Le Windsurf : Maîtriser le Mât et le Pied de Mât pour une Glisse Optimale

Le windsurf, ou planche à voile comme on le nomme en français, est une discipline aquatique captivante qui allie la puissance du vent à la fluidité de la glisse. Depuis sa création au milieu des années 60 et son engouement dans les années 70 grâce à son exportation en Europe, jusqu'à son renouveau dans les années 2000, ce sport a su évoluer et se réinventer. La médiatisation a propulsé son succès jusqu'aux alentours des années 1990, avant qu'un déclin ne soit observé, souvent attribué à l'embarras du matériel qui décourageait les pratiquants. Heureusement, les prouesses technologiques et les nouvelles techniques d'apprentissage ont favorisé son retour sur le devant de la scène, rendant la pratique du windsurf abordable pour tous. Pour s’initier aux joies du windsurfing, une condition obligatoire à respecter est de savoir nager, car en tant que sport de glisse aquatique, les chutes sont inévitables, et il est primordial d'être à l'aise dans l'eau. Au-delà des bases de sécurité et des techniques d'apprentissage, la compréhension fine et le réglage précis de l'équipement, notamment le mât et le pied de mât, sont des facteurs déterminants pour la progression et le plaisir en navigation.

Le Windsurf : Des Bases à la Passion

Histoire et Renouveau d'un Sport de Glisse

Le windsurf a une histoire riche, marquée par des hauts et des bas. Créé au milieu des années 60, il a rapidement conquis les cœurs dans les années 70, s'établissant comme une activité de loisir et de compétition populaire. Le succès s'est maintenu, alimenté par la médiatisation, jusqu'aux années 90, période où le sport a connu un ralentissement. Ce déclin est souvent imputé à la complexité et au coût du matériel, décourageant de nombreux aspirants. Cependant, les années 2000 ont marqué un tournant. Grâce à des innovations technologiques significatives et à l'élaboration de nouvelles méthodes d'apprentissage, le windsurf a retrouvé sa vigueur. Ce renouveau a permis de rendre la discipline plus accessible et attrayante, prouvant que, loin des idées reçues, le windsurf est une discipline abordable. L'état d'esprit, la convivialité et les sensations très cool qu'il procure sont au cœur de cette résurgence.

Les Impératifs de Sécurité et d'Apprentissage

Avant de se lancer sur l'eau, certaines précautions et connaissances sont indispensables. Comme mentionné précédemment, savoir nager est une condition préalable absolue. Une fois cette base acquise, l'apprentissage du windsurf est facilité par le choix du bon environnement : il est recommandé de commencer dans une zone d’eau sans ou avec très peu de vagues, avec peu de profondeur d’eau et un vent pas trop fort, idéalement pas au-dessus de force 2, et de préférence « sideshore » ou « onshore ». Deux voies s'offrent pour l'apprentissage : l'auto-apprentissage via des vidéos ou l'instinct sur l'eau, ou l'initiation dans une école spécialisée. La seconde option est la plus conseillée, car des moniteurs diplômés enseignent toutes les bases, de la manipulation du matériel à la compréhension du vent, en passant par l'équilibre et la glisse.

La sécurité ne s'arrête pas à l'apprentissage. Le windsurf est un sport qui dépend des conditions climatiques, et il ne faut pas oublier que la nature est plus puissante qu'on ne le croit. S'informer sur l'état de la mer est une chose primordiale avant d’aller naviguer. La règle de base dans les sports de glisse est de ne pas aller rider tout seul, et encore moins si l'on débute. Il est également important d’évaluer son niveau avec clairvoyance. Lors d'une sortie entre amis, chacun doit être conscient de ses capacités et de ses limites, car en cas de vent changeant, il faut être capable de revenir à son point de départ. Pour augmenter la sécurité, plusieurs équipements sont conseillés : une combinaison adaptée à la saison protège des UV et du froid, un gilet d’impact et un casque sont essentiels pour amortir les chutes, qui peuvent être brutales au début. Un tire-veille est très utile pour simplifier l’apprentissage en facilitant le relevage de la voile.

