La para natation est un sport important des Jeux paralympiques, tout comme l'athlétisme, et c'est l'un des sports qui offre le plus de médailles. Les quatre nages, crawl, dos, brasse et papillon, sont représentées individuellement, ainsi qu'en combiné quatre nages, et trois nages pour certaines classifications (sans le papillon). Présente depuis les Jeux de Rome en 1960, la para natation est l'une des disciplines paralympiques les plus pratiquées au monde, car elle ne nécessite pas d'équipement spécial. De plus, les prothèses sont interdites en compétition.
Les bases de la para natation
Les épreuves de para natation sont similaires à celles de la natation aux Jeux olympiques, mais avec des distances limitées. Certaines règles peuvent être adaptées en fonction du handicap de chaque athlète. Par exemple, pour les catégories non-voyantes et malvoyantes, un assistant peut être présent au bout du bassin pour signaler la fin de la longueur à l'aide d'une perche avec un embout en mousse. De plus, certains athlètes qui ne peuvent pas rester debout sur le plot de départ peuvent s'élancer directement dans l'eau ou être maintenus par des assistants. Enfin, dans les catégories non-voyantes et malvoyantes, tous les athlètes doivent porter des lunettes de piscine opaques pour garantir l'équité.
Classification des athlètes
Comme pour le para athlétisme, les classifications pour la para natation sont nombreuses et spécifiques à chaque type de handicap. Les classifications sont représentées par une lettre (S pour nage libre, SB pour brasse et SM pour combiné) et un chiffre.
- S1 à S10/SB1 à SB9/SM1 à SM10 : concernent les handicaps physiques, le chiffre 1 étant le degré le plus élevé de perte fonctionnelle.
- S/SB/SM 14 : catégorie désignant les handicaps intellectuels et psychiques. Les athlètes de cette catégorie ont des difficultés concernant l'apprentissage ou la mémorisation d'une technique, ou bien des temps de réaction impactant la performance en raison d'une maladie.
À chaque édition des Jeux paralympiques, la question du handicap des athlètes revient sur la table. Il est parfois difficile de comprendre pourquoi un athlète amputé peut concourir contre une personne qui possède tous ses membres. La classification est un élément essentiel du para sport, permettant de réduire au mieux les inégalités physiques qui ne seraient pas liées à l'entraînement, à la préparation ou à l'état de forme des athlètes. L'objectif est que, dans une même catégorie et dans un même sport, les athlètes aient les mêmes aptitudes fonctionnelles dans leur pratique sportive.
La nage libre en para natation
En natation, que ce soit pendant les JO ou toutes les compétitions officielles, nage libre est synonyme de crawl. La nage libre comporte des règles, avec deux éléments essentiels. La première étant que le nageur doit couper l’eau, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible de traverser toute la piscine avec une nage subaquatique, le corps devant ressortir de l’eau. Pour rappel, les coulées sont autorisées pour 15 mètres maximum, la limite étant signalée avec du rouge sur les lignes d’eaux que vous avez pu observer lors des épreuves. Un dépassement de cette limite hors de l’eau entraîne une disqualification automatique d’un nageur. Enfin, l’une des autres règles est que le nageur doit obligatoirement toucher le mur avec une partie du corps pour valider une longueur, donc de manière logique et bien souvent : un bras.
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L'histoire du sport moderne n'a jamais vu un nageur utiliser autre chose que le crawl sur la catégorie nage libre, question de rapidité.
Les Jeux paralympiques de Paris 2024
Du 28 août au 8 septembre 2024, Paris accueillera les Jeux paralympiques. La para natation est l'un des sports historiques des Paralympiques, avec une popularité croissante à chaque compétition. À Tokyo 2020, 604 nageurs de 74 pays se sont affrontés sur 146 épreuves.
Les championnats du monde 2023 ont fait sourire la France. Les Bleus ont récolté 16 médailles (4 en or, 6 en argent et 6 en bronze), soit 4 de plus que l’année d’avant. Une compétition qui a permis à 3 athlètes d’être déjà qualifiés pour Paris 2024. À commencer par le grand favori Alex Portal. Déficient visuel (S13), il a récolté 3 titres mondiaux sur 200 mètres 4 nages, 100 et 400 mètres. Il sera accompagné de Laurent Chardard, vainqueur de 3 médailles aux mondiaux, dont un titre sur le 50 mètres papillon. Enfin, le dernier qualifié connu est Ugo Didier, lui qui a glané 6 médailles en 6 courses l’été dernier.
D'autres athlètes sont à suivre, comme Quentin Vieira, qui a brillé chez les juniors, ou bien Léane Morceau et Solène Sache chez les femmes.
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