Planches de Windsurf BIC pour Débutants : Un Guide Détaillé pour des Premiers Pas Réussis et une Progression Assurée

Le windsurf, cette activité nautique mêlant glisse et sensation de liberté, séduit de plus en plus d'adeptes. Cependant, choisir sa première planche et l'équipement associé peut s'avérer complexe face à la multitude d'options disponibles. Pour un débutant, la question relative au choix de la planche de windsurf reste une éternelle question aux dimensions multiples : quel shape ? quelle dimension ? quel volume ? quelle construction ? pour quel niveau et quelles vagues ? Cet article se propose d'explorer en profondeur les planches BIC Beach et autres modèles similaires, très prisés par les écoles et les pratiquants débutants, en s'appuyant sur les retours d'expérience concrets pour guider au mieux les futurs windsurfers.

Les Fondamentaux du Windsurf pour Débutants : Stabilité, Volume et Aide à la Remontée au Vent

Pour quiconque se lance dans le windsurf, les premières expériences sur l'eau sont déterminantes. Un matériel inadapté peut rapidement décourager, tandis qu'une planche stable et facile à manier favorisera une progression rapide et le plaisir de la glisse. La première règle fondamentale pour un débutant complet en planche à voile est de privilégier le volume. Les experts s'accordent à dire qu'il faut un strict minimum de 120 litres, mais un pratiquant sera beaucoup mieux avec 150 litres. La recommandation souvent citée est d'opter pour une planche dont le volume correspond au poids du corps plus 20 kg. Regarder sur les sites internet des marques permet de trouver les flotteurs qui s'adressent aux débutants, comme par exemple chez Starboard, où l'on trouve la Rio et la GO. Toutes les marques, ou presque, en proposent. Relever le nom des modèles et effectuer une recherche sur les plateformes de vente d'occasion peut aboutir à la découverte d'un flotteur en bon état pour un prix très abordable.

Au-delà du volume, la largeur de la planche joue un rôle prépondérant dans la stabilité latérale, essentielle pour maintenir l'équilibre et effectuer les manœuvres de base comme le virement de bord. Un flotteur très stable, notamment d'un point de vue latéral et longitudinal, est crucial pour les débutants. La dérive centrale, qu'elle soit fixe ou escamotable, est un autre élément capital. Quand on est débutant "niveau 0", la dérive est indispensable. Elle permet de remonter au vent, évitant ainsi de dériver constamment et de se retrouver loin de son point de départ. La dérive permet de se rassurer quand on se met à l'eau avec très peu de pratique sans être accompagné. Un pratiquant ayant commencé seul après un stage plutôt mitigé a trouvé que la dérive permet de revenir au point de départ dès que le besoin se fait ressentir. Sur les flotteurs sans dérive, ce sont l'aileron et les rails qui forment le plan anti-dérive ; évidemment, cela ne cape pas comme un monocoque. La capacité à "caper" (remonter au vent) est une des premières difficultés du débutant, et la dérive apporte une aide précieuse pour surmonter cet obstacle.

La Gamme BIC Beach : Robustesse Légendaire et Simplicité d'Usage

Les planches BIC sont universellement réputées pour être “indestructibles”. Du point de vue de la solidité, cette réputation n'est plus à faire. La technologie Dura-Tec, largement diffusée dans la gamme BIC Surfboards, vise à créer les planches les plus rigides et solides possibles afin d'avoir des planches particulièrement durables. Dans les faits, ces planches sont réellement très solides : le pont ne marque pas avec des enfoncements comme sur les planches classiques et les chocs ne leur font pas peur. On a déjà vu un surfeur casser ses ailerons sur une BIC lors d’une collision et la planche n’avait que quelques rayures. La légende veut que le noyau en mousse soit en Polyuréthane (PU) comme sur les planches classiques, et c'est l'enveloppe en Polyéthylène qui assure la solidité et la résistance de la planche avec une "coque" en matière plastique.

