus grand.
La Gamme de Foils AlpineFoil : Performance et Polyvalence
La gamme d'AlpineFoil est riche et répond aux besoins variés des pratiquants de foil. Les mâts aluminium bénéficient de tout un ensemble d’adaptateurs pour se monter sur tous les boîtiers existants. Les mâts carbone sont pour l’instant en KF box. La marque propose le A1 Sport Carbon à 2289 € avec un fuselage de 100 cm doté d'une anode sacrificielle, des ailes en carbone Regatta (850/1100/580) ou ULW1200, un stabilisateur Race, puis un nouveau mât fin en carbone haut module M40j de 97 cm en Deep Tuttle. C’est un peu la révolution grâce au nouveau mât et aux ailes Regatta.
Les nouvelles ailes Regatta 1100 / 850 / 580 sont l’aboutissement d’un long développement sur un kitefoil de Race nommé Zenos. Cela fait partie d’une des plus grosses révolutions. Le profil qui a été développé pour le Zenos a dépassé les attentes d'AlpineFoil. Ils avaient besoin de plage basse et de plage haute, de vitesse, de facilité et de remontée au vent, et tout était ici. Utiliser ce profil en le déclinant sur des versions windfoil est apparu comme une évidence. Les Regatta ont vu le jour. La plage basse est extraordinaire avec un démarrage dans moins de 8 nœuds avec la Regatta 1100 et une facilité déconcertante.
Pour le wingfoil, AlpineFoil propose trois modèles différents avec des ailes de 1800 / 2200 / 1400 et 1100, cette dernière n’étant autre que la fabuleuse Regatta. Toutes les ailes AlpineFoil se montent sur tous les foils, ce qui est un point important. AlpineFoil est pratiquement la seule marque à proposer cela, et il en est de même pour les mâts et fuselages de windfoil.
En revenant à la gamme, en kitefoil, on trouve le Modular kite, en version carbone ou aluminium. Il y a aussi un autre modèle appelé le Rave, un modèle haut de gamme en carbone ou titane, avec une passerelle car le fuselage utilisé en kitefoil est le même qu'en wing. Donc, ce fuselage peut être conservé et un mât carbone de wing peut y être monté. Pour le wingfoil, il existe trois grandes familles avec des options possibles : le Modular Alu, le Modular carbone normal, et le Modular carbone HM, qui est la version haute performance. Ce dernier a un fuselage un peu plus long que les autres, le rendant plus stable longitudinalement et très adapté au downwind, tout en étant très accessible.
Ensuite, une autre version s’appelle la famille Hawk, qui est une famille particulière car elle utilise des mâts en S. Ce sont des mâts qui avancent vers l’avant, un peu en forme de S. L’intérêt de cette technologie, développée en 2010, est de supprimer les phénomènes de ventilation. C’est-à-dire que lorsque l'on va très vite, le foil peut ventiler et faire décrocher, entraînant une chute. Cette technologie permet de prévenir cela.
Les produits spécifiques suivants ont été mentionnés : Alpine foil hawk carbon DW 980, 1450 cruise, DW 1680, stab SHA 239. Pour le plaisir, j'ai essayé le look de l'aile de race. Damien me l'a prêtée cet hiver, mais je n'avais plus de foil à mettre avec depuis un moment ! C'est une bonne idée d'essayer car comme elle est plus fine, les vis de 20mm sont trop longues. Sur le modèle de 2016, cela passait. Il serait regrettable de se retrouver au bord de l’eau avec des conditions parfaites et de ne pas avoir les bonnes vis. Il faut toujours tester les montages à la maison ! Heureusement, j'ai mon kit de vis plantées dans un bout de mousse, et justement des 15mm ! Le look est juste dément. Il va falloir du vent et aussi tondre la pelouse ! Une mise à l'eau est prévue ce week-end.