Le canyoning, également appelé canyonisme ou descente de canyon, est un sport de pleine nature qui a le vent en풍pe ! Cette activité en eaux vives s’est fortement développée dans les années 1990 et est devenue très tendance ces dix dernières années. Dans un contexte de sensibilité accrue à l’écologie et de volonté de (re)connexion avec la nature, la descente de canyons est très prisée des sportifs à la recherche de sensations fortes en milieu sauvage. Le Canyoning est une activité de plein air qui consiste à progresser dans le lit de cours d’eau encaissés, en combinant des techniques de randonnée, d’escalade, de nage et de descente en rappel. Cette discipline offre une immersion totale dans des environnements naturels spectaculaires, tels que des gorges, des cascades et des vasques d’eau cristalline.
Qu'est-ce que le canyonisme : une discipline complète
Le canyonisme consiste à explorer des canyons ou gorges naturelles sauvages, parfois étroites, sculptées au fil des siècles par l’érosion. Cette activité sportive de plein air est très complète, car elle combine les techniques et bienfaits de la spéléologie, l’escalade, la randonnée, l’alpinisme et la nage en eaux vives. Oui, tout ça ! Équipé d’une combinaison en néoprène, d’un casque et d’un baudrier, vous évoluez le long de cours d’eau et petits torrents, parsemés d’obstacles naturels à franchir. Certaines cascades se descendent en rappel, le long d’une corde. Les plus hardis peuvent choisir de sauter à pieds joints dans des vasques d’eau cristalline. Parfois, les torrents sculptent et polissent la roche, créant de fantastiques toboggans sur lesquels il est très amusant de glisser. Enfin, les piscines naturelles se parcourent à la nage, pour un bon bol de fraîcheur.
Souvent isolés, quelques fois difficiles d’accès, les canyons dévoilent une diversité de décors et une nature sauvage et préservée (et à préserver !). Entre falaises vertigineuses, paysages minéraux et végétation abondante, vous en prenez plein la vue. Pour atteindre ces petits bijoux reculés, des marches d’approche et de retour sont nécessaires. Eh oui, c’est le (faible) prix à payer pour profiter d’un cadre authentique et retiré ! Ce qu’il faut retenir, c’est que le canyoning est une activité sportive très ludique et très sympa à pratiquer entre amis ou en famille.
Histoire et évolution du canyonisme
De tout temps, les pêcheurs les plus aventuriers se sont risqués dans les gorges étroites pour trouver du poisson. Mais l’exploration des canyons dans un but autre qu’alimentaire a réellement commencé à la fin du XIXe siècle, lorsque les premiers spéléologues se sont aventurés dans des gorges naturelles. Il ne s’agissait pas de canyoning à proprement parler, mais plutôt de spéléologie alternant grottes souterraines et canyons en plein air. En France, en 1905, le spéléologue Édouard-Alfred Martel entreprend pour la première fois la descente des gorges du Verdon, à bord de barques de bois et de toile. L’équipe, composée de 12 hommes, alterne navigation sur les cours d’eau et marche à pied, en portant les embarcations.
À partir des années 1960, les spéléologues et grimpeurs du monde entier développent des équipements davantage adaptés à la descente de canyons. Grâce à des sacs étanches et à l’utilisation de combinaisons de plongée, plus besoin d’embarcations. Les précurseurs du canyoning accomplissent leurs descentes entièrement à pied et à la nage. La création d’un harnais (ou baudrier) grand public, conçu pour le canyonisme, contribue à l’essor de la pratique, qui attire alors les adeptes d’escalade. Puis, dans les années 1970, l’américain Dennis Turville, photographe et grimpeur professionnel, donne un coup de projecteur sur le canyoning. Avec son équipe, il installe les toutes premières ouvertures dans des canyons aux États-Unis. Il s’agit de balisages de parcours et de points d’amarrage fixes, pour faciliter l’accès aux canyons et surtout pour assurer la sécurité des canyonistes.
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Un grand nombre de canyons sont alors découverts et explorés, notamment la Sierra de Guara en Espagne. En 1988 est créée une commission de canyoning au sein de la Fédération française de spéléologie (FFS). L’activité commence alors à s’organiser via les structures départementales et régionales de la FFS. Des guides de spéléologie et moniteurs d’escalade proposent les premières sorties canyoning encadrées, à des groupes de sportifs amateurs. De nombreux canyons sont alors ouverts et sécurisés, pour attirer un plus large public amateur. C’est la démocratisation du canyonisme ! Puis, en 2000, est créé un brevet d’État spécifique au canyoning. Aujourd’hui, en France, l’activité est conjointement gérée par la FFS et la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME).
