L'activité de plongée subaquatique consiste à explorer le monde sous-marin. Le moniteur de plongée en scaphandre aide les plongeurs à pratiquer leur activité, en tous milieux, naturels ou artificiels. Il leur fait découvrir, protéger et mettre en valeur les milieux subaquatiques. Il assure leur sécurité, les encadre et les accompagne en exploration. Il peut également les initier à d'autres activités culturelles ou sportives liées à la pratique de la plongée subaquatique. Il participe au fonctionnement du centre de plongée qui l'emploie, notamment dans les domaines de l'accueil de la clientèle, de l'administration du centre, de la mise en œuvre et de l'entretien des équipements et des supports nautiques.
La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. Ces deux formes de plongée sont largement pratiquées au sein de la plongée loisir qui a pour but principal la détente, la pêche, la pratique sportive ou la découverte du monde subaquatique. Elle peut se pratiquer en piscine ou dans les mers, lacs, carrières, rivières, cénotes ou grottes marines. Les plongées professionnelles sont principalement effectuées dans l'industrie, pour l'exploration ou l'exploitation de ce milieu ainsi que dans l'armée. Elles sont également pratiquée dans le secteur de la recherche, de la protection ou de la restauration des écosystèmes.
Cadre juridique et conditions d'exercice de la profession
L'activité de moniteur de plongée subaquatique est soumise à l'application de l'article L. 212-1 du Code du sport. La pratique de la plongée subaquatique en scaphandre, en tous lieux, et en apnée, en milieu naturel et en fosse de plongée, constitue une activité s'exerçant dans un environnement spécifique. Elle implique le respect de mesures de sécurité particulières. Toute personne souhaitant exercer la profession de moniteur de plongée subaquatique doit déclarer son activité au préfet du département du lieu où elle compte exercer à titre principal. Cette déclaration déclenche l'obtention d'une carte professionnelle. L'éducateur exerçant son activité sans s'être déclaré commet une infraction réprimée par l'article L. 212-12 du Code du sport d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
Le professionnel dépose une déclaration à l'autorité compétente. A compter de la date de présentation du dossier complet par le déclarant, le préfet dispose d'un délai de trois mois pour rendre sa décision de délivrer, ou non, la carte professionnelle. Ce délai peut être prorogé d'un mois par décision motivée. S'il existe une différence substantielle entre la qualification du requérant et celle requise en France pour exercer la même activité, le préfet saisit la commission de reconnaissance des qualifications placée auprès du ministre chargé des sports. S'il exige qu'une mesure de compensation soit effectuée, le déclarant doit se soumettre à une épreuve d'aptitude. Le préfet délivre ensuite une carte professionnelle au déclarant qui a satisfait aux mesures de compensation.
Pour les ressortissants de l'UE ou de l'EEE légalement établis dans l'un de ces États et souhaitant exercer en France de manière temporaire ou occasionnelle, ils doivent effectuer une déclaration préalable d'activité, avant la première prestation de services. Le préfet délivre ensuite au prestataire un récépissé lui permettant de débuter sa prestation ou, si la vérification des qualifications fait apparaître des différences substantielles avec les qualifications professionnelles requises en France, le préfet soumet le prestataire à une épreuve d'aptitude. SOLVIT est un service fourni par l'Administration nationale de chaque État membre de l'UE ou partie à l'accord sur l'EEE. Son objectif est de trouver une solution à un différend opposant un ressortissant de l'UE à l'Administration d'un autre de ces États.
Lire aussi: Pays Basque : Sports Nautiques et Nature
Responsabilités juridiques et sécurité des pratiquants
La notion de responsabilité juridique peut être une source d’appréhension pour les plongeurs, et plus encore pour les encadrants et dirigeants de structures. La responsabilité se définit comme “l’obligation de répondre de ses actes”. Il en existe plusieurs types : pénale, civile, administrative, disciplinaire. La responsabilité pénale implique de répondre d’actes définis comme infractions par la loi, avec des sanctions prévues. En plongée, les blessures et homicides involontaires sont les plus fréquents devant les tribunaux. Les poursuites visent souvent les directeurs de plongée, guides de palanquée et parfois les dirigeants de club, considérés comme auteurs indirects.
La “mise en danger délibérée d’autrui” est la violation intentionnelle d’une règle de sécurité entraînant l’exposition directe d’une personne à un risque immédiat de mort, de mutilation ou d’infirmité permanente. Par exemple, un moniteur effectuant un baptême au-delà de 6 mètres, profondeur maximale autorisée par le code du sport, commet une infraction. La responsabilité civile (RC) est l’obligation de réparer les dommages causés à un tiers. Obligation d’information sur les capacités requises, surtout pour les plongeurs peu expérimentés. Tout pratiquant doit être assuré en Responsabilité Civile pour couvrir les dommages qu’il pourrait causer à un tiers. Il peut apparaître que la pratique de certaines activités comme la plongée subaquatique soient exclues des contrats courants. Il faut donc dans ce cas souscrire une assurance RC spécifique à l’activité plongée.
Paramètres physiologiques et environnement spécifique
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer (pression atmosphérique), mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer et environ 0,98 bar tous les 10 mètres en eau douce. Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan.
