Carrières Illustres et Défis Océaniques : Panorama de Skieurs Français

La course au large, domaine d'excellence et de dépassement de soi, est le théâtre de trajectoires humaines et professionnelles souvent hors du commun. Qu'il s'agisse de victoires emblématiques, de défis personnels, ou d'innovations techniques, le parcours des skippers français illustre une passion indéfectible pour la mer et l'aventure. Ces navigateurs, aux horizons variés, forgent des légendes et transmettent un goût du large qui perdure à travers les générations.

Alain Gautier : L'Esprit Compétitif et la Victoire du Vendée Globe

Alain Gautier incarne un goût prononcé pour la compétition et une concentration hors du commun, des traits de caractère que l’on retrouve dans toutes les disciplines pratiquées par ce sportif accompli, que ce soit sur un plan d’eau, un circuit automobile ou un terrain de squash. Alain s’est d’abord illustré en solo, emportant les courses les plus prestigieuses comme la Solitaire du Figaro en 1989 et le Vendée Globe en 1992-1993. L’année 2011 l’a vu s’engager aux côtés de Bertrand Pacé dans le team Aleph, un challenger pour la prochaine édition de la Coupe de l’America, à bord de catamarans de 72 pieds à aile rigide.

Au-delà de ses propres exploits de navigation, Alain Gautier a continué à marquer le monde de la course au large par son rôle de team manager. Il est team manager d’Isabelle Joschke depuis 2016, dirigeant le Team Macsf qui a permis à Isabelle Joschke de participer au dernier Vendée Globe, avant de prendre le départ de la prochaine édition de ce Graal de la course au large. Le MACSF vient d’ailleurs de renouveler le partenariat avec la skipper Isabelle Joschke et son team manager Alain Gautier jusqu’en juin 2025, après le prochain Vendée Globe. Alain Gautier estime que « le tour du monde d’Isabelle était beau et bon. Elle m’a impressionné ». Il revient sur la « belle course d’Isabelle » dans cette « super édition » et analyse la course, les nouveaux bateaux, et les leaders. Lorsque Isabelle Joschke s’est installée dans le Top 5 de la tête de flotte du Vendée Globe, il avait demandé, avec pragmatisme, « ne nous enflammons pas ! ». Alain Gautier a également expliqué la procédure d’empannage à bord de l’Imoca Macsf. Il témoigne de l'importance de son rôle, soulignant qu'« En course, on est 24 heures sur 24 en alerte », questionné sur l'action des équipes à terre quand les skippers sont en mer. L'Imoca MACSF d’Isabelle Joschke a été remis à l’eau après trois mois de chantier d’hiver. Isabelle Joschke, quant à elle, revient sur les événements et les émotions fortes qui ont marqué son tour du monde en solitaire, 107 jours d’émotions en quelques minutes.

Le Vendée Globe 1992-1993 : Une Édition Légendaire

La deuxième édition du Vendée Globe a marqué la consécration d’Alain Gautier, qui a raflé la mise à bord de Bagages Superior. Ce fut une splendide victoire sportive, sur une course où l’engouement médiatique était déjà énorme. Quatorze marins étaient en lice, mais avant même le coup de canon du départ, ce deuxième Vendée Globe a pris une tournure dramatique. L’Américain Mike Plant, figure de la première édition, n’est jamais arrivé aux Sables d’Olonne, disparaissant en mer pendant le convoyage pour rallier le port vendéen, marquant le premier drame de l’Everest des mers. En memoriam Mike Plant et Nigel Burgess. Le 22 novembre, l’émotion a étreint les poitrines quand il a fallu bien partir tout de même autour du monde. Un rayon de soleil a éclairé la ligne pour tourner le dos à la foule, à la terre, au ballet des bateaux suiveurs et des hélicoptères, puis c’est parti. En avant pour la traversée du golfe de Gascogne qui n’allait pas usurper sa réputation de casse-bateaux, avec des vagues énormes sur la remontée du plateau continental, des vents à plus de 45 nœuds et des premières avaries. Vittorio Malingri est rentré au port, puis Thierry Arnaud. Philippe Poupon, lui, a craint un problème de structure sur sa quille et ce fut pire pour le bateau d’Yves Parlier, un des favoris, qui a démâté ! Tous sont repartis, Parlier inclus avec un nouvel espar. Mais ce n’était que du matériel, juste du sport et de l’aventure.

