Le Vendée Globe représente l'une des courses les plus exigeantes et emblématiques du monde, un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, mettant à l'épreuve l'endurance des marins et la résilience de leurs machines. Pour cette 10e édition, le parcours reste le même, mais les prétendants sont plus nombreux et préparés que jamais. Pour succéder à Yannick Bestaven, vainqueur en mars 2021, ces skippers et skippeuses devront faire le tour du monde sur le même voilier : l’Imoca. L'association IMOCA (International Monohull Open Class Association) gère la classe de ces monocoques de 60 pieds (18,28 mètres), en établissant les règles d'équité sportive et de sécurité des bateaux. Tous les bateaux qui participent à la course du Vendée Globe mesurent en effet 18,28 m de long. Ces Imoca sont les monocoques les plus rapides et puissants de la planète menés par un marin seul. Leur vitesse de pointe peut atteindre près de 40 nœuds, soit 75 km/h, témoignant de l'ingénierie et de la performance de ces navires. Les bateaux de course qui sont partis des Sables-d'Olonne partagent plusieurs pièces obligatoirement communes à tous, telles que les mâts et les voiles principales, mais les équipes ont une grande liberté afin d'améliorer leurs performances. Les skippers ont besoin de toutes les optimisations possibles pour affronter les océans.
Architecture et Innovation des Monocoques IMOCA
L'Imoca est un voilier monocoque d’une longueur de 60 pieds (18,28 mètres). Le mât doit être d’une hauteur maximum de 29m et le tirant d’eau maximal est de 4,50 mètres, des spécifications strictes qui encadrent la conception. À bord, l'organisation de l'espace est pensée pour la performance et l'autonomie du marin. À l'avant du cockpit, on retrouve un espace réservé à la vie du quotidien. La partie centrale du cockpit d'un Imoca constitue un véritable tableau de bord, qui est le poste de commande du bateau, permettant de surveiller les conditions météorologiques, le niveau de la batterie et la production d'énergie. Une colonne située en plein milieu du cockpit, appelée le « Moulin à café », sert à contrôler les winches pour déployer les voiles. Ce winch est composé de 3 vitesses et la colonne contient 2 plateaux avec 2 chaînes. Cette assistance mécanique est essentielle pour gérer la voilure. De cette position sécurisée, le Vendéen peut aussi assurer le réglage de ses voiles et accéder à certaines commandes du pilote automatique, démontrant l'intégration poussée des systèmes à bord.
L'Avènement des Foils dans la Classe IMOCA
L'une des innovations majeures ayant transformé la classe IMOCA est l'introduction des foils, aussi appelés appendices porteurs. Encore en phase expérimentale, mais déjà testés en 1996, ces éléments ont pour mission de soulager la coque et ainsi de permettre au bateau de gagner en vitesse. Ces voiliers de dernière génération sont conçus pour battre des records de vitesse durant cette course unique au monde. L'adoption des foils n'a cependant pas été unanime dès le départ et a suscité des débats au sein de la communauté des navigateurs.
En avril 2016, un skipper expliquait dans une interview donnée à l'organisation de la course : "D'après nos études, nous n'avons pas plus de chances de gagner le Vendée Globe avec des foils que sans. Dans certains cas, il est vrai que les foilers sont plus performants que les bateaux archimédiens. Mais pas suffisamment pour que cela justifie de tout transformer sur PRB. Quand une étude révèle qu'on gagne dans 60 % des cas avec des dérives droites et dans 40 % des cas avec des foils, je ne vois pas bien l'intérêt d'aller engager des grands travaux, de dépenser des sommes conséquentes." Il reconnaissait cependant que : "Si j'avais eu à construire un bateau neuf, j'aurais tenté les foils sans hésiter. En course au large, comme dans le bâtiment, la rénovation est souvent plus compliquée et coûteuse que la construction."
Malgré ces réserves initiales, les résultats en course ont rapidement démontré le potentiel des foils. Armel Le Cléac'h, après la Transat Jacques Vabre, en novembre dernier, s'en est montré satisfait, affirmant : « Je ne reviendrai pas en arrière (à des dérives classiques, NDLR). J'en suis content. » Les performances des foils ont été appuyées par les podiums des courses suivantes, notamment la Transat Saint-Barth - Port-la-Forêt, The Transat Bakerly et surtout la dernière en date, New York - Vendée. Maître CoQ, suivi de Edmond de Rothschild et Hugo Boss, les trois IMOCA 60 à foils, sont arrivés les premiers aux Sables-d'Olonne, illustrant leur avantage compétitif.
