Choix et Entretien des Voiles pour Voilier : Performance, Durabilité et Plaisir en Mer

Changer les voiles de son voilier, c’est généralement un gros budget, un poste important dans le coût d’entretien d’un voilier. Les voiles sont le moteur de votre bateau, mais aussi un outil qui permet de gagner en équilibre et de gagner en confort. Il est donc très important d’entretenir ses voiles régulièrement et correctement. Cela passe par un bon nettoyage des voiles, mais aussi une protection de la garde-robe de votre voilier. Si vous pouvez prolonger la durée de vie de vos voiles, il arrivera un moment où vous devrez les changer. Mais pour changer celles-ci, vous devez choisir les bonnes voiles. Le choix des voiles de son voilier est une étape cruciale pour optimiser ses performances et profiter pleinement de la navigation. Sans un bon jeu de voiles, votre bateau ne sera jamais qu’une caravane flottante. Il restera peut-être confortable au port et au moteur, mais en navigation, vous allez vite vous ennuyer ou vivre des moments désagréables. Quand le temps n’est pas extensible à l’infini, qui va plus vite en voilier, va plus loin ! Une voile cassée ou une voile en mauvais état empêchera le bateau d’atteindre sa vitesse potentielle, ce qui peut même conduire à avoir un accident.

L'Importance Capitale des Voiles et de leur État

Les voiles, en tant qu'éléments propulsifs primordiaux, sont soumises à des efforts intenses et soutenus, ce qui leur confère une espérance de vie limitée. Il est donc nécessaire d’en changer régulièrement. Le principal facteur de dégradation des voiles d’un voilier n’est pas une exposition prolongée aux intempéries ou une erreur lors d’une manœuvre, mais bien le manque d’entretien. La négligence de cette pièce essentielle à la navigation est la cause de la fragilisation des coutures, de l’usure des tissus et de la perte de forme de la voile. Il est fondamental de s’en occuper régulièrement.

Une mauvaise utilisation des voiles les déformera prématurément. Lorsque la grand-voile ne veut pas monter, que le génois se coince à chaque virement, ou que la chaussette à spi se montre capricieuse, il faut chercher des solutions. Le bateau gîte horriblement, dérive honteusement et manque de puissance dans le clapot. Le creux de la voile étant mal orienté et les écoulements peu laminaires, vos chances de rentrer au port avant la fermeture des bars s’amenuisent considérablement. Pour bien régler ses voiles, il faut déjà que le gréement lui-même soit bien réglé. Que le pataras et l’étai soient tendus au près, que les haubans soient tendus au vent et légèrement mollis sous le vent, et ce, symétriquement. Il faut ensuite disposer de suffisamment de réglages et apprendre à s’en servir. Le problème se pose particulièrement avec les génois à fort recouvrement. J’ai fait des stages en école de croisière sur un Melody quand j’avais 17-18 ans, donc au top de ma forme physique, et il m’était pourtant très difficile de border à plat le génois lourd au près serré. Plus tard, j’ai bataillé avec mon compagnon pour des winchs adaptés à notre force à tous les 2, quand nous sommes partis autour du monde sur un ULDB de 13m. D'autre part, tout doit coulisser, bloquer, débloquer, monter, descendre librement, avec le moins possible de frottement. Qu’il s’agisse des winchs, bloqueurs, des poulies, chariots divers, coulisseaux, mousquetons et autres roulements. Outre les risques de casse ou d’accident, ces dysfonctionnements vous dissuadent d’appliquer les bons réglages et finissent par abîmer vos voiles.

La durabilité est également une considération majeure. Compte tenu du prix des voiles et des agressions qu’elles subissent, nous avons intérêt à les protéger autant que possible. Les tauds, les protections placées sur les barres de flèches, haubans, chandeliers, ainsi que les renforts sur les voiles elles-mêmes sont indispensables à la longévité du jeu de voile.

Comprendre les Différents Types de Voiles et Leurs Fonctions

Il existe plusieurs types de voiles, chacune avec ses caractéristiques propres. Pour bien choisir les voiles de votre voilier, il est essentiel de comprendre les différents types de voiles disponibles sur un bateau.