Plus récemment, la Tahe Beach 260D Tough-Tec, par exemple, est conçue pour offrir une expérience de windsurf accessible et évolutive, particulièrement adaptée aux débutants et aux familles. Grâce à son volume de 260 litres et son shape large, elle assure une grande stabilité, facilitant ainsi l’apprentissage et la progression. Fabriquée en Tough-Tec, cette planche est extrêmement résistante aux chocs et à l’usure, ce qui en fait un excellent choix pour une utilisation intensive, comme en école de voile ou pour un usage familial. Elle possède une dérive escamotable pour une navigation stable et sécurisée. Si vous cherchez une planche à voile stable, robuste et accessible, la Tahe Beach 260D Tough-Tec est un excellent choix. Conçue pour les débutants et les pratiquants occasionnels, elle allie flottabilité, durabilité et facilité d’apprentissage, offrant ainsi une navigation agréable et sécurisante pour profiter pleinement de vos sessions de windsurf.

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D'autres modèles BIC, comme les Beach 175D et 225D, sont considérées comme des planches de débutant pur. Elles sont très, très lourdes, la 225 pesant par exemple 21 ou 22 kg, et très, très stables. En contrepartie, elles ne planent pas, ce qui est normal pour des planches axées sur l'apprentissage initial. Comparées aux planches Torq construites à partir de la Torq Epoxy Technology (un mélange de mousse en EPS, de résine Epoxy et de coque “effet plastique” assurée par la technologie Torq Shield Skin), le résultat de cette combinaison est une planche particulièrement solide, plus solide qu’une planche classique en PU ou EPS, mais quand même plus fragile qu’une BIC. Cette robustesse est un atout majeur pour le matériel de club et pour les particuliers qui débutent, car elle supporte bien les inévitables chocs et manipulations maladroites.

La BIC 160D : Un Tremplin pour la Progression

La BIC 160D est souvent citée comme une excellente option pour les débutants souhaitant progresser rapidement. Un pratiquant a témoigné avoir possédé une 160 (sans "D" à l'époque) car, malgré un gabarit de moins de 60 kg, il n'arrivait pas du tout à se servir de sa Techno 273, même après deux stages de planche à voile et une demi-saison. Ce changement a évidemment tout changé, permettant une progression significative. Il s'en servait surtout avec une voile de 6.2 m² et a beaucoup progressé en manœuvres dans la pétole avec une voile de 4.7 m². La 160 flotte vraiment super bien. Avec ce volume, cette planche est presque parfaite pour débuter. La plage de voile peut commencer à 4m² pour des débutants, mais pour planer, une plage de 5,5 m² à 9 m² fonctionne sans problème pour un planchiste de 65 kg.

Cependant, des nuances apparaissent concernant la présence de la dérive. En école, la 160 sans dérive est souvent préférée car elle est bien moins lourde. Le confort du poids, sans parler du départ au planning qui n'est pas le plus gênant pour certains, réside dans la maniabilité : la 160D aura des réactions plus lentes au planning et tapera plus dès les moindres vaguelettes. Un instructeur a mentionné utiliser des 160 qui n'ont pas de dérive ni de box prévu pour, c'est pour ça qu'elles sont plus légères. La dérive des 160D est similaire à celle des 293 ; il semble que ce soient des modèles Core, mais l'information n'est pas certaine. Pour l'aileron, des tests ont montré que 50 cm est trop long pour la 160, mais un aileron de 40 cm sur la 160D convient bien à une pratiquante de 58 kg. Les limites d'utilisation de la 160D dans le cadre d'une pratique "niveau 0" se posent notamment pour le gabarit maximum du planchiste et les conditions de vent et de clapot maxi. Certains n'ont utilisé ces planches qu'au Monteynard et n'ont jamais pu essayer sur un plan d'eau avec du clapot, ce qui limite les retours sur ce point précis.

L'Importance Cruciale de la Dérive (Daggerboard) pour le Débutant Absolu

La dérive est un élément fondamental pour tout débutant en windsurf, particulièrement au "niveau 0". Elle est jugée indispensable car elle confère une stabilité directionnelle accrue et facilite considérablement la remontée au vent. Cette fonction est d'autant plus précieuse que sans dérive, un flotteur dépend entièrement de l'aileron et des rails pour former un plan anti-dérive, ce qui est évidemment moins efficace pour caper qu'un monocoque doté d'une dérive.