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Pour découvrir les bateaux équipés de foils, il suffit souvent de se rendre au Village du Vendée Globe, où ces merveilles de technologie sont exposées avant le grand départ.
La Garde-Robe du Navigateur : Voiles et Stratégies
La jauge IMOCA impose aux marins un nombre maximum de voiles à embarquer sur le Vendée Globe. Parmi ces huit voiles, on retrouve nécessairement la grand-voile, qui reste hissée pendant toute la course, et le tourmentin, une petite voile d’avant de tempête de 25m² maximum d’une couleur fluo, qui est obligatoire (appelée parfois J4). Pour le reste, les skippers sont libres de choisir les voiles qu’ils souhaitent embarquer. Chaque marin travaille avec différentes voileries pour confectionner des voiles 100% sur mesure. Les navigateurs et leurs équipes choisissent où mettre le curseur en termes de surface, de forme (plus ou moins creuse) et d’installation sur leur bateau (en tête de mât ou sur un autre point de fixation, sur le pont ou sur le bout-dehors…). Cette personnalisation est cruciale pour adapter le bateau aux stratégies de course et aux conditions météorologiques variées que l'équipage solitaire rencontrera.
Voici quelques-unes des voiles clés et leurs caractéristiques, illustrant la complexité et la diversité des choix de voilure :
J2 : C’est une voile très importante, d'une surface d'un peu plus de 100m². Il est installé sur l’étai principal, un câble tenant le mât, qui est fixe. Le J2 peut être roulé mais ne peut pas être affalé et reste donc tout le temps « en l’air ». Il s’utilise surtout au près mais aussi au vent de travers et éventuellement au portant lorsque le vent est très fort, ce qui en fait une voile polyvalente et indispensable.
J3 : Le J3 est un foc de brise, une trinquette que l’on utilise au près et au reaching (vent de travers) lorsqu’il y a du vent fort. Il mesure un peu plus de 50m², offrant un compromis efficace dans des vents soutenus. Quand le vent est très fort au portant, il est aussi possible de naviguer sous J3, démontrant sa robustesse et sa capacité à s'adapter à des allures variées.
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Spi ou A2 : Le spi est une très grande voile de portant, très ronde, souvent décrite comme une voile « ballon ». Sur les IMOCA, il s’agit d’un spi asymétrique qui s'amure sur le bout-dehors. D'une surface de près de 400m², cette voile puissante est devenue moins fréquente sur les nouveaux bateaux à foils qui privilégient d'autres options pour le portant. Cependant, certains skippers comme Paul Meilhat ont déclaré en avoir embarqué un, qu’il définit comme son « arme secrète », soulignant que le choix de voiles dépend aussi de la stratégie individuelle.
Mast head 0 ou MH0 (grand gennaker) : Le Mast head 0, aussi appelé MH0, est un grand gennaker amuré au bout-dehors et allant en tête de mât. Cette voile, qui mesure près de 300m², soit l’équivalent de 1,5 fois un terrain de tennis, est fixée sur les « jockey poles », des sortes de « bras/tangons » conçus pour écarter l’écoute de la coque du bateau, optimisant ainsi sa forme et sa performance.
Code 0 : Le Code 0 est également un grand gennaker amuré au bout-dehors et qui va en tête de mât. D'une surface d'environ 200m², il est utilisé sur des allures portantes, dans le petit temps et le vent médium. Il est généralement plus facile à manier que le Mast head 0 car il n’est pas amuré au « jockey pole », ces bras/tangons qui écartent l’écoute de la coque du bateau, simplifiant ainsi les manœuvres en solitaire.
J0 : C’est une voile un peu hybride, d'environ 180m². Elle s’utilise sur des allures de vent de travers mais aussi sur des allures portantes avec du vent fort et au près lorsqu’il n’y a pas beaucoup de vent. Elle est amurée sur le bout-dehors et monte en tête de mât, offrant une grande flexibilité d'utilisation dans diverses conditions.
FR0 : Le FR0 (lire « fro »), pour fractional Code 0, est amuré sur le bout-dehors mais ne monte pas en tête de mât. Il est fixé un peu plus bas, au niveau de l’étai de J2. Cette voile est creuse et mesure environ 150m², c'est un petit gennaker, conçu pour des performances spécifiques.
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A7 : Le A7 est un très petit gennaker pour les grosses conditions, amuré au bout-dehors et au niveau de l’étai de J2. On le retrouve sur les bateaux à dérives droites. Une règle mnémotechnique utile est que plus le chiffre de la voile est grand, plus la voile est petite.
