Veste gilet de sauvetage orange : caractéristiques, fonctionnement et choix optimal

Élément de sécurité essentiel et obligatoire en mer, les gilets de sauvetage vous permettront, en cas d’incident, d’améliorer votre protection, d’être repéré et d’être secouru. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Pourtant, face à la diversité des modèles (flottabilité, déclenchement, sous-cutale, certification SOLAS), le choix peut vite devenir un casse-tête.

Fonctionnement fondamental et poussée verticale

Le fonctionnement d'un gilet de sauvetage est simple : exercer une poussée verticale pour maintenir les voies respiratoires du porteur hors de l'eau. Un gilet de sauvetage de 150N suffira à maintenir la tête d'un adulte hors de l'eau. La flottabilité est une mesure de la capacité d’un objet à flotter. Dans le cas des gilets de sauvetage, il s’agit plus particulièrement de la flottabilité dans l’eau. Il est à noter que la répartition des matériaux flottants maintient le porteur en position verticale ou face vers le haut, plutôt qu’en position face vers le bas.

Typologie des équipements : Mousse, Gonflables et Hybrides

Les gilets de sauvetage se divisent en différentes catégories selon un usage bien précis.

Gilets à flottabilité permanente (en mousse)En tant que superstar de la flottabilité, ces vestes de sauvetage remplies de mousse sont l’option la plus fiable de notre liste. Les gilets de sauvetage en mousse nécessitent peu d’entretien et sont prêts à l’emploi. Bien que ces gilets de sauvetage fonctionnent bien dans toutes les situations, leur encombrement peut partiellement restreindre l’amplitude de vos mouvements. Le défaut des gilets mousse est qu’ils n’assurent pas systématiquement le retournement de la personne lorsqu’elle est dans une situation à risque dans l’eau. Moins chers à l’achat mais plus encombrants, ces équipements assurent selon leur taille une flottabilité simple par mer calme jusqu’à une flottabilité active par mer agitée permettant notamment le retournement.

Gilets gonflablesLes vêtements de flottaison individuels gonflables offrent une bonne amplitude de mouvement, sont faciles à ranger et ont une flottabilité élevée par rapport aux autres dispositifs existants. Par défaut, un gilet de sauvetage gonflable se porte dégonflé, et son porteur n'a pas besoin de fournir d'efforts pour son déclenchement : il est automatique. Plus chers à l’achat, ces gilets ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort. La flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air.

Vestes de sauvetage hybridesLes gilets hybrides sont conçus avec tous les avantages de la mousse et des gilets gonflables, tout en minimisant leurs inconvénients. Le cœur du gilet est rempli de mousse flottante et de chambres gonflables. Bien que ce gilet de sauvetage nécessite un certain degré d’entretien régulier, le composant en mousse agit comme une sécurité fiable en cas d’urgence.

Mécanismes de déclenchement : Manuel, Automatique et Hydrostatique

Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants.

  • Manuel : La tirette de percussion est actionnée manuellement. Le poinçon métallique perce la cartouche de gaz, la chambre gonflable se remplit.
  • Déclenchement automatique (UML) : Le système de gonflage se déclenche au contact de l’eau, qui va dissoudre l’élément hydrosoluble. Un ressort pousse le poinçon dans la cartouche de gaz, la chambre gonflable se remplit. Le témoin de percussion automatique change d’état. Le système UML MK5 est reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement.
  • Système hydrostatique (Hammar) : La principale utilité du gilet de sauvetage Hammar est son fonctionnement. Il vise principalement à vous donner davantage de libertés sur le navire car vous ne risquerez pas son déclenchement inopiné à cause d’embruns ou paquets de mer. Il permet d’éviter les déclenchements intempestifs qui peuvent survenir sur les percuteurs non-hydrostatiques.

Normes, flottabilité et réglementation

La contrainte technique dont vous devrez vous préoccuper en priorité sera la capacité de flottabilité de votre gilet, mesurée en Newton (N). Retenez simplement que plus cette unité est faible, moins il sera efficace selon votre éloignement des côtes.

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  • 50 N : La flottabilité d'un vêtement de flottaison individuel s’élève à 50 newtons. Cela est amplement suffisant pour pratiquer des activités telles que de la navigation côtière, du cabotage, voir même de la natation.
  • 100 N : Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées.
  • 150 N : Son usage est destiné à la navigation hauturière de plaisance et sportive, il est préconisé pour la conduite de bateaux à voile et à moteur.
  • 275 N : Son emploi est destiné à la navigation hauturière sportive et à l’usage professionnel, il est préconisé pour la conduite de navires à voile et à moteur, de vaisseaux industriels et professionnels, notamment dans des conditions extrêmes.

En tant qu’EPI destiné à la lutte contre le risque de noyade, les gilets de sauvetage sont soumis aux normes européennes ISO 12402-1 à 10 définissant les critères de confort et de flottabilité. La division 240 impose au plaisancier d’avoir à bord des EIF (équipement individuel de flottabilité) en quantité suffisante.

Accessoires essentiels pour la sécurité

Choisir votre gilet de sauvetage et les accessoires qui vont avec n’est pas une mince affaire. La sous-cutale, par exemple, améliore le maintien de l’équipement gonflé sur l’utilisateur et évite que le gilet ne remonte sur la tête. La boucle harnais permet de fixer une longe au gilet et ainsi s’accrocher au navire. La lampe flash, quant à elle, augmente la visibilité de l’homme à la mer, de jour comme de nuit. Enfin, la capuche anti-embruns se déploie manuellement une fois le gilet gonflé dans l’eau pour empêcher la personne de boire la tasse, le risque de noyade augmentant avec le temps, l’hypothermie et la fatigue.

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