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Les voiles d’avant jouent un rôle important dans la performance globale du voilier. Elles permettent non seulement de capter le vent et de générer de la puissance, mais aussi de régler son cap. Le génois est une voile d’avant très grande et puissante. La grand-voile est la voile principale du voilier. Elle est gréée et hissée au mât et à la bôme. Elle génère, sur les voiliers récents, l’essentiel de la propulsion du bateau. La grand-voile peut être réglée avec différentes manœuvres. Les voiles portantes sont conçues pour naviguer avec des vents provenant de l’arrière du bateau. Elles sont idéales pour les longues traversées et les régates au portant.

Il existe trois grandes familles de voiles qui balayent l’ensemble des produits existant sur le marché : les tissés, les laminés à fibres parallèles et les laminés à fibres orientées ou membranes. Pour chaque technique, il est envisageable d’utiliser différentes fibres, comme le Nylon, le polyester, le Kevlar, le Spectra ou Dyneema, le Vectran ou encore le carbone.

Choisir sa Garde-Robe en Fonction de son Programme de Navigation

Le choix de la garde-robe de votre voilier dépend avant tout de votre programme de navigation prévu (côtière, hauturière, régate offshore ou inshore) et des caractéristiques de votre monture, comme son couple de redressement. La polyvalence est un facteur clé : chaque plan de voilure a ses avantages et ses inconvénients. Les génois à fort recouvrement sont très propulsifs au portant, mais peu adaptés au louvoyage. À l’inverse, les petits triangles avant manqueront cruellement de puissance dans le petit temps. Néanmoins, la polyvalence a ses limites : plus la plage d’utilisation d’une voile est étendue, moins elle sera performante.

Pour les Petits Voiliers : Simplicité et FonctionnalitéLes petits voiliers, comme les dériveurs et les catamarans, nécessitent généralement des voiles plus simples et moins coûteuses que les grands voiliers. Pour les petits voiliers, tels que les dériveurs ou petits day-boats de balade, le choix des voiles est relativement simple : une grand-voile et un foc suffisent généralement. Il est cependant possible d’ajouter un spi symétrique pour optimiser les performances au portant. Si vos sorties s’effectuent à la journée et par beau temps, ces voiles seront suffisantes, et vous pourrez les utiliser longtemps.

Pour les Voiliers de Croisière : Durabilité et ConfortPour les voiliers de croisière, la priorité sera de choisir des voiles durables, faciles à manœuvrer et offrant un bon compromis entre performance et confort. Un génois ou un solent, associé à une grand-voile à coupe horizontale ou verticale, conviendra parfaitement. En fonction de votre programme de navigation, vous pourrez également envisager l’ajout d’un spi asymétrique ou d’un gennaker. Le spi asymétrique a l’avantage d’être très simple d’utilisation. Pour ce type de programme, n’attendez pas le dernier moment pour changer vos voiles, car vous pouvez être pris dans un coup de vent.

Pour les Voiliers de Compétition : Performance MaximalePour les voiliers de compétition, le choix des voiles est primordial pour optimiser les performances du bateau et maximiser les chances de succès en régate. Les skippers expérimentés opteront généralement pour des voiles légères et performantes, telles que des voiles à coupe triradiale, des spis asymétriques et des gennakers. À l'inverse, pour un coureur de bon niveau, il paraît peu concevable d’opter pour des voiles en polyester (appelé communément Dacron) alors que l’on souhaite aligner son Sun Fast 3600 ou son JPK 10.10 sur toutes les régates de la saison, confie Sylvain Pellissier, de la voilerie Intuitive Sails.

Configurations de Gréement et Leurs ImplicationsLa réponse concernant la voile d'avant que vous utilisez le plus dépend de vos observations, mais elle est généralement liée au plan de voilure de votre bateau et à sa carène. Ces critères seront encore affinés selon votre programme de navigation et votre façon de naviguer. Tout le monde n’éprouve pas un plaisir intense à gréer un spi ou à border sa/ses voiles d’avant après chaque virement. Voici quelques propositions pour les gréements les plus répandus. Si vous décidez de les suivre, prenez en plus l’avis de votre voilier, voire d’un architecte ou d’un gréeur selon la profondeur des modifications.

  • Gréements Modernes avec Grande Grand-Voile et Petit Génois : Aujourd’hui, la surface de la grand-voile est plus importante et celle du génois très réduite. Pour compenser cela, les constructeurs proposent généralement un spi asymétrique en option à la commande du bateau. Ces gréements en plaisance moderne sont plus rares.

