Le décollage d'une aile de kitesurf, même pour les pratiquants expérimentés, est une phase critique. Lorsqu'une aile de 14m, souvent choisie pour les vents légers, refuse de quitter l'eau ou le sable, plusieurs facteurs peuvent être en cause. Apprendre à décoller et à atterrir un kite est peut-être l’une des compétences les plus importantes à maîtriser lors de l’apprentissage du kitesurf. Peu d’écoles adoptent une méthodologie d’enseignement qui consacre suffisamment de temps à cet aspect, et le résultat est malheureusement évident sur les spots. La plupart des accidents se produisent au moment du décollage, et c'est sur ce point que cet article se concentre en particulier, explorant les raisons pour lesquelles une aile de grande surface peut rencontrer des difficultés au lancement.
Les Fondamentaux de la Fenêtre de Vol et les Zones de Puissance
Pour comprendre pourquoi une aile de kitesurf ne décolle pas, il est essentiel de maîtriser les concepts de la fenêtre de vol et des zones de puissance. Le kite, étant relié par les lignes à un point central qui est le pilote, peut naturellement évoluer, non pas seulement dans un arc de cercle, mais dans tout un quart de sphère situé devant le pilote, appelé zone de puissance. Le contour de ce quart de sphère est le bord de fenêtre, lui-même composé de deux demi-fenêtres : la demi-fenêtre bâbord (gauche) et la demi-fenêtre tribord (droite). Plus le kite va au fond de la zone de puissance, plus il se charge en énergie, c'est là qu'il reçoit la plus grande quantité de vent.
Le bord de fenêtre décrit un arc de cercle dont le centre est le kiteur, il part du sol, passe par le zénith (le kite est à la verticale) et rejoint le sol, de l'autre côté. C'est la zone où la puissance exercée par le kite est la plus faible. C'est pourquoi on utilise systématiquement cette zone pour décoller ou atterrir un kite. Le bord de fenêtre peut être considéré comme un demi-cadran d'horloge où le zénith est à 12h. Cette notation en cadran horaire est utile pour nommer la position du kite. Décoller un kite situé hors la zone de faible puissance, c'est s'exposer à un accident grave. Tout ce qui est valable pour le décollage l'est aussi pour l'atterrissage. Ces deux opérations doivent s'effectuer avec le kite en bord de fenêtre. On distingue 3 zones de puissance : faible (située près du bord de fenêtre), moyenne et forte (cœur de fenêtre). En traversant ces zones, l'aile augmente sa vitesse de vol et accroît sa traction. Si l'aile ne décolle pas, il est probable qu'elle ne soit pas positionnée correctement dans la zone de faible puissance ou qu'elle n'ait pas l'élan nécessaire pour passer du bord de fenêtre à une zone de puissance suffisante pour générer de la portance.
Le Positionnement Essentiel du Pilote et de l'Assistant
La position du pilote par rapport à l'aile est un facteur déterminant pour un décollage réussi, en particulier avec une grande aile comme une 14m. Pour mettre le kite en sécurité, il faut orienter le rectangle de façon à ce quil soit perpendiculaire à laxe du vent (lextrados du kite doit donc faire face au vent). Le pilote doit impérativement se positionner sur l’un des côtés du kite (face à une oreille), dans la zone matérialisée par le rectangle jaune, perpendiculaire à l’axe du vent. Quand il récupère sa barre (après le gréage ou après une pause pour repartir à l’eau), il est rare qu’elle se trouve à l’endroit idéal pour décoller. Le pilote doit rejoindre une des extrémités de la zone en jaune, sa barre en main.
L’ajustement de la position du pilote est crucial pour que ses lignes soient à la perpendiculaire de l’axe du vent. Ce qui permet d'introduire deux notions importantes : au vent et sous le vent. S'il s'agit du pilote d'un kite dont le vent souffle dans le dos, la zone derrière le pilote est au vent, la zone devant le pilote est sous le vent. C’est toujours le pilote qui bouge ; l’assistant ne fait que tenir l’aile. Quand le pilote est à la bonne position (la droite qui passe par le kite et le pilote est perpendiculaire à l'axe du vent), on dit alors que son kite est positionné en bord de fenêtre. Si le pilote sort de la bande jaune (à droite ou à gauche) le kite va s’incliner d’un côté ou de l’autre, indiquant ainsi au pilote que sa position est mauvaise.