Un aspect souvent discuté est la présence ou non d'une dérive sur les planches destinées aux débutants. Si la dérive est vitale pour les premiers apprentissages, son poids et l'encombrement du boîtier qu'elle génère peuvent devenir une gêne au niveau des pieds lorsque le niveau de pratique progresse. Les dérives des BIC, comme sur les modèles 293 et Techno, sont généralement pivotantes, ce qui permet de les rétracter en naviguant et d'adapter ainsi le comportement de la planche aux conditions et au niveau du rider. Cette adaptabilité est un avantage certain, permettant à une même planche d'accompagner le pratiquant au-delà des premières étapes. Toutefois, le dilemme entre une 160D (avec dérive) et une 160 sans dérive peut se poser pour les écoles, où la version plus légère sans dérive est parfois préférée pour sa maniabilité et l'absence de réaction plus lentes au planning que la 160D, qui tend à taper plus sur les moindres vaguelettes. Malgré cela, pour les écoles qui utilisent fréquemment des 160D, elles sont disponibles à l'essai, ce qui permet de se faire sa propre opinion sur les sensations de ces planches.

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Les Modèles BIC Techno : Polyvalence et Progression

La série BIC Techno représente un jalon important dans la progression des windsurfers, offrant une gamme de planches polyvalentes conçues pour accompagner les pratiquants du stade débutant avancé jusqu'à un niveau de funboarder. La Techno 293, par exemple, est un classique dans les écoles et les clubs de voile, notamment la T293, qui est très volumineuse et répandue. C'est une planche très bien pour débuter, avec du volume mais pas trop, et surtout un vrai shape. Elle est plus facile pour les virements et la remontée au vent grâce au volume supplémentaire à l'avant, ce qui en fait un excellent choix pour les débutants et même pour s'amuser par la suite.

Une distinction est souvent faite entre la 293D (Core) et la 293 OD DTT (Techno). La différence se situe dans le shape de la planche. La 293D est un modèle Core, tandis que la 293 OD DTT est un modèle Techno. La Techno OD est une série spécifiquement conçue pour la régate monotype, où l'on ne peut concourir qu'avec cette planche. Bien que les détails précis de la série One Design ne soient pas toujours clairs, on observe des différences de shape et la présence d'une paire de straps pour le près sur la Techno, absents sur la Core. La position du pied de mât est également réglable sur la Techno. En somme, la Techno se rapproche peut-être davantage de la planche à voile avec une tendance funboard, tandis que la Core serait plus orientée funboard tout en conservant une dérive pour les avantages qu'elle procure. En général, si l'on doit choisir une planche, la Core 293D est une bonne option car elle est assez similaire et moins chère, bien que légèrement plus courte (38 cm) mais 3 cm plus large. Pour ceux qui aspirent à la compétition en série ONE DESIGN, la Techno 293OD est alors le choix incontournable.

D'autres modèles de la série Techno sont également pertinents pour la progression. La Techno 283 (153 litres) a beaucoup d'adeptes, offrant un volume confortable pour continuer à progresser. La BIC Techno 148 a permis à de nombreux jeunes d'apprendre le harnais, le planning, la navigation dans le strap avant et d'évoluer dans des conditions simples. Pour les gabarits plus légers, un volume de 120 litres peut être envisagé pour s'orienter vers le fun, mais pour privilégier le planning facile, l'apprentissage des manœuvres et la navigation sur plan d'eau plat, il ne faut pas hésiter à prendre plus de volume pour assurer.

La Techno E-Medium de 2002 (112 litres) est présentée comme une planche très facile, mais lourde, nécessitant donc de naviguer surtoilé. Elle remonte assez mal au vent, ce qui implique d'avoir du vent pour faciliter la tâche. Les straps sur cette planche peuvent être assez avancés et centrés, ce qui est idéal pour les appréhender. C'est un choix très pertinent pour un niveau intermédiaire, représentant un bond générationnel par rapport à des modèles plus anciens comme l'Astro-rock. La Techno E-Large 135L, avec sa largeur de 69 cm, est un excellent compromis. Plutôt plate, assez large et très facile, c'est une planche orientée manœuvres, moins rapide en freeride qu'une 133 litres, mais vraiment très sympa pour débuter et progresser. Elle acceptera plus facilement des petites voiles que la 133, mais il n'est pas conseillé de lui coller plus de 7 à 7.5 m² de voile.

Gabarit et Gréement : Adapter le Matériel à l'Utilisateur et aux Conditions

L'adéquation entre le gabarit du pratiquant et le gréement est fondamentale pour une expérience réussie et une progression harmonieuse en windsurf. Pour un débutant complet, il est préférable de commencer avec une voile de 4,5 m². Cette taille offre un bon équilibre entre maniabilité et puissance, permettant de se familiariser avec la prise en main de l'ensemble. Pour un pratiquant de 65 kg, une plage de voiles de 5,5 m² à 9 m² peut être utilisée sans problème sur une planche comme la BIC 160D pour le planning.

