Les taxis parisiens, comme leurs homologues en province, sont soumis à une réglementation nationale et se trouvent sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Leur rôle dans la mobilité urbaine parisienne est significatif, même si, en 2013, ils assuraient 0,5 % des déplacements parisiens pour un nombre de véhicules atteignant 17 137 pour 2,268 millions d'habitants à Paris selon l'Insee. La zone qu'ils desservent est étendue, couvrant Paris intra-muros, les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), le parc des expositions de Villepinte, ainsi que les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly. Les banques et les constructeurs, via des compagnies comme les Taxis G7, ont investi dans le secteur dès 1907, voyant le nombre de taxis passer de 300 à 1070. En 1913, la Compagnie française des automobiles de places fut rachetée par la banque Mirabaud & Cie et devint la G7. En 2025, G7 fêtera ses 120 ans, s'étant établie comme leader du taxi en Europe. La profession de taxi répond à certaines obligations envers les consommateurs, dont le respect des tarifs et des équipements.
Cadre Réglementaire et Professionnel des Chauffeurs de Taxi
Pour exercer leur profession, les chauffeurs de taxi doivent passer un examen pour obtenir une carte professionnelle, se soumettre régulièrement à une visite médicale et présenter périodiquement leur véhicule à un contrôle technique. Le candidat doit réussir à l'examen en vue de l'obtention d'une carte professionnelle, également appelée « Certificat de capacité » (CDC). Plusieurs épreuves sont prévues sur des sujets divers basés sur les réglementations nationale et locale, et elles sont suivies d'une épreuve de conduite. L'unité de valeur 4 concerne l'épreuve de conduite en présence de représentants de la préfecture de police et de représentants de la profession de taxi.
Le statut du chauffeur de taxi parisien peut varier. L'artisan peut devenir chauffeur de taxi dès l'obtention de sa carte professionnelle après un investissement pour l'achat de la licence, l'acquisition du matériel et du véhicule étant à sa charge. L'actionnaire, quant à lui, fournit son véhicule et achète des parts d'actions dans une société ; le véhicule est immatriculé au nom de la société dans laquelle le chauffeur sera actionnaire, et il exploite une licence qui appartient à la société, à l'image d'une coopérative. L'entretien du véhicule est à la charge du chauffeur, et chaque mois, une somme forfaitaire est versée à la société, comprenant les cotisations sociales, l'assurance du véhicule et les divers frais administratifs. Le locataire, comme l'artisan et l'actionnaire, est un travailleur indépendant ; il loue le véhicule, équipé selon les normes taxis, moyennant un règlement hebdomadaire ou à la décade. Le prix de cette location inclut l'utilisation du véhicule à temps complet ou en doublage (un chauffeur de jour et un chauffeur de nuit), l'entretien, l'assurance du véhicule et les cotisations sociales ; seul le carburant est à la charge du chauffeur. Enfin, le salarié travaille pour une société, le véhicule étant au nom de celle-ci et souvent en doublage. Le conducteur doit ramener en fin de service le