L'île de Beauté, souvent appelée ainsi, est une montagne dans la mer. La Corse offre une pluralité de paysages splendides entre terre et mer, avec un ciel bleu azuréen en toile de fond. La Corse est une terre de culture, une île qui a été amenée à vivre d'échanges et de confrontations depuis le début. L'histoire de la Corse est longue, riche et complexe, retracée dans de nombreux vestiges des temps passés, de style roman ou d'influence grecque. Chaque commune corse reflète l'histoire.
Le Cap Corse: Un Terroir d'Exception
Le Cap Corse apparaît comme l'une des régions les plus curieuses de Corse. Il est escarpé et sauvage sur sa côte occidentale, et ressemble à une Riviera sur son versant oriental. Les vignobles du Cap Corse s’étendent sur près de cinquante hectares, principalement à la pointe du Cap. Un terroir argilo-schisteux, toujours situé à moins de cinq kilomètres de la mer, conjugué à des cépages originaux comme l'Alicante, le Vermentinu, le Sciaccarellu et le Niellucciu, confère aux vins du Cap un bouquet aromatique exceptionnel. Le muscat du Cap Corse, emblématique de la région, est protégé par une AOC depuis 1993. Méthodes modernes et méthodes traditionnelles se conjuguent, comme celle, à même la lauze, du « passerillage » qui a donné son nom au fameux muscat : l’impassitu.
L'Artisanat et les Produits Locaux du Cap Corse
Le Cap Corse est riche en produits du terroir et en artisanat. On y trouve notamment :
- La Fabrique de Denis - Denis MUCCI : Spécialité Canistrelli, avec une production 100% artisanale.
- U Casgiu di San Gugliemu - Patrick GASSMANN : Fromage fermier de chèvres.
- Distillerie LN : À l'origine de l'apéritif MATTEI.
- Charcuterie Paoli : Charcutier à Luri, dans le Cap Corse.
- Liqueurs Pansechi : Boissons alcoolisées de qualité, des liqueurs distillées de façon artisanale à Morsiglia.
- Miel AOP : Gherardi Laurenti Gérard et Requier Jean Baptiste sont apiculteurs à Pietracorbara.
On trouve également des marchands ambulants comme la Boucherie Chez Raymond, et des supermarchés comme SARL Giraglia Distribution - Supermarché Spar, ouverts toute l'année. Des commerces comme le Tabac d'Erbalunga et U Sciloccu proposent tabac, snack, café et vente à emporter.
Le Corail Rouge de Corse: Un Symbole Précieux
Quoi de plus beau et de plus symbolique qu'un pendentif corse ? Idéal pour porter au bout d'une chaîne ou d'un collier, chaque bijou corse représente bien plus qu'une simple parure. Prélevé dans les fonds marins situés à proximité de la ville de Bonifacio, le corail rouge de Méditerranée est le matériel de base de la fabrication des pendentifs corses. Considéré par beaucoup comme l'un des plus beaux coraux du monde, il est situé à mi-chemin entre le minéral, le végétal et l'animal, contribuant un peu plus à sa renommée et sa rareté. Tiré à même du plus profond de la mer corse, ce corail porte en plus toute la force et la pureté de l'île de beauté.
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Les bijoux corses font partie de l'histoire et représentent toutes les valeurs et la tradition de l'île de beauté. Fabriqué par des professionnels corses spécialisés dans la conception de bijoux en corail, chaque bijou est empli de tout le savoir-faire et de la connaissance insulaire. Porter un pendentif corse, c'est ainsi un peu comme porter un morceau de l'Histoire, de la fierté, des valeurs de la Corse.
Origine et nature du corail rouge
Le corail fascine les hommes depuis la préhistoire. Les Corses, superstitieux par nature, ont trouvé dans le «sang de la mer», comme ils le surnomment parfois, un allié séculaire pour conjurer le mauvais sort. Unique, il porte en lui le magnétisme de la pierre précieuse et le Mystère de la mer. Produit des Dieux issus des profondeurs marines, une telle origine lui confère forcément des pouvoirs magiques. Le corail rouge conjugue ainsi les forces bénéfiques des trois règnes, minéral, végétal et animal.
