Laissez-vous séduire par Thouars, une ville d’art et d’histoire qui domine majestueusement la vallée du Thouet. C'est ici que la nature préservée rencontre un patrimoine remarquable, offrant un cadre idyllique pour une évasion aquatique. La rivière, fil conducteur de cette expérience, serpente paisiblement au pied de la cité, invitant à une balade insolite et patrimoniale, loin des idées reçues.
Le Thouet, une Rivière aux Multiples Facettes : Plus Qu'un Terroir Viticole
À un jet de pierre de tuffe de la Rabelaisie voisine et de ses dives bouteilles, il est aisé de se méprendre sur la mythologie populaire qui entoure les charmes de l’éternelle petite république autonome thouarsaise. La légende d’Émile Diacre, ce voyageur de commerce de Thouars, qui fut le dindon de la farce d’un banquet copieusement arrosé en 1922 lors d’une partie de pêche sur la rivière toute proche de l’Argenton, est certes une anecdote pittoresque. Qu’on lui ait fait croire qu’il avait pêché un homard pour donner son nom au mythique quinquinat Duhomard, passe encore. Cependant, il ne faut pas prêter au Thouarsais, fraise au vent, la réputation d’un fieffé buveur, fût-ce à l’ombre des pampres du Clos Pascreau-Lemiale, point culminant et symbolique de la ville avec sa Cité libre. Certes, ici coule un précieux nectar, mais qu’il soit breton ou chenin, le cépage n’y changera rien. Foin l’alcool et ses marivaudages complaisants à l’égard du vin, Thouars est avant tout un pays d’eau !
Pêcheurs du Nénuphar thouarsais, promeneurs et kayakistes peuvent tous attester de l’intérêt porté à cette grande boucle du Thouet qui enrubanne si soyeusement la belle endormie. Si l’hirsute dessein thouarsais se confirme parfois dans la difficile cohabitation entre les rameurs et quelques pêcheurs, force est de constater que cette virée au comptoir du temps qui passe au fil du Thouet vaut indéniablement le détour. La fin d'un voyage en forme de carte postale dans le soleil du soir, avec le château de Thouars et le Pont des Chouans se révélant au bout d'une belle expédition, est une image qui reste gravée dans les mémoires, attestant de la richesse paysagère et historique de cette deuxième étape estivale au fil de l’eau, du nord au sud des Deux-Sèvres.
Découvrir Thouars Autrement : La Location en Libre-Service avec Kayakomat
Pour permettre aux visiteurs comme aux habitants de découvrir Thouars par le Thouet, la Ville a autorisé l’installation et l’occupation d’un Kayakomat. Ce module offre un système de location en libre-service de kayaks et de paddles, une initiative novatrice qui fleurit du côté de la prairie des Ursulines. C'est précisément à la Prairie des Ursulines, à seulement deux pas du bac à chaîne et de la mise à l’eau, que votre aventure aquatique commence, promettant une immersion totale au cœur de la vallée du Thouet.
Le système KAYAKOMAT rend la location simple et 100 % autonome, disponible 24h/24 et 7j/7, même dans des endroits plus éloignés grâce à la dernière technologie de verrouillage intelligent. Il suffit de réserver en ligne, de recevoir un code par SMS, et d'ouvrir le cadenas connecté pour partir naviguer quand bon vous semble. Que vous soyez seul, en famille ou entre amis, les options sont variées : la station propose trois sup-paddles et deux kayaks solo, disponibles à partir de 14,50 €, ainsi que quatre kayaks duo, proposés à partir de 19,50 €. Les gilets et les pagaies sont inclus et se trouvent à l'intérieur du module, garantissant tout le nécessaire pour une sortie en toute sécurité. La mise à l’eau est facilitée par une pente douce aménagée, située à quelques mètres seulement de la station de location.
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Le temps minimum de réservation est d'une heure, mais pour profiter pleinement de l’expérience et des paysages, il est conseillé de prévoir deux heures ou plus. Les locations peuvent s'étendre jusqu'à plusieurs jours pour des aventures plus longues. Une fois le temps de location écoulé, il suffit de rendre l’équipement en s'assurant que tout est propre, puis de le verrouiller à nouveau. Cette échappée sur le Thouet est bien plus qu’une simple activité ; c’est une nouvelle manière de (re)découvrir Thouars, au fil de l’eau, en toute liberté et autonomie. Il est important de se rappeler que toute pratique physique ou sportive peut présenter des risques pour la santé, et il est recommandé d'adapter et de modérer ses efforts en fonction de son état de santé.
