Vagues et Projecteurs : Le Portrait des Acteurs et Surfeurs Français, et l'Écho Mondial de la Culture Surf

L'océan, avec ses vagues puissantes et son horizon infini, a toujours exercé une fascination profonde, inspirant à la fois les athlètes en quête de performance et les artistes à la recherche d'histoires à raconter. En France, cette passion pour le surf se manifeste à travers des figures emblématiques qui brillent tant sur les spots les plus exigeants de la planète que sur les écrans. Cet article explore les personnalités françaises qui incarnent cette dualité, ainsi que l'influence globale de la culture surf, à travers le sport de haut niveau, le cinéma et les carrières singulières.

Jérémy Florès : La Légende Vivante du Surf Tricolore

Jérémy Florès est considéré comme le plus grand surfeur français de tous les temps. Son parcours est une illustration parfaite de la persévérance et du talent. Né à La Réunion, il monte sur une planche dès l’âge de 3 ans aux côtés de son père, avant de grandir entre l’océan Indien et Madagascar. Ce début précoce sur une "petite roche perdue au milieu de l'océan" a jeté les bases d'une carrière extraordinaire.

Des Racines Réunionnaises à l'Élite Mondiale

Repéré très jeune, Jérémy Florès s’installe ensuite en Australie, un véritable creuset où il forge son style, fréquente l’élite mondiale et devient l’un des premiers juniors à surfer sur des planches adaptées à sa morphologie. Cette immersion au cœur de la culture surf australienne lui a permis de développer les compétences nécessaires pour rivaliser au plus haut niveau. Le surfeur français, originaire de La Réunion, est également connu sous le nom de "Jezza" et a été le plus jeune surfeur de l'histoire à se qualifier pour le WCT, une preuve précoce de son talent exceptionnel. Contre toute attente, comme il le confie, il s'est "très vite qualifié pour le tour mondial".

Un Palmarès Exceptionnel et des Conquêtes Mondiales

Son palmarès est éloquent. Champion de France et d’Europe, il remporte le circuit WQS à seulement 17 ans et se qualifie pour le Championship Tour (CT) en 2007. Cette première année, il termine 8ème mondial, et "tout s'est rapidement accéléré" pour lui. En 2009, il décroche le titre mondial ISA par équipes avec la France, marquant un moment fort pour le surf tricolore.

Sa carrière bascule en 2010 lorsqu’il remporte le Pipeline Masters à Hawaii, l’épreuve la plus prestigieuse du surf mondial. C'était "le rêve de gagner" et il l'a réalisé. Il confirme son statut en 2015 avec une victoire à Teahupo’o et une 8e place mondiale, son meilleur classement. Malgré une saison 2016 difficile, il se maintient dans l’élite grâce au circuit QS. De retour en équipe de France en 2017, il est capitaine lors des Mondiaux ISA de Biarritz et conduit les Bleus au titre de champions du monde des nations. La même année, il réalise un exploit retentissant en remportant pour la seconde fois le Pipeline Masters, après avoir battu Gabriel Medina puis John John Florence. Ce second titre au Pipe Masters, dix ans après le premier, est "vraiment spécial" pour lui.

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En 2019, il marque encore l’histoire en devenant le premier Français à s’imposer à Hossegor, signant sa quatrième victoire sur le CT. Qualifié pour les Jeux Olympiques de Tokyo, il termine la saison à la 10e place mondiale, intégrant pour la sixième fois le Top 10. Après une dernière participation olympique en 2021, il annonce la fin de sa carrière professionnelle, laissant l’image d’un surfeur d’exception, capable de performances uniques, dont un 20/20 historique à Teahupo’o.

De l'Athlète au Mentor : Transmission et Encadrement

Depuis la fin de sa carrière sportive, Jérémy Florès s’est reconverti avec succès dans l’encadrement. Consultant puis manager de l’équipe de France, il joue un rôle clé dans les médailles mondiales et le titre olympique de Kauli Vaast en 2024. Il incarne désormais la transmission de l'expérience et du savoir-faire aux nouvelles générations de surfeurs français.

Regards sur une Carrière : Les Propos d'un Champion

Lors d'un entretien en avril 2018, Jérémy Florès s'est montré "affable et très sympathique" et a partagé des réflexions profondes sur sa carrière et le monde du surf.

Interrogé sur ses débuts, il rappelle qu'il a commencé à surfer sur l'île de la Réunion vers l'âge de 3 ou 4 ans. Concernant ses résultats en compétition, il confiait ne pas être toujours satisfait, comme après un retour de Rio, mais se félicitait quand même des "bonnes vagues avec quelques beaux tubes". Le changement de spot lors d'un contest, comme de Rio à Saquarema, était une "bonne chose même si c'était carrément différent", entre l'ambiance folle de 40 000 personnes à Rio et le calme d'un petit village. Son objectif pour chaque compétition, comme l'étape de Bali à Keramas, est "la victoire". Il est convaincu que "si les vagues sont bonnes, [il est] capable de battre les meilleurs surfeurs".

Connu comme l'un des meilleurs surfeurs de "barrel" au monde, Jérémy Florès espérait toujours à la question de sa réussite. Il souligne que le "niveau du surf actuel est maintenant incroyable" et qu'on peut "gagner ou perdre contre n'importe qui". Sa saison 2018 a été "un peu bizarre" en raison de la naissance de sa fille, ce qui l'a fait manquer des épreuves importantes comme Margaret River et Bells Beach. Le stress de manquer la naissance a rendu difficile sa concentration : "j'avais pas du tout la tête à ça". L'éloignement de son bébé pendant trois semaines était "vraiment dur", et il espérait pouvoir voyager avec sa famille à l'avenir.

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À 18 ans, il fut l'un des plus jeunes surfeurs à rejoindre le niveau de l’élite mondiale et remporta le titre de "Rookie of the Year" en 2007. Il ressentait la pression d'être élu "espoir de l'année" mais "aimait ça", surtout "la pression d'être un outsider, j'aime quand les gens ne s'attendent pas à ce que je fasse quelque chose de bien". Après 12 ans sur le tour, malgré des "hauts et des bas", il ne pensait pas "que [il] tiendrait aussi longtemps" et se sentait "beaucoup plus expérimenté maintenant", ayant remporté trois épreuves internationales (deux Pipe Masters, une fois à Tahiti).

Les victoires au Pipe Masters et à Teahupo’o, des vagues "très puissantes", sont pour lui le fruit d'une connexion particulière. Il a passé "pas mal de temps à Hawaï" où les locaux ont été "super cools" avec lui. Il a toujours été "très respectueux" de ce pays et pense que "lorsque vous aimez réellement un endroit, une sorte d’énergie positive se réalise et il se produit de bonnes choses". En s'entraînant, en respectant les vagues et en surfant "avec humilité en compagnie des meilleurs surfeurs locaux", le succès est au rendez-vous.

Parmi les plus grands surfeurs qu'il a affrontés (Kelly Slater, Mick Fanning, Andy Irons), il les respectait tous, mais admirait particulièrement Andy Irons, non seulement pour sa "façon de surfer évidemment, mais aussi pour le personnage". Il aimait sa "façon de penser, sa façon de faire, il n'avait jamais une mauvaise attitude". Gagner l'Andy Irons Award à Teahupo’o fut une réussite "folle" et "probablement une de mes plus belles". Il se sentait "à l'aise dans de grosses conditions" grâce à "une connexion spéciale avec un endroit particulier" et son amour pour Tahiti, sa culture et ses amis.

Son conseil aux jeunes est clair : il faut être prêt à être "loin de chez soi", car c'est "ce qui te fait devenir un homme plus dur" et "forge ton expérience". Il est aussi essentiel de "croire en ses rêves".

Il a également abordé le drame des attaques de requins à La Réunion, qu'il décrit comme un "véritable cauchemar", un "film d'horreur". Il a perdu des amis proches et espère que "nous trouverons bientôt un moyen de vivre ensemble et une bonne solution". Pour lui, "vivre sur une île et ne pas pouvoir aller dans l’océan est simplement impossible", d'autant plus avec la qualité de surf des spots. Il dénonce des "problèmes politiques" et d'"argent" qui profitent de cette crise, ayant entraîné la perte d'enfants, de nageurs et de surfeurs.

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Concernant le surf aux Jeux Olympiques, il trouvait "assez drôle de ne pas voir le surf aux JO" avant, et que le voir désormais est "un truc dingue" et "une nouvelle expérience". Il espérait y participer, voyant cela comme "probablement [son] dernier objectif dans [sa] carrière". Quant aux vagues artificielles, elles sont "cool mais c'est encore trop nouveau", nécessitant des améliorations. Elles offrent un "grand potentiel" pour ceux qui ne vivent pas près de l'océan, comme "une piscine à vagues ici à Paris ou à New York", permettant à beaucoup de vivre leur passion plus régulièrement. Elles peuvent aussi être une "bonne option quand il n'y a pas de vagues lors d'un événement", offrant une alternative à des "vagues médiocres". Enfin, son message aux jeunes, surtout en France, est que le surf est un "excellent moyen de se rafraîchir", qu'il vous rend "une meilleure personne", apprend "le respect" et est un "excellent style de vie".

Arnaud Binard : Quand un Acteur de Série Devient Champion de Surf

Le monde du surf ne se limite pas aux compétiteurs professionnels. Il attire également des personnalités d'autres horizons, comme les acteurs. Arnaud Binard est l'un d'entre eux. Ce comédien chevronné, connu récemment comme une des révélations de la série Emily in Paris sur Netflix, est aussi un champion de surf reconnu.

La Dualité Scène et Océan

Arnaud Binard, qui incarne un propriétaire de plage privée à Saint-Tropez dans Emily in Paris, est également un champion de France catégorie Master en 2018. Pour lui, le surf a "toujours fait partie de [sa] vie". Il trouve une certaine proximité entre sa pratique sportive et son métier d'acteur.

Le Surf, un Échappatoire et une Source d'Inspiration

Le surf lui permet de "combler ces moments où [il n'est] pas sur un plateau". C'est une solution à un problème que rencontrent les comédiens, où les périodes d'inactivité peuvent être pesantes. Arnaud Binard travaille "autour du corps, du mouvement", une approche qui résonne avec l'exigence physique du surf.

Visibilité Internationale et Perspectives

Sa participation à Emily in Paris lui a apporté "un peu plus de visibilité", avec des messages "très positifs d'Inde ou d'ailleurs" sur ses réseaux sociaux, la série étant "vue partout". Il apprécie la "vision américaine de la France" que la série dépeint, la trouvant "assez rafraîchissante" et "authentique".

Arnaud Binard a également une perspective intéressante sur les différences de jeu d'acteur entre la France et les États-Unis. Il note que les Américains ont une "culture du jeu et de la direction d’acteur très présente", considérant cela comme le "cœur nucléaire de la création audiovisuelle". Alors qu'en France, il est souvent dit que les acteurs jouent "sans le corps", de manière plus "intellectuelle", "sans extérioriser autant nos états". Cependant, il a toujours personnellement travaillé sur le corps et le mouvement. Il se dit "ravi d'avoir un peu plus de visibilité" et que cette notoriété l'aide à "pouvoir aller vers des territoires de création plus personnelle", avec un désir d'explorer "l'Amérique, et d'autres pays aussi".

"The Surfer" : Le Cinéma Australien et l'Absurdité des Vagues

Au-delà des parcours individuels, le surf inspire également le septième art, donnant naissance à des œuvres qui explorent les facettes parfois sombres de cette culture. The Surfer, acclamé au Festival de Cannes, est un exemple d'un film qui dépasse les clichés du surf paradisiaque.

Une Intrigue Dramatique sur Fond de Plage Idyllique

L'intrigue de The Surfer est celle d'un homme qui revient sur l’idyllique plage de son enfance, nommée Luna Bay, pour faire du surf avec son fils. Leur escapade tourne au cauchemar lorsqu’un gang de surfeurs du coin leur interdit l’accès à l’océan. Humilié et menacé, le père de famille va devoir se battre pour reconquérir son territoire et l’estime de son fils. Cette "authentique bonne série B venue tout droit de l'hémisphère sud" se déroule dans "seul et unique décor de carte postale exploré de fond en comble par un cinéaste inspiré". Le scénario est "bien plus profonde que ce que la bande-annonce laisse présager".

Héritage et Style : Une Tradition Cinématographique Australienne

The Surfer ne sort pas de nulle part. Il provient d'une certaine tradition du cinéma australien, du côté de l'absurde, de l'excès et de l'horreur, née avec Réveil dans la terreur (1971) et qui s'est poursuivie dans la même décennie avec les premiers films de Peter Weir. Cette lignée cinématographique est caractérisée par un style typiquement australien, empreint de "surréalisme sociologique et violences ancestrales", qui ont pour la plupart du temps l'outback ou le bush comme environnement, ou plus rarement comme ici sur une plage faussement paradisiaque.

Un Regard d'Auteurs et la Performance de Nicolas Cage

Avec Ted Kotcheff (Canadien), hier, comme avec Lorcan Finnegan (Irlandais), aujourd'hui, ce sont des lieux emblématiques de l'Australie qui servent de cadre à des récits captivants. Le film repose sur deux paramètres essentiels : d'abord et avant tout Nicolas Cage, qui s'y montre "flamboyant" et "renaît pourtant régulièrement de ses cendres". Puis, ce style typiquement australien qui infuse l'œuvre de sa singularité. La vraie réussite du film, selon les critiques, est que son scénario ne repose pas uniquement sur une surface, mais explore des profondeurs inattendues.

Les Visages Multiples du Surf Français : Au-delà des Projecteurs

Le surf français ne se résume pas à une seule figure, mais est une mosaïque de talents, de pionnières et de spécialistes, qui contribuent tous à la richesse de ce sport.

Pionnières et Championnes

Plusieurs surfeuses françaises ont marqué leur époque et continuent d'inspirer. Une surfeuse française fait déjà partie des légendes du surf et, pour cause, elle a gagné plusieurs compétitions durant sa carrière professionnelle. Sa participation aux Jeux Olympiques de surf à Tokyo l'a fait entrer dans la légende, et l'on espère qu'elle pourra décrocher une médaille aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. Une autre, originaire de l’île de la Réunion, a été la surfeuse française et européenne n°1 en 2014 et s'est classée 8ème du WCT. Encore une surfeuse française est plusieurs fois championne du monde des WSL XXL Awards. Elle est l’une des surfeuses les plus polyvalentes et a été à la tête de la commission des athlètes de l’ISA pour les JO de 2020. Enfin, l'espoir féminin de la jeunesse française dans le monde du surf est déjà une surfeuse talentueuse avec de nombreux titres de championne du monde. Elle a même battu des figures comme Johanne Defay et Carissa Moore lors d'une compétition à Tahiti Pro, illustrant la force montante des jeunes talents.

Experts des Vagues et des Disciplines

Le surf français se distingue également par la diversité de ses pratiquants. Un surfeur professionnel français, surnommé "Spartan", a participé à de nombreuses compétitions de surf et a brillé, notamment en obtenant le meilleur titre de Pipe Master en 2016 à Banzai Pipeline, montant plusieurs fois sur le podium et faisant "briller la France dans le monde du surf". Un autre surfeur français, dont la spécialité est la pratique du longboard, promeut une discipline emblématique du monde du surf et de la culture hawaïenne, prônant la glisse. Si l'on va un jour à Hawaii et que l'on décide de surfer à Waikiki, il est certain que l'on fera du longboard. Enfin, la star française du big wave riding est connue pour ses nombreuses récompenses aux XXL Big Wave Awards de Billabong. Il a plusieurs fois chevauché Belharra mais aussi Nazaré et c'est pour cela qu'il est une légende. Il se définit comme un "free surfeur accompli" qui "n’aime pas la compétition".

L'Arbre Généalogique du Surf Mondial : Inspirations et Légendes Intemporelles

Le surf est un sport global, enrichi par des légendes de diverses nationalités qui ont façonné son histoire et continuent d'inspirer les surfeurs français et du monde entier.

Les Piliers d'Hawaï et des États-Unis

De nombreuses figures américaines et hawaïennes ont marqué l'histoire du surf. Duke Paoa Kahinu Mokoe Hulikohola Kahanamoku est considéré comme une personnalité importante du surf car c’est lui qui a fait découvrir sa pratique sur la westcoast américaine et en Australie. Ryon Makuahanai Aikau, un surfeur Hawaïen populaire, a remporté le Duke Kahanomoku Invitational Surfing Championship en 1977 à Sunset Beach avant de disparaître en mer en 1978 à l'âge de 31 ans.

Parmi les champions, Kelly Slater, "The King", est incontestablement le meilleur surfeur du monde. Il a tout gagné dans sa carrière, avec 11 titres de champion du monde, et une "maîtrise totale de ce sport", capable de surfer autant en goofy qu'en regular. Andy Irons était l’un des meilleurs surfeurs du monde, triple champion du monde de surf de 2002 à 2004, membre du pro-team Billabong et un sérieux rival face à Kelly Slater, avant de rejoindre "le paradis des surfeurs" en 2010.

Dans le domaine des grosses vagues, un surfeur hawaïen, "waterman de renom", n'a jamais participé à des compétitions officielles mais s’est incarné médiatiquement en surfant Teahupo’o en août 2000. Le surfeur de grosses vagues GMAC (Garrett McNamara) est le premier à avoir dompté Nazaré au Portugal et détient aussi le record de la plus grosse vague jamais surfée, recevant "énormément de récompenses dans les Billabong XXL Awards". Un surfeur américain, qui a fait sa réputation grâce à la vague de Mavericks en Californie, a été filmé dès son premier essai, et son "wipeout est devenu légendaire". Amoureux inconditionnel de l'océan, il a co-écrit "The ultimate guide to surf" et a rejoint "le Paradis des surfeurs" en 2001 dans un accident de plongée aux Maldives, la veille de son 23ème anniversaire (Jay Moriarity). Jamie O'Brien est un autre pro qui montre son quotidien et ses sessions de surf dans des spots de rêve, souvent chez lui à Pipeline, et qu'on a de grandes chances de croiser sur le Northshore de Oahu.

Jack O'Neill, l'inventeur américain, a popularisé les combinaisons en néoprène pour les surfeurs. Génie du marketing et "plein de bonnes intentions", il a développé la surf culture à travers sa marque, et son fils Pat O'Neill a développé le premier leash de surf.

Les surfeurs américains comprennent également des figures des années 1970 comme "Mr Pipeline", connu pour ses talents de surfeur et de shaper, qui a construit sa réputation sur ce spot et découvert de nombreux spots mondiaux comme G-land en Indonésie. Un autre surfeur américain est connu pour son style libre (freesurf) et son implication dans la réalisation d’équipements de surf, comme les modèles de fins FCS Rob Machado collection ou le modèle Seaside de la marque Firewire.

Du côté féminin, la surfeuse professionnelle américaine, fille du surfeur Michael Ho et nièce de Derek Ho (RIP), a fini 3ème du 2008 WQS et a joué le rôle d’Anne-Marie jeune dans le film Blue Crush (Coco Ho). Carissa Moore, une surfeuse américaine, a remporté le titre de championne du monde WSL en 2015 et a été la première femme de l’histoire à décrocher une médaille d'or en surf aux JO de Tokyo en 2020. Alana Blanchard, originaire d’Hawaï, est rendue célèbre par ses participations aux différentes compétitions de surf, mais aussi pour ses échauffements avant d’aller surfer, et son "lifestyle et sa vie [sont] suivis par une forte communauté".

La Force des Nations du Pacifique : Australiens et Brésiliens

L'Australie et le Brésil sont également des nations phares du surf mondial. Mick Fanning, un Australien, est l'un des meilleurs surfeurs de l'histoire, trois fois champion du monde en 2007, 2009 et 2013, sponsorisé par Rip Curl et Red Bull. Taj Burrow, un surfeur australien reconnu, a été le plus jeune surfeur à remporter le championnat WQS en 1996 à seulement 18 ans. Il a un "très beau palmarès" et est reconnu comme "l’un des meilleurs surfeurs du monde". Une autre Australienne est entrée dans la légende en étant élue "Rookie of the Year" en 2007, raflant tout, et conservant son titre de championne du monde de surf jusqu’en 2010, soit trois années d’affilée, et en 2012 également. Sally Fitzgibbons, également Australienne, est une légende dans le monde du surf, ayant remporté plusieurs titres de championne du monde, et est sponsorisée par Roxy et FCS.

Du côté brésilien, Italo Ferreira est devenu champion du monde WSL en 2019 et le premier champion olympique de surf en 2021 à l’occasion des Jeux Olympiques d’été de 2020. Gabriel Medina ("Gabby") est un surfeur pro brésilien sacré champion du monde de surf en 2014, 2018 et 2021. En 2015, Time Magazine lui a donné une place parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde. Un jeune surfeur brésilien exceptionnel est classé 1er sur le classement WSL 2022, symbolisant la nouvelle garde du surf brésilien.

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