  • Gréements Anciens avec Génois à Fort Recouvrement et Petite Grand-Voile : Pour estimer le recouvrement, vous pouvez simplement comparer la longueur de la bordure du génois à la distance entre le pied du mât et le point d’amure. Un génois à 150 % a une bordure qui fait donc 1,5 fois cette distance. L’intérêt du recouvrement est de créer un couloir entre les deux voiles qui favorise l’écoulement de l’air sur la face externe (extrados) du génois. En gros, cela permet de mieux serrer le vent. Mais plus le recouvrement est important, plus le génois est grand. Les bateaux des années 70 pouvaient ainsi avoir des génois à 150 % et de petites grand-voiles. Une vraie punition quand il fallait transporter les sacs sur le pont. Aujourd’hui, ces génois sont le plus souvent sur enrouleur, mais cela ne résout pas tout. Enfin, une petite grand-voile n’est pas toujours très efficace portée seule, par exemple pour se promener entre les mouillages ou en cas de défaillance de l’enrouleur.

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  • Gréement de Cotre : Le plan de voilure prévoit de porter en plus de la grand-voile, deux voiles d’avant simultanément : un Yankee sur l’étai et une trinquette sur un bas étai. L’avantage est de n’avoir à manipuler que de petites voiles d’avant et de baisser le centre de voilure. Parfois, la trinquette est montée sur une petite bôme et auto-vireuse. Dans ce cas, il n’y a plus que le yankee à border dans les virements au près. Il arrive assez fréquemment que le yankee ait été remplacé par un génois sur enrouleur.

  • Gréement de Ketch ou Yawl : Ici, on a un petit mât en arrière de la barre et un mât principal. Certains propriétaires de Gin Fizz et Petit Prince ont transformé leur ketch en sloop et n’ont pas constaté de diminution des performances. Ce peut être aussi le vôtre.

N'hésitez pas à consulter un professionnel pour vous aider à faire le bon choix en fonction de votre bateau et de vos besoins.

Le Processus de Fabrication des Voiles : De la Conception à la Finition

S’immerger dans une voilerie est une aventure autant linguistique que technique, même pour un pratiquant régulier. Voile Magazine a poussé les portes de la voilerie Intuitive Sails basée au Crouesty, le temps d’un reportage 100% pratique. Une voile de voilier est fabriquée en suivant plusieurs étapes, une procédure toujours identique, du moins au début.

La première étape est la prise de cotes. Le voilier commence par la prise de cotes en se rendant sur le bateau à équiper. Sur place, il énumère les capacités de réglage (tension de drisse, bordure, chute, cintrage de la bôme et du mât, position des rails, type de gréement…) propres à chaque bateau. Il va de soi qu’une unité dédiée à la régate et accastillée comme telle demandera un dessin plus sophistiqué qu’un bateau de croisière classique.

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Vient ensuite la conception. Tout d’abord, la voile est conçue en fonction des spécifications du voilier et du type de voile souhaité, qu’il s’agisse d’une voile d’avant, d’une grand-voile ou d’une voile spécifique comme un spi asymétrique. Généralement, dans les grandes voileries comme Incidence, North Sails, Delta Voile, un dessinateur attitré est en charge de la réalisation du profil type à partir d’un logiciel de conception comme Sail Pack. Le logiciel permet de concevoir une forme en 3D de la commande à venir - souvent en repartant de l’historique des différents moules déjà existant - en y intégrant les volumes désirés (pinces, rond de guindant et de chute). En effet, le tissu va simplement venir couvrir le moule en s’ajustant aux cotes déterminées (l’orientation des laizes ou des fils pour la membrane).

Après la conception, il y a la découpe des panneaux. Après réception du tissu sélectionné au moment de la commande, la table à découpage numérique prend le relais. Les panneaux de tissu sont découpés en fonction du modèle de conception.

Puis, l'assemblage. Les panneaux découpés sont ensuite assemblés à l’aide de coutures spéciales adaptées aux contraintes des voiles. Différents types de coutures sont utilisés, tels que les coutures plates, les coutures zigzag (points zigzag) ou les coutures à triple point. Cette dernière est exécutée avec de la couture, de la colle ou un mélange des deux.