Itinéraires Aquatiques et Patrimoine Sublimé le Long du Thouet
Naviguer sur le Thouet, sauvage et luxuriant, offre une vision unique des Deux-Sèvres, mariant harmonieusement nature et patrimoine. Au départ de l'ancien abattoir de Thouars, deux circuits s'offrent aux pagayeurs. Le premier mène vers l'amont, en direction de la chaussée du Château, sur une distance de 2,5 km, permettant de longer le château des ducs de la Trémoïlle, un incontournable absolu pour les amateurs d'histoire et de belles pierres. Le second circuit s'étend vers l'aval, menant à la prairie des Ursulines sur 1,2 km, offrant une perspective différente sur la ville.
En kayak ou en paddle, porté par le courant doux et la quiétude des paysages, on imagine aisément glisser sur les eaux calmes du Thouet. Au fil de la navigation, la rivière dévoile ses charmes : des rives verdoyantes, des prairies paisibles et des recoins sauvages où la nature s’exprime librement. Il est fréquent d'apercevoir un héron immobile, observant la rivière avec élégance, ou le passage rapide et éclatant d'un martin-pêcheur. Depuis l’eau, Thouars se révèle sous un angle nouveau, offrant une perspective changeante et un rythme ralenti. Chaque coup de pagaie devient alors une invitation à savourer pleinement l’instant présent, loin du tumulte quotidien.
Maniable et stable, l'embarcation devient le compagnon idéal de cette immersion au cœur de la vallée du Thouet. Que ce soit en famille, entre amis ou simplement en quête d’un moment de détente, cette balade procure une parenthèse de nature et de liberté inoubliable. En solo ou en famille, il est possible de louer canoës, kayaks, paddles et même pédalos, avec gilets, pagaies et bidons étanches fournis. La réservation des embarcations est obligatoire pour garantir une organisation optimale.
Le Thouars Canoë-Kayak (TCHK) : Au Cœur de la Passion Fluviale
S’il est une balade insolite et patrimoniale à réaliser, c’est bien celle sur l’eau proposée par le club thouarsais de canoë, surnommé les "Alligators", un mordant sobriquet. Le Thouars Canoë-Kayak (TCHK) joue un rôle essentiel dans l'animation aquatique de la région. Ces sorties en canoë permettent notamment de toucher des publics qui n’iraient pas sur l’eau d’eux-mêmes, mais qui seraient intéressés par les explorations patrimoniales accompagnées d'un guide conférencier. Le club offre ainsi une porte d'entrée unique pour découvrir le Thouet et ses environs.
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Noé Martin : L'Excellence et la Détermination d'un Jeune Athlète Thouarsais
Parmi les figures emblématiques du club, Noé Martin illustre parfaitement l'engagement et le talent qui peuvent éclore au Thouars Canoë-Kayak. Pour lui, le canoë-kayak est bien plus qu'un simple loisir ; c’est une véritable vocation. Dès son plus jeune âge, Noé a eu la fibre du kayak, ayant grandi dans un environnement où cette discipline était omniprésente, son père, Stéphane, officiant comme entraîneur. Ses premières compétitions, dès l'âge de six ans, lui réussissent brillamment, son entraîneur de père se remémorant qu'il "montait toujours sur le podium, et souvent sur la première marche".
Après avoir pratiqué les trois disciplines du canoë-kayak - le slalom, la descente et la course en ligne -, le jeune garçon s’est naturellement tourné vers les deux dernières. Il constate d'ailleurs : "Corporellement, je suis plus fait pour ces deux pratiques," lui qui mesure déjà 1,83 m. C’est à la course en ligne que va sa préférence, une discipline où, selon lui, "on n’a pas le droit à l’erreur," exigeant une "cadence de deux coups de pagaie par seconde, voire deux coups et demi."
