La Semaine de Surf en Belgique : Dépasser les Préjugés pour une Expérience de Glisse Authentique sur la Mer du Nord

Dans son immense complexité, la vie est souvent composée de petites choses relativement difficiles à expliquer. Avant de cliquer arbitrairement et glacialement sur ce bouton « supprimer », je me suis penché plus attentivement sur un courrier qui parlait du parcours de surfeur·ses qui partageaient avec passion leurs sessions glisse sur la côte belge. Parce que oui, malgré toutes les critiques qu’on peut entendre sur la côte belge, celle-ci est gorgée de coins étonnants, inattendus et praticables pour n’importe quel·le fan de glisse. Loin des images paradisiaques et des clichés tropicaux, le surf en Belgique est une réalité vibrante, portée par une communauté passionnée et des conditions surprenantes qui méritent d'être découvertes.

Quand on pense surf, on imagine spontanément la côte Atlantique française, le Portugal, Bali… rarement la Belgique. Ce n'est pas un scoop, la Belgique est bien plus connue pour sa bière ou ses chocolats que pour ses vagues de surf. Pourtant, la question "Peut-on vraiment surfer en Belgique ?" trouve une réponse claire et affirmative : oui, et plus que vous ne le pensez. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la côte belge offre d'excellentes conditions de surf une grande partie de l'année. Aujourd'hui, le surf en Belgique n'est plus une curiosité : c'est un sport en pleine croissance, soutenu par des écoles locales, des surfeurs dévoués et le désir de surfer toute l'année. La Belgique n'est pas une destination pour les vagues puissantes et tubulaires, mais le surf belge est idéal pour apprendre, progresser et développer une réelle sensibilité à l'océan. Plus qu'une simple destination, la Belgique offre une communauté soudée. Ici, pas de surpopulation, pas de compétition agressive : juste la mer, le vent, les amis et le surf.

Comprendre le Langage des Vagues : Un Lexique Essentiel pour le Surf Belge

Pour se familiariser avec cette culture, l’une des clés d’une communication réussie, c’est de s’accorder sur les termes que l’on utilise. Pour mieux appréhender ce charabia décoloré à cause du sel marin, une petite analogie lexicographique est utile. Ça peut paraître tout con mais quand en face de vous, vous avez un type qui vous sort « Malgré le line up de dingue, c’était flat, impossible de travailler mon goofy ni de terminer mon curl, le swell était pourri, pas un cutback, pas un off the lip », il est important de comprendre les subtilités. Le "line up" désigne l'endroit où les surfeurs attendent les vagues, "flat" signifie l'absence de vagues. Une position "goofy" est lorsqu'un surfeur positionne son pied droit en avant de la planche, à l'inverse du "regular". Le "curl" est la partie creuse de la vague, le "swell" est la houle, le "cutback" et le "off the lip" sont des manœuvres avancées. Maintenant qu’on s’entend sur les termes, il est temps de se plonger dans le vif du sujet et d’attaquer la vague, même symboliquement.

La Côte Belge : Un Terroir de Glisse Inattendu

La côte belge, Belgische Kust en néerlandais, Belgische Küste en allemand, s'étend sur 65 kilomètres, de La Panne à l'ouest à Knokke-Heist à l'est, face à la Mer du Nord. Bien que la houle soit bien plus rarement au rendez-vous que sur la côte Atlantique, certains spots de surf belges n'ont pas à rougir de leurs homologues landais ou basques lorsque les prévisions sont au rendez-vous. La Belgique a une petite côte… mais elle est riche en possibilités. De La Panne à Ostende, en passant par Knokke-Heist, chaque spot a son propre style, son atmosphère et sa foule.

En général, il y a différents types de spots en Belgique, ceux qui sont naturellement bons du fait de la topographie naturelle du lieu (sable, courants, relief, vent) et d’autres qui ont bénéficié d’un petit coup de pouce artificiel notamment grâce aux différents effets provoqués par les nombreuses digues construites sur la côte. Comme l'explique Frank Vanleenhove, l'un des pionniers du surf belge, à 59 ans : « La côte est identique où que l’on aille. Il n’y a pas de dangers, pas de coraux au fond, c’est juste du sable ; c’est un endroit plutôt sûr avec des vagues homogènes plus ou moins partout. C’est donc facile de surfer et d’apprendre. » Cette particularité du fond sablonneux est un atout majeur pour les débutants, offrant une sécurité accrue et une progression plus sereine.