Il existe deux méthodes principales pour couper et assembler les panneaux de voile d’un voilier. Aujourd’hui, contrairement à la coupe droite, où les panneaux de tissu sont coupés de manière rectiligne, la coupe radiale permet de créer des panneaux qui suivent les courbes de charges principales de la voile, ce qui améliore la forme et les performances de la voile.

  • La coupe droite (souvent appelée "Cross Cut") : les laizes sont assemblées de façon parallèles. Il s’agit des voiles les moins chères à coudre et elles sont adaptées aux enrouleurs.
  • La coupe triradiale : ici, les laizes partent des points d’amure pour se rejoindre, plus ou moins, à un point central. Une voile triradiale est une voile de voilier fabriquée avec une méthode de coupe radiale qui utilise trois jeux de panneaux de tissu coupés en forme de triangles pour optimiser la forme et les performances de la voile.

Vient ensuite le renfort et les accessoires. Des renforts supplémentaires peuvent être ajoutés à des endroits spécifiques de la voile pour améliorer la durabilité et la résistance aux forces. Les finitions (galonnage, renforts de barres de flèche, nerfs de chute, de bordure et de guindant, coulisseaux, têtière, œillet de point d’écoute sanglé…) sont réalisées, dont les qualités et le nombre peuvent varier en fonction du programme de navigation à venir. Le choix des matières et des finitions des voiles est lui aussi important pour déterminer leur performance, leur durabilité et leur coût.

Matériaux et Finitions des Voiles* Les voiles en tissu tissé : On parle souvent de Dacron. Il s’agit d’un polyester résistant et abordable, idéal pour les voiliers de plaisance et les budgets limités. Le tissé en polyester reste tout de même le produit meilleur marché. On retrouve, parfois, de l’Hydranet, un mélange de Dacron et de Spectra tissé. Les signes qui doivent vous alerter sur l’usure de voiles en polyester peuvent être une gîte trop prononcée au près, une chute qui se creuse, des coutures qui lâchent ou des petites déchirures autour des points d’écoute ou d’amure, sur la bordure ou le long des goussets de lattes.

  • Les voiles en laminé : Elles combinent plusieurs couches de matériaux pour améliorer la résistance et la légèreté des voiles, mais à un coût généralement plus élevé. Quant aux voiles dites laminées, leur espérance de vie est généralement deux fois moindre, surtout dans le cadre d’une utilisation par nature intensive comme la régate.
  • Les voiles d’avant type spinnaker et autres codes : Le Nylon a tendance à devenir poreux au fil des ans. En plus d’un crissement sous les doigts qui se fait de plus en plus discret, il existe une méthode efficace de contrôle consistant à aspirer de l’air à travers.

En ce qui concerne les finitions, regardez bien la qualité des renforts et des coutures, ainsi que des lattes et des points d’écoute robustes. Ne reste plus alors qu’à fabriquer le sac, puis à finaliser la mise en place à bord.

L'Entretien Essentiel des Voiles pour Prolonger Leur Durée de Vie

Garder les voiles en bon état est plus facile qu’il n’y paraît. Quelques recommandations simples vous permettront de prolonger leur vie et de les rendre utiles pendant longtemps. Des voiles bien entretenues dureront plus longtemps, comme tout bien matériel. Elles ne réclament pas tant d’attention cependant.

Nettoyage Régulier et PréventionLe salpêtre peut être très dommageable pour les voiles. Il se transforme en saleté et provoque des moisissures si nous ne l’ôtons pas. Le sel est également corrosif et, avec le temps, il endommage les tissus et ronge la couleur de la voile.