Le Matériel du Débutant : Choisir pour Mieux Progresser

Décider de se lancer dans la pratique du windsurf est une étape, mais choisir un matériel adapté en est une autre. Au début, on peut se sentir perdu parmi les différentes planches et caractéristiques techniques. L'objectif est de trouver un équipement qui ne rajoute pas de difficultés supplémentaires à un apprentissage déjà exigeant physiquement. Le plus important est de se familiariser avec la voile, car c’est cet élément qui permet de s’équilibrer, d’avancer, de se diriger et de stabiliser la planche. Pour le flotteur, quel que soit le gabarit, homme, femme ou enfant, un volume supérieur à 200 litres et une largeur d’au moins 80 cm sont recommandés. Vu de dessus, le flotteur doit être de forme presque rectangulaire, et de profil, une épaisseur constante sur les trois quarts de la longueur signifie que le volume est réparti de façon homogène, offrant une stabilité accrue. Un flotteur sous-dimensionné est instable et fait dépenser de l’énergie inutilement pour rester debout.

Lire aussi: Marché de l'Occasion Voile

Pour le gréement, la légèreté est primordiale pour le débutant, car porter ou relever la voile est un exercice contraignant. Les modèles débutants sont généralement vendus avec un mât et un wishbone de petit diamètre. Il est très important d’être peu toilé pour un apprentissage confortable. Des planches comme la « Explorer » de la marque JP, avec sa technologie offrant une parfaite stabilité et sa conception longue et étroite, sont évolutives et permettent de maîtriser les bases tout en procurant des sensations de glisse similaires aux planches des rideurs aguerris une fois le planning atteint. La « Viper » de Fanatic est une autre excellente option, représentant la polyvalence par excellence, adaptée pour progresser efficacement tout en prenant un maximum de plaisir.

Le Gréement : Cœur Propulseur de la Planche à Voile

Le gréement est l'ensemble des pièces qui constituent la voile et qui permettent la propulsion par le vent. En windsurf, un gréement est composé d’une voile, d’un mât et d’un wishbone. Pour les débutants, des ensembles comme le gréement « Vision » de JP sont parfaits pour débuter et accompagner le pratiquant jusqu’à un niveau intermédiaire grâce à une voile légère, solide et très tolérante. Le gréement « Ride » de Fanatic est également adéquat pour les riders recherchant la simplicité, avec des matériaux de hautes qualités qui rendent la voile légère mais très résistante, sans technologie ultra high-tech superflue.

L'Émergence du Wind SUP : La Polyvalence au Rendez-vous

Un phénomène récent et très à la mode est le Wind SUP. Les planches dites de Wind SUP sont des planches qui permettent la pratique simultanée du Windsurf et du SUP (Stand Up Paddle). Le principe est simple : la board est équipée d’une insertion pour pied de mât qui permet, lorsque l’envie vient de faire du Windsurf, d’y insérer le gréement de planche à voile. Ces planches, comme la « WindSUP » de RRD, souvent rigides, sont bien faites pour l’initiation et la balade. Leur grande longueur et leur bonne largeur en font des supports idéaux pour partager des sessions Windsurf ou SUP avec la famille ou les amis, incarnant l'esprit convivial du sport.

Le Mât : Colonne Vertébrale de Votre Gréement

Le mât est l’un des éléments les plus essentiels du windsurf. C’est lui qui donne vie à la voile, qui lui permet de respirer et de se déployer face au vent. Un mât bien choisi transforme la maniabilité, la puissance et le confort sur l’eau. À l’inverse, un mât mal adapté peut rendre une planche à voile lourde, déséquilibrée ou difficile à contrôler. Naviguer avec un mât performant, c’est sentir la voile travailler harmonieusement, sentir la planche partir au planning plus tôt et conserver une stabilité bien utile dans les rafales. Maîtriser le vent et améliorer sa glisse passe presque toujours par un meilleur gréement. Et dans ce gréement, le mât joue un rôle central : mieux il travaille, plus la voile devient stable, fluide et puissante. Pour tout windsurfeur désirant progresser, comprendre le mât est une étape indispensable.

Anatomie et Courbes Spécifiques

Le mât se compose généralement de deux parties, la base et le haut, qui s’emboîtent pour former une structure flexible. Sur l’eau, le mât agit comme une colonne vertébrale qui donne au gréement sa forme et son dynamisme. Un mât absorbe une partie de la puissance et la transmet au rider, il accompagne la respiration de la voile et encaisse les rafales, permettant une navigation plus douce. La rigidité et la façon dont le mât fléchit sont déterminées par sa courbe, qui est un facteur clé pour l'accord parfait avec la voile.