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L’erreur la plus courante est de se positionner trop « au vent ». Dans cette configuration, l’assistant aura du mal à bien placer le kite et, si la tension est trop forte, la voile peut lui échapper des mains et décoller violemment sans que le pilote ait pu vérifier que tout allait bien. DANGEREUX ! Si le pilote est trop à gauche par rapport au kite (on peut dire qu'il est au vent du kite à cause de sa position avancée dans le vent), il doit rectifier sa position en se déplaçant vers la droite. Le kite a tendance à avancer de lui-même vers la bonne position (BDF2 : le bord de fenêtre qui correspond à la position du kiteur). Le pilote ne doit pas obliger l'assistant à se replacer vers l'axe BDF2. C'est au pilote de faire cette opération. Dans ce cas, le kite peut parfois exercer une pression sur l'assistant difficile à contenir.
Inversement, si le pilote est trop à droite par rapport au kite (on peut dire qu'il est sous le vent du kite à cause de sa position reculée dans le vent), il doit rectifier sa position en se déplaçant vers la gauche. Le kite a tendance à reculer de lui-même vers la bonne position (BDF2: le bord de fenêtre qui correspond à la position du kiteur). L'autre erreur est de se positionner « sous le vent », et de donner le feu vert à l'assistant alors que les lignes ne sont pas du tout sous tension. Le kite commencera à pivoter et à se diriger vers la zone de puissance. S’il y a d’autres personnes autour de soi, ou si les lignes se coincent dans un obstacle, le risque d’avoir un problème est énorme.
Quand on débute, la position idéale n'est pas toujours évidente à trouver. L'aile est un bon indicateur : si l'oreille supérieure penche trop à droite ou à gauche, c'est mauvais signe. Dans la pratique, si votre aile ne faseye pas - c'est-à-dire dont la toile ne flotte pas au vent (et qu'au contraire elle est bien tendue) - et que vous avez un peu de tension dans vos lignes, vous pouvez décoller.
L'assistant joue également un rôle primordial. L’assistant attrape l’aile par le boudin et la redresse pour la poser sur une oreille. La plus grande vigilance est recommandée : vous ne maîtrisez pas le comportement de l'assistant (ex.: il peut chuter et lâcher le kite). Il est crucial de s’assurer que l’assistant maîtrise la technique de décollage d’une aile à boudins en tant que pilote, et que le briefing de l’assistant est clair. Le signe pour lui demander de lâcher l’aile sera de lever le pouce (c’est le signe normalisé). Il ne doit à aucun moment tourner le dos et doit garder le pilote dans sa ligne de mire. S'il voit un problème que le pilote n’a pas détecté, il devra poser la voile et la sécuriser pour que le pilote vienne jusqu’à lui et échange sur le problème et clarifie la situation avant de repartir à la barre. Si le pilote insiste pour qu’il décolle et qu’il a un doute, c’est l'assistant qui aura toute autorité pour ne pas lâcher l’aile, un lâcher qui risquerait de mettre le pilote ou son entourage en danger en cas de décollage non conforme.
L'Influence des Conditions de Vent sur une Aile de 14m
Une aile de 14m est typiquement utilisée dans des conditions de vent léger. C'est pourquoi, si une telle aile ne décolle pas, les conditions de vent sont le premier élément à vérifier. Un vent insuffisant ou trop rafaleux peut empêcher l'aile de générer la portance nécessaire. Savoir faire voler un kite dans moins de 10 nœuds permet de découvrir toutes les positions que le kite peut assumer, comment les gérer et ce qu’il faut faire pour éviter de décoller violemment et de perdre le contrôle. Si tu es dans une zone de vent perturbée, ou si le vent est faible, le décollage risque d’être complexe.
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Bien que la 14m soit destinée aux vents faibles, il y a une limite inférieure. Si le vent est trop léger (disons sous les 10 nœuds), il faudra se déplacer de 10° supplémentaires pour que l’aile puisse prendre un peu d’élan et ne pas décrocher. Le manque de tension dans les lignes, caractéristique d'un vent trop faible, peut entraîner l'aile à pivoter et à se diriger vers la zone de puissance de manière incontrôlée, ou à tout simplement ne pas s'envoler. La pratique du pilotage par vent léger est essentielle ; cela augmente la perception et la finesse de pilotage, et permet d'anticiper une éventuelle erreur en cas de vent fort. Plus tu t’entraînes dans le vent léger, plus tu éviteras l’erreur classique de tirer la barre quand tu ne sens aucune pression dans la barre.