Le 26 novembre, une autre catastrophe a frappé la course : Nigel Burgess avait déclenché ses balises de détresse. Son corps a été retrouvé noyé au large du cap Finisterre, flottant dans sa combinaison de survie, avec ses deux balises. Son bateau sera lui récupéré, intact, un mystère. Côté sport, un autre favori était au tapis : Loïck Peyron, dont le Fujicolor III se délaminait inexorablement, menant à son abandon. Même chose pour l’amateur éclairé Thierry Arnaud, qui est rentré aux Sables.

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À l’avant de la course, c’était une autre chanson de geste : celle d’Alain Gautier et Bertrand de Broc qui ont creusé en tête un long moment dans la descente de l’Atlantique. Le Bagages Superior d’Alain Gautier, un magnifique ketch à deux mâts signé Pascal Conq et construit chez CDK avec des coques en composites, était plus rapide que le Groupe LG de Bertrand de Broc, et il s’est échappé, prenant 300 milles d’avance en entrant dans les Quarantièmes Rugissants. Philippe Poupon, lui, est revenu fort sur Jean-Luc Van Den Heede, puis sur le Hongrois Nandor Fa, qu’il a doublé allègrement la veille du jour de l’an.

Le 8 janvier 1993, un épisode est resté dans la légende du Vendée Globe : Bertrand de Broc, alias Rambo, s’est sérieusement blessé au visage et s’est surtout profondément sectionné la langue. Seul en pleine mer, il n'a eu d’autre solution que de se recoudre lui-même, ce qu’il a fait, guidé à distance par le médecin de la course, Jean-Yves Chauve. De Broc a aussitôt hérité du surnom de « Rambo » et d’une réputation de dur au mal qui ne le quittera plus. Le grand public a pris toute la mesure de ce que peut devenir un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, où le moindre pépin devient vite surdimensionné, où la maladie et la blessure ne peuvent être soulagées que par le marin lui-même. L’épisode fait partie intégrante du mythe. Hélas pour Bertrand de Broc, il n’était pas au bout de sa malchance : il a fallu imaginer sa détresse quand les architectes de son bateau lui ont annoncé qu’il risquait à tout moment de perdre la quille, pour une sombre histoire de boulons sous-dimensionnés et pas fiables, le forçant à abandonner en Nouvelle-Zélande.

De nombreux autres marins ont été confrontés à des avaries importantes : Vittorio Malingri a perdu un safran, Bernard Galay a subi des problèmes de pilote et de safran, puis de gréement. Jose Luis de Ugarte a constaté une voie d’eau. La plus grosse galère, alors - parce qu’elle s’est déclinée dans la souffrance physique - a été celle du Britannique Alan Wynne-Thomas, qui a passé vingt jours dans les océans déchaînés du Grand Sud avec six côtes cassées. « En deux jours il avait liquidé son stock de morphine » racontera plus tard Jean-Yves Chauve.

