Le Championship Tour de la World Surf League : Une Évolution Constante Culminant à Hawaii

La World Surf League (WSL) constitue la vitrine de l’élite mondiale du surf, où les meilleurs athlètes de la planète s’affrontent sur une liste de vagues mythiques, avec un titre mondial en jeu. Cette organisation américaine, initialement fondée en 1976 sous le nom d'International Professional Surfers (IPS), puis renommée Association of Surfing Professionals (ASP) en 1983 avant de devenir la World Surf League en 2015, est responsable de l'organisation de toutes les compétitions professionnelles de surf à travers le monde. Elle gère notamment le Championship Tour (CT), qui représente la division d'élite du championnat du monde de surf, ainsi que le Challenger Series (CS) et les Qualifying Series (QS), des ligues d'accès à l'élite. En outre, la WSL supervise le circuit Pro Junior pour les moins de 18 ans et le Longboard Pro. Il est important de noter que Tahiti, bien que faisant partie de la Polynésie française, est considéré comme un "pays" par la WSL, ce qui signifie que la Fédération Française de Surf n'enregistre que les résultats et statistiques des surfeurs licenciés à la FFSurf.

Le Championship Tour : Un Format Réinventé pour la Prochaine Ère du Surf

Le Championship Tour est le circuit d'élite du surf professionnel, réunissant les surfeurs les plus talentueux de la planète. Traditionnellement composé des 32 meilleurs surfeurs mondiaux, ce tableau est constitué des 22 meilleurs surfeurs du CT de la saison précédente, rejoints par les 10 meilleurs surfeurs du circuit Challenger Series de la saison précédente. À cela s'ajoutent deux wild cards attribuées à l’année par la WSL à des surfeurs méritants, ainsi que deux autres wild cards décernées lors de chaque compétition. La saison du CT, réimaginée pour être à la hauteur des ambitions et de la dynamique de la prochaine ère du surf, a connu d'importantes évolutions ces dernières années afin de garantir un spectacle à la fois intense et captivant.

Un changement majeur marque la nouvelle ère du CT : alors que la logique derrière le concept des WSL Finals se tenait - organiser la saison de façon à ce que le titre mondial soit décidé lors de la dernière série de l’année -, il n’a jamais vraiment convaincu ni les surfeurs, ni le noyau dur des fans. Malgré les titres décernés devant des foules, le spectacle n’avait plus tout à fait la même saveur. Cinq ans plus tard, surfeurs et spectateurs ont tranché, et le retour à un calendrier “classique” a été largement applaudi. Ce calendrier en 12 étapes est conçu pour culminer de manière spectaculaire. La solution trouvée par la WSL cette fois-ci est brillante : le Pipe Masters vaudra 1,5 fois plus de points qu’un event CT classique, ce qui signifie qu’une fois les “mauvais” résultats retirés, les chances que le titre soit décidé avant Hawaii deviennent infimes. Le championnat 2026, par exemple, se jouera en trois temps. D’abord une saison régulière de 9 étapes avec un plateau complet de 36 hommes et 24 femmes ; pour accéder à la suite, on retient les 7 meilleurs résultats sur ces 9 étapes. Toutes les séries se disputent en duel avec élimination directe, et il y a un premier tour réservé aux moins bien classés (chez les hommes, les seeds 29-36 passent par le Round 1 ; chez les femmes, les seeds 9-24 passent par le Round 1). Vient ensuite une post-season de 2 étapes avec un plateau réduit à 24 hommes et 16 femmes. Enfin, tout se conclut au Pipe Masters (Pipeline), où l’on retrouve à nouveau le plateau complet (36 hommes/24 femmes) pour une dernière épreuve qui attribue +50 % de points (victoire à 15 000 pts contre 10 000 pts) et où le classement final de la saison se calcule sur les 9 meilleurs résultats sur 12 étapes.