Pour les pressions rencontrées en plongée sous-marine, les gaz respirés se comportent comme des gaz parfaits, et obéissent donc à la loi de Dalton. Le dioxygène (O2), pourtant indispensable à la survie du plongeur, devient toxique lors d'une plongée bouteille avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé hyperoxie est dû à la toxicité neurologique du dioxygène à partir d'une pression partielle de 1,6 bar. Il soumet le plongeur à un risque de crise hyperoxique (effet Paul Bert) et donc de perte de connaissance conduisant à la noyade. D'autre part, une exposition prolongée (plusieurs heures) à une pression partielle d'O2 de plus de 0,6 bar peut provoquer des lésions pulmonaires de type inflammatoire (effet Lorrain Smith).
Techniques de plongée et gestion des gaz
La plongée de loisir se pratique le plus souvent à l’air comprimé jusqu’à une profondeur de 50 m, voire 60 m en France. Au-delà, il est nécessaire de rajouter un troisième gaz, l’hélium, pour contrôler la narcose à l’azote, limiter le risque de crise convulsive hyperoxique et faciliter la mécanique ventilatoire. Ce mélange est un mélange ternaire dénommé trimix ou nitrhéliox. Il est également possible de remplacer complètement l’azote par l’hélium pour obtenir un mélange binaire oxygène/hélium, appelé héliox. Dans de plus faibles profondeurs, l’utilisation d’un mélange suroxygéné, appelé nitrox, limite les risques liés au dégazage et les effets narcotiques de l’azote.
Lire aussi: Aventure nautique au cœur des volcans
L’utilisation d’appareils à recyclage de gaz ou “recycleurs” permet d’augmenter l’autonomie en gaz, de maintenir une pression partielle élevée en oxygène quelle que soit la profondeur, d’améliorer le confort thermique et de limiter le rejet de bulles à l’extérieur. Le gaz carbonique expiré est fixé par une cartouche de chaux sodée et les gaz consommés compensés par une adjonction. Le mélange gazeux est ainsi ventilé en boucle, recyclé entre 80 et 90 % environ. Ce type de plongée, qui concernait il y a 20 ans un nombre restreint de plongeurs très expérimentés, est en pleine expansion, en particulier en plongée souterraine.
Classification des niveaux et aptitudes des plongeurs
La plongée à l’air est répartie en quatre niveaux en fonction des prérogatives de profondeur et d’accès à l’autonomie du plongeur. Le plongeur de niveau 1 évolue en groupe, appelé “palanquée”, de une à quatre plongeurs, pour une exploration encadrée par un guide de palanquée dans la zone de 0 à 20 m. Le plongeur de niveau 2 évolue dans les mêmes conditions que le niveau 1 mais dans une zone allant jusqu’à 40 m. Il est également autorisé à plonger en autonomie avec un ou deux plongeurs dans la zone de 0 à 20 m. Le plongeur de niveau 3 plonge en autonomie jusqu’à 60 m. Le plongeur de niveau 4 peut encadrer en exploration les niveaux 1 et 2.
En 2012, le code du sport a redéfini les espaces d’évolution en fonction des gaz utilisés, du niveau de qualification de l’encadrement et des aptitudes du plongeur : jusqu’à 6 m, 12 m, 20 m, 40 m, 60 m, 70 m, 80 m et 120 m. Les aptitudes techniques sont définies en fonction du niveau d’autonomie et du type de mélange : plongée encadrée à l’air (PE), plongée autonome à l’air (PA), plongée nitrox (PN) et plongée trimix ou héliox (PTH). Toutes ces données sont essentielles pour le médecin délivrant un certificat médical de non contre-indication. Le plongeur bouteille sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Il doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression.
Équipement et sécurité opérationnelle
Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage. Le gilet stabilisateur assure un bon équilibre à votre équipement et permet de fixer votre bouteille de plongée. Si vous prenez un bateau pour aller au large, il est impératif de hisser un pavillon indiquant que vous et/ou d’autres personnes êtes en plongée. Le pavillon Alpha signifie « plongeurs en immersion ». Le pavillon rouge à diagonale blanche ou le pavillon à croix de Saint-André signifient « plongeur isolé ». Ce pavillon est une indication pour les plaisanciers, pêcheurs ou autre utilisateur de Jet-Ski® de l’obligation de passer à une distance minimum de 100 mètres pour ne pas blesser un plongeur qui remonterait en surface à distance du bateau.
Chaque plongeur doit savoir réagir en cas d’accident. Déclenchez les secours en mer via le canal 16 de votre VHF ou par téléphone au 196, même en cas de doute. La rapidité de l’intervention des secours est déterminante et l’état d’une victime d’un accident de plongée ne s’améliore jamais de lui-même. Les pratiquants ont à leur disposition sur le lieu de mise à l’eau ou d’immersion des fiches d’évacuation selon un modèle type en annexe III-19. Dès l’instant où il y a évacuation sanitaire (en mer ou au retour sur terre), la notion d’accident grave doit être envisagée.
Lire aussi: Minorque : Activités Nautiques