En tête, le leader Alain Gautier n’a pas été épargné non plus. D’abord parce qu’il a constaté que de l’eau entrait sur bâbord et emplissait le compartiment arrière de son bateau à un rythme inquiétant. Puis parce qu’à l’approche du cap Horn sa radio l’a lâché et qu’il ne recevait donc plus les bulletins météo. Enfin parce que le Fleury Michon de Philippe Poupon était en train de revenir sur lui. Bagages Superior a doublé le Horn le 6 février, avec tout de même 36 heures d’avance, mais rien n’était encore acquis. Il a fallu se battre chaque jour dans la remontée des deux Atlantiques pour conserver puis bonifier le capital. Ce ne fut pas simple de contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène, retraverser le Pot au noir et enfin trouver les vents qui portent vers Les Sables d’Olonne. Mais Alain a tenu le choc, a cherché et trouvé sa route si bien qu’il ne pouvait quasiment plus être rejoint. Le 11 mars, un ultime rebondissement a eu lieu : sauf accident, la course était gagnée pour Alain Gautier qui possédait 900 milles d’avance, quand Philippe Poupon a annoncé qu’il avait démâté ! Bagages Superior a embouqué le chenal en vainqueur le lendemain, en 110 jours, 02 heures et 22 minutes. Philippe Poupon, se verra logiquement chiper la deuxième place par Jean-Luc Van Den Heede, deuxième en 116 jours. Mais en fabriquant un gréement de fortune, « Philou » est parvenu à rallier Les Sables d’Olonne et à se hisser malgré tout sur le podium, troisième ! Yves Parlier, Nandor Fa, Jose Luis de Ugarte et Jean-Yves Hasselin, classés de 4e à 7e, ont été les autres héros de cette deuxième édition du Vendée Globe. Pour Alain Gautier, c’est limpide : « Le Vendée Globe est sûrement la course qui m’a apporté le plus sur la vie en général, et surtout sur moi-même ». L’ex Bagages Superior d’Alain Gautier est d’ailleurs à vendre, comme l’a annoncé Bernard Gallay Yacht Brokerage (BGYB).

Alain Petit-Etienne : Une Vie Dévouée au Grand Large et à l'Innovation

Les cheveux blondis par le soleil, derrière ses lunettes de soleil parfaitement ajustées, Alain Petit-Etienne n'en a pas fini de naviguer. Le Région de Picardie, construit en 1983, c'est son bébé. Dans son Oise natale, le jeune Alain avait déjà les idées au large, déclarant : "Quand j'étais petit, la mer, c'était les vacances." Installé à Saint-Malo, son grand-père bricoleur lui a offert pour ses 8 ans un petit bateau fabriqué de ses mains. "Tout était en bois, jusqu'aux taquets sur lesquels on accroche les bouts", se rappelle aujourd'hui le sexagénaire. Quelques années plus tard, le jeune adolescent s'essayait à ses premières traversées. Recrutant quelques copains dans un équipage de fortune, il s'est rendu à plusieurs reprises en Corse à la voile, au départ de Toulon. "J'envoyais des cartes postales à mes parents quand j'arrivais à destination. Comme je n'avais jamais de pépin, ils me laissaient faire. Les parents de mes copains, en revanche, ils demandaient sans cesse aux miens où on était."

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À 18 ans, Alain se rêvait déjà skipper. Mais ce sont d'autres sirènes, celles de la république, qui sont venues à sa rencontre. Pour échapper au service militaire, le matelot a décidé d'embrasser les voies de la philosophie. "Un copain m'a dit qu'en faisant des grandes études, on pouvait être dispensé, alors je me suis mis en tête de passer l'agrégation de philosophie. J'ai étudié à la Sorbonne, mais je n'avais que la voile en tête." Tout juste installé sur les bancs de l'université, le jeune Alain a créé le club de voile de la Sorbonne. Quelques années plus tard, il a intégré l'université de Nanterre, où il a créé un autre club de voile. "On allait en Grèce à la voile, alors je recrutais quelques gars et puis on partait." C'est à la remise des prix de la course entre La Rochelle et la Nouvelle-Orléans qu'Alain a fait une rencontre qui allait changer sa vie. Gino Morelli, un jeune architecte californien de 22 ans, lui a partagé après plusieurs verres son rêve de construire un maxi-catamaran de course en carbone. Enthousiaste, Alain a vu débarquer l'américain à Beauvais six mois plus tard, et Gino l'a aidé à vendre son bateau en acier et à construire ce navire en carbone à l'heure où personne n'osait encore travailler le matériau à des fins de navigation. Avec l'aide du frère d'Alain, ébéniste, le projet a abouti un an plus tard avec un bateau de 19 par 11 mètres, pour un poids de 6 tonnes contre 35 pour un équivalent en acier. Une petite révolution dans le monde nautique qui a convaincu le Conseil Régional de Picardie de sponsoriser le skipper, donnant son nom au navire. Capable de pointes jusqu'à 32 nœuds, soit 60 km/h, il a décroché le record de la traversée de la Manche en 2h30. Les années ont passé, et avec elles, les premières transatlantiques. Alain est parvenu à se faire un nom dans le monde de la voile entre des Eric Tabarly ou des Michel Malinowski. Il a alors quitté la métropole pour la Martinique, où il est resté 12 ans à balader les touristes, toujours à bord du bateau de sa vie. Après une vie dédiée à la voile, Alain cherche désormais à transmettre ce goût du large à de nouveaux publics. Depuis vingt ans, d'avril à septembre, le skipper organise ces sorties en mer. En préparant le punch pour ces matelots d'un jour, Nathalie, sa proche, le confesse : "Je ne sais pas quand il s'arrêtera. Il aime profondément ça, il a besoin de ce contact avec les gens."