Jib top ou mule : C’est une voile assez semblable au A7, une petite voile de portant amurée au bout-dehors, optimisée pour des conditions spécifiques.
Les IMOCA à Foils et à Dérives Droites : Une Flotte en Constante Évolution
La flotte IMOCA est un mélange de navires de nouvelle génération conçus spécifiquement avec des foils, et d'anciens modèles ayant parfois été adaptés ou qui continuent de prouver leur valeur avec des dérives droites. L'évolution de ces bateaux est un témoignage de la recherche constante de performance et de l'innovation dans la course au large.
Parmi les monocoques les plus récents et souvent équipés de foils, on retrouve :
- Le bateau avec foils de la skippeuse britannique Samantha Davis, mis à l’eau le 30 juillet 2022, représente une des dernières innovations de la flotte.
- Holcim-PRB, mis à l’eau le 8 mai 2022 et équipé de foils, est le sixième de la série des Imoca PRB. Premier Imoca conçu pour le Vendée Globe, il a été barré d’abord par Kevin Escoffier avant de revenir à Nicolas Lunven en septembre 2023.
- Un monocoque avec foils conçu pour le Vendée Globe, mis à l’eau le 19 juillet 2022, est barré par l’Allemand Boris Herrmann. Il a également participé à The Ocean Race 2023, tour du monde en équipage dont il a terminé à la 3e place, démontrant sa polyvalence et sa robustesse.
- Après l’annonce du renouvellement du partenariat entre Charal et Jérémie Beyou en mai 2021, la construction de Charal 2 a été lancée, avec une mise à l’eau le 11 juillet 2022. Jérémie Beyou y sera à la barre au départ du Vendée Globe.
- Advens 2, de son nom de baptême - For People, puis Vulnerable - a été mis à l’eau le 16 mars 2023. Mis à l’eau le 24 juin 2023 à Concarneau, ce bateau est « une évolution » de son Apivia, « qui était déjà très performant » selon Charlie Dalin. Équipé de foils, ce monocoque a déjà connu le succès à deux reprises.
- 11th Hour Racing-Malama, de son nom de baptême, a été mis à l’eau le 24 août 2021 pour l’équipe américaine 11th Hour Racing et son skipper Charlie Enright. Après avoir remporté The Ocean Race en juin 2023, il a été racheté le mois suivant par Sébastien Simon, devenant ainsi Groupe Dubreuil-Les Sables-d’Olonne-Vendée.
- Un Imoca conçu avec des foils par l’architecte Guillaume Verdier a été mis à l’eau le 29 août 2022, avec pour port d’attache le Vieux-Port de La Rochelle.
- En octobre 2021, Biotherm a donné son accord pour la construction d’un Imoca chez Persico Marine en Italie. Le bateau avec foils a ensuite été transporté par la route jusqu’à Lorient, où il est arrivé le 24 août avant une mise à l’eau la semaine suivante. Le monocoque Biotherm sera skippé par Paul Meilhat lors du Vendée Globe.
- Un monocoque co-conçu avec Jean Le Cam, dessiné par David Raison et construit par Persico Marine en Italie, a été mis à l’eau le 17 juin 2023, représentant une nouvelle approche architecturale.
- Spécialement construit pour le navigateur Yoann Richomme sur des plans des architectes Koch Finot-Conq, et mis à l’eau en février 2023 à Lorient, ce monocoque est conçu pour le Vendée Globe. Ce monocoque avec foils a déjà connu la victoire en remportant le Retour à La Base 2023 et Transat CIC 2024, affirmant sa place parmi les favoris.
- Après une mise à l’eau le 27 juin 2022, un plan Verdier équipé de foils s’est aligné au départ de sa première course : les 48 heures du Défi Azimut, à Lorient. Une course à laquelle il a terminé 4e avec à sa barre Maxime Sorel. Comme le précédent, le bateau porte la cause de l’association Vaincre la mucoviscidose, le skipper malouin ayant fait figurer un dragon gigantesque sur les voiles et sur la coque : sa présence symbolise le souffle, « le souffle du dragon ! Un souffle dont les patients atteints de la muco’ manquent. Cette maladie génétique désagrège les voies respiratoires et le système digestif.
- Le monocoque de course au large né sous le nom Foncia 2, barré par Michel Desjoyeaux avant de passer au Team Banque Populaire en 2011 avec Armel Le Cléac’h, a terminé deuxième du Vendée Globe 2012-2013 sous la houlette du skipper finistérien. À partir de 2013, et désormais équipé de petites foils, il est barré par Jérémie Beyou sous le nom de Maître Coq. En avril 2017, il est racheté par Initiatives-Cœur qui le confie à Tanguy de Lamotte puis à Samantha Davies, qui l’équipe de grands foils, illustrant l'évolution et la modernisation continue des bateaux existants.
- Mis à l’eau le 12 septembre 2015 sous le nom St Michel-Virbac, ce monocoque fait partie des premiers IMOCA dotés de foils. Vainqueur de la Transat Jacques-Vabre 2017 avec Jean-Pierre Dick, le bateau est passé aux mains de Yann Eliès en 2018 sous le nom d’Ucar-StMichel. Il est vendu en 2019 à Giancarlo Pedote, et devient Prysmian.
- Nat’Che, de son nom de baptême, est l’un des huit Imoca construits pour le Vendée Globe 2020-2021. Rapidement devenu Linked Out, il a été mené par Thomas Ruyant et Morgan Lagravière et a remporté la Transat Jacques-Vabre 2021. Barré par Thomas Ruyant, il s’est imposé lors de la Route du Rhum 2022. En 2023, sous le nom de For The Planet, l’Imoca est barré par Sam Goodchild.
- Construit et mis à l’eau en 2019 à Lorient, le voilier doté de foils a pris le nom d’Apivia avec à sa barre Charlie Dalin avant de devenir L’Occitane en Provence en 2023. Le monocoque a connu de nombreux succès entre 2019 et 2022, incluant la Transat Jacques-Vabre (2019), la Fastnet Race (2021), le Défi Azimut (2021), la Guyader Bermudes 1000 Race (2022), la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne (2022), et les 48 heures du Défi Azimut (2022).
- L'Imoca Charal, mis à l’eau le 21 août 2018, a porté dans un premier temps les couleurs de l’entreprise Charal. Avec à sa barre Jérémie Beyou, le voilier avec foils a connu le succès sur la Fastnet Race 2019 et sur la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne 2020.
- Considéré comme l’un des voiliers références du circuit Imoca à sa mise à l’eau (Safran), ce monocoque équipé de foils a pris le nom de MACSF en décembre 2018. Auparavant, il avait multiplié les podiums sur la Transat Jacques-Vabre (2e en 2007, 1er en 2009, 2e en 2013, 3e en 2015) et pris la 3e place de « l’Everest des mers » en 2008, illustrant la longévité et la performance des bons designs, même avec des évolutions.
- Mis à l’eau le 8 septembre 2015 pour Alex Thomson, Hugo Boss, sixième du nom, est un des premiers Imoca à foils, marquant un tournant dans l'histoire de la classe. Mis à l’eau en 2015, il est devenu Guyot Environnement-Water Family en 2022 après le rachat par Benjamin Dutreux.
- Mis à l’eau le 31 janvier 2020 pour Armel Tripon, en vue du Vendée Globe 2020-2021, il est devenu Bureau Vallée, pour être confié à Louis Burton le 12 février 2021.
- Fabriqué sous le nom de Banque populaire VIII et barré par Armel Le Cléac’h, Medallia a été mis à l’eau le 9 juin 2015, avant de démontrer ses capacités.
- Hugo Boss, septième Imoca du nom, a été mis à l’eau le 4 août 2019 pour le skipper anglais Alex Thomson. Il a ensuite été vendu à un mécène suisse en octobre 2021 pour être confié au skipper Alan Roura et renommé Hublot, cinq mois plus tard.
D'autres bateaux, qu'ils soient anciens ou plus récents, continuent de concourir sans foils ou avec des dérives droites, souvent grâce à des designs optimisés et une connaissance approfondie de leurs capacités.
- Lancé le 30 septembre 2023, un monocoque sans foils est le petit dernier à être sorti du chantier avant cette 10e édition du Vendée Globe. Il a également été dessiné par David Raison et construit par Persico Marine en Italie, prouvant que les dérives droites restent une option viable et compétitive.
- Un monocoque sans foils fait partie de la famille des plans Farr conçus en vue du Vendée Globe 2008-2009. En 2018, le voilier a été racheté par Manuel Cousin et a pris les couleurs du Groupe Setin.
- Créé sous le nom de Spirit of Hungary puis mis à l’eau le 1er avril 2014, le monocoque racheté en 2018 par le skipper Denis Van Weynbergh, est devenu Eyesea en 2019, Laboratoires de Biarritz en 2021 et D’Ieteren Group en 2023. Il est le seul Imoca lancé dans les années 2013-2022 à ne pas être doté de foils, ce qui souligne son caractère unique dans la flotte moderne.