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Pour un individu de gabarit similaire (environ 65 kg), une configuration de 5,5 m² et 4,5 m² est conseillée pour naviguer entre 14 et 25 nœuds. Si le choix doit se porter sur une seule voile, une voile de 5 ou 5,2 m² est recommandée. Elle sera maniable et permettra d'avancer même par petit temps, bien que sans planer. Au début, il est préférable d'être sous-toilé plutôt que surtoilé. La surestimation de ses capacités est un piège à éviter ; mieux vaut commencer avec une voile plus petite pour gagner en confiance et en technique. Un ami moniteur de voile, connaissant le vent et la navigation et ayant déjà quelques notions, a opté pour une voile de 4,2 m² et 5,3 m² avec un flotteur BIC Core 133, ce qui lui convenait très bien. Les conditions locales influencent grandement le choix de la taille de voile ; par exemple, à l'eau d'Heure (Belgique), des voiles plus grandes, environ 1 m² de plus, seraient nécessaires par rapport à la Hollande.

Concernant le mât et le wishbone, la diversité est grande. Le mât doit être choisi en fonction de la (des) voile(s) ; un mât avec 75% de carbone est déjà plus que satisfaisant, bien que beaucoup de débutants optent pour 30% de carbone en raison de son coût bien inférieur. Pour le wishbone, il n'y a pas de conseil universel, l'idéal est de le prendre en main pour vérifier si le diamètre et le poids conviennent. Pour les plus jeunes, un gréement enfant d'environ 2,5 m² est la cible pour le fiston. Sur lac, l'eau douce porte moins que l'eau de mer, il est donc inutile de descendre à 130 litres trop tôt si cela doit ralentir la progression. Le plus important est de prendre du matériel permettant de progresser régulièrement, en se faisant plaisir à chaque sortie et en sentant que l'on progresse.

Conseils pour l'Achat et la Progression

Acquérir son premier équipement de windsurf est une étape excitante, mais il est judicieux d'aborder cet achat avec discernement. Le mieux serait d'aller dans un club prendre quelques leçons, ou de louer du matériel deux ou trois fois. Cela permet de voir ce qui convient et ce que l'on n'aime pas avant d'acheter du matériel qui pourrait ne pas convenir. Un pratiquant qui habite près de la plage et a déjà un très bon niveau en voile (pratiquant le Moth à foils) progressera rapidement, et tout aussi rapidement, son matériel de débutant ne lui conviendra plus. Il est donc recommandé de commencer par louer pour ne pas avoir à revendre son matériel de débutant au bout de quelques mois, voire semaines. Louer permet d'avoir une bien meilleure idée de ce qu'il faut réellement.

Concernant l'achat, les planches d'occasion sont une excellente option pour les débutants. Chercher sur les sites internet des marques permet de relever le nom des modèles adaptés aux débutants, comme la Starboard Rio et la GO, puis de faire une recherche sur les sites d'annonces comme Le Bon Coin pour trouver un flotteur en bon état pour pas cher du tout. Pour éviter de multiplier le matériel inutilement, il est préférable de bien définir ses besoins et son niveau actuel.

La progression en windsurf est souvent le fruit d'un équilibre entre confort et défi. Comme l'a dit un pratiquant, c'est en se mettant en difficulté qu'on progresse, non en danger. Rester sur une GO 240 à dérive par 2-3 Beaufort sur lac avec une voile de 1,5 m² ne fera jamais progresser. À l'inverse, essayer de sortir sur une 69 litres de 240x53 cm par 45 nœuds quand on ne maîtrise pas le waterstart est suicidaire. Tant que les straps ne sont pas maîtrisés sans se poser de question, il ne sert pas à grand-chose de changer de planche. Changer trop tôt pour un flotteur plus petit et technique peut freiner la progression ; un pratiquant a témoigné avoir perdu deux ou trois ans de progression en passant d'une Astro-rock à une 120 litres de 58 cm de large avec straps excentrés avant de recommencer à progresser en repassant sur de gros flotteurs comme une AHD Freerace 299. Sauf raison particulière justifiant le changement, il est conseillé de garder sa planche actuelle tant qu'elle permet d'apprendre et de se faire plaisir.

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