L’accastillage d’un voilier regroupe l’ensemble des équipements fixés sur le pont ou le gréement qui permettent de manœuvrer, régler et sécuriser le bateau. On peut regrouper l’accastillage en plusieurs familles bien distinctes. Certaines pièces servent d’abord à transmettre l’effort des voiles, d’autres à sécuriser l’équipage, d’autres encore à améliorer le confort à bord. L’accastillage désigne l’ensemble des accessoires et équipements de bord permettant la manœuvre, la sécurité et le confort à bord d’un bateau. Il englobe des éléments variés comme les taquets, winchs, poulies, griffes, drisses, poignées, et bien d’autres. Un bon accastillage est un accastillage entretenu.
Bien choisir ses accessoires d’accastillage est essentiel pour optimiser la performance et la sécurité de votre embarcation. Du taquet d’amarrage à la poulie de renvoi, en passant par les manilles, coinceurs et haubans, l’accastillage englobe tous les éléments qui participent aux manœuvres et à la fixation des équipements sur un voilier ou un bateau moteur. Choisir l’accastillage parfait pour votre bateau est une étape essentielle pour garantir sécurité, confort et longévité lors de vos sorties en mer. Que vous soyez propriétaire d’un voilier, d’un semi-rigide ou d’un yacht, cet article vous accompagne pas à pas dans le choix des équipements adaptés à votre embarcation.
Les grandes familles de l'accastillage
Pour bien cerner le périmètre de l’accastillage, il est utile de préciser ce qui en est généralement exclu. L’accastillage correspond plutôt à tous les équipements qui interagissent avec ces éléments : taquets, poulies, rails, chariots, winchs, etc. On peut classer ces composants selon leur usage spécifique :
- Accastillage de pont : taquets, chaumards, chandeliers, mains courantes.
- Accastillage de mouillage : manilles, émerillons, chaînes, ancres.
- Accastillage de gréement : poulies, coinceurs, winchs.
- Accastillage de sécurité : lignes de vie, fixations pour gilets.
La première grande catégorie d’accastillage d’un voilier concerne tous les dispositifs utiles pour hisser, border, choquer et affaler les voiles. Les poulies font partie des éléments les plus visibles de l’accastillage de manœuvre. Les renvois d’écoute et de drisse sur le roof ou le cockpit permettent de ramener toutes les manœuvres vers la zone de pilotage. Les winchs constituent le cœur du système de manœuvre des voiles. Ils sont des dispositifs mécaniques dotés de tambours rotatifs, utilisés pour enrouler et dérouler rapidement les cordages, câbles et chaînes. Ils sont essentiels pour ajuster la tension des voiles, contrôler les drisses et les écoutes, et réaliser diverses manœuvres.
Les poulies sont des roues à gorge conçues pour guider et multiplier les forces de traction. Elles jouent un rôle crucial dans la transmission des efforts le long des cordages et des câbles pour faciliter les opérations de levage, d’ajustement des voiles et de manœuvre en général. Les taquets et chaumards sont des pièces montées sur le pont du bateau pour fixer temporairement les cordages et les amarres. Ils permettent de maintenir les lignes en place, facilitant ainsi l’amarrage et la gestion des équipements de bord. Les bloqueurs sont des dispositifs qui permettent de maintenir la tension sur les cordages sans nécessiter d’effort continu, tandis que les mousquetons facilitent la fixation rapide et sécurisée des cordages.
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Les ferrures sont des éléments métalliques fixés sur la coque, le pont ou le mât du bateau. Elles sont utilisées pour attacher divers équipements, tels que les poulies et les gréements, et contribuent à la résistance structurelle du bateau. Les rails, également connus sous le nom de chariots de rail, sont des éléments linéaires qui permettent le déplacement en douceur de divers équipements et accessoires, comme les voiles ou d’autres composants modulaires.
La sécurité active et passive sur le pont
Une grande partie de l’accastillage d’un voilier vise à assurer la sécurité des manœuvres et la circulation sur le pont. La sécurité de l’équipage sur le pont dépend largement de l’accastillage de protection. Il est essentiel de vérifier régulièrement l’état de ces pièces, car une filière rompue ou un balcon desserré peut avoir des conséquences graves. Le mouillage et les manœuvres au port sollicitent un autre ensemble d’éléments d’accastillage. L’ensemble doit être conçu pour limiter les frottements et les chocs sur le pont tout en permettant une utilisation rapide en cas de besoin.
Certaines pièces d’accastillage ne sont pas indispensables à la navigation pure, mais elles améliorent nettement le confort et l’ergonomie du voilier. Bien que ces éléments paraissent secondaires, ils améliorent fortement le confort en croisière.
Maintenance et entretien du matériel
L’accastillage regroupe l’ensemble des pièces et équipements installés sur un bateau pour faciliter les manœuvres, sécuriser la navigation et améliorer le confort à bord. Le choix dépend du type de bateau, de la navigation pratiquée (côtière, hauturière, régate), des matériaux (inox, aluminium, composite) et de la résistance nécessaire. Un accastillage de qualité prolonge la durée de vie de vos équipements et assure une utilisation fiable en mer.
L'entretien est primordial :
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- Rincez à l’eau douce après chaque sortie pour éliminer le sel et les résidus.
- Utilisez une brosse douce et un détergent doux si nécessaire.
- Effectuez régulièrement une inspection visuelle de tous les équipements d’accastillage pour détecter les signes d’usure, de corrosion ou de dommages.
- Lubrifiez les pièces mobiles comme les poulies.
- Si vous remarquez des pièces usées ou endommagées lors de l’inspection, remplacez-les immédiatement.
L’expression « accastillage inox marine » fait généralement référence à l’acier inoxydable, un matériau couramment utilisé en raison de sa résistance à la corrosion dans un environnement marin. Il est recommandé de consulter les instructions des fabricants pour obtenir des conseils spécifiques sur l’entretien et la maintenance des équipements inox.
Réglementation de la sécurité en mer : La Division 240
La division 240 définit l’ensemble d’équipements de sécurité obligatoire à posséder à bord du navire de plaisance de moins de 24 mètres. En fonction de l’éloignement d’un abri (basique, côtier, semi-hauturier et hauturier), les règles d’embarquement du matériel de sécurité varient. Avant chaque départ, il est fortement recommandé de situer les éléments de sécurité avec chaque passager (gilet de sauvetage, trousse de secours, extincteurs, plan de sécurité, etc.) à bord du bateau pour une bonne mise en œuvre en cas d’urgence.
Notions fondamentales
- Abri : Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou en accostant et en repartir sans assistance.
- Chef de bord : Il est le membre d’équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées.
- EIF (Équipement Individuel de Flottaison) : C'est un dispositif qui permet à une personne de flotter plus facilement en cas de chute dans l'eau. Il permet de conserver la tête hors de l'eau et assure le retournement pour une personne inconsciente.
Zones de navigation
- Basique : Jusqu'à 2 milles d'un abri.
- Côtier : De 2 à 6 milles d'un abri.
- Semi-hauturier : De 6 à 60 milles d'un abri.
- Hauturier : Au-delà de 60 milles d'un abri.
Équipements de sécurité obligatoires par zone
Navigation basique (jusqu'à 2 milles)
La Division 240 impose du matériel d’armement et de sécurité minimal pour cette zone :
- Équipement individuel de flottabilité (EIF) : À sélectionner selon la morphologie de la personne embarquée et de son poids.
- Dispositif lumineux : Éclairage individuel (Cyalume ou lampe flash) obligatoire pour chaque personne. La lampe torche doit être étanche avec une autonomie d’au moins 6 heures.
- Dispositif d’assèchement : Écope, seau ou pompe manuelle appropriée au volume du navire.
- Moyens mobiles de lutte contre l’incendie : Conformes aux préconisations du fabricant. La couverture anti-feu doit être conforme à la norme EN 1869.
- Dispositif de remorquage : Taquet d’amarrage fixé sur le pont et un bout de remorquage adapté.
- Ligne de mouillage : Si la masse lège est supérieure à 250 kg.
- Moyen de connaître les horaires et coefficients de marée : (Sauf en Méditerranée).
- Pavillon national : Hors eaux territoriales.
Navigation côtière (de 2 à 6 milles)
En complément de l'armement basique, il faut prévoir :
- 3 feux rouges à main : Conformes aux dispositions de la division 311 (attention à la date de péremption).
- Dispositif de repérage et d’assistance : Pour personne tombée à l’eau (non obligatoire si port d'un EIF avec dispositif lumineux).
- Compas magnétique : Étanche et conforme aux normes ISO.
- Carte(s) de navigation : Papier ou électronique couvrant les zones fréquentées.
- Règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM).
- Balisage : Sous forme de plaquettes autocollantes ou support électronique.
Navigation semi-hauturière (de 6 à 60 milles)
Le matériel doit être complété :
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- Compas magnétique : Obligatoire, ne peut être remplacé par un GPS.
- Harnais et longe : Un par personne à bord d'un voilier.
- Signalisation de détresse : 3 fusées à parachute et 2 fumigènes (ou une VHF fixe ASN couplée à un GPS).
- Dispositif lumineux de recherche de nuit : Portatif ou fixe, étanche.
- Radeau(x) de survie : Conformes au nombre de passagers.
- Matériel de réception météo : Canaux 16 / 79 / 80.
- Trousse de secours : Conforme à l’article 240-2,16.
- VHF fixe : Avec portée jusqu’à 50 milles.
- Livre des feux.
- Journal de bord.
Navigation hauturière (au-delà de 60 milles)
En complément du semi-hauturier :
- Radiobalise de localisation des sinistres : Transmetteur numérique en 406 MHz (EPIRB), avec ou sans émetteur AIS.
- VHF portative : Étanche et conforme aux exigences réglementaires.