Jean-Baptiste Dejeanty : Entre Héritage Familial et Création Navale

Jean-Baptiste Dejeanty a 34 ans cette année. Il y a sans doute un peu d’atavisme dans ce grand saut vers les mers du sud. Car pour lui, l’appel du large est une marque de fabrique. «Jibé» est l’héritier d’une lignée de rugueux Paimpolais, pêcheurs d’Islande, qui embarquaient à la morue pour des campagnes de plusieurs mois, vers les brumes et les coups de vents de l’Atlantique Nord. Le gamin a grandi et a réalisé un premier rêve, fin 2006, en bouclant cette transat mythique à la 9e place en 60 pieds IMOCA. C'est une belle ligne de plus sur un CV marqué par la diversité des expériences. Pour ses futurs petits-enfants, il a en réserve des histoires de coups de vents en mer d’Irlande ou de surfs interminables dans l’alizé, à bord de ces petits engins «à taille humaine, mais très sport». De sa tête d’architecte naval, Jean-Baptiste, diplômé du Southampton Institute en 2000, a fait naître quelques prototypes qui ont brillé sur le circuit. C’est le même désir d’aventure et la même soif de découvrir qui aujourd’hui nourrissent ses projets. À la fin d’un cycle partenarial de 4 ans avec le Groupe Maisonneuve, au cours duquel il a participé à toutes les courses inscrites au circuit Imoca, l’heure est venue pour lui et son équipe d’écrire de nouveaux chapitres océaniques, avec la force et la richesse d’une expérience et d’une envie encore plus grandes.

Aymeric Belloir : Le Parcours d'un Champion en Solitaire

Aymeric Belloir compte à son actif l’équivalent de 4 tours du monde en course et en convoyage. Pour lui, la vie est une somme de défis dont la réalisation ne dépend que de l’énergie qu’on y consacre. Après avoir sillonné de longues années les océans comme convoyeur, ce sont les courses en solitaire qui, depuis 2007, sont devenues son actualité. Fort de son titre de Champion de France après notamment ses victoires sur la course « les Sables - Les Açores », la Select 650, la Transgascogne et la Demi Clé 650, Aymeric était reconnu comme un des favoris de la classe 650. Capitaine 200 diplômé, Aymeric Belloir est également depuis 2012 l’un des fidèles skippers attitrés du trimaran 60 pieds Sensations. Ses performances sont remarquées : « Aymeric a fait une très belle navigation, il a suivi une trajectoire rigoureuse. Il donne l’impression d’avoir mené une course intelligente. Il ne roulait pas sur l’or pour mener son projet, mais il l’a bien géré privilégiant la simplicité pour préparer et optimiser son bateau. Sur l’eau, il a donné le ton dès le début. Sa performance se mesure aussi à la manière selon laquelle il s’est accroché à la tête de flotte des prototypes. Il termine avec une avance très confortable sur ses concurrents qui bataillent dur. »

Nouveaux Talents et Figures Confirmées de la Course au Large

Parmi les 40 prétendants à l’Everest des mers, neuf navigateurs ont un lien particulier et fort avec la région des Pays de la Loire. Neuf trajectoires, neuf ambitions et les Pays de la Loire chevillés au corps.