Lire aussi: Le guide complet du Windsurf Slalom

Il existe principalement trois types de courbes de mât :

  • Le mât Constant Curve (CC) : Il offre une courbe régulière, très polyvalente. C’est aujourd’hui le type de mât le plus répandu en windsurf en raison de sa compatibilité avec une vaste majorité de voiles modernes.
  • Le mât Flex Top (FT) : Ce mât présente un haut plus souple que la base. Le sommet du mât fléchit davantage, ce qui ouvre la chute de la voile, favorisant la décharge de puissance dans les rafales et offrant une sensation plus douce.
  • Le mât Hard Top (HT) : Ce type de mât est plus rigide en tête et plus souple à la base. Cette courbe est devenue rare, mais certaines voiles anciennes ou orientées race l’utilisent encore, nécessitant un mât spécifique pour fonctionner de manière optimale.

L'Importance du Pourcentage de Carbone : Légèreté et Réactivité

Le pourcentage de carbone est l’un des critères les plus importants dans le choix d’un mât. Il influence directement le poids, la réactivité, la solidité et le coût du mât.

  • Mât à faible pourcentage de carbone (e.g., <30%) : C’est la gamme la plus accessible. Ce type de mât est solide, durable et idéal pour les débutants ou les pratiquants loisirs. Il pardonne les erreurs et résiste bien aux chocs.
  • Mât à pourcentage de carbone moyen (e.g., 30-70%) : Il représente un excellent compromis pour les riders intermédiaires. Ces mâts offrent un bon équilibre entre légèreté, réactivité et durabilité, permettant une amélioration notable des performances sans atteindre les prix des mâts haut de gamme.
  • Mât à haut pourcentage de carbone (e.g., >70%) : C’est le Graal pour les passionnés de performance. Ultra léger, ultra réactif, il rend la voile explosive et précise, permettant d’exploiter toute la puissance de la voile, notamment en slalom où un mât carbone élevé est un atout majeur. Cependant, il est aussi plus fragile et demande un investissement plus conséquent.

Choisir et Entretenir Son Mât : Critères et Précautions

Chaque voile de windsurf indique la longueur exacte du mât recommandé ainsi que la courbe idéale. Respecter ces préconisations est crucial pour garantir le bon fonctionnement de la voile. En freeride, un mât réactif apporte une navigation plus douce et un meilleur cap. Pour les réglages, les sensations s'affinent avec la progression : "plus tu progresses plus tes sensations sont fines." Un mauvais réglage peut masquer un défaut de pilotage ou de matériel, ce qui est amusant dans ce sport mais peut ralentir la progression.

Un mât doit être traité avec soin. Le sable, l’eau salée, les chocs ou les mauvaises manipulations peuvent fragiliser le carbone ou le composite. Il est très important de protéger votre mât de planche à voile pour qu'il dure plus longtemps. Lors du gréement, le sable peut s'infiltrer entre les sections du mât, rendant son démontage difficile. Une astuce consiste à coller un morceau de bande adhésive sur les sections du mât pour empêcher le sable de s'infiltrer, permettant ainsi de les démonter facilement.

Le Pied de Mât (PDM) : Clé de l'Équilibre et du Contrôle

Le pied de mât (PDM) est le point de connexion vital entre le gréement et la planche. Sa position le long du rail de mât sur la planche influence directement l'équilibre, le contrôle et la capacité de la planche à partir au planning. C'est un réglage crucial, souvent sous-estimé par les débutants mais maîtrisé par les experts.

Lire aussi: Tout savoir sur la Voile Monofilm Windsurf

Comprendre le PDM : Son Rôle Essentiel

La position du pied de mât détermine le centre de poussée du gréement par rapport au centre de flottabilité et au centre de dérive de la planche. Un PDM bien réglé permet à la planche de glisser efficacement, de remonter au vent et de naviguer avec un maximum de contrôle. Inversement, un PDM mal positionné peut rendre la planche incontrôlable, difficile à faire planer ou, au contraire, la faire cabrer excessivement. Comme l'a souligné un pratiquant, "Pied de mât trop reculé, la planche se cabre."

Réglages de Base : Du Débutant à l'Expert

Le réglage du PDM est une science et un art, évoluant avec l'expérience et les conditions.

