Technique de Nage Brasse Coulée : Explication Détaillée et Conseils

La brasse est une nage complète qui sollicite de nombreux muscles et améliore le système cardiovasculaire. Elle est souvent considérée comme l'une des nages les plus techniques et les plus accessibles aux débutants, bien qu'un apprentissage des mouvements soit nécessaire. Cet article vous fournira une explication détaillée de la technique de brasse coulée, ainsi que des conseils pour améliorer votre nage et éviter les erreurs courantes.

Introduction à la brasse coulée

La brasse est une nage occidentale dont l'origine remonte à l'Antiquité, inspirée par l'instinct de conservation. À la fin du XIXe siècle, elle était la seule technique réellement pratiquée. La brasse coulée est une variante de la brasse, et elle est souvent la première nage enseignée dans les écoles de natation. Malgré sa technique difficile, elle est la nage la plus pratiquée par les nageurs loisirs.

Bénéfices de la brasse pour les enfants

La brasse est une excellente activité pour renforcer les muscles et améliorer le système cardiovasculaire des enfants. En nageant, ils utilisent presque tous les muscles de leur corps, ce qui aide à développer leur force physique de manière équilibrée. Apprendre la brasse aide les enfants à améliorer leur coordination motrice et leur équilibre. Les mouvements synchronisés des bras et des jambes nécessitent une coordination précise, ce qui stimule le développement neuromusculaire. La maîtrise de la brasse donne aux enfants une grande confiance en eux lorsqu’ils sont dans l’eau. Savoir nager et se sentir à l’aise dans un environnement aquatique est non seulement une compétence précieuse, mais aussi une source de fierté pour eux.

Il est recommandé de commencer l’apprentissage de la brasse aux enfants vers l’âge de 5 à 6 ans. À cet âge, les enfants possèdent généralement une meilleure coordination motrice et une capacité de concentration suffisante pour suivre des instructions de manière efficace. Bien sûr, chaque enfant est unique, et certains peuvent être prêts un peu plus tôt ou plus tard. La maturité physique et mentale joue un rôle crucial dans l’apprentissage de la brasse. Physiquement, l’enfant doit avoir suffisamment de force musculaire pour effectuer les mouvements de base, comme le battement des jambes et les mouvements des bras. Mentalement, il doit être capable de comprendre et de suivre des instructions, ainsi que de gérer la respiration de manière coordonnée avec les mouvements.

Avant de commencer à apprendre la brasse, il est important que votre enfant sache flotter à la fois sur le ventre et sur le dos. La flottabilité est une compétence de base qui aide à maintenir une position corporelle correcte dans l’eau. Maîtriser la respiration aquatique est essentiel pour apprendre la brasse. Votre enfant doit être capable de synchroniser sa respiration avec les mouvements de nage. Cela inclut savoir souffler des bulles sous l’eau et reprendre son souffle rapidement et efficacement entre les mouvements. La propulsion avec les jambes est une autre compétence de base nécessaire pour la brasse. Avant d’apprendre les mouvements spécifiques de la brasse, votre enfant doit pouvoir se propulser dans l’eau en utilisant des battements de jambes efficaces.

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Les bases de la brasse coulée

Position du corps

Pour bien nager la brasse, l’alignement du corps est essentiel. La tête, le tronc et les hanches doivent être alignés horizontalement, créant une position hydrodynamique qui réduit la résistance de l’eau. L’enfant doit regarder légèrement en avant, pas vers le bas, pour maintenir cet alignement. La flottabilité joue un rôle crucial dans la brasse. Elle aide à maintenir le corps à la surface de l’eau, permettant une meilleure glisse. Pour maximiser la flottabilité, l’enfant doit se détendre et étendre son corps le plus possible.

Mouvements des bras

Les mouvements des bras en brasse commencent par une prise d’appui, où les mains se déplacent vers l’extérieur en formant un arc. Ensuite, vient la phase de poussée, où les bras reviennent vers le corps, générant de la propulsion. Ces mouvements doivent être fluides et synchronisés avec la respiration. Les bras effectuent des moulinets extérieurs et intérieurs pour créer de la propulsion. Les moulinets extérieurs écartent les bras vers l’extérieur, tandis que les moulinets intérieurs ramènent les bras vers le centre du corps. La première traction des bras est particulière en brasse, les paumes des mains sont orientées vers le fond de la piscine. Généralement, elle ne dépasse pas ou peu la largeur des épaules et n’est pas nécessairement la plus propulsive. Ensuite, les mains changent de direction et se dirigent vers l’intérieur. Les coudes restent hauts ; près de la surface et au-dessus des mains. Il est très important de maintenir une position du corps très élevée.

Mouvements des jambes

Les mouvements des jambes en brasse sont caractérisés par des battements souples et synchronisés. Les jambes doivent se plier vers les fesses, puis s’étendre et se rejoindre en un mouvement de ciseaux. La flexibilité des jambes est cruciale pour effectuer les mouvements de brasse correctement. Des chevilles et des genoux flexibles permettent d’exécuter des battements amples et efficaces. Pour repousser le plus d’eau possible, les pieds se tournent vers l’extérieur et les orteils pointent sur le côté. Le plus important est de pousser le plus possible et de ramener (re-armé) les jambes le plus rapidement possible. Les meilleurs brasseurs sont ceux qui ont le plus de vitesse lorsqu’ils sont allongés au moment de la glisse. La vitesse est le mot d’ordre ! Entraînez-vous à la vitesse d’exécution ! La seule façon de vous améliorer est de vous entrainer à effectuer le mouvement à une vitesse d’exécution la plus rapide possible. Cela signifie d’effectuer un ciseau rapide sur chaque mouvement lors de vos entraînements. Les meilleurs brasseurs ont un mouvement de jambes très serré, mais une bonne flexibilité des chevilles et de rotation du genoux pour pousser un maximum d’eau. Lorsque vous effectuez un ciseau sur le dos, concentrez-vous à garder vos genoux sous la surface de l’eau et gardez une distance entre vos genoux plus petite que la largeur de vos épaules à leur point le plus large.

Respiration

Pour respirer correctement, on se cale sur le mouvement de bras. Au moment de la traction, la tête est hors de l’eau. On en profite pour inspirer un maximum d’air. Et expirer lentement au moment de la poussée avec les jambes. On reprend de l’air lors de la traction suivante.

Coordination des mouvements

Une fois que l’enfant maîtrise les mouvements isolés, il est temps de les combiner. La coordination entre les bras, les jambes et la respiration est cruciale en brasse. Commencez par des exercices simples où l’enfant pratique les mouvements de bras et de jambes en même temps, en intégrant progressivement la respiration. Pour renforcer cette coordination, faites nager l’enfant sur de courtes distances. Des longueurs de 5 à 10 mètres sont idéales pour débuter. Cela permet de pratiquer les mouvements complets sans se fatiguer trop rapidement. Pour perfectionner la technique de brasse, l’accent doit être mis sur l’amplitude et la puissance des mouvements. Encouragez l’enfant à allonger ses bras et ses jambes le plus possible pendant chaque mouvement. Plus les mouvements sont amples, plus la propulsion sera efficace. Les poussées des bras et des jambes doivent être bien coordonnées. Retenez qu’on plie les jambes une fois la traction avec les bras terminée.

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Apprentissage progressif de la brasse coulée

Exercices isolés

Pour débuter l’apprentissage de la brasse, il est essentiel de travailler les mouvements de manière isolée. Commencez par des exercices ciblant uniquement les bras. En utilisant une planche pour flotter, l’enfant peut se concentrer sur le mouvement des bras sans se soucier des jambes. Ensuite, faites travailler les jambes séparément, en tenant une planche et en pratiquant les battements de jambes.

Utilisation d'accessoires

Les accessoires comme le pull-buoy et la planche sont très utiles pour l’apprentissage de la brasse. Le pull-buoy, placé entre les cuisses, aide à maintenir les jambes flottantes, permettant à l’enfant de se concentrer sur les mouvements des bras. La planche, quant à elle, aide à stabiliser le haut du corps pendant que l’enfant pratique les battements de jambes. Les accessoires de natation peuvent grandement faciliter l’apprentissage de la brasse. Les pull-buoys aident à isoler les mouvements des bras, tandis que les planches permettent de se concentrer sur les battements de jambes. Les palmes, quant à elles, peuvent améliorer la propulsion et aider à renforcer les muscles des jambes. Ces outils sont particulièrement utiles pour développer la technique et renforcer la confiance dans l’eau.

Entraînement de la vitesse

La seule façon de vous améliorer est de vous entrainer à effectuer le mouvement à une vitesse d’exécution la plus rapide possible. Cela signifie d’effectuer un ciseau rapide sur chaque mouvement lors de vos entraînements.

Augmentation progressive des distances

À mesure que l’enfant devient plus à l’aise avec les mouvements de brasse, augmentez progressivement les distances de nage. Commencez par ajouter quelques mètres supplémentaires à chaque session d’entraînement. Cela permet de renforcer l’endurance et d’améliorer la technique sur de plus longues distances.

Conseils pour une brasse efficace

Patience et encouragement

La patience est la clé de l’apprentissage de la brasse pour les enfants. En tant que parent, votre attitude positive et votre patience aideront votre enfant à se sentir soutenu et motivé. Chaque enfant apprend à son propre rythme, et il est important de ne pas se frustrer si les progrès semblent lents. Chaque progrès mérite d’être célébré, qu’il s’agisse de la première fois que votre enfant flotte sans aide ou de la maîtrise d’un nouveau mouvement. Ces petites victoires construisent la confiance en soi et maintiennent la motivation.

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Rendre l'apprentissage ludique

Apprendre à nager peut être amusant si l’on y incorpore des jeux et des défis. Organisez des courses amicales, des jeux de récupération d’objets au fond de la piscine ou des exercices de synchronisation amusants. Un environnement aquatique plaisant est crucial pour maintenir l’intérêt de votre enfant. Jouets flottants, jeux aquatiques et activités en groupe peuvent transformer les sessions de nage en moments de plaisir. Variez les activités pour éviter la monotonie et gardez l’ambiance détendue et joyeuse.

Sécurité aquatique

La sécurité en piscine est non négociable. Assurez-vous de toujours superviser votre enfant lorsqu’il est dans l’eau, même s’il sait nager. Restez à proximité et gardez un œil vigilant sur ses mouvements. Utilisez des équipements de flottaison adaptés à l’âge et aux compétences de votre enfant. Des brassards, des ceintures de flottaison ou des gilets peuvent offrir une sécurité supplémentaire et aider à renforcer la confiance dans l’eau. Cependant, n’oubliez pas que ces équipements sont des aides temporaires.

Cours avec un professionnel

Engager un professionnel pour enseigner la brasse à votre enfant offre de nombreux avantages. Les instructeurs qualifiés possèdent l’expertise nécessaire pour corriger les erreurs techniques et adapter les exercices au niveau de chaque enfant. Les cours particuliers permettent une attention individuelle, tandis que les cours collectifs offrent une dimension sociale et stimulante.

Ressources complémentaires

Les vidéos et tutoriels en ligne sont d’excellentes ressources pour compléter les leçons de natation. Ils offrent des démonstrations visuelles des techniques correctes de brasse, permettant aux enfants de revoir et d’assimiler les mouvements à leur propre rythme. Utilisez des vidéos adaptées à l’âge de votre enfant pour maintenir son intérêt.

Erreurs courantes à éviter

Dissymétrie

Il s’agit d’un défaut de nage qui rend le mouvement des jambes inefficace car le mouvement n’est pas symétrique. La dissymétrie peut se manifester par une raideur au niveau de la cheville qui rend la poussée inefficace ou par un mouvement qui ne se fait pas en simultané.

Position de la tête

Même s’il est fréquent de voir des nageurs nager la brasse avec la tête hors de l’eau, sachez que la brasse se nage avec la tête dans l’eau. Essayez de vous allonger le plus possible dans l’eau et de maintenir vos jambes le plus proche de la surface de l’eau.

Écartement excessif des jambes

Le fait d’écarter les jambes en brasse augmente les résistances à l’avancement. Il est donc conseillé de ne pas trop écarter les jambes pendant le ciseau de brasse et d’orienter les genoux vers l’intérieur.

L'importance de la technique

La brasse est la nage la plus technique de toutes car elle ne se fait pas dans l’alignement du corps et demande une bonne coordination entre les jambes, les bras et la respiration.

Hydrodynamisme

Pour être le plus hydrodynamique possible, le nageur doit se rapprocher au maximum de la forme d’une goutte d’eau. Pour y parvenir, gardez votre corps bien allongé dans l’eau de la tête aux pieds. Regardez vers le bas en maintenant votre tête légèrement inclinée (menton vers la poitrine). Rentrez le ventre et gardez le dos le plus droit possible.

Gainage

Il s’agit d’une technique de nage qui consiste à nager en essayant de se grandir le plus possible et en s’allongeant au maximum. En brasse, tendez vos bras vers l’avant et gardez votre buste et vos jambes bien droits. Contractez la zone abdominale et placez votre tête dans l’alignement de la colonne. C’est le meilleur moyen pour économiser de l’énergie et pour améliore votre glisse.

Évolution historique de la brasse

L’évolution des nages se fait d’abord dans un souci de sécurité, de façon à conserver la tête hors de l’eau. Puis les nages évoluent dans un but de performance. Les nageurs et leurs entraîneurs, encore aujourd’hui, cherchent les solutions les plus rapides pour répondre aux exigences du règlement dans les 4 nages.

Les premières formes de brasse

La Brasse est une nage occidentale et son origine remonte à l'Antiquité. Certains témoignages persistent de cette période. Elle émane d'une visée utilitaire, inspiré avant tout par l'instinct de conservation. A la fin du XIXe siècle, la Brasse était la seule technique réellement pratiquée. Le 25 août 1875, le capitaine anglais Matthew Webb participe largement à construire la réputation de la brasse comme nage d’endurance en traversant le premier le chenal de la Manche à la nage, en 21 heures et 45 minutes.

Les évolutions techniques

La brasse « Anglaise » se nage sur le côté avec les bras alternés. Le retour reste malgré tout sous-marin. En contrepartie, elle est vivement contestée sur le plan de la vitesse. Très vite, on abandonne la Brasse anglaise à quatre temps en faveur de la Brasse allemande à trois temps, beaucoup plus efficace. La française Cartonnet, elle, ramène les mains hors de l’eau vers 1935, dans le but de limiter les résistances. Les nageurs sortent tellement de l’eau, qu’ils n’y mettent même plus la tête ! Les nageurs cherchent de nouvelles solutions et aux JO de Rome les chronos de l’américaine Jastremski descendent grâce à une technique coudes hauts, genoux serrés. On passe alors d’un coup de pied qui ne propulse guerre qu’avec la plante de pied, à un véritable ciseau avec les jambes en « W » (les talons sont plus écartés que les genoux). La propulsion se fait alors par l’intérieur des pieds et les tibias. A Munich, en 1972, les nageurs de l’ex-URSS introduisent un style ondulé en brasse. Rien ne l’empêche alors dans le règlement. Et dans ce cas, le règlement l’autorisera par la suite : l’immersion totale de la tête est autorisée en brasse en 1986.

Influences du crawl et du papillon

La recherche de performances et l'absence de réglementation des nages entraîne l’apparition de nouvelles techniques, plus efficaces. La FINA ne réglemente pas le Crawl mais la nage libre. Au XIXe siècle, les marins reviennent des Antilles, de Somalie, des Îles Pacifique, avec de nouvelles techniques, empruntées aux populations indigènes. En respirant sur le côté en brasse, la nouvelle technique répond à l’objectif de vitesse. Mais la poussée des jambes en brasse devient incompatible avec l'inclinaison du corps et se transforme en ciseaux de jambes (dans un plan sagittal). C’est la technique de « l’english side stroke », inventée (ou importée) en 1840 environ. Jusqu’alors, comme en brasse, le retour des bras est réalisé sous l’eau. Cependant, on se rend compte que le retour sous-marin des bras produit une grande résistance à l'avancement. Dès lors, les bras auront une action alternée (semblable à la nage indienne) mais avec un retour du bras supérieur hors de l'eau.

Le Papillon est la dernière des 4 nages à avoir été reconnue par la FINA. Il est apparu grâce au manque de précision du règlement de la Brasse. Certains nageurs s’inspirent du « trudgeon » pour inventer l’ancêtre du papillon : alors que la grande nouveauté du « trudgeon » est de faire passer les bras alternés au-dessus de l’eau, les nageurs essaient de les faire passer de façon simultanée. Le mouvement est bien plus en adéquation avec le ciseau de jambes de brasse. Ainsi, en 1926, lors d'une course de brasse, l'Allemand Erich Rademacher termine l’épreuve en ramenant ses bras au-dessus de l'eau pour toucher le mur plus rapidement que ses adversaires. En prenant idée, c’est Myers qui systématise le retour aérien des bras comme la technique de « Brasse-Papillon ». Elle est de plus en plus utilisée dans les années 30 en compétition car elle est bien plus rapide que sa petite sœur, la brasse.

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