Le wakeboard, discipline emblématique des sports nautiques modernes, s'est imposé comme une référence incontournable de la glisse. On pourrait dire que le wakeboard est au ski nautique ce que le snowboard est au ski. Il permet au pratiquant d’évoluer à la surface d’un plan d’eau, tracté par un bateau ou un câble. Nouvelle discipline en vogue, démocratisée par l’apparition de nombreux “wakepark” aux quatre coins de la France, elle se veut être une des activités nautiques à destination du plus grand nombre.
Genèse et évolution historique du wakeboard
La discipline apparaît dans les années 80 et se popularise à la fin des années 90. Elle est la suite logique d’une discipline déjà en vogue à l’époque : le ski nautique. Cette fois-ci, le pratiquant a les deux pieds fixés sur la même planche et ride presque de profil à son axe de traction. D’après l’histoire originelle, le wakeboard tire ses racines de Nouvelle-Zélande. Un shaper local du nom d’Allan Burne, spécialisé dans la confection de planches de surf, décide de créer une planche hybride entre le surf et le skate, utilisable dans le même cadre de pratique que le ski nautique.
Le wakeboard (de l'anglais wake, sillage, et board, planche) est un sport nautique qui apparaît au début des années 1980 après l'avènement du skiboard (qui est désormais le snowboard) à partir d'une combinaison de techniques de ski nautique, de snowboard et de surf. En anglais, wakeboard désigne uniquement la planche, le sport lui-même se disant wakeboarding. Ses racines viennent du « skurf » (en anglais skurfing), qui fut créé en Nouvelle-Zélande par le façonnier de planches de surf Allan Byrne et ses amis dont Kevin Jarrett. De l'autre bout du monde en 1983, Howard Jacobs créa plusieurs wakeboards en montant des sangles de pieds de planche à voile sur une planche de surf. En 1984, il pouvait faire des sauts périlleux arrière (back flips) sur la rivière de St. Johns River à Jacksonville (Floride).
Le wakeboard se popularise en France dans les années 90. Roquebrune-sur-Argens accueille la dernière étape des championnats d’Europe en 1994. C’est d’ailleurs le Français Gregory Sevilla qui s’impose cette année-là. En 1994, création de Wake Board Magazine, revue française de la Fédération française de ski nautique et de wakeboard par Jean-Claude Durousseaud (magazine rebaptisé depuis Wake & Ski). Création de l'Association nationale de wakeboard (ANW) par les pratiquants Gilles Becker, Franck Ropéro et Pierre Bergia.
En 1996, la Fédération française de ski nautique reconnaît officiellement la discipline, qui fera son apparition aux X-Games d’été l’année suivante. La popularité du wake board est lancée. En 1996, la Fédération française de ski nautique reconnaît officiellement le wakeboard et crée une commission dont l’objectif est de structurer le développement de cette discipline. Des formations de juges et d’initiateurs sont mises en place. S'organise alors le premier championnat de France, à Viry-Châtillon. En 1997, a lieu le premier tour français de compétitions bateau en cinq étapes. François Roy devient le premier Français champion du monde WWA Junior. En 1999, les premiers championnats d'Europe de cable-wakeboard. Rodolphe Vinh-Tung devient le premier Français à accéder en finale pro des Worlds, le championnat du monde WWA. En 2000, création, par Philippe Sirech et Laurent Deburaux, de l'AFW (Association française de wakeboard), principalement tournée vers la communication web et l'événementiel grand public. En 2017, nouvelle demande pour intégrer le wakeboard aux J.O. 2024 de Paris, demande à nouveau rejetée par le comité d'organisation. En 2019, plus de 100 téléskis nautiques ont été créés un peu partout en France (Full size et 2 poulies) favorisant la pratique et la découverte de futurs jeunes champions.
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