Exigences physiques et préparation du pratiquant
Le canyoning est une activité de plein air qui allie escalade, randonnée et natation dans des environnements naturels époustouflants. Cependant, cette activité requiert certaines conditions physiques et compétences pour garantir non seulement le plaisir, mais aussi la sécurité des participants.
L'une des compétences les plus importantes pour le canyoning est l'endurance cardiovasculaire. Les parcours de canyoning peuvent impliquer de longues randonnées sur des terrains variés, souvent en montée et en descente. Une bonne capacité cardiorespiratoire permet aux pratiquants de maintenir leur énergie tout au long de l'activité, minimisant la fatigue et le risque de blessure. Des exercices réguliers comme la course, la natation ou le cyclisme peuvent aider à améliorer cette endurance. Un cœur en forme permet non seulement de gérer l'effort physique, mais également de mieux supporter les variations de température et de stress inhérentes à ce type d'activité.
La force musculaire est également cruciale dans la pratique du canyoning. Les muscles des jambes, du tronc et des bras jouent un rôle clé lors de la montée ou de la descente des parois rocheuses, ainsi que lors des sauts dans l'eau. Des exercices de musculation ciblant ces groupes musculaires, comme les squats, les fentes, les tractions et les pompes, peuvent renforcer le corps et le préparer aux défis physiques du canyoning. Une bonne musculature permet également de prévenir les blessures et d'améliorer la performance globale.
L'équilibre et l'agilité sont des compétences essentielles pour naviguer dans des environnements accidentés. Les parcours de canyoning incluent souvent des sections où il faut marcher sur des rochers glissants ou sauter d'un rocher à un autre. La capacité à maintenir son équilibre dans ces conditions est primordiale pour éviter les chutes. Des activités comme le yoga, le pilates ou des exercices spécifiques d'agilité peuvent aider à développer ces compétences. Un bon équilibre permet non seulement de mieux se déplacer, mais également de prendre des décisions rapides et sûres lors de l'exploration de passages difficiles.
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Étant donné que le canyoning implique souvent de nager dans des rivières ou des bassins, être à l'aise dans l'eau est un impératif. Les pratiquants doivent être capables de nager sur des distances raisonnables et de gérer des courants modérés. Participer à des cours de natation ou s'entraîner dans des environnements aquatiques avant de se lancer dans le canyoning est fortement recommandé. Une bonne maîtrise de la nage permet non seulement d'assurer sa sécurité, mais également de profiter pleinement de l'expérience aquatique que le canyoning offre.
La pratique du canyoning peut parfois être source de stress, notamment en raison de l'exposition à des hauteurs ou de l'imprévisibilité des environnements naturels. Développer une certaine résistance au stress et une capacité à gérer ses émotions est essentiel pour profiter pleinement de l'activité. Techniques de respiration, méditation ou simplement se familiariser avec les hauteurs à travers des activités comme l'escalade peuvent aider à construire cette résilience. Être capable de rester calme et concentré permet de prendre des décisions éclairées face à des situations potentiellement stressantes.
Bien que le canyoning ne nécessite pas d'être un grimpeur expert, avoir quelques compétences de base en escalade peut grandement faciliter la pratique. La capacité à s'accrocher à des prises, à se hisser sur des rochers ou à descendre en rappel est souvent mise à l'épreuve. Participer à des cours d'escalade ou à des séances d'entraînement en salle peut aider à renforcer ces compétences et à se familiariser avec les techniques nécessaires pour naviguer en toute sécurité dans des environnements rocheux.
Sécurité et évaluation des risques
Le canyonisme est une activité de montagne qui, comme l’alpinisme ou l’escalade, présente des risques d’accident non négligeables. L’évaluation permanente de ce risque fait partie de la pratique et, pour cette raison, mieux vaut ne pas se lancer dans le canyonisme sportif sans une formation théorique et pratique suffisante. Ces techniques de base sont enseignées et encadrées lors de sorties en Canyoning avec un guide professionnel. Leur bonne maîtrise est essentielle pour garantir la sécurité du groupe et vivre une expérience aussi exaltante que sereine.