Une des choses qui permettra à vos voiles de durer plus longtemps est de les rincer à l’eau douce lorsque vous rentrez au port après chacune de vos sorties. L’eau salée n’est pas bonne pour les tissus. Les cristaux de sel les détériorent et ralentissent également le processus de séchage, les maintenant humides en permanence.Pour ce faire, choisissez toujours un jour où il fait beau et où le vent ne souffle pas trop. Le moyen le plus simple est de le faire lorsque votre petit voilier est dans le port. Hissez les voiles et mouillez-les avec beaucoup d’eau claire directement avec un tuyau d’arrosage, en utilisant un jet pas trop puissant. Frottez-les ensuite doucement à l’aide d’une éponge ou d’une brosse avec du savon neutre ou un produit spécial pour l’entretien des voiles. Vous pouvez également utiliser le savon utilisé pour récurer la coque. Une autre façon de les nettoyer est de les étaler sur une surface plane et propre. Après les avoir rincées à grande eau pour enlever le savon, il convient de les laisser sécher naturellement. Il est important d’attendre qu’elles soient complètement sèches. Ne laissez jamais vos voiles mouillées enroulées ou emballées plus de quelques jours, car l’humidité provoquera de la moisissure, et cela peut être difficile à nettoyer, voire impossible à enlever. Chaque fois que vous en avez l’occasion, lavez votre voile à l’eau claire et séchez-la. Vous pouvez vous débarrasser de la plupart des tâches en utilisant une brosse douce. N’utilisez jamais de solvants chimiques ou de détergents, car ils peuvent détruire l’intégrité matérielle de votre voile. Si la saleté est plus profonde ou si la voile présente des taches d’huile ou de graisse, nous vous recommandons de contacter une entreprise spécialisée dans le nettoyage des voiles. Remettez votre voile pour le lavage et/ou le stockage annuel, ainsi qu’une révision.

Protection Contre les Agressions ExtérieuresUne exposition prolongée au soleil peut finir par endommager les voiles. Le mieux serait de les ranger après chacune de vos sorties, sans oublier de les nettoyer et de les sécher, mais ce n’est pas une recommandation très utile si vous utilisez votre petit voilier très souvent. Si vous naviguez très souvent, notre principal conseil est de bien les couvrir avec une housse lorsque le bateau est amarré. La housse doit être suffisamment grande pour couvrir la majeure partie du mât et les voiles ne doivent pas être trop serrées à l’intérieur. Utilisez toujours une housse hors navigation. Les voiles d’avant enrouleurs sont généralement équipées d’une protection UV. Assurez-vous de bien enrouler la voile dans le bon sens. Il faut les préserver du soleil en les couvrant de tauds quand elles ne servent pas, y compris lors d’escales d’une nuit. Certains tissus n’aiment pas les pliures qui cassent les fibres à la longue, notamment ceux composés de mylar.

Vérification Périodique et Réparations MineuresUne des choses qui permettra à vos voiles de durer plus longtemps est de les vérifier périodiquement. C’est le meilleur moyen de connaître l’état de ces dernières et de leurs coutures. Les voiles souffrent logiquement de frottements lorsque nous les utilisons. En les vérifiant, nous saurons où elles se trouvent sur le tissu et pourrons alors les réparer. Si les dommages ne sont pas trop importants, vous pouvez les réparer vous-même. Il est toujours bon d’avoir un kit de réparation de voile à bord. Il existe par ailleurs aujourd’hui une large gamme de colles pour les voiles. Il est nécessaire de vérifier les voiles non seulement lorsque le bateau est amarré, mais également lorsque nous sommes en mer. Au fil des années, des coutures s’abîment, la chute et les goussets de lattes s’usent, c’est normal. C'est un secret de la longévité des voiles.

Lors de l'hivernage, rincez vos voiles en utilisant des nettoyants spécifiques non agressifs pour les tissus. Une fois les voiles rincées et séchées, un contrôle visuel s’impose. Inspectez minutieusement les coutures et les zones sensibles : bandes de ris, goussets de lattes, nerf de chute, renforts, penons, bande de visualisation. Vérifiez aussi l’état des coulisseaux, des œillets sertis et des bandes anti-UV. Pour être sûr de ne rien oublier, vous pouvez procéder de haut en bas, en prêtant une attention particulière aux trois grands points de tension : point de drisse, point d’amure et point d’écoute. Faites réparer les zones dégradées avant qu’elles ne provoquent des dégâts plus importants comme des déchirures.

Stockage AdequatLa durée de vie de vos voiles dépend pour beaucoup de leur hivernage. Cette opération est souvent négligée du fait de son apparente complexité. Si vous ne comptez pas naviguer pendant une longue période, il est préférable de rouler les voiles et de les placer dans un endroit sec et frais, à l’abri de la lumière directe du soleil. Vos voiles sont enfin prêtes à être stockées pour les mois d’hiver ! Les voiles « blanches » en dacron peuvent être stockées ferlées en faisant de larges plis non marqués en accordéon. Les voiles en tissus « exotiques » doivent être stockées roulées. Attention aux souris si vous stockez vos voiles dans votre garage ou votre grenier, elles peuvent faire de gros dégâts. Préférez donc un stockage en hauteur.

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