- Mis à l’eau en 2008 sous le nom de DCNS, ce bateau a changé plusieurs fois de propriétaire : Éric Bellion l’a renommé Comme un seul homme en 2014. Il est ensuite devenu Groupe Apicil en 2017 avec Damien Seguin avant d’être racheté en 2022 par Tanguy Le Turquais sous le nom de Lazare. Côté résultat, le monocoque non équipé de foils n’a connu qu’une seule fois les joies d’un podium.
- Mis à l’eau en 2007 sous le nom d’Estrella Damm, ce voilier a subi des débuts difficiles avec trois abandons lors de ses trois premières courses. Mais il a tout de même remporté la Route du Rhum en 2010, pris la deuxième place de la Transat Jacques-Vabre 2011 et la troisième place du Vendée Globe 2013. Conçu par le cabinet Farr Yacht Design pour le navigateur Jérémie Beyou, il a été lancé le 4 septembre 2006 à Cherbourg. Depuis février 2022, il est aux mains de Sébastien Marsset qui disputera son premier Vendée Globe.
- Mis à l’eau en 2007 sous le nom d’Ecover 3, le voilier non doté de foils a été barré par le britannique Mike Golding qui a notamment terminé sixième du Vendée Globe 2012-2013, cinquième de la Transat Jacques-Vabre 2007 et troisième en 2009. Le 11 janvier 2023, Fabrice Amedeo, qui a perdu son Nexans-Art & Fenêtres, premier du nom, dans la Route du Rhum 2022, a acheté le monocoque pour en faire un « bateau laboratoire ».
- Ce voilier canadien, construit en 2005 puis mis à l’eau en septembre 2006, a porté les couleurs de Spirit of Canada de 2006 à 2007, Algimouss-Spirit of Canada de 2008 à 2009, O Canada de 2011 à 2018, Ebac de 2020 à 2022, et Human Immobilier depuis 2022, démontrant une longue carrière sous différentes identités.
- L’Imoca La Mie Câline du skipper Arnaud Boissières, barré par la Britannique Dee Caffari de 2008 à 2012, a d’abord porté le nom d’Aviva, puis de 2010 à 2012 celui de Gaes. Barré par le Finlandais Ari Huusela, il a porté le nom d’Ariel 2 en 2018 et 2019, puis de Stark dans le Vendée Globe 2020-2021. Barré par le Hongrois Szabolcs Weöres, il a porté en 2022 le nom de Szabi Racing, puis a pris en 2023 celui de New Europe, reflétant une série de navigations et de transformations.
- Mis à l’eau en 2006 pour Vincent Riou, ce voilier nommé PRB a ensuite porté la couleur noire du groupe industriel Akena Vérandas et a été skippé par Arnaud Boissières de 2009 à 2014. Le voilier a alors été vendu à Tanguy de Lamotte et a porté les couleurs d’Initiatives Cœur, deuxième du nom. Par la suite, le bateau a porté les couleurs de Bastide-Otio, Maître CoQ III, Fortil, Kostum-Lantana Paysage et Fives-Lantana Environnement.
- Baptisé le 18 septembre à La Rochelle et skippé par François Gabart de 2011 à 2014, ce monocoque sans foils a remporté le Vendée Globe 2012-2013 et la Route du Rhum 2014 sous le nom de Macif. Rebaptisé SMA (avec Paul Meilhat de 2015 à 2018), il a gagné encore la Route du Rhum 2018. Il a ensuite pris le nom de Banque populaire X (avec Clarisse Crémer 2019-2021).
- Depuis son lancement en 2007, l’Imoca (sans foils) a successivement porté le nom de Brit Air (skipper : Armel Le Cléac’h), Votre Nom autour du Monde (skipper : Bertrand de Broc), Renault Captur (skipper : Jörg Riechers), MACSF (skipper : Bertrand de Broc), La Fabrique (skipper : Alan Roura), China Dream Haikou (skipper : Jingkun Xu) et Singchain Team Haikou (skipper : Jingkun Xu), illustrant la richesse de son histoire.
- Conçu par Farr Yacht Design et Michel Desjoyeaux avec une mise à l’eau en 2007, ce monocoque non doté de foils a été la propriété de Jean Le Cam de 2015 à 2023. Cette année-là, il a été acquis par Violette Dorange et a pris le nom de Devenir.
- Conçu par l’architecte néo-zélandais Bruce Farr, le voilier (sans foils) a porté successivement les noms de 1876, Renault ZE, SynerCiel, Gaes, Newrest-Matmut, Pure-Best Western et depuis 2021 Oliver Heer Ocean Racing, un parcours jalonné d'identités diverses.