Noé Martin n'est pas étranger aux honneurs nationaux. Il fut double champion de France minime K1 en course en ligne sur 500 m et en descente (par équipes) en 2019. Bien qu'il n'ait pas pu rééditer pareille performance en 2020, il a tout de même décroché la médaille d’argent à la course en ligne sur 200 m (la seule distance au programme cette année en raison des contraintes sanitaires), concédant que le titre lui a probablement coûté à cause d'une "petite erreur au départ." Son père, Stéphane, attribue également cette contre-performance à une pression accrue : "Il a terminé à la deuxième place sur 200 m, après une erreur rédhibitoire au départ, « sous la pression »."
Désormais cadet, le kayakiste thouarsais lorgne bien évidemment sur les championnats de France de course en ligne, tout en étant conscient de la rude concurrence qu'il affrontera, figurant parmi les plus jeunes compétiteurs. Un autre objectif majeur pour les prochains mois est de décrocher sa qualification pour les Olympics hopes regatta, une compétition internationale de référence chez les jeunes.
Pour atteindre ses ambitions, Noé se donne les moyens nécessaires. Il s'entraîne "deux fois par jour, tous les jours de la semaine." Son programme est rigoureux : "musculation le matin et kayak le soir après les cours." Ses journées sont particulièrement rythmées et chargées, comme il le décrit : "Je me lève entre 5 h et 6 h le matin, et je commence par une séance de musculation. Puis je vais au collège jusque vers 16 h 30. Je rentre et me prépare pour une séance sur l’eau de 17 h 30 à 20 h. Je suis chez moi à 21 h, et selon ma motivation, je fais de la course à pied ou des étirements jusqu’à 22 h 30." Malgré les difficultés inhérentes à un tel emploi du temps, il affirme : "Parfois c’est difficile, oui. Mais je sais où je veux arriver, j’ai mes objectifs en tête," visant les Jeux olympiques en 2028 ou 2032, un rêve qu'il nourrit "depuis tout petit."
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La course à la victoire pourrait devenir de plus en plus complexe, au fur et à mesure que la concurrence s'intensifie. Pour s’y préparer au mieux, le jeune homme a quitté Thouars, avec le soutien de sa famille, pour s’installer à Brest, où il a intégré une section sportive. En parallèle, il est également "en Pôle espoirs à côté de Rennes, où [il va] une semaine par mois." Son père insiste sur l'importance de l'équilibre : "Sa vie repose sur trois piliers, sur lesquels sa mère et moi ne voulons pas transiger. Certes, le sport l’aide à trouver son équilibre, mais on ne néglige ni le parcours scolaire, ni le quotidien avec la famille." Noé pense déjà à son avenir professionnel, conscient qu'il n'existe pas de kayakiste professionnel, et aimerait devenir "professeur d’EPS."
Le week-end dernier, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), Noé Martin a ajouté de nouvelles lignes à son palmarès en devenant vice-champion de France minimes de vitesse, sur 200 m, en kayak monoplace, sous les couleurs du Thouars Canoë-Kayak. Son père, Stéphane Martin, également président du club thouarsais, a confié que cette discipline n'était "pas sa discipline préférée" et qu'une "petite erreur au départ lui a probablement coûté le titre." Associé au Libournais Pierre Bardon, il a également décroché la médaille de bronze en kayak biplace sur la même distance, une sacrée performance pour le jeune homme champion de France l'année passée sur 500 mètres. Pour un "petit club comme nous sans salarié et avec des petits moyens, c’est presque inespéré," témoigne son père, soulignant la fierté du TCHK.
La saison prochaine, Noé Martin franchira une nouvelle étape en intégrant le Pôle Espoir France de Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), un signe de sa progression constante et de son potentiel.
Le TCHK et la Relève Thouarsaise : Une Pépinière de Talents
Au-delà de l'éclat de Noé Martin, le Thouars Canoë-Kayak continue de former de jeunes talents. Lors de ces mêmes championnats de France, trois autres représentants thouarsais avaient également décroché leur qualification. Parmi eux, la minime Pauline Froger a remporté la petite finale en kayak monoplace, ce qui équivaut à une honorable 10e place nationale, et a terminé 6e en kayak biplace aux côtés de Nora Koubaiti. Ces résultats sont d'autant plus remarquables que, comme le souligne le club, "avec la crise sanitaire, ça a été compliqué de s’entraîner. On n’a pas comme les gros clubs les machines qui nous permettent de nous entraîner hors de l’eau," témoignant de la résilience et de la détermination des athlètes thouarsais face aux contraintes.