  • La Règle Générale : Vent et Planning : Une règle courante stipule que moins il y a de vent, plus tu recules le PDM pour faciliter le départ au planning. À l'inverse, plus le vent "bastonnne" (souffle fort), plus tu avances le PDM pour plaquer la planche sur l’eau et gagner en contrôle. Un participant confirme : "La règle, moins il y a de vent et plus tu recules le pdm pour faciliter le départ au planning et plus ça bastonnne et plus tu avances le pdm pour plaquer la planche sur l’eau."
  • L'Influence de la Planche et des Sensations Fines : La sensibilité du PDM varie énormément d'une planche à l'autre. Un pratiquant a noté : "Je trouve que c'est une particularité de ces planches (Exocet) que je n'ai rencontré chez aucune autre marque : une énorme sensibilité à la position du pdm." Sur certaines planches Exocet, il est même rapporté qu'il fallait reculer le PDM à fond. D'autres planches, comme les Starboard ou AHD, "naviguent à plat" et un réglage de PDM "avancé (pas trop quand même) et wish haut est bien adapté pour faire lifter la planche sur l'aileron." La notion de "sweet spot" est également évoquée, suggérant que chaque planche a une position idéale pour le PDM. Les réglages sont aussi fortement influencés par la voile : "La position du creux de la voile influe énormément sur la position du pdm sur la board. En gros avec une voile dont le creux est reculé on avance le pdm et vice versa." La portance de l'aileron et même le gabarit du rider ("aucune règle si tu n'as pas le même matos que le voisin et pas le même gabarit") sont d'autres facteurs à considérer.
  • Le PDM pour les Débutants : Pour les débutants qui ne sentent pas encore l'influence des réglages, il est souvent conseillé de laisser le PDM "sur l'avant pour l'instant à un ou deux cm près." Si la planche a tendance à "s'envoler," il est possible de baisser le wishbone pour la replaquer sur l'eau.

Interactions Complexes : PDM, Wishbone et Bouts de Harnais

Le PDM n'est pas un réglage isolé ; il interagit fortement avec la hauteur du wishbone et la position des bouts de harnais. Évidemment, tous ces réglages modifient l’équilibre de la voile, et donc implique un ajustement du positionnement des bouts de harnais.

  • Les Conseils de Guy Cribb : Le célèbre Guy Cribb a théorisé l'interaction entre le PDM et la hauteur du wishbone. Il a dit que le wishbone doit être au-delà de l'arrière de la planche, entre 1 doigt et un poing de large selon la taille de la personne. Et par ailleurs, la hauteur du wishbone est pour lui une variable de réglage de la puissance : plus t'es surtoilé, plus tu descends le wish, et plus t'es sous-toilé, plus tu montes. Le réglage de base est à la poitrine (tétons) sur la plage. Ainsi, si tu es surtoilé, tu descends le wish, et donc tu recules le PDM.
  • Ajustements en Fonction des Conditions et de la Puissance : En cas de surtoilage, la séquence d'ajustement est importante : "Si t'es surtoilé, tu commences par l'écoute puis par le wish et sans déconner si y a bien un truc chiant à rerégler c'est le PDM (dans l'eau, wé parce que moi je ne reviens JAMAIS à la plage c'est un peu comme mettre le pied à terre en vélo) alors en dernière instance t'avance le PDM parce que ça fait coller la planche à l'eau et que ça te donne plus de contrôle." Certains recherchent un équilibre dynamique : "je cherche le moment où je ne contrôle plus rien (et / ou pied avant qui sort) en reculant le pdm et en montant le wish. Et une fois trouvé, je baisse le wish de 2cm + je ravance d'1cm le pdm et go." Un objectif souvent cité est d'avoir la planche "la plus possible ardente, 'à la limite de l'envoler' pour survoler le clapot sans freiner au détriment du controle." Pour les planches freerace, le PDM se règle parfois suivant la bordure de la voile, pour qu'elle soit bien parallèle au pont quand on est bordé. "Avancer le pdm couche le mat et écrase la bordure. Reculer redresse la bordure." Il est aussi conseillé de maintenir la planche en contact avec l'eau "juste devant le strap avant. Plus et ça ralentit, moins et ça pousse de l'eau."