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Une Communauté Dynamique : Pionniers, Passionnés et Professionnels

En naviguant sur la toile, il est évident qu'en Belgique, il n’y a pas que des surfeur·ses du dimanche mais une vraie communauté qui s’est créée au fil des années. Il y a un bon nombre de vidéos sur Youtube qui témoignent de cette présence accrue, illustrant l'enthousiasme local. Des vidéos comme celle de Freedom is my medicine à Ostende, malgré une petite mélodie mielleuse et une trame semi-héroïque, donnent envie de continuer les recherches, même si les commentaires peuvent être mitigés, entre les "Waow, amazing" et les préoccupations de surpopulation et de non-respect des dunes. Un live stream qui dure depuis mars 2020 diffusé par Surfers Paradise à Knokke-Heist, l’un des premiers surfing camp, révèle un côté voyeur mais envoûtant, rappelant les vidéos de feux de cheminée. Une troisième vidéo de Blankenberge, plutôt old school datant de 2005, décrit le spot avec toute l’humilité du monde comme n’étant « pas la première destination à laquelle on pense quand on parle de surf », tout en soulignant une vibe mélancolique proche de la culture surf observée ailleurs.

Au milieu de toutes ces vidéos chinées pauvrement sur le net, certains noms reviennent en boucle. Outre les amateur·es du dimanche, on observe un réel phénomène de professionnalisation dans le domaine avec des sportif·ves qui se spécialisent malgré des vagues pas forcément très imposantes. C’est surtout flagrant sur Instagram, où l'on trouve quelques comptes de Belges sponsorisés par de grosses marques, comme Roxy par exemple. Atypique, certes, mais comme on peut se le demander : qui suis-je pour juger ? Il y a bien des champion·nes de pétanque en Russie ou des bobsleighers jamaïcain·es. Parmi les surfeur·ses belges les plus connu·es, notre meilleur représentant est Dean Vandewalle, médaillé de bronze à l’âge de 14 ans aux championnats d’Europe junior, ou encore Camille Kindt, professionnelle et affiliée à la team Roxy.

Cette effervescence est également structurée par des organismes officiels. En explorant les profils Instagram, on découvre toute une fédération : la Belgian Surf Federation (BSF), associée à la Wind en Watersport Vlaanderen, la fédération de voile et de surf, qui inclut également les disciplines du wind et du kite surf. Cette organisation témoigne d'un engagement sérieux pour le développement des sports de glisse sur la côte belge.

À la Découverte des Spots Emblématiques de la Côte Belge

La Belgique compte un total de 19 spots de glisse enregistrés dans 8 villes sur la carte interactive des spots de surf. La diversité des lieux offre des opportunités pour tous les niveaux, des novices aux surfeurs plus expérimentés.

Ostende : Le Cœur Battant de la Glisse Belge

Mon périple commence à Ostende, la Stad aan Zee comme on l’appelle là-bas. À part ses sculptures douteuses sur le littoral, ses croquettes légendaires, son casino old school et l’appartement où Marvin Gaye a composé Sexual Healing, la plus grande ville du bord de mer regorge de coins plus ou moins accessibles pour pratiquer la glisse. Surtout du côté du nouveau port, derrière la jetée, un peu avant les grandes dunes. C'est un endroit bizarrement isolé de toute agitation touristique. Le spot se trouve littéralement juste en face du centre ville mais, construit plus tard pour agrandir l’activité commerciale autour de la pêche, il a su rester déconnecté du reste de la cité balnéaire. Ici se côtoient surfeur·ses, scouts maritimes et promoteurs immobiliers qui voudraient tout raser pour s’en mettre encore plein les poches.