On ne peut cependant pas acquérir la « Main Figa » pour soi-même. On doit la recevoir en cadeau. Comme beaucoup d’animaux marins, le corail rouge a d’abord était identifié comme un végétal : Ovide, poète latin du premier siècle av. Ni végétal, ni minéral, le corail ne révèle enfin sa nature animale qu’au XVIIIe siècle, grâce aux travaux d’un jeune médecin marseillais (1725), Jean André Peyssonnel. « Ce que l’on pense être la fleur de cette soi-disant plante n’est rien d’autre qu’un petit insecte ressemblant à une petite ortie ou à un poulpe. Cet insecte se déplie dan l’eau et se ferme dans l’air.
Le genre Corallium se trouve dans la plupart des mers tropicales et subtropicales ; 5 espèces vivent dans l’océan Atlantique et une seule dans la Méditerranée. Une trentaine d’espèces d’octocoralliaires est désignée par l’expression “coraux précieux”. Celle qui a la plus forte valeur commerciale est le Paracorallium japonicum, l’Aka ou Sang de bœuf, qui vit au Japon. La couleur de ces Corallium et Paracorallium travaillés en bijouterie va du rouge profond (Aka, P. japonicum), au rose (peau d’ange, C. secundum) et au blanc (C.
Un des traits caractéristiques communs à tous les cnidaires est la présence par milliers sur les tentacules, de cellules urticantes, les cnidocystes, que l’on pourrait assimiler à des seringues microscopiques remplies de venin et qui se déclenchent au moindre contact. Le corail rouge est en effet dépendant des courants pour se nourrir : il attend passivement que les petits animaux du plancton et les particules organiques viennent se «coller» aux petites tentacules des polypes armées de milliers de cellules pleines de venin paralysant. Les tentacules qui entourent la bouche ramènent alors la nourriture vers cet orifice unique.
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Reproduction et croissance
En contrepartie, sa croissance est beaucoup plus lente : quelques millimètres par an par rapport à plusieurs centimètres pour les coraux tropicaux ! Près de la surface, il vit dans des grottes ou des petites cavités, et plus en profondeur, il occupe des parois surplombantes ou verticales.
Le squelette est recouvert d’une fine couche de tissus comme un doigt de gant. Les polypes, qui ne sont qu’une partie de l’animal, peuvent s’y rétracter complètement dans de petites loges, disparaissant totalement à la vue.
Les sexes sont séparés : il existe des branches mâles et des branches femelles mais aussi des branches hermaphrodites. Les cellules sexuelles sont matures au début de l’été. Les spermatozoïdes émis par le polype mâle nagent à la rencontre d’un polype femelle à l’intérieur duquel la fécondation aura lieu. Une fois sorties les larves vont nager jusqu’à ce qu’elles rencontrent un substrat favorable à leur métamorphose, dont les mécanismes et le contrôle sont totalement inconnus. Après sa métamorphose, la jeune larve commence à édifier un squelette : une nouvelle colonie de corail est née. La maturité sexuelle des premiers polypes sera atteinte au bout de 2 ans environ.
Vertus et croyances associées au corail rouge
La croyance en ses pouvoirs s’est perpétuée tout au long de l’époque médiévale : il était par exemple d’usage de cacher dans sa bourse un morceau de corail comme talisman contre la sorcellerie. Ses vertus médicinales étaient supposées nombreuses. Appelé Arbre des eaux, sa couleur rouge l’apparente au sang. Considéré par les Tibétains et les Indiens d’Amérique comme une pierre sacrée, il symbolise « l’énergie de la force vitale » et protège du mauvais oeil.
Le Voile et les Traditions Vestimentaires en Corse
Le voile, au-delà de son aspect religieux ou symbolique, a également une histoire et une signification dans les traditions vestimentaires corses.
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Le voile à travers l'histoire
Toujours symptomatique, mais en rien spécifique, d’une seule culture politico-religieuse (le christianisme), le voile a une histoire. Les voiles interdits de la mort. Anecdotique et révélatrice d’une transformation des esprits et de la culture des apparences pendant la Révolution française, la disparition du crêpe monastique et funéraire est un phénomène oublié de cette période, lors même qu’il est un héritage des dévoilements, physiques et symboliques, promus par le mouvement des Lumières et depuis peu déchiffrés par les historien.ne.s : contestation de la richesse de communautés religieuses de plus en plus réduite, combats contre les vocations forcées et la « séquestration » de femmes qui seraient « oisives », « superstitieuses » et « infécondes », promotion des ordres « utiles » dits apostoliques (enseignants et/ou hospitaliers, par opposition aux « contemplatifs »), fantasmes de transparences, apaisement des peurs liées au « dernier repos » et au Salut, méfiance à l’égard de pompes funèbres jugées trop coûteuses, etc4. La quête d’un nouvel asile et de revenus suffisants, l’enfermement des récalcitrantes, les fuites dans la clandestinité ou l’exil obligent les religieuses à l’abandon de « l’habit » et de sa marque distinctive par excellence, le voile (accessoirement, le bandeau et la guimpe qui le complètent en cachant front, cou et, parfois, menton).