Types de Pied de Mât : Sécurité et Transmission de l'Énergie

Il existe deux grandes familles de pied de mât, en plus des cardans. On trouve principalement le tendon et le diabolo.

  • Le tendon est souvent considéré comme plus raide, censé transmettre plus d'énergie à la planche. Cependant, des points de vigilance sont à considérer pour la sécurité : l'usure se fait surtout au niveau de ses deux petites vis de fixation, la plastique se fendille, et cela ne se voit pas sans un démontage, ce qui représente un danger.
  • Le diabolo (ou cardan) est une alternative. Pour les deux systèmes, la partie souple est sécurisée par un bout ou une sangle. Le VRAI risque, c'est quand la vis inox qui tient la carotte se casse nette, à ras du diabolo ou du tendon. D'un seul coup, la planche n'est plus solidaire du gréement. Ce genre d'incident peut être très problématique en pleine mer, comme l'illustre un récit où un pied de mât mal serré s'est barré, entraînant la perte de la planche après que le rider, trop gourmand, n'ait pas lâché la voile. En cas de rupture, il est crucial de prioriser la récupération de la planche. Des solutions de dépannage existent, comme fabriquer un nœud de chaise autour du diabolo avec le reste d'un bout, pas trop serré pour qu'il puisse tourner.

Le Mât de Foil : Une Dimension Nouvelle dans le Windsurf

L'arrivée du foil a révolutionné la pratique du windsurf, introduisant de nouvelles considérations, notamment sur la hauteur du mât de foil. La question de la taille du mât, 75cm ou 90cm, est centrale pour les pratiquants de windfoil, en particulier pour les débutants.

Le Débat 75cm vs 90cm : Facilité ou Performance ?

Les marques proposent souvent des mâts courts en prétextant que c'est plus simple pour débuter, s'appuyant parfois sur l'expérience du kitefoil. Cependant, le windsurf et le kite sont "un peu différents." Il y a un consensus parmi les expérimentés : "Tous les essais que nous avons fait ont montrés qu'il est plus simple d'utiliser un mat long qu'un mat court."

Les Arguments en Faveur du Mât Long

Le mât long offre plusieurs avantages significatifs, notamment en termes de tolérance et de confort de navigation :

  • Tolérance et Stabilité : Un mât long "offre plus de tolérance quand au temps de réaction à une instabilité longitudinale avant de sortir l'aile de l'eau." Il "donne de la tolérance aux touchettes parasites si tu as du clapot, et plus encore au début quand tu régules pas super bien l'altitude."
  • Gestion de l'Altitude : Un mât long permet "d'avoir de la hauteur de régulation," offrant plus de temps pour réagir aux variations d'altitude et maintenir le foil hors de l'eau.
  • Navigation dans la Houle : "Dès que l'on navigue dans la houle, un mat court est un calvaire !" Le mât long permet de mieux absorber les mouvements de l'eau et de survoler les vagues avec plus de fluidité.
  • Expérience : Les riders ayant de l'expérience sur plusieurs supports et des années de navigation derrière eux tendent à préférer les mâts longs, car ils reconnaissent les avantages en termes de contrôle et de performance.

Quand un Mât Court Peut Être Justifié

Malgré les avantages du mât long, il existe des situations où un mât court peut être préférable, ou du moins considéré :

  • Sentiment de Sécurité : Un mât court "peut faire moins peur car on sort de l'eau moins haut." Cependant, cela se traduit souvent par des "touch-and-go" plus fréquents, sortant de l'eau "bien avant et donc plus souvent," ce qui est "du vécu !"
  • Rigidité et Coût : "Le seul argument en faveur d'un mat court est celui de la rigidité : un mat long subit plus d'efforts, donc est susceptible de fléchir plus facilement qu'un mat court si il est insuffisamment rigide. Un mat court va donc naturellement gommer les défauts d'un foil premier prix." Pour un mât en aluminium, une version courte peut être "plus solide."
  • Recommandations Spécifiques de Fabricants : Certains fabricants peuvent recommander des mâts plus courts en raison de la rigidité de leurs propres modèles. Par exemple, il a été noté qu'un mât de 90cm en carbone de Fone était "insuffisamment rigide" en test, ce qui les a amenés à pousser l'utilisation du 75cm pour le windfoil. Un mât alu de 90 renforcé a ensuite été testé pour voir s'il fonctionnait mieux.