Comportement Spécifique des Types d'Ailes et Taille 14m
Le type d'aile peut grandement influencer sa capacité de décollage, surtout pour une 14m. Les ailes monopeau, par exemple, ont des caractéristiques différentes qui peuvent affecter leur relance. Oui, il y a quelques foileurs qui utilisent des Peak, mais aussi des kiteux sans foils… et c'est certainement l'aile la plus aboutie ! Si l'aile tombe, le redécollage n'est pas 100% garanti, mais il est tout à fait possible. Après c'est une aile avec un comportement un peu différent d'un caisson/boudin ; c'est une aile qui génère pas mal de traction pour sa taille ; elle est presque équivalente à une taille de plus sur un boudin. Laurent Briboregabairfly8 indique que Laurent, attention la Peak est la seule à ma connaissance qui soit un depower kite (avec speed system donc) ; C'est nécessaire en foil si tu veux un minimum de remontée au vent et de dégazage après le waterstart, impossible avec la Unik par exemple. D'autres utilisateurs ont noté des difficultés : "J'ai un ami qui ne jurait que par la Peak en foil, il s'est pris deux grosses galères de suite avec des retours à la nage très longs dans l'eau froide, je ne l'ai plus jamais vu avec depuis." Il est vrai que la 4m Peak, comme l'a essayée Laurent Ness, présentait une "Petite fenêtre et flappe dès que tu la choques". Ces comportements uniques peuvent rendre le décollage plus délicat si le pilote n'est pas habitué.
Par contraste, les ailes de kitesurf de type hybride ou delta ont les meilleures capacités de redécollage par rapport aux ailes de kitesurf de type C Shape. Les ailes de kitesurf de type delta ont également moins de puissance, sont plus stables dans l’air et ont une plus grande portée au vent, ce qui en fait de bonnes options pour une aile de kitesurf de débutant. Une aile avec un shape en C étudié et modifié, comme la Slingshot Rally, ou les ailes en Delta Shape comme l'EVO de Duotone, sont souvent plébiscitées pour leur accessibilité et leur tolérance. Pour les débutants, une aile comme la Switchblade de Cabrinha, de forme « Hybrid Shape », couvre de larges plages de vent et est proposée en 10 tailles différentes, y compris 14m. Cependant, la Switchblade reste une aile technique, il faudra apprendre à la manier. Même l'Orbit de North, sortie en 2020, se veut être la plus facile au redécollage et la plus stable. Le choix de l'aile et sa forme peuvent donc intrinsèquement faciliter ou compliquer son décollage.
L'Importance de la Vérification du Matériel
Un matériel en parfait état est une condition préalable à tout décollage réussi. Des problèmes techniques peuvent rendre une aile de 14m difficile, voire impossible, à lancer. Le pilote tend les lignes de sa barre et procède à leur vérification avant de se hooker. Cette vérification consiste à s'assurer que les lignes sont claires (correctement connectées sans croisement). Vérifie les nœuds, fais un aller-retour une ou deux fois pour t’assurer que tu n’as pas de lignes croisées, vérifie les bridages. En bref, un double check ne coûte rien et te permettra de décoller avec plus de sérénité.
La compatibilité de la barre avec l'aile est également cruciale. Il y a deux aspects de compatibilité (sans compter les barres de 4 ou 5 lignes). D'abord, il y a les connexions des lignes à l'aile. Les boucles et les nœuds sont placés différemment selon les marques entre la barre et le bridage. Mais en fonction des marques on trouve des pigtails pour justement adapter les lignes à l'aile. Ensuite, il existe deux configurations des lignes avants : en Y (ou V haut) où on retrouve une près ligne puis 2 lignes avant, et en V où les deux lignes avant démarrent directement après le border choquer. Il n'y a pas une configuration qui est mieux qu'une autre, tout dépend de la marque. Une fois que l'on a ça en tête c'est tout simple : une aile configurée pour une barre en Y doit être connectée avec une barre en Y. Et vice versa. Une aile proposée avec une barre en V doit être montée avec une barre en V. Par exemple, Duotone en Y, Naish en V. Compatibilité impossible. Si le Y est à la même hauteur, il n'y a aucune raison que cela joue sur le comportement de l'aile. Sur une barre en V, normalement c'est pareil. Aujourd'hui, 90% du marché propose des barres en V. Seuls Duotone et FOne sont en Y. Cependant, certaines ailes sont faites pour leurs lignes et gagnent ainsi en performance. Duotone par exemple, propose ses nouveaux modèles avec de nouvelles lignes très performantes. C'est donc dommage de rider les nouveaux kites avec les barres précédentes.
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L'état de l'aile elle-même est fondamental. Vérifie qu’il n’y a pas de micro-déchirures, inspecte les coutures, surtout sur le bord d’attaque et le bord de fuite, et contrôle l’état des lignes. Si tu repères un petit trou, n’attends pas qu’il s’agrandisse : un patch de spi autocollant fait très bien le job. Pour les lignes, change-les dès que l’usure devient trop visible. Le matériel de kitesurf est quelque chose de technique, qui coûte un certain prix et qui n'est pas indestructible. Même si les ailes sont en super état visuel, les matériaux sont vieux (usés), donc la durée de vie de l'aile est limitée. Il ne faut pas s'étonner si elle lâche au bout d'une saison. Un trou, une valve qui se décolle n'est pas la fin du monde, mais si un trou déchire un fil du quadrillage du spi, il faut recoudre, surtout si c'est au niveau du bord d'attaque car c'est là où il y a le plus de pression. Une réparation préventive de secours sur une déchirure de 5-10 cm, c'est jouer ; on s'expose à de grands risques de déchirures. Les valves peuvent également poser problème. La maladie des valves est un problème de soudure en usine ; les valves se dessoudent, se cassent. Le temps et la chaleur accentuent le phénomène. Garder son aile dans son coffre de voiture l'été n'est pas terrible. Une aile endommagée ou mal gonflée ne prendra pas sa forme aérodynamique correcte et aura du mal à décoller.
