En navigation, que ce soit pour une croisière tranquille ou une régate acharnée, l'utilisation de voiles de portant comme le spi et le gennaker peut transformer radicalement l'expérience. Ces voiles, conçues pour capter le vent arrière et les allures larges, augmentent la vitesse du voilier et procurent des sensations de glisse inégalées. Choisir la bonne voile et maîtriser ses manœuvres est un élément essentiel pour tout marin souhaitant exploiter pleinement le potentiel de son bateau. Cet article détaillera les spécificités des spis symétriques et asymétriques, ainsi que du gennaker, en explorant leurs avantages, inconvénients et les techniques de manœuvre propres à chaque type.
Comprendre les Voiles de Portant : Spi et Gennaker
Parmi les différents types de voiles, le spi et le gennaker sont les acteurs principaux pour profiter des vents portants. Chacun possède des caractéristiques uniques qui le destinent à des usages et des conditions spécifiques.
Qu'est-ce qu'un Spi ?
Le spi, abréviation de spinnaker, est une voile à très fort creux, conçu pour offrir un maximum de surface pour exploiter au mieux le vent apparent aux allures portantes. C'est une voile utilisée principalement en navigation de plaisance ou en régate pour profiter des vents arrière. Sa conception légère et bombée permet de capter un maximum de vent, pour gagner en vitesse. Le spi est souvent asymétrique ou symétrique, en fonction des besoins du voilier et du type de navigation. Il se hisse sur la drisse de spi (souvent en tête de mât sur les voiliers de croisière) et se règle avec deux écoutes et éventuellement un hale-bas de tangon.
Les conditions idéales pour utiliser un spi sont des vents modérés et constants. En croisière, le spi améliore considérablement la vitesse et le confort de navigation, bien que sa manipulation requière une bonne coordination de l’équipage et un équipement adéquat, comme un tangon et des écoutes en bon état pour le spi symétrique, ou un bout-dehors pour le spi asymétrique. Cette voile de portant apporte un sacré coup de main, et le gain de vitesse qu’elle procure est indéniable.
Avantages du spi : Il améliore la vitesse de navigation, utile pour la régate et la croisière, et plusieurs types sont disponibles (asymétrique et symétrique) pour diverses conditions.Inconvénients du spi : Il nécessite une bonne maîtrise technique, présente un risque de déchirures et d'enroulements autour de l’étai, et ses conditions d'utilisation peuvent être limitées. L’image du spi avec sa manœuvre de tangon et la manœuvre d’empannage, ou encore le bateau partant au tas sous une rafale, est sûrement encore présente dans les esprits, mais les choses ont bien évolué avec les innovations modernes.
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Qu'est-ce qu'un Gennaker ?
Le gennaker est une voile hybride entre le spi et le génois. Cette voile asymétrique est souvent utilisée en croisière pour sa facilité de manœuvre et son efficacité dans les allures portantes. Il est moins encombrant qu'un spi, ne nécessite pas de tangon, et s'enroule facilement autour d'un enrouleur dédié. Le gennaker a une forme asymétrique et se positionne entre le génois et le spi en termes de surface et de performance. Cette coupe va permettre à cette voile d’être utilisée aux allures de largue serré jusqu’au près. Le gennaker peut être fort utile par vent faible, étant plus léger que le génois.
Comparaison avec le spi :* Forme : Le gennaker est asymétrique, similaire au spi asymétrique mais sans la chute volumineuse.
- Manœuvre : Plus simple que le spi, le gennaker ne requiert pas de tangon et est plus facile à affaler, notamment grâce à son compatibilité avec un enrouleur dédié.
- Utilisation : Idéal pour les navigations en solo ou avec un équipage réduit, il convient particulièrement aux bateaux de croisière où la simplicité est privilégiée.
Avantages du gennaker : Il est facile à manipuler, adapté aux bateaux de croisière, compatible avec un enrouleur, et moins sujet aux enroulements et aux déchirures.Inconvénients du gennaker : Il est moins performant que le spi dans les vents arrière profonds, et sa surface de voile est plus petite que certains spis asymétriques.
Le Spi Symétrique : La Puissance au Vent Arrière
Le spi symétrique est la forme traditionnelle du spinnaker, parfaitement adaptée aux parcours de vent arrière purs. Il présente une forme parfaitement symétrique autour de son axe central.
Conception et Gréement du Spi Symétrique
Le spi symétrique est gréé entre son point de drisse en tête de mât et ses deux points d'écoute. Le premier, au vent, est fixé sur un tangon orientable qui autorise à déporter le spi au vent de la grand-voile pour lui donner un maximum d'air et de portance. Le tangon joue un rôle central en maintenant la voile en position stable. Sa forme et son tissu sont pensés pour exploiter au mieux la force du vent venant de l’arrière du voilier.
Pour envoyer le spi symétrique, il est essentiel de préparer le tangon, ajuster le guindant et positionner les écoutes de manière symétrique de chaque côté du voilier. Le gréement du tangon est une étape cruciale pour stabiliser la voile et éviter les enroulements. Une fois le spi envoyé, les écoutes permettent de contrôler la forme de la chute et d’ajuster la voile en fonction de la direction du vent. Ce type de spi demande plus de manœuvres pour être hissé, il nécessite, entre autres, un équipier d’avant.
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Manœuvres Spécifiques du Spi Symétrique
Les manœuvres de spi symétrique sont souvent perçues comme complexes, demandant une coordination précise de l'équipage.
- Envoi : La mise en place d'un spi symétrique est un peu plus complexe que pour les autres voiles au début, mais en fait très simple. C’est plus une question de préparation. L’idée est de prendre son temps pour préparer cela. Donc, si vous n’avez pas l’habitude de monter le spi, choisissez une journée calme et un long bord. Vous aurez tout le temps de préparer votre spi. Le spi est ensuite hissé via son point de drisse en tête de mât, en sortant de son sac. La pointe située sous le vent est tenue par une écoute alors que le point d’amure, situé au vent, est maintenu par un bout appelé bras de spi. Celui-ci est écarté du mât et réglé au vent par un tangon fixé au mât qui va permettre au spi de bien prendre le vent, de dégager le spi et éviter qu’il soit caché par la grand-voile au vent arrière. Il peut être réglé en hauteur, pour aller chercher le vent et via le bras, pour lui permettre de ramener le spi au vent ou sous le vent, suivant l’allure.
- Empannage : Les techniques d’empannage, où le tangon doit être basculé d’un côté à l’autre du mât, sont fréquentes et demandent une bonne coordination de l’équipage. Il s'agit d'une manœuvre qui peut être impressionnante pour les novices, car elle implique de déplacer le tangon et de gérer simultanément les écoutes pour que la voile passe d'un bord à l'autre.
- Affalage et rangement : Pour affaler un spi symétrique, il est recommandé de choquer progressivement les écoutes et de guider la voile vers le pont tout en relâchant le tangon. L'utilisation d'une chaussette de spi peut grandement faciliter cette manœuvre, permettant de rassembler la voile sans l’endommager et de la maîtriser avant qu'elle ne prenne le vent de manière incontrôlée.
Performance et Usage Idéal
Le spi symétrique excelle dans les allures de vent arrière et de grand largue car il est bien dégagé du dévent de la grand-voile grâce au tangon. Il est maintenu perpendiculaire au vent apparent pour un maximum de portance. À l'inverse, il est moins bon quand on se rapproche du lit du vent, car sa forme très creuse et sa grande surface ne sont pas adaptées à des angles de vent plus serrés. Le réglage d'un spi symétrique est assez simple et ne nécessite pas de grands efforts à la barre une fois qu'il est en place et bien équilibré.
Le Spi Asymétrique : Polyvalence et Accessibilité
Imaginé et développé plus récemment, le spi asymétrique a d’abord été conçu pour la course. Les voiliers de croisière l’adopteront par la suite, progressivement, attirés par sa simplicité perçue et sa polyvalence.
Caractéristiques et Gréement du Spi Asymétrique
Le spi asymétrique possède un bord d'attaque plus court que son bord de fuite, lui donnant une forme de triangle asymétrique. Sa configuration se rapproche de celle d'un Code 0, mais avec un creux plus marqué. Si le spi asymétrique ressemble au spi symétrique en apparence générale, le premier est moins creux que le dernier. Les tissus utilisés sont les mêmes que pour les spis symétriques, généralement du nylon ou du polyamide.
L’utilisation du spi asymétrique ne nécessite pas de tangon. Le point d’amure du spi asymétrique est maintenu par un bout-dehors, fixé à l’étrave du bateau, ou directement sur l'étrave. Ce dispositif permet de l'éloigner au plus loin de la grand-voile, afin d'optimiser le flux d'air et de maximiser la portance. Les spis asymétriques offrent une surface de voile plus large sur la bordure, ce qui augmente la portance. Ces voiles sont particulièrement utiles sur des bateaux comme les Oceanis, où les équipements disponibles facilitent l'envoi et la gestion du spi. Il se grée directement sur un bout-dehors ou à l’étrave du voilier. Pour envoyer le spi asymétrique, il suffit de fixer l’amure à l'avant du bateau et d’ajuster le guindant et la chute grâce aux écoutes.
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Manœuvres du Spi Asymétrique : Simplicité Relative
Le spi asymétrique est assez simple à installer. Il se manœuvre et se règle presque comme une voile d’avant classique, mais ce "presque" est important. Ce type de spi est plus simple à manipuler, ce qui le rend idéal pour les marins moins expérimentés ou pour une navigation en croisière où la rapidité de manœuvre est importante.
- Envoi : La préparation est clé. Une fois l'amure fixée, le spi est hissé et les écoutes ajustées.
- Empannage : Les manœuvres avec un spi asymétrique sont plus simples car il se comporte plus comme un génois. Lors de l’empannage, il n’est pas nécessaire de changer de tangon, ce qui facilite grandement la manœuvre. Les réglages se font principalement sur les écoutes et par le barreur qui a un rôle primordial lorsque le spi est déployé. Cependant, l'affirmation selon laquelle les manœuvres d’affalage et d’empannage ne sont pas pour autant plus faciles à gérer qu’avec un spi symétrique est souvent débattue. Un expert pourrait même dire que "Je vais faire de la peine à certains, parce que je vais dire que c’est faux." En croisière, le spi asymétrique simplifie les choses parce qu’il n’y a pas de tangon à gréer. Par ailleurs, si on a une chaussette, on peut facilement affaler avant d’empanner, faire passer la voile et les écoutes, et renvoyer sur l’autre amure. C’est une manœuvre qui est simple. Mais en course, c’est autre chose. Pour un amateur qui empanne son spi asymétrique sans l’étouffer avec une chaussette, il risque vraiment de prendre la voile dans l’étai voire de l’enrouler autour - alors là, c’est le début des ennuis. Si on abat trop tôt, le spi est déventé par la grand-voile, il n’aura jamais l’énergie de tourner tout autour de son guindant et il y a neuf chances sur dix qu’il se prenne dans l’étai. Aujourd'hui, quand ils doivent faire passer le point d’écoute en avant du guindant, pas mal de coureurs passent la bôme en premier pour être sûrs que le spi porte, et là ils en profitent pour envoyer le spi tout à fait devant et le faire revenir.
- Affalage et rangement : Affaler un spi asymétrique est plus simple et rapide. On commence par choquer les écoutes et tirer sur l’avaleur pour ramener la voile vers l’avant du bateau. Avec l’aide de chaussettes et autres emmagasineurs, les manœuvres sont plus faciles. La chaussette est même une obligation absolue avec un spi asymétrique en croisière, surtout sur un bateau qui n’a pas de bout-dehors ou seulement un très court. Sans chaussette, il est délicat de faire passer le point d’écoute entre le guindant et l’étai. On le fait donc passer plutôt par-devant le guindant, ce qui complique la manœuvre et augmente les risques d'enroulement.
Performance et Angles de Vent Idéaux
Le spi asymétrique est particulièrement performant sur les allures larges, où il fonctionne comme une grande voile de portant, offrant une excellente vitesse même avec des vents plus faibles. Sa conception privilégie les allures de travers et de largue, où il génère un maximum de portance en s'appuyant sur le vent apparent. Par contre, s’il est plus simple d’utilisation, plus facile à gréer et plus stable, il ne pourra être utilisé qu’entre le petit largue et le grand largue. Il sera difficile à tenir et régler pour remonter le vent et son rendement, au vent arrière profond, sera très faible. En croisière, on aura du mal à faire du vent arrière avec un asymétrique ; on fera des bords de grand largue avec un VMG (Velocity Made Good) sur l’axe du vent qui sera moins bon, à moins que le bateau soit planant et capable d’accélérer beaucoup. Ce sera donc moins performant que le spi symétrique dans ces allures spécifiques.
Choisir le Bon Spi pour Votre Bateau : Critères Essentiels
Le choix entre un spi symétrique, un spi asymétrique ou un gennaker dépend de plusieurs facteurs cruciaux, incluant le type de navigation, les conditions de vent attendues, la taille du bateau et l'expérience de l'équipage.
Types de Spis : Asymétrique vs Symétrique en Détail
Le choix d'un spi symétrique ou asymétrique dépend de plusieurs choses. Le programme, déjà : course ou croisière ? Ensuite, le type de bateau : accélère-t-il beaucoup quand on loffe ou pas ? Plus qu’à l’expérience de l’équipage ou l’équipement, la performance du spi asymétrique ou symétrique est surtout liée aux angles du vent. Chacune de ces deux voiles répond à une allure déterminée.
- Pour la croisière : Le spi asymétrique est souvent préféré car il est plus facile à utiliser sans tangon. Il simplifie les choses parce qu’il n’y a pas de tangon à gréer.
- Pour la régate : Le spi symétrique est privilégié pour ses performances accrues sur les parcours au vent arrière pur, où l'optimisation de l'angle du vent est primordiale. En course, c’est autre chose et la complexité des manœuvres est gérée par des équipages entraînés.
Critères de choix :* Taille du bateau : Un voilier de grande taille bénéficiera davantage d’un spi symétrique pour des performances optimales en vent arrière profond, grâce à sa capacité à déporter la voile loin du dévent de la grand-voile.
- Conditions de vent et allures : Le spi asymétrique est idéal pour des vents larges (petit et grand largue), tandis que le spi symétrique excelle en vents arrière et grand largue profond. Le spi symétrique est une voile d’avant pouvant être portée aux allures portantes, grand largue, vent arrière, jusqu’au vent de travers (mais nous verrons que c’est sa limite). Le spi asymétrique, quant à lui, est plus efficace sur les allures de travers et de largue.
- Expérience de l’équipage : Les spis asymétriques sont plus accessibles pour les marins débutants ou les équipages réduits, notamment grâce à l'absence de tangon et la possibilité d'utiliser une chaussette. Cependant, le spi symétrique, une fois ses manœuvres maîtrisées, offre un réglage assez simple et ne nécessite pas de grands efforts à la barre. Le spi asymétrique sera, lui, beaucoup plus simple à hisser mais plus sensible aux réglages.
Matériaux et Construction des Spis
Les spis sont majoritairement fabriqués en nylon ou en polyamide, des matériaux légers et résistants, adaptés aux contraintes de la voile. Ces tissus sont choisis pour leur légèreté, leur capacité à conserver leur forme même sous faible pression, et leur résistance aux déchirures. Les récentes innovations dans la voilerie incluent l'utilisation de matériaux triradial et radial qui augmentent la durabilité et les performances du spi. La construction triradiale ou radiale permet de mieux distribuer les efforts dans la voile, réduisant la déformation et améliorant le profil de la voile pour une meilleure portance et un plus grand contrôle.
Les Dimensions du Spi
Les dimensions de votre spi doivent correspondre précisément aux caractéristiques de votre voilier. Une fiche technique avec les mesures de guindant, chute et bordure est essentielle pour choisir la bonne taille. Il est recommandé de se référer aux devis fournis par les spécialistes de la voilerie pour ajuster au mieux le spi aux besoins spécifiques de votre bateau. Un spi bien dimensionné est crucial pour optimiser la performance et la facilité de manœuvre, évitant ainsi les problèmes de sous-voilure ou de sur-voilure qui peuvent rendre la navigation difficile et dangereuse.
Techniques de Manœuvre Approfondies et Évolution des Pratiques
Les progrès technologiques et les retours d'expérience ont conduit à une simplification des manœuvres, rendant les voiles de portant plus accessibles. L'utilisation de dispositifs tels que la chaussette de spi et l'emmagasineur a considérablement réduit la difficulté perçue.
Préparation et Envoi Détaillés
La préparation est le maître mot pour une manœuvre réussie, qu'il s'agisse d'un spi symétrique ou asymétrique.
- Spi Symétrique : Outre la préparation du tangon et des écoutes, il est crucial de s'assurer que le gréement est clair et que le spi est bien lové dans son sac, prêt à être hissé sans accroc. Le tangon doit être positionné et réglé en hauteur, pour aller chercher le vent et via le bras, pour lui permettre de ramener le spi au vent ou sous le vent, suivant l’allure.
- Spi Asymétrique : La fixation de l'amure sur le bout-dehors ou l'étrave doit être solide. Les écoutes doivent être passées à l'extérieur de tous les obstacles pour éviter qu'elles ne se prennent lors de l'envoi. La préparation est la clé, permettant de hisser le spi rapidement et efficacement.
L'Empannage : Coordination et Astuces
L'empannage est souvent la manœuvre la plus délicate avec un spi.
- Spi Symétrique : Le "passage du tangon" est au cœur de l'empannage. L'équipage doit travailler de concert pour choquer le bras sous le vent, larguer la balancine et le hale-bas du tangon, décrocher le tangon du mât, le déplacer, le raccrocher de l'autre côté avec le nouvel bras, puis régler les écoutes. C'est une chorégraphie qui demande entraînement et communication.
- Spi Asymétrique : Si l'empannage sans changement de tangon est plus simple en théorie, la réalité sur certains bateaux de croisière peut être plus complexe. Comme mentionné par l'expert, l'absence de chaussette peut entraîner des problèmes, notamment le spi qui se prend dans l'étai. En croisière, la chaussette est une obligation absolue avec un spi asymétrique pour simplifier la manœuvre d'empannage en permettant d'étouffer la voile, la faire passer, puis la renvoyer proprement. Pour les coureurs, qui souvent n'utilisent pas de chaussette pour des raisons de rapidité, des techniques comme passer la bôme en premier pour maintenir le spi gonflé et le faire passer devant le guindant, sont employées. Cette approche assure que le spi porte et ait l'énergie de tourner tout autour de son guindant, évitant ainsi qu'il se prenne dans l'étai.
Affalage et Rangement : Sécurité et Préservation
Affaler le spi en toute sécurité est primordial pour éviter les dégâts à la voile et pour l'équipage.
- Spi Symétrique : L'utilisation d'une chaussette de spi est fortement recommandée pour affaler de manière contrôlée, surtout en équipage réduit ou par vent fort. Elle permet de rentrer la voile dans sa chaussette avant de la descendre sur le pont, minimisant ainsi le risque de déchirure ou d'envol. Sans chaussette, le spi est "ramassé" sur le pont, ce qui demande plus de bras et une bonne anticipation.
- Spi Asymétrique : L'affalage est généralement plus rapide. En choquant les écoutes et en tirant sur l’avaleur (le bout qui retient l'amure de la chaussette), la voile est ramenée vers l’avant du bateau. L'emmagasineur, une solution plus sophistiquée que la chaussette, permet d'enrouler la voile sur elle-même autour de son propre axe, offrant une grande facilité d'affalage et de rangement, comparable à un génois sur enrouleur.
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