Dualité Windfoil et SUPfoil : Trouver le Compromis

La polyvalence d'une planche convertible, comme la Fone Papenoo, qui permet de faire du SUP, du windsurf et du foil, soulève la question de la hauteur du mât pour un usage mixte.

  • SUPfoil : En général, les mâts pour SUPfoil sont plus courts, entre 50 et 75cm, car un mât de 90cm est "compliqué" dans cette discipline.
  • Compromis pour les Deux : Si l'objectif est de pratiquer à la fois le windfoil et le SUPfoil, un mât de 70cm peut être un "intéressant" compromis.
  • Facilité pour les Débutants : Pour un windfoiler qui n'a jamais fait de foil et qui n'est pas habitué aux grandes planches de slalom ou de formula, "aura du mal à gérer le bras de levier d'un mat de 90cm au début. Cela sera plus facile avec un mat de 70cm." Cependant, "en comparaison avec le kitefoil, le windfoiler débutant supporte plus facilement un mat de 90cm." Un mât de 70cm est souvent recommandé en "école" pour une heure afin de gérer facilement le bras de levier, avant de passer au 90cm.
  • Plans d'Eau Peu Profonds : Un mât de 70cm a un autre intérêt : les plans d'eau avec moins de fond, permettant de naviguer plus sereinement sans risquer de toucher le fond.

Technique et Ergonomie : Optimiser Votre Position et Vos Gestes

Au-delà de la connaissance du matériel et de ses réglages, la technique et l'ergonomie du corps sont fondamentales pour une progression rapide et un plaisir accru en windsurf.

Les Fondamentaux du Démarrage : Maîtrise de la Voile

Pour débuter le windsurfing, il est crucial de savoir que le vent est votre meilleur allié pour économiser de l’énergie. Une voile de windsurf fonctionne sur le même principe qu’une aile d’avion et, quand elle est bien placée, elle vole toute seule. Si elle semble peser des tonnes, c’est que le vent prend dedans et "à ce jeu de brute, Eole gagne à chaque fois."

  • La bonne méthode pour sortir la voile de l'eau : L'erreur principale lorsque l'on débute, complètement instinctive et naturelle, est de vouloir soulever la voile en tirant sur la main qui tient le wishbone. La conséquence est de relever l’arrière de la voile qui prend alors le vent, entraînant une sanction immédiate et beaucoup d'effort. La position incorrecte, avec les jambes droites et le haut du corps penché en avant, force sur les lombaires et est inefficace. La technique correcte consiste à placer une main sur le wishbone au plus près du mât de la planche à voile et l’autre sur le mât. Soulevez la voile en l’amenant légèrement vers vous, et celle-ci sera aspirée vers le haut. Pour vous déplacer, bloquez le bras dont la main tient le wishbone au niveau des hanches et l’autre bras est tendu. L'autre erreur à éviter est de placer la main trop loin sur le wishbone.

Positionnement du Corps et Regard : Les Secrets de l'Équilibre

L'équilibre est la clé de voûte de la navigation en windsurf. Une posture correcte et un regard bien orienté réduisent la fatigue et augmentent le contrôle.

  • La bonne hauteur du wishbone : Pour les débutants, la bonne hauteur est au niveau des épaules, voire légèrement en dessous, afin d’avoir les bras à l’horizontal. C’est le réglage standard pour débuter et progresser. La voile est maintenue juste à la force des bras et ne sert pas à s’équilibrer.
  • Le rôle des jambes et du dos : Pour que le contrepoids soit efficace, les jambes sont fléchies, le dos est droit. Les pieds sont placés de part et d’autre du pied de mât du windsurf, et il faut se laisser simplement aller en arrière.
  • L'importance du regard : Le regard se porte loin. "Plus vous regardez loin, plus vous avez de l’équilibre." En regardant l’horizon ou tout autre point fixe, votre cerveau fait son travail d’ajustement de l’équilibre. Si vous voyez le bas de la voile et les poissons qui vous saluent, c’est le signe que vous regardez en bas. Prenez le temps de bien respirer, de jeter un coup d’œil autour de vous et c’est reparti !
  • Position du mât : Le mât doit être perpendiculaire à la planche de windsurf quelle que soit votre position par rapport au vent.

#

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *