Alibi Catamarans : L’Alliance de la Performance Marine et du Luxe Éco-conçu

L'univers de la navigation de plaisance a connu une transformation majeure avec l'émergence de concepts cherchant à réconcilier deux mondes souvent opposés : la vitesse pure héritée de la course au large et le confort résidentiel haut de gamme. Dans cette quête, un nom a marqué les esprits des connaisseurs : Alibi Catamarans. Un catamaran de croisière luxueux et performant, on en rêvait… Alibi l’a fait ! Tout droit sorti de l’imagination d’un architecte naval, l’Alibi 54 allie une élégance poussée à l’extrême et des caractéristiques techniques qui en font l’un des catamarans les plus sportifs du genre.

La genèse d'un concept visionnaire

Depuis la naissance du concept en 2007, le chantier a su s'imposer comme un acteur atypique du paysage nautique mondial. Après avoir beaucoup navigué et participé à la conception des plus grands bateaux de course, l’ingénieur Loïc Goepfert décide de se lancer dans un nouveau concept à destination des plaisanciers. Inventer un catamaran rapide, luxueux, confortable et beachable, tel est le projet ambitieux de Loïc Goepfert quand il s’installe en Thaïlande et lance son chantier.

Deux Alibi 54 et un grand frère de 65 pieds, nommé "Surprise", ont vu le jour dans le chantier thaïlandais de Loïc Goepfert, témoignant d'une volonté de ne pas produire en série, mais de privilégier le sur-mesure. Cette approche artisanale et technique a permis de repousser les limites de ce qu'un catamaran de croisière pouvait offrir en termes de sensations. L'innovation oui, mais éthique. Loïc Goepfert a misé sur les valeurs de notre époque en mettant la responsabilité au cœur du projet. Résultat, l’Alibi est un bateau éco-conçu qui fonctionne à propulsion électrique.

L'architecture navale au service de la vitesse

Pour comprendre pourquoi ces unités sont considérées comme le « Graal du cata », il faut se pencher sur leur conception. L'Alibi 54 est une unité qui ne traîne pas, et cela grâce à une multitude d’astuces. L’oiseau file à 8,5 nœuds de vitesse dès 5 nœuds de vent et atteint les 20 de moyenne avec un souffle de 16. Ces performances impressionnantes sont le fruit d'un profilage extrême.

Les modèles, comme le célèbre « Eleven », sont équipés pour la régate : solent, code 0, grand voile à corne et spi asymétrique sont conçus pour naviguer à la voile dans les meilleures conditions. Les performances au-dessus du lot s'accompagnent d'un cap au près digne d'un monocoque, une prouesse rendue possible grâce aux profondes dérives asymétriques. De plus, la structure du bateau permet un passage dans la mer au tangage minimum, offrant une stabilité et un confort de navigation exceptionnels, même lorsque les conditions se musclent.

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Un intérieur entre standing et autonomie technologique

Si la performance est au rendez-vous, Alibi ne fait aucun compromis sur l'art de vivre. Côté confort, l’Alibi sait recevoir. Les 220 volts dont il est équipé permettent des aménagements que l’on voit rarement à bord d’un bateau. Plaques à induction et même lave-linge ! Rien n’est oublié dans un intérieur bois du meilleur goût.

Le modèle Alibi 65, « Surprise », construit en 2015, illustre parfaitement ce volume de vie rare pour sa catégorie. Avec ses 20,37 mètres de long pour une largeur impressionnante de 10,15 mètres, il offre des espaces généreux tout en restant un bateau à la fois léger et robuste grâce à sa construction en composite (GRP). L’intérieur est lumineux, spacieux et parfaitement aménagé pour accueillir jusqu’à 8 invités dans 4 cabines doubles, ainsi que 3 membres d’équipage dans 2 cabines séparées. Le salon principal bénéficie d’une vue panoramique à 360°, avec une grande table à manger, une cuisine bien équipée et un coin détente convivial.

L'autonomie est un autre pilier de ces catamarans. Le modèle « Surprise » est ainsi ultra équipé : dessalinisateur 200 l/h, générateur 15 kVA, 18 panneaux solaires SOLBIAN pour 2 000 W, deux systèmes Starlink, radar, AIS et Hi-Fi Bluetooth.

Spécifications techniques : Focus sur l'Alibi 54

L'Alibi 54 demeure le modèle le plus emblématique de la gamme, un équilibre parfait entre technicité et habitabilité.

  • Longueur hors tout : 17 m
  • Largeur (bau) : 8.4 m
  • Tirant d'eau : 0.7 m (position relevée) à 2.6 m (position basse, idéale pour la performance)
  • Capacité : 6 couchettes homologuées réparties en 3 cabines doubles, avec une cabine équipage séparée.

La modularité du tirant d'eau permet non seulement de gagner en performance au près, mais aussi de profiter de mouillages peu profonds. L'aménagement intérieur, pensé pour le luxe et l'efficacité, comprend deux salles de bain avec WC et douche. Il convient toutefois de noter que le confort peut varier selon les cabines. L'aspect logistique à bord est souvent complété par la présence d'un équipage professionnel. Le skipper est chargé de la navigation et ne participe à aucune tâche ménagère, tandis que l'hôtesse s'occupe de tenir le bateau en ordre et de préparer le repas du matin et le déjeuner. Ces membres d'équipage logent dans les cabines dédiées et nécessitent un accès aux installations sanitaires.

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L'histoire industrielle et les défis d'un chantier atypique

Malgré cette réussite technique et esthétique, le chemin de l'entreprise a été semé d'embûches. Le chantier Alibi Catamaran a été placé en liquidation judiciaire, marquant la fin d'une aventure industrielle singulière. La construction de voiliers haut de gamme en Thaïlande, bien que gage d'un savoir-faire spécifique, imposait des contraintes logistiques complexes.

Des efforts avaient été menés pour améliorer la rentabilité du chantier, avec notamment l'ouverture d'une base au Canet-en-Roussillon en février 2017. L'idée était de finir les bateaux en France pour éviter les surcoûts liés aux transports des nombreux matériels d'accastillage depuis l'Europe. Loïc Goepfert illustrait la situation lors du salon du multicoque en citant l'exemple du gréement : « Nous devions importer le mât en 3 parties et pour des questions d'assurance, les techniciens de Lorima devaient venir en Thaïlande pour l'assemblage ». Ces défis logistiques, couplés à la nécessité d'une structure financière très solide pour maintenir une production de niche, ont finalement conduit à la fermeture du site. Le personnel du chantier thaïlandais a par la suite été transféré dans une société amie fabricant des pièces composites pour l'industrie et le nautisme, préservant ainsi le savoir-faire humain développé autour des projets Alibi.

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