Conseils de Sécurité et Préparation au Décollage
Les phases de décollage et d'atterrissage sont des périodes critiques qu'il est nécessaire de réaliser avec concentration. C'est le moment où le pilote est le plus vulnérable à cause des obstacles potentiels environnants. Pour éviter les incidents, plusieurs pratiques sont à suivre scrupuleusement.
D'abord, ne donne pas le signal si tu n’es pas sûr. Si tu n’es pas sûr, si tu ne sens pas de pression dans la barre, si tu as un doute, si tu n’es pas sûr que les lignes sont bien libres de tout nœud, etc., ne donne pas le signal à ton assistant. Fais plutôt le geste à ton assistant pour baisser ton kite. Ensuite, n’hésite pas à demander conseil à quelqu’un. Il vaut mieux affirmer ne pas être un expert que de se retrouver dans le journal par la suite. Si tu es dans cette situation, tu n’as pas encore acquis le niveau pour t’entraîner tout seul, donc il y a probablement d’autres riders sur place à qui demander. Demande poliment de l’aide à quelqu'un qui te semble compétent et n’hésite pas à lui dire que tu es un débutant. Il est préférable de tout clarifier dès le début.
Ne décolle pas seul si tu as quelqu’un sur la plage pour t’aider. Le kitesurf est une activité de partage. N’aie pas peur de demander de l’aide et de décoller le kite à deux, c’est même préconisé. Savoir décoller seul est important et constitue une excellente qualité. Mais pourquoi choisir une voie risquée quand on peut faire en sorte de préserver sa propre sécurité, celle des autres pratiquants et d’assurer la longévité d’un spot ?
Il est également essentiel de connaître les signes universels pour donner l’information sans avoir besoin de crier : faire le signe « C » de la main pour indiquer à l’assistant de mettre le cerf-volant en position de décollage (en le tenant au milieu avec l’intrados face au rider et une oreille reposant sur le sol) ; le pouce en l’air pour que l’assistant lâche le kite (ce signe doit être donné lorsque le pilote est sûr de contrôler le kite) ; toucher la tête de la paume de la main pour faire savoir aux gens sur la plage que le pilote souhaite atterrir.
Garde toujours une main sur la sécurité. Au décollage, même si tu es un expert, tu n’es jamais à l’abri d’une erreur anodine, comme l’oubli ou la mauvaise connexion d’une ligne. Par conséquent, il est toujours important d’avoir une main sur le chicken loop, car si le kite décolle fort, plus vite tu le neutralises, moins tu risques de provoquer des dégâts.
Il faut repérer la zone de décollage la plus sûre. Selon l’endroit, le décollage peut être vraiment délicat et/ou dangereux. Observe bien l’endroit, renseigne-toi auprès des riders locaux, regarde les autres. Si tu ne te sens pas en sécurité et que l’endroit le permet, éloigne-toi des obstacles et trouve une zone libre de tout danger (arbres, buissons, etc.). Si possible, décolle directement de l’eau.
La pratique est essentielle. Pour maîtriser cette action, entraîne-toi autant que possible. Tout d’abord, habitue-toi à descendre et remonter le kite en douceur. Ensuite, entraîne-toi à stabiliser ton kite dans toutes les positions, même avec le kite à presque un mètre du sol. Plus tu maîtriseras cela, moins tu seras susceptible de faire une erreur. Ensuite, trouve une plage libre d’obstacles et entraîne-toi, avec l’aide de quelqu’un, à décoller et à atterrir plusieurs fois pour comprendre le positionnement approprié pour atteindre la tension des lignes optimale.
Enfin, quelques mesures de sécurité supplémentaires sont non négociables : portez toujours un casque, prévenez toujours un proche si vous naviguez seul, ne surestimez pas vos aptitudes car la mer ne pardonne pas l’excès de confiance, restez toujours humble face aux éléments et ne naviguez que lorsque les conditions sont réunies pour assurer votre sécurité. Vérifiez votre matériel avant chaque mise à l’eau ; une ligne qui casse, un chicken loop qui s’ouvre ou une aile qui se dégonfle, ça arrive.