Au-delà de la structure du calendrier, d'autres nouveautés ont été introduites. Le nombre de femmes engagées sur chaque event du CT passe de 18 à 24, renforçant ainsi la présence féminine sur le circuit d'élite. Grâce à un nouveau format de tableau, il n’y aura plus de séries non-éliminatoires ni pour les hommes ni pour les femmes, ce qui permettra de boucler les compétitions plus rapidement, et théoriquement sur de meilleures vagues. Enfin, même si le Mid-Year Cut disparaît, une réduction du nombre de surfeurs (à 24 hommes et 16 femmes) aura lieu sur les 10e et 11e events de la saison, pour finaliser les têtes de série avant Pipe. Le Championship Tour fonctionne avec un système de points accumulés tout au long de la saison régulière. Les athlètes gagnent des points en fonction de leurs performances dans chaque compétition.

Sur les Spots Mythiques du Globe : Faits Saillants des Saisons Récentes

Le calendrier du Championship Tour emmène les surfeurs et les fans aux quatre coins du globe, sur des vagues qui ont forgé la légende du surf. Chaque étape a son caractère unique et ses histoires mémorables.

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La saison du CT débute traditionnellement en Australie, souvent avec le Rip Curl Pro Bells Beach. C’est le dicton qui accompagne la plus ancienne compétition de surf au monde, le Rip Curl Pro Bells Beach : « Il faut gagner pour la faire sonner ». L’event se tient tous les ans à Pâques depuis 1962, dans la petite ville australienne de Torquay, et le tableau d’honneur gravé dans l’escalier réunit toutes les légendes de ce sport. Caity Simmers n’a pas fait de même après sa première victoire à Bells en 2024, mais soulever le trophée le plus célèbre du surf a lancé sa conquête d’un premier titre mondial. En 2025, Jack Robinson et Isabella Nicholls ont réalisé un doublé 100 % australien sur l’épreuve la plus historique du pays, écrivant un nouveau chapitre de la légende de Bells.

Un autre spot australien incontournable est Margaret River, en Western Australia. « The West is best », c’est ce que l’on entend concernant les vagues de la région de Margaret River. Michel Bourez a signé sa première victoire en CT à Margaret River en 2015, tandis que le nom de Carissa Moore figure trois fois sur le tableau d’honneur gravé sur les escaliers de la plage. En 2025, Griffin Colapinto a offert une mixtape parfaite avec un 10 à Mainbreak et une vague à 9 points complètement folle à The Box. Mais c’est Jordy Smith qui a inscrit son nom au tableau d’honneur et est reparti au volant d’une nouvelle voiture, et avec un trophée sur le siège passager.

Le Bonsoy Gold Coast Pro à Snapper Rocks, Queensland, Australie, a fait un retour très attendu. Quand la WSL a dévoilé la liste des events du Championship Tour 2025, les fans ont exulté en découvrant le retour du Bonsoy Gold Coast Pro après cinq ans d’absence. À ses débuts en CT à Snapper Rocks, Ethan Ewing a réalisé un score de 9,00. Bien qu’il n’ait pas réussi à passer cette série et ait quitté le Tour, Ewing est revenu plus fort que jamais et a désormais gravé son nom dans la légende du Bonsoy Gold Coast Pro avec une victoire retentissante en 2026. Une victoire sans précédent qui a inclus une confrontation entièrement du Queensland entre Ewing et Liam O'Brien, en dominant le Champion du Monde 2019 Italo Ferreira et la révélation rookie du CT Kauli Vaast.

L’océan Pacifique est également le théâtre d’étapes cruciales, comme les Fidji. L’une des annonces les plus réjouissantes de la WSL ces dernières années a été le retour des Fidji au calendrier du CT en 2024, après sept ans d’absence. En 2025, Lowers a retrouvé son statut d'événement classique” du Championship Tour, avec Bettylou Sakura Johnson et Yago Dora repartant avec les trophées.

Le Championship Tour a également exploré de nouveaux horizons, comme le Surf Abu Dhabi Pro aux Émirats arabes unis. Même si le Surf Abu Dhabi Pro n’a fait ses débuts sur le calendrier du Championship Tour qu’en 2025, on peut dire sans trop exagérer qu’on avait déjà vu cet event auparavant. Les lignes de Simmers ont déclenché une vague d’enthousiasme à travers le monde, tandis que l’énergie incroyable de Ferreira l’a porté vers un succès ne laissant aucune place au doute, pour la grande première des Émirats arabes unis sur le Championship Tour.

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Le circuit fait également escale en Europe, notamment au Portugal. L'épreuve de Peniche, le MEO Rip Curl Pro Portugal, a vu en 2025 Yago Dora poser les bases de son titre mondial avec un succès à Supertubos, tandis que Caroline Marks annonçait une nouvelle saison XXL en repartant de Lisbonne avec le trophée à ses côtés.

Le Circuit 2024 : Une Saison Semée d'Émotions et de Duels Mémorables, de la Victoire de Marks et Florence au Salvador

La saison 2024 du Championship Tour a été riche en rebondissements, avec des performances marquantes ayant directement impacté le classement mondial. Le Surf City El Salvador Pro, étape n°7 du Championship Tour 2024, a été le théâtre de duels impressionnants et de victoires déterminantes. Caroline Marks et John John Florence ont remporté cette étape le dimanche 9 juin 2024. Les résultats d’hier ont également eu un impact sur le classement mondial, avec un changement dans le top 5.

Chez les femmes, Caroline Marks s’est imposée pour la deuxième année consécutive à Punta Roca, consolidant sa position en tant que prétendante sérieuse au titre mondial. La finale a démarré très fort, Caroline Marks libérant sa fameuse puissance backside, obtenant un 7,00 contre la rookie de l’année 2022, Gabriela Bryan. Un backup rapide a placé Marks fermement en tête, Bryan devant obtenir un 9,70 pour dépasser la championne en titre de l’événement, Marks. Cette dernière a ensuite utilisé sa priorité pour s’assurer le meilleur score du heat, un 7,40, mettant Bryan combo, signifiant qu’elle avait besoin de deux nouveaux scores pour égaler Marks. Mais Gabriela Bryan s’est sortie de cette situation de combo, prenant presque la tête de la série dans les derniers instants de la finale. 0,34 points seulement séparaient les deux surfeuses lorsque la finale s’est terminée. Gabriela Bryan, 22 ans, a montré sa domination tout au long de son parcours jusqu’en finale. La compétitrice de Kauai a d’abord dominé la prétendante au titre mondial Molly Picklum dans leur quart de finale. Ensuite, Bryan est retournée à l’eau et a mis à terre l’actuelle numéro 1 mondiale Caitlin Simmers. Bien que la dernière tentative de Bryan pour monter sur le podium ait échoué à moins d’un demi-point, elle arrivera à Rio revigorée. Caroline Marks s’est hissée à la 2e place du classement mondial, faisant un pas de plus vers la défense de son titre de championne du monde. Sa victoire au Salvador en 2023 avait fait de son rêve de titre mondial une réalité, avant d’être couronnée championne du monde 2023. Cette année, un parcours réussi tout au long de la semaine au Salvador a permis à Marks, du haut de ses 22 ans, de monter sur la plus haute marche du podium lui assurant deux victoires consécutives à Punta Roca. La surfeuse est maintenant juste derrière sa compatriote américaine Caitlin Simmers au classement général. « Je me sens vraiment bien et le Salvador est toujours très bon pour moi », a déclaré Marks. « Il a donné le coup d’envoi de ma campagne pour remporter le titre mondial l’année dernière. J’adore Punta Roca. C’était aussi très sympa de disputer une finale avec Gabby [Bryan]. C’est une très bonne amie à moi sur le Tour et gagner fait du bien. Je suis très heureuse. C’est pour ça que je fais tout ça. Je veux gagner autant de titres mondiaux que possible et je suis tout à fait consciente qu’il est difficile d’en décrocher un, mais je dois me concentrer sur mes performances. »

Caitlin Simmers est de retour à la première place du classement mondial suite à sa performance cette semaine au Salvador. Une compétition où Simmers se classe 3ème ex-aequo après avoir perdu contre Gabriela Bryan. À 0,40 points près la situation aurait pu être différente mais Simmers va maintenant se rendre au VIVO Rio Pro vêtue du lycra jaune de leader et continuer à se battre pour sa place dans le Final 5. Brisa Hennessy, quant à elle, est passée à la troisième place, tandis que Molly Picklum et Johanne Defay ont perdu une place mais sont restées dans le Top 5. Toujours au Salvador, Bettylou Sakura Johnson s’est inclinée en demi-finale contre Caroline Marks et a terminé à la troisième place, ce qui lui permet de se hisser au 7e rang du classement mondial.