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Oscar Gonzalez Torres (38 ans), qui fabrique ses propres planches dans un atelier au milieu des hangars réfrigérés pour stocker le poisson, affirme : « Ostende ? Du fait de sa géographie, le mouvement du sable, le vent, les vagues, les digues qui altèrent les courants… ça reste quand même le meilleur spot ici, en Belgique ». Il se souvient : « Ici, quand j’ai découvert les spots, c’était un truc exceptionnel. Le port n’était pas encore construit. Tout était complètement différent, t’avais juste deux surfeurs dans l’eau. » Ostende est la plage la plus accessible et la plus animée du pays. Les surfeurs s'y retrouvent toute l'année, surtout lors des grandes tempêtes d'automne. Le spot de surf d'Ostende, situé à l'ouest du mur du port, offre des beach breaks constants à toutes les marées. En été, le surf n'est autorisé qu'au club de surf Outside, garantissant une pratique sécurisée et encadrée. Phare East, un des sites de The Outsider, se trouve également au bord de la mer à Ostende, l'endroit idéal pour de nombreuses activités amusantes en mer et sur la plage.

Knokke-Heist : Entre Glamour et Vagues Constantes

Quelques kilomètres plus au nord, une fois dépassées les fameuses plages naturistes de Bredene, on trouve aussi de bons spots à Knokke-Heist, où la folie du surf a commencé en Belgique. Knokke est réputée pour ses standards élevés… mais aussi pour son potentiel surf ! Les conditions peuvent être très bonnes lors des bonnes fenêtres de houle. Si vous cherchez un endroit idéal pour surfer, alors Knokke-Heist est l'endroit parfait. Que vous soyez un surfeur débutant ou plus expérimenté, les spots de surf ici offrent quelque chose pour tout le monde.

À Knokke-Heist, vous aurez le choix entre deux spots : le Casino Break (Albertstrand) ou Surfers Paradise.

  • Casino Break (Albertstrand) : Ce spot situé à la plage de Knokke-Heist est idéal pour les débutants. Les vagues sont souvent petites, environ 0,5 m, ce qui est parfait pour apprendre les bases du surf.
  • Surfers Paradise : C'est l'endroit pour ceux qui cherchent plus de défi. Les vagues à Surfers Paradise sont souvent plus grandes et offrent plus d'action. Ce spot est populaire et très fréquenté, surtout en raison des vagues constantes qui cassent à droite et à gauche. Cependant, sachez qu'il peut parfois y avoir un courant plus fort. Surfers Paradise n'est pas seulement le nom de ce spot fantastique, mais aussi du club de surf qui y est basé. Il est situé dans un magnifique emplacement entre les dunes et près de la réserve naturelle du Zwin, et propose un large éventail d'activités nautiques et de plage. En fait, Surfers Paradise a été officiellement déclaré Club sportif de l'année 2025 à Knokke-Heist le 14 mars 2026, preuve de son excellence et de son dynamisme.

Blankenberge : Authenticité et Apprentissage

Le spot de Blankenberge est un endroit très prisé des écoles de surf : une plage large, des vagues douces, une eau qui s'approfondit progressivement-tout ce qu'il faut pour un apprentissage sans stress. Une vidéo de 2005 décrit le spot comme n'étant « pas la première destination à laquelle on pense quand on parle de surf », mais la qualité des vagues, le nombre de personnes à l’eau et la vibe un peu mélancolique se rapprochent de ce que l’on peut voir ailleurs en termes de culture surf. Blankenberge Pier est un spot qui fonctionne bien, même si ailleurs en Belgique c'est plat. Le meilleur surf se trouve sur le côté droit de la jetée, qui fournit un banc de sable stable et un abri contre le vent. Il faut cependant faire attention au fort courant. O'Neill Beachclub, situé au pied des dunes près de la Jetée de Blankenberge, est un point de rencontre incontournable pour les amateurs de sports nautiques et de plaisirs de plage.

Bredene : Douceur et Nature

À quelques miles d'Ostende, Bredene offre un cadre plus naturel et légèrement plus sauvage. Les vagues sont souvent douces et régulières, parfaites pour apprendre à prendre ses premières droites et gauches. Avec des vagues de moins de 1 mètre, c'est un bon endroit pour commencer à surfer. Le Twins Club propose ici des cours et des locations, facilitant l'accès à la pratique.

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De Panne : Calme et Longues Vagues

Situé dans l'extrême sud, proche de la frontière française, De Panne est la plus sauvage des options. On y trouve beaucoup d'espace, de calme et, parfois, de belles longues droites lorsque les bancs de sable se forment bien. C'est le spot de surf le plus au sud de la Belgique.

Autres Spots à Explorer

La côte belge offre de nombreux autres points d'intérêt pour les surfeurs :

  • Fort Napoléon : Ce spot fonctionne mieux avec une houle plus grande et offre une protection contre le vent et le courant.
  • Mariakerke - Ollie's Point : Ce spot offre des vagues de taille moyenne et est idéal pour les surfeurs plus expérimentés.
  • Westende : Ce beach break a plusieurs pics et est facilement accessible avec un ample parking.
  • Plage de Groenendijk : Ce spot fonctionne bien avec une houle plus élevée et est situé près du club de surf Windekind.
  • Duinbergen : Le club de sports nautiques Anemos à Duinbergen, situé à côté des dunes idylliques, offre un mélange unique d'activités sportives et de plaisirs de plage détendus.
  • Zeebrugge : Le club de surf Icarus à Zeebrugge est l'endroit où la passion pour les sports nautiques, la détente et la convivialité se rencontrent.
  • Nieuport : Bien que non directement mentionné pour le surf dans les meilleures conditions, c'est une zone active pour les sports nautiques. Koko Loco à Nieuport est situé au bord du Spaarbekken (bassin d'eau), l'endroit idéal pour faire de la planche à voile ou du stand-up paddle dans un environnement calme et verdoyant.

Conditions Optimales et Équipement Indispensable pour la Mer du Nord

La pratique du surf en Belgique n'offre pas des vagues constantes comme le Portugal ou le Maroc - ici, les sessions doivent se mériter. Le bon timing est crucial, et les prévisions pour le surf facilitent la vie des surfeurs. De septembre à mars, les dépressions atlantiques circulent en série et génèrent des houles plus régulières. Surfer en Belgique, c'est aussi savoir guetter la fenêtre parfaite. La Belgique offre principalement des vagues douces et arrondies, mais celles-ci peuvent parfois prendre de l'ampleur lors de fortes houles.

L'équipement est également une considération importante. Surfer en Belgique rime avec eau froide, vent et houles variables. Une des choses à savoir c’est que dans tous les cas, pendant une bonne partie de l’année, il est utile, voire essentiel, d’avoir une combinaison pour ne pas crever de froid. Les organisations fournissent généralement un gilet de sauvetage et une combinaison, garantissant un certain confort thermique.

La sécurité reste primordiale sur la Mer du Nord. Celle-ci a des marées et des courants puissants qui peuvent parfois être imprévisibles. Elle est constamment froide, surtout en automne et en hiver. C'est pourquoi une condition préalable est que chaque participant doit être capable de nager au moins 100 mètres. Grâce aux écoles et clubs, la sécurité est une priorité.

Apprendre à Dompter les Vagues Belges : Écoles et Expériences Personnelles

Apprendre à surfer ou louer du matériel en Belgique est facile et accessible, grâce à un bon réseau d'écoles et de surf shops le long de la côte. La Belgique compte plusieurs écoles renommées dans les principaux spots : Ostende, Bredene, Knokke-Heist et Blankenberge.

Ini Vandervorst (21 ans), qui surfe depuis qu’elle a 9 ans, partage son expérience : « J’aime bien enseigner et apprendre en Belgique parce qu’on peut alors vraiment prendre le temps d’apprendre les bases et c’est mieux pour la technique. T’as principalement du sable et des petites vagues, ce qui est mieux pour développer ton style, pour ensuite surfer sur de plus grosses vagues. Mais il faut pas s’y méprendre, il y a aussi de grosses vagues ici. » Elle souligne l'avantage pédagogique des spots belges, permettant de bâtir une technique solide avant de se confronter à des vagues plus imposantes. Pour elle, le surf belge ne doit pas se limiter à la partie orientale de la côte : « Mon père vit à Nieuport, plus du côté ouest du coup. Moi, j’habitais avec ma mère du côté de Zuienkerke et en vélo j’arrivais en 10 minutes à la plage. Pratique. »

Après toute cette excitation liée aux témoignages de passionné·es de la discipline, dans un pays sur lequel peu auraient parié, le plus raisonnable reste de tester ce que ces précieuses âmes ont rapporté. Mon expérience personnelle à Ostende, avec Oscar le shaper de Surfers’ Hell, a été révélatrice. Malgré des prédispositions qui n’auraient pas fait du pays l’un des lieux les plus attractifs pour surfer, les gens ont l’air de s’être adaptés pour créer un environnement propice à la pratique sans prétention ni surexploitation.