Les Voilées de la Révolution. Devenues des « citoyennes », les « cy devant religieuses » doivent faire des choix vestimentaires difficiles pour éviter la suspicion et il est évident que la plupart vivent leur changement de garde-robe comme « une croix » et une étape vers le martyre. Non seulement, ces femmes, mal rémunérées par l’État, doivent désormais travailler pour gagner leur pain, « aller à la queue » s’approvisionner et, pire encore, rester plusieurs jours de suite sans communion.
Rompre les engagements que j’ai librement et par choix contractés avec Dieu, c’est ce que je ne ferai jamais. Je Lui ai donné ma parole pour la vie, mon cher Solitaire. Lors de la fermeture des couvents, un même vocabulaire christique nomme le transfert de certaines religieuses vers les prisons (et parfois la guillotine), les odyssées plus lointaines (anglaise, suisse ou germano-polonaise) que certaines entreprennent et les trajets moins risqués vers un abri familial10. Pour toutes ces non volontaires au départ, ce qui fait rupture, c’est le moment de leur « sortie » du couvent et la nécessité, immédiate, de se dévoiler. Du coup, le franchissement du seuil de leur « maison » est la seule frontière qu’elles savent (devoir) décrire longuement11.
Le couvent retentit de lamentations et les voiles, qu’il fallut déposer, furent baignés de larmes […]. En peu d’heures, les robes traînantes furent transformées en jupes et les voiles flottants en cornettes [coiffe simple de toile].
Dès avant les massacres de septembre 1792 en effet, les manifestations publiques du culte catholique des morts sont limitées ou interdites. Le noir est devenu suspect et, avec lui, toutes les formes d’occultation du regard. La crainte des menées subversives des royalistes, pleurant la destitution puis la mort de leur monarque ou tramant d’obscurs complots, fait interdire les masques de carnaval19 comme les voiles du deuil et, notamment, celui - rabattu sur le visage (un véritable voile intégral) - que pouvaient traditionnellement porter les femmes plongées dans l’affliction, que celle-ci soit due à la mort d’un proche ou du Crucifié20. Après 1800, cette période se clôt progressivement par le Concordat, les efforts de christianisation de l’ensemble de la société que mène l’Église catholique, le refus apparent de certains acquis de la Révolution, le retour aux fastes de cour (impériale, puis royale).
Le voile de la mariée
Le voile de la mariée est-il aujourd’hui un accessoire de mode ou est-ce le grand retour d’une tradition ? A l’origine, le voile de la mariée avait une connotation religieuse. En effet, si l’on en croit l’Enéide de Virgile, le voile existe depuis toujours. Pour se présenter devant les Dieux, l’Homme devait se couvrir la tête en signe de respect. Ensuite, les romains s’inspirent de cette coutume ancestrale pour leurs cérémonies de mariage. Et c’est ainsi que le voile en devient son symbole. Le voile devait, à cette époque, couvrir intégralement la future mariée de la cérémonie à la nuit de Noces. Ce voile symbolisait alors la dévotion de la femme à son futur mari.
Au Moyen-Age, le voile de la mariée était un porte bonheur. En effet, élaboré à partir d’un tissu opaque, il avait pour objectif de cacher la mariée et de la protéger du mauvais sort. D’ailleurs, une ancienne coutume voulait qu’après la cérémonie, ce voile soit découpé en rubans pour être offerts aux demoiselles d’Honneur. Ou encore, le voile était découpé en carrés pour en faire les sachets de dragées, un souvenir très apprécié des témoins du mariage.
