Victoria Surf Biarritz : Histoire et Évolution d'un Emplacement Emblématique

La résidence Victoria Surf, située au cœur de Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques, est un lieu chargé d'histoire. Son histoire est intimement liée à l'évolution de la ville, passant d'une destination aristocratique à un lieu de tourisme de masse. Cet article explore l'histoire de cet emplacement, de ses origines luxueuses à sa transformation contemporaine.

Un Emplacement Privilégié

La résidence Victoria Surf bénéficie d'un emplacement exceptionnel en front de mer, face à la Grande Plage de Biarritz. Située entre le casino et le prestigieux hôtel du Palais, elle offre un accès direct aux attractions principales de la ville. La résidence propose des studios et appartements meublés, rénovés pour accueillir de 2 à 4 personnes. Les logements sont disponibles en location à la semaine ou pour de courts séjours tout au long de l'année, avec des tarifs adaptés à la basse et haute saison.

La résidence se compose de studios côté ville avec ou sans balcon, de studios vue mer avec ou sans balcon, ainsi que d’appartements 2 pièces en étage élevé offrant une vue imprenable sur l’océan. Les services hôteliers sont inclus, avec la fourniture de draps de bain et de linge de lit. Chaque appartement est lumineux, fonctionnel et décoré dans un style contemporain, équipé d’un coin cuisine, d’une salle de bain spacieuse, de la télévision et du Wifi. De plus, les résidents ont un accès illimité à la piscine de début juin à fin septembre, et un parking en sous-sol est disponible sur réservation. Les animaux domestiques sont acceptés avec un supplément.

L'Âge d'Or de Biarritz et le Grand Hôtel Victoria

L'histoire de Biarritz est marquée par l'empreinte de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie, qui ont contribué à façonner la vocation aristocratique, internationale et touristique de la ville. Au début du XXe siècle, Biarritz comptait une dizaine de palaces, symboles de son essor touristique de luxe. Parmi ces établissements, le Grand Hôtel Victoria se distinguait comme l'un des plus prestigieux, accueillant des têtes couronnées telles que Sissi l'impératrice, Bismarck, le roi de Suède et la reine du Portugal.

L'historien Jean-Loup Ménochet souligne l'importance des familles Boulant, Fourneau, Peyta et Moussempès, dynasties financières et politiques qui ont marqué l'âge d'or de Biarritz. Le Grand Hôtel, surnommé l'Hôtel des rois, était un lieu de rencontre pour l'élite européenne, où luxe et élégance étaient de mise. Il surplombait la Grande Plage de ses quatre étages, ses jardins luxuriants descendant doucement vers la mer.

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La Villa Duchâtel, un autre bâtiment emblématique de l'époque, fut vendue en 1920 par la famille Fourneau à l'industriel Lucien Bauman. En 1923, le fonds de commerce fut cédé et l'immeuble loué pour trente ans à la Société Immobilière et Fermière de Dax. Jean Dominique Camy fut le premier directeur de l'hôtel, suivi par son fils Philippe, dont la vie est intimement liée à cet établissement. Philippe Camy se souvient encore des Biarrots évoquant la descente vers la plage, face à l'hôtel, pour admirer la salle à manger luxueusement éclairée et les convives élégamment vêtus.

Mutations en Temps de Guerre et Déclin des Palaces

La Seconde Guerre mondiale a profondément transformé Biarritz. La majorité des hôtels furent réquisitionnés pour héberger les troupes, marquant le début du déclin de l'hôtellerie de luxe. En 1944, l'hôtel Victoria fut transformé en annexe de l'hôpital, accueillant les blessés militaires. Le 20 novembre 1944, le premier convoi de blessés fut hospitalisé dans la formation sanitaire installée à l'hôtel. L'hôpital principal était situé dans un autre palace de l'époque, l'hôtel Continental, au 2 avenue de la Reine Victoria.

En 1945, les dommages de guerre exigèrent des réinvestissements importants, mais l'époque n'était plus propice à l'hôtellerie de luxe. L'avènement du tourisme de masse, favorisé par l'adoption des congés payés en 1936, entraîna une transformation radicale de l'offre touristique. Entre 1960 et 1980, Biarritz perdit 60 % de sa capacité hôtelière.

Le 11 mars 1953, un violent incendie détruisit l'aile droite de l'hôtel Victoria. Malgré les efforts des pompiers, les dégâts furent considérables, l'eau ayant causé autant de dommages que le feu. Les plafonds s'écroulèrent, y compris celui du restaurant situé au rez-de-chaussée.

Au début des années 1960, l'exploitation de l'hôtel devint difficile et non rentable. Le 31 août 1962, les consorts Goalard-Fourneau et la famille Camy vendirent l'hôtel Victoria à M. Durand Lheritier, PDG de la Société Immobilière et Fermière des Eaux Thermales de Dax.