Avant de me jeter à l'eau, j'ai répété quelques mouvements de débutant·es dans mon Airbnb grâce à des vidéos bien basiques du style "Learn How to Surf In 10 Minutes". C’est un peu la loose mais c’est déjà mieux que d’arriver en gros touriste. Le lendemain matin, avec Oscar, nous sommes allés chercher les boards, les combinaisons et la motivation. Le premier constat fut que la planche est super lourde et se relever en combi à jeun sur le sable c’est beaucoup plus compliqué que ce que vantait le tuto YouTube. Cependant, l’accès à l’eau est assez facile, les vagues sont calmes et la spécificité d’avoir pied jusqu’à assez loin peut rassurer les novices. Sur la mer, l’horizon est plat, quelques autres surfeu·ses étaient là dans l’attente. Une vague passait toutes les 5 minutes… et je la ratais à chaque fois. Le temps de capter qu’elle est bonne à prendre, qu’il faut que je commence à rabattre mon corps sur la planche (tout en évitant de tomber à l’eau comme une vieille patate) et que mes bras comprennent qu’il faut ramer fort tout en faisant pivoter la board en direction de la côte, la wave avait le temps de me passer dessus. Sans merci. Oscar s’est alors porté volontaire pour m’entraîner dans une vague, tel un grand frère qui tient le vélo de son benjamin la première fois qu’il roule sans stabilisateurs.

Bingo, j’ai pris ma première vague, en galère, arrivant à me relever sur les genoux (et maudissant la fausse facilité vantée dans les vidéos sur YouTube). Ma première réaction a été de réaliser à quel point c’était physique : la planche est lourde et la combi limite les mouvements, ce qui fait que la nage et la rame se font ressentir deux fois plus fort. Cependant, comme tout le monde le rapporte, ça reste beaucoup moins stressant que les images que l’on peut imaginer sur les plages paradisiaques : moins de monde, moins de pression, moins de vagues, plus de fun. Et puis, petit bonus, les phoques se sont habitués aux fanas d’activités nautiques dans le coin et n’ont pas peur de venir faire coucou pendant qu’on attend les vagues.

Le surf est plus qu'un sport, c'est une communion avec l'océan, une quête de liberté et d'harmonie avec la nature. Glisser sur les vagues, c'est une sensation qu'on ne peut oublier. Les bienfaits sont multiples : renforcement musculaire, équilibre, concentration et surtout, un bien-être mental inégalé. Pour les non-initiés, les écoles privilégient des spots sécurisants avec des fonds de sable. On commence dans les "mousses" (le bord de la vague), là où l'on a pied, sur des planches larges et stables. La seule condition ? Savoir nager et avoir envie de s'amuser. Il ne faut pas être un athlète de haut niveau pour commencer ; les stages sont conçus pour tous, de 7 à 77 ans.

Au-delà de la Planche : Initiatives Holistiques et Communautaires

L'ambiance spéciale du surf belge est aussi ce qui le rend si agréable. La combinaison du paysage typiquement hollandais et de la Mer du Nord a un effet magnifique. Cela englobe non seulement le surf sur les vagues, mais aussi le kitesurf et la planche à voile, pour lesquels de nombreuses plages sont appropriées.

Lors de ma recherche, je suis également tombé sur les North Sea Surfing Sisters qui proposent des expériences de surfing holistique entre femmes. Un groupe qui se veut soudé, bienveillant, qui propose des séances de partage d’expériences autour de la mer, de méditation et bien sûr des cours de surf. Ini Vandervorst participe à quelques sessions ride avec elles : « N’importe quelle passionnée de surf peut rejoindre le mouvement », dit-elle. Ce type d'initiative montre la profondeur de la culture surf en Belgique, allant au-delà de la simple performance sportive pour embrasser le bien-être et la communauté.

D'autres clubs comme Anemos à Duinbergen, Lakeside Paradise à Knokke-Heist, ou le club de surf Icarus à Zeebrugge offrent une variété d'activités nautiques et un environnement convivial, prouvant que la côte belge est un véritable écosystème de sports aquatiques.

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