Yannick Bestaven, ingénieur de formation et coconcepteur de l'hydrogénérateur Watt&Sea imaginé par Éric Tabarly, a vu sa carrière de skipper débuter très jeune et s’écrire de belles victoires : vainqueur de la Transat 6.50 en 2001, double vainqueur de la Transat Jacques-Vabre en 2011 et 2015 et vainqueur du Vendée Globe 2020-2021. Figure expérimentée de la course au large, Yannick Bestaven affrontera l’Everest des mers pour la 3e fois à bord d’un IMOCA dernière génération. Le Nazairien remet son titre en jeu !

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À tout juste 23 ans, Violette Dorange est la plus jeune des inscrites au départ du Vendée Globe et non la moins expérimentée. Après avoir atteint le haut niveau en voile légère 420, réalisé une traversée de la Manche en Optimist à 15 ans, puis celle de Gibraltar à 16 ans, la navigatrice aux trois participations à la Solitaire du Figaro relève le défi du mythique tour du monde à la voile !

Le palmarès du Sablais d’adoption (faisant référence à un skipper bien connu des Sables d'Olonne) fait de lui une figure emblématique de la voile française, étant l'unique skipper ayant terminé quatre Vendée Globe consécutifs : 18e de la Transat Jacques Vabre 2019 ; 14e de la Fastnet Race 2019 ; 9e de la Route du Rhum 2018 ; 10e du Vendée Globe 2017 ; 7e du Vendée Globe 2008 et 2012 ; 7e de la Route du Rhum 2010 ; vainqueur de la Route de l’Equateur 2005 ; 3e de la Mini-Transat 2001. Il est prêt à prendre sa revanche !

Natif des Sables d’Olonne, Sébastien Simon, le vendéen, a découvert la voile enfant à bord du bateau de son père. Devenu ingénieur en structure et composites, ce passionné des sports de glisse a su très rapidement imposer son style. Vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro et Champion de France Elite de Course au Large en 2018, Sébastien Simon est piqué par le virus de la compétition. Au départ du Vendée Globe 2020-2021, il a été contraint d’abandonner après avoir heurté un OFNI au large du cap de Bonne-Espérance.

Révélation du Vendée Globe 2020, Benjamin Dutreux, originaire de l’Île d’Yeu, a surpris skippers et public en terminant 9e à bord d’un IMOCA ancienne génération, baptisé « papy ». En 2014, Benjamin Dutreux a rejoint le Team Vendée Formation et a appris la course au large, un travail qui paye et lance sa carrière : il fut le 1er bizuth de La Solitaire du Figaro 2015, puis 5e en 2018. Soucieux de l’environnement, Benjamin Dutreux est engagé depuis plus de 7 ans avec l’association Water Family.

Originaire de Château-Gontier-sur-Mayenne, Damien Seguin, ancien journaliste devenu skipper professionnel, a participé deux fois au Vendée Globe et est finisher de la Transat Jacques Vabre, de la Route du Rhum ou encore du Défi Azimut. Il met son bateau au service de la science. Le Nantais, habitué des grandes compétitions - 5 fois champion du monde, triple médaillé paralympique en 2.4mR - est devenu en 2021, le premier skipper handisport de l’histoire à boucler un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Il prendra pour la deuxième fois le départ du Vendée Globe !

La course au large est le fil rouge de la vie de Manuel Cousin. Issu d’une famille passionnée par la mer et la voile, le navigateur basé aux Sables d’Olonne est au départ de toutes les courses IMOCA depuis 2017. Lors du Vendée Globe 2020-2021, le skipper a su montrer sa détermination et sa technicité. Malgré un vérin de quille cassé, le skipper n’a rien lâché et a terminé à la 23e place !

En solitaire, en double, en équipage, à travers l’Atlantique ou autour du Monde, le Nantais Sébastien Marsset fait partie de ces skippers complets, réputés pour briller tant à la tête de leur propre projet qu’au sein d’équipes prestigieuses. En 10 ans, il est ainsi passé d’une première transat en Mini (voilier de 6,50 m) à un record autour du Monde à bord de Spindrift, trimaran de 40 mètres. Skipper polyvalent, il sait faire preuve de la même application dans sa préparation physique que dans l’étude de la météo.

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