Puis, pendant la guerre, faute de moyens, les futures mariées créaient leur voile en rideaux. En 1840, la reine Victoria épouse le prince Albert à Londres et brave la tradition des reines de l’époque. En effet, au lieu de se marier en rouge comme le veut alors la tradition, elle se marie en robe longue blanche de satin et dentelle et porte un voile. Elle lance alors la mode du mariage en blanc et le grand retour du voile de la mariée. Outre le fait qu’elle mette en valeur la finesse des dentelles, elle va devenir symbole de pureté et de virginité. Depuis lors, le blanc marque la cérémonie nuptiale et le voile de mariée est le signe d’un mariage raffiné et élégant.
Depuis toujours donc, le voile est un accessoire essentiel dans la tenue de la mariée et dans la cérémonie de mariage. Hormis son caractère symbolique fort qui couvre les noces depuis l’Antiquité greco-romaine, le voile de la mariée est devenu un accessoire de mode. En effet, cet accessoire raffiné apporte aujourd’hui une touche délicate et traditionnelle à la robe de la mariée. Certaines mariées le choisissent pour leur mariage et le porte avec beaucoup d’élégance.
Aujourd’hui, le voile de mariée a davantage une valeur esthétique et symbolique. En effet, avec le temps, cet accessoire du mariage s’est transformé et affiné. Ainsi, les voiles de mariée en tulle et en dentelle fine sont apparus. Travaillé dans la transparence, avec finesse et délicatesse, il apporte grâce et charme à la robe de mariée. De plus, il reste le summum du romantisme lors de la cérémonie des voeux quand le marié soulève le voile pour regarder sa promise dans les yeux. Du voile long au voile court en passant par la voilette, le voile joue avec les longueurs et avec les styles.
Si vous avez opté pour le voile pour votre tenue de mariage, vous avez le choix. Si vous n’êtes pas très grande, ne choisissez pas un trop long voile pour ne pas alourdir votre silhouette. Les voiles courts, par exemple, sont un accessoire léger au style rétro chic par excellence. Ces voiles rétro mettent en valeur des épaules dénudées et offrent un port de reine. Si, au contraire, vous êtes plutôt grande, choisissez un long voile aérien qui mettra en valeur votre silhouette élancée. Un voile mariée flottant dans l’air illustre l’élégance, le romantisme et la délicatesse. Mais qu’il soit court ou long, privilégiez les matières fines et transparentes. Enfin, vous pourrez associer une couronne de fleurs à votre voile si vous avez choisi de faire un mariage champêtre ou bohème chic.
L'habillement quotidien des femmes corses au XIXe siècle
Que portait la femme corse au XIXe siècle? Les femmes corses portaient sur leur tête un voile. Elles portaient également une rota au lieu de la jupe plus moderne, di capu et a viletta, signe des classes aisées. Elles portaient u casacchinu et u caracco. Il n'est pas possible de parler de « costume national corse ».
La condition féminine en Corse
L'article évoque l'extrême dureté de la condition féminine en Corse, où les femmes portaient sur leur tête ses propres bagages de village en village. Le maximum de profit du travail des femmes et de celui des bœufs était recherché. Les femmes réalisaient les travaux extérieurs (moissons, récoltes…). Qu'arrivait-il aux femmes Corses pendant les premières années de leur mariage? Elles vivaient sous le toit de leur mari qui était aussi celui de toute sa belle-famille. La nouvelle venue développait des liens de prédilection avec les hommes de son sang, ce qui faisait naître des relations œdipiennes.
Le pouvoir aux femmes est celui de la famille et non le pouvoir social, politique et d'État. Les femmes avaient un pouvoir occulte, une puissance au sein de la famille, que personne ne leur contestait.
Les matières et la confection des vêtements
Les matières utilisées étaient surtout le poil de chèvre. La quenouille servait à la confection des manteaux des bergers. Le poil de chèvre était le plus recherché car c'était le plus solide. Les étoffes étaient emmenées au moulin pour être foulées et parfois teintes.
Autres éléments de l'habillement masculin
Les hommes portaient la baretta misgia. Ils portaient aussi des vêtements de peau de sanglier.
La Corse: Une Île Riche en Traditions
La Corse est une île riche en traditions et en histoire, où le voile, le corail rouge et les produits du terroir sont autant de symboles d'une culture unique et authentique. Les traditions vestimentaires corses, l'artisanat local et les croyances populaires témoignent d'un passé riche et d'une identité forte.