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La Construction du Victoria Surf et le Tourisme de Masse

Dans les années 1970, une nouvelle vision de l'aménagement touristique émergea. La Mission Interministérielle pour l'Aménagement de la Côte Aquitaine (MIACA) fut créée pour développer les infrastructures d'accueil et attirer des milliers de touristes. C'est dans ce contexte que fut décidée la construction du Victoria Surf, sur les terrains de l'ancien Grand Hôtel Victoria.

Le 26 février 1964, M. Biasini fut nommé par M. Chaban-Delmas, Premier Ministre, pour mener à bien cette mission. Il semblerait que la levée de la clause de non-construction ait été rendue possible suite à la réunification des plans d’urbanisme de plusieurs communes par la MIACA en vue de les transformer en zones continues et de les rendre constructibles. Pour construire le nouvel ensemble immobilier, il fallut détruire les écuries de l'Empereur et le Pavillon des Cent Gardes.

Le 7 novembre 1973, le conseil municipal adopta une convention avec la société civile immobilière Hôtel Victoria pour la construction du Victoria Surf. Les plans retenus par l'architecte Louis Arretche créèrent une masse informe et beaucoup plus lourde que l'édifice précédent. La construction dérogea aux règles de l'urbanisme, notamment en ce qui concerne la hauteur du bâtiment, dépassant les 50 mètres. M. Biasini, prenant conscience de la démesure de la hauteur de l’immeuble, intervint pour empêcher la construction des deux derniers étages.

Ainsi, les jardins du Grand Hôtel Victoria, avec leurs massifs de fleurs et leurs terrains de tennis bordés de tamaris, furent anéantis par la construction de la résidence du Victoria Surf, symbole des constructions des années 1970. Au bout des Arceaux Lacombe, le Victoria était considéré comme un des palaces les plus rayonnants.

Le 20 novembre 1944, arrive le premier convoi de blessés militaires qui furent hospitalisés à la formation sanitaire installée à l'hôtel Victoria. En effet, le Victoria est transformé en annexe de l’hopital, installé au sein d’un autre palace de l’époque, l’hôtel Continental et situé au 2 avenue de la Reine Victoria.

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Le 26 février 1964 M. Par jugement du tribunal de la Seine de mars 1971 la société Eugénia n'ayant pu faire face à ses obligations, la compagnie française des pétroles par le truchement de sa filiale "Total" devient propriétaire de l'hôtel et des terrains.

La Démolition et la Renaissance du Victoria Surf

Le Victoria est démoli en 1982. À l’endroit des jardins sera construit le Victoria Surf, bâtisse typique du tourisme de masse à l’architecture controversée, qui gardera en hommage le nom de son passé luxueux.

En 1976, un nouvel incendie endommagea encore un peu plus l'édifice. La Société civile immobilière Hotel Victoria laissa l'édifice se dégrader, entraînant des problèmes de voisinage liés à la présence de rats et de marginaux. Durant cette période, une grande partie du mobilier de l'hôtel fut volée, dont le fameux portrait monumental de la Reine Victoria et le livre d'or.

La ville construisit en 1991, sur le terrain libéré par la destruction de l'édifice, un nouvel hôtel appelé « le Tonic Hôtel ».

Victoria Surf Aujourd'hui : Investissement et Controverses

Aujourd'hui, le Victoria Surf est une résidence de tourisme proposant des studios et des appartements à la location. Investir dans une résidence de tourisme au Pays basque permet de générer des revenus locatifs tout en offrant un pied-à-terre idéalement situé face à l’océan. Les résidences hôtelières sont gérées par des exploitants professionnels, qui prennent en charge l’essentiel des contraintes logistiques liées à la location saisonnière. La formule présente des avantages fiscaux notables, notamment grâce à la récupération de la TVA à 20 %. Avec le statut de loueur meublé non professionnel (LMNP), d’importantes déductions de charges sont en plus possibles. La maison Barnes propose plusieurs appartements à vendre à Biarritz dans la belle résidence Victoria Surf : 29 appartements de 260 000€ à 550 000€ allant du studio de 25m2 au T2 de 48m2 avec balcon vue mer ! Acheter un appartement dans la résidence Victoria Surf à Biarritz, à la fois un bon investissement locatif et un pied à terre idéalement situé pour passer vos vacances sur la Côte Basque !

Cependant, la résidence a également été le théâtre de controverses liées à la location illégale de meublés de tourisme. En novembre 2021, l'association Alda a occupé un Airbnb illégal de la résidence, dénonçant le manque de régularisation de la propriétaire. Cette action a conduit à la régularisation de plusieurs meublés de tourisme et à un ultimatum de la mairie de Biarritz à la plateforme Airbnb.

Hommage à Jean-Claude Lesgourgues

Jean-Claude Lesgourgues, décédé en décembre 2022 à l'âge de 94 ans, fut l'un des architectes qui ont participé à la transformation de Biarritz. De la Gare du Midi au Victoria Surf, il a contribué à façonner le visage actuel de la ville. En 2017, il revenait sur l’histoire de ce « parti pris architectural » dans les colonnes de « Sud-Ouest » et sur les coulisses de cette réalisation.

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