Assurez-vous de posséder un matériel adapté à la descente prévue : combinaison de néoprène isotherme, descendeurs, cordes (suffisamment longues…), harnais, casque de protection, etc. Avant de partir, consultez la météo : une soudaine montée des eaux et une importante augmentation du débit peuvent être occasionnées par un orage. Pour la même raison, renseignez-vous sur la présence d’ouvrages hydro-électriques (centrale électrique, barrage, prise d’eau) sur le bassin versant du cours d’eau que vous souhaitez descendre. Avant de vous engager dans un passage, prenez le temps d’analyser les mouvements de l’eau vive au pied des toboggans et cascades, et le long des rapides.
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Est-ce que le canyoning est dangereux ? Eh bien, cela dépend des conditions dans lesquelles vous pratiquerez cette activité. Il est tout à fait possible de faire du canyoning dans de bonnes conditions de sécurité, à condition de bien préparer votre sortie. Bien que cela ne soit pas obligatoire, il est vivement recommandé de se faire accompagner par un guide de canyoning, titulaire du brevet d’État. C’est tout simplement une question de sécurité. Le guide connaît bien le canyon, les ouvertures et points d’amarrages, les endroits où l’on peut sauter dans l’eau sans risque et ceux qui sont dangereux.
Pour choisir votre parcours, consultez le système de cotation des canyons, composé de trois critères :
- La difficulté au niveau de la verticalité : c’est la lettre V, suivie d’un chiffre de 1 à 7. Plus les cascades sont hautes, plus la cotation est importante.
- La difficulté aquatique : c’est la lettre A, suivie d’un chiffre de 1 à 7. Plus le débit d’eau est important, plus le risque et la cotation sont élevés.
- La difficulté dans l’engagement et l’envergure : c’est un chiffre romain, de I à IV.
Géographie et spots de pratique en France
La pratique du canyonisme suppose un minimum de relief. Et spontanément, vous pensez aux chaînes montagneuses, telles que les Alpes et les Pyrénées. Vous avez raison ! On trouve de magnifiques canyons dans les Pyrénées-Orientales, les Pyrénées Audoises ou le Pays basque. Dans les Alpes, vous pouvez pratiquer le canyoning dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes ou encore les Alpes Maritimes. Mais il existe également de très belles gorges dans des massifs moins élevés.
Les Hautes-Alpes est un département encore préservé, offrant des paysages naturels à couper le souffle. Située en plein cœur des Alpes du sud, il se distingue par ses hautes montagnes, ses rivières sauvages et ses parcs naturels. En choisissant le canyoning comme activité, vous aurez l’occasion de découvrir des sites naturels uniques, souvent inaccessibles autrement. La région de Gap et ses alentours regorgent de sites naturels spectaculaires, parfaits pour pratiquer le canyoning. Chaque site offre une expérience unique, à découvrir entre amis, en famille, dès les vacances de Pâques. En raison de l’enneigement sur les hauts massifs qui dominent les canyons, les débits d’eau sont conséquents au printemps dans les Hautes-Alpes.
Parmi les spots notables, citons :
- Le Rif Lauzon : le parcours de canyoning du Dévoluy, situé à seulement 20 minutes de Gap, est idéal pour une première expérience. Ce parcours complet est à la fois accessible et ludique, proposant des cascades magnifiques, des toboggans naturels et une tyrolienne. Facilement accessible, ce canyon est parfait pour les familles, les groupes d’amis ou les événements festifs.
- Peyron Roux : La grande cascade de 50m à Ancelle, situé à 20 minutes de Gap, est une sortie d’initiation idéale pour apprendre le rappel. Le canyon est orienté sud, le parcours se fait sous le soleil. Ce site combine paysages somptueux et activités ludiques : des cascades impressionnantes, jusqu’à 50 mètres, des toboggans naturels et des sauts, jusqu’à 5 mètres.
- Le Rio Sourd : situé entre le Diois et les Hautes-Alpes, ce canyon offre un profil plutôt vertical. Idéal pour une découverte de l’activité, cette descente de canyoning évolue dans une belle gorge avec des cascades jusqu’à 20m de hauteur. Dépaysement garanti avec des rappels, dont un de 20 mètres, des toboggans naturels et une ambiance féerique au cœur d’un encaissement spectaculaire.
- Les cascades de Costeplanne : Dans la vallée de l’Ubaye, c’est un des sites de canyoning incontournables de la région, idéal pour une découverte de l’activité et de la descente en rappel, dans un site naturel d’exception.