Chez les hommes, John John Florence était inarrêtable tout au long de cette compétition. L’Hawaiien a ajouté un nouveau perfect 10 à sa liste (il s’agit de son 18e perfect 10 sur le CT) avant de remporter sa neuvième victoire sur le CT, hier au Salvador. Une victoire qui lui assure une place dans le Final 5 ! Le double champion du monde n’a pas participé à la finale WSL depuis la création du Final 5 et espère conserver sa place de numéro 1 à Lower Trestles. « C’est pour Darwin, oh mon dieu, je suis tellement excité », a déclaré Florence, dédiant la victoire à son fils nouveau-né. « Je suis juste super content de gagner une épreuve. À la fin, je me disais que je ne devais pas perdre une seconde de plus, que je devais gagner cette épreuve. Quand Yago Dora a eu ce 9, je me suis dit : ‘Oh non, il va y avoir des sets’, mais c’est resté flat. Je n’arrive pas à y croire. » La finale masculine a vu John John Florence et Yago Dora s’affronter de manière impressionnante, Florence prenant les commandes dès le début du heat pour afficher un total de 16,33. La sélection de vagues de Florence lui a permis de garder la tête, mais Dora a riposté avec ses tendances explosives, scorant un 9,77. « Ce n’était pas évident et j’ai eu un peu de chance à la fin avec le flat », a déclaré Florence. « Je me sens léger, je me sens bien. Ma femme et moi venons d’avoir un fils, c’est une très bonne année. Au début de l’année, il y avait tellement de choses à gérer : l’arrivée d’un bébé, les Jeux olympiques, le Tour et tout le reste. Ça a été intense, mais j’ai pris beaucoup de plaisir et j’ai fait mieux que ce que je pensais. C’est la première fois que je participe aux WSL Finals, mais il y a encore du travail. »

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Yago Dora a affiché un 9,33 et un 8,33 en demi-finale, laissant Medina dans une situation de combo pendant la plus grosse partie de la série. « Merci pour tout, merci au Salvador et à tout ce soutien », a déclaré Dora. « C’était incroyable. Je suis vraiment heureux, c’était un événement majeur pour moi. J’avais l’impression que j’allais gagner, mais John est arrivé très fort, et j’ai manqué d’une autre vague à la fin. Je suis quand même fier de moi et de la performance que j’ai réalisée. » Plus tôt dans la journée, Yago Dora a éliminé son bon ami Jack Robinson en quart de finale. De son côté, Crosby Colapinto était le seul rookie 2024 encore en lice, mais il a été éliminé par John John Florence, vainqueur de l’épreuve. Joao Chianca est revenu sur le CT pour la première fois cette année en tant que wildcard. Malgré son élimination face à Gabriel Medina en quart de finale, le Brésilien de 23 ans a montré qu’il était en pleine forme. Gabriel Medina a gagné beaucoup de terrain lors des deux derniers événements. Sa troisième place au Salvador lui permet de se hisser à la sixième place du classement général, ce qui le rapproche un peu plus du Final 5.

Les demi-finales féminines ont vu Gabriela Bryan (13.50) défendre face à Caitlin Simmers (13.10) dans le HEAT 1, et Caroline Marks (13.77) s'imposer dans le HEAT 2. Les demi-finales masculines ont été marquées par la victoire de Yago Dora (17.66) face à Gabriel Medina (14.23) dans le HEAT 1, et celle de John John Florence (17.50) dans le HEAT 2. Les quarts de finale masculins ont quant à eux vu Gabriel Medina (15.27) l'emporter contre Joao Chianca (10.24) dans le HEAT 1, Yago Dora (14.54) face à Jack Robinson (11.50) dans le HEAT 2, John John Florence (15.17) contre Crosby Colapinto (9.67) dans le HEAT 3, et Matthew McGillivray (15.17) dans le HEAT 4.

Le Championship Tour 2024 fonctionne selon un système de leaderboard, les athlètes accumulant des points tout au long des neuf compétitions de la saison régulière. Le dixième événement du Tour, le Lexus WSL Finals, est une compétition d’une journée au cours de laquelle les champions du monde sont sacrés en fonction des performances qu’ils réaliseront ce jour-là. Seuls les 5 premiers hommes et les 5 premières femmes du classement participeront à cette 10e et ultime étape. Les points obtenus lors du Surf City El Salvador Pro, ainsi qu’à l’issue des deux prochaines étapes du CT, à Rio et à Fidji, seront donc déterminants pour la qualification.

Hawaii et le Pipe Masters : Le Climax Spirituel et Sportif du Surf Mondial

Le Banzai Pipeline, sur la mythique North Shore d’Oahu, à Hawaii, est la vague la plus célèbre et la plus intimidante du monde. Ce lieu sacré est le berceau spirituel du surf, où les légendes sont forgées et les titres mondiaux souvent décidés. Le Pipe Masters, qui se tient généralement en décembre, marque la conclusion dramatique de la saison du Championship Tour. Avec l'augmentation de son importance - le Pipe Masters vaudra 1,5 fois plus de points qu'un event CT classique - il est presque garanti que les enjeux seront à leur paroxysme à Hawaii. En 2026, les enjeux seront à leur paroxysme : hommes et femmes du Championship Tour débarqueront à Hawaii avec des titres mondiaux en jeu, alors que de grosses houles hivernales s’aligneront jusqu’à l’horizon.

L'histoire du surf est écrite sur ces vagues. Kelly Slater, John John Florence, Jack Robinson et Caity Simmers font partie des surfeurs du Championship Tour qui ont goûté au succès à Pipeline. En 2025, Tyler Wright a remporté le Pipe Pro féminin, tandis que l’Hawaïen Barron Mamiya, à seulement 25 ans, s’est hissé parmi les grands noms de la North Shore avec un doublé historique : premier surfeur à s’imposer deux années de suite à Pipeline depuis Andy Irons, 19 ans plus tôt. Ce type de performance souligne l'importance et la difficulté de s'illustrer sur ce spot. Certains surfeurs, comme le mentionne un athlète : « Je pense que les locaux voient le temps que je passe ici en dehors des contests, et ils respectent vraiment ça. Je passe des semaines entières au Volcom Pipe House à surfer sur la North Shore, à m’imprégner de l’énergie des îles. »

Le Banzai Pipeline a également été le théâtre du couronnement d'Italo Ferreira en 2019. Le Brésilien est devenu champion du monde, jeudi à Hawaï, à l'issue du circuit pro de surf, une première dans sa carrière. Ferreira a signé son exploit sur le spot mythique de l'archipel appelé Banzai Pipeline. Il a battu son compatriote et tenant du titre, Gabriel Medina, en finale de la dernière des 11 étapes du circuit mondial, le Championship Tour (CT), organisé par la World Surf League (WSL). À 25 ans, Ferreira, qui a remporté 3 étapes cette saison (Gold Coast/Australie, Peniche/Portugal et Hawaï), s'est imposé pour la première fois en tant que numéro 1 mondial sur le circuit pro. Il est également devenu le premier surfeur de l'Histoire à être sacré la même année en WSL et lors des Championnats du monde (organisés par la Fédération internationale de surf/ISA), ayant glané l'or mondial en septembre à Miyazaki au Japon. « C'est complètement irréel ! », a soufflé le Brésilien. « Je n'arrive pas à y croire, c'est complètement irréel. J'ai dédié toute ma vie pour ce trophée et je l'ai enfin. Ce trophée signifie beaucoup pour moi, je n'ai pas de mots. Cette année a été tellement folle, avec des hauts et des bas. Cette année a été vraiment différente pour moi, et si spéciale, je veux remercier Dieu pour tout ! », a poursuivi Ferreira. Le surfeur, qui a grandi dans une banlieue pauvre au nord du Brésil, a éliminé sur sa route à Hawaï, non seulement le tenant du titre Medina mais également en demi-finales, la légende du surf, l'Américain Kelly Slater, 11 fois sacré sur le circuit mondial, le privant de Jeux Olympiques. Ferreira fait partie des dix surfeurs pro ayant assuré son billet pour les JO de Tokyo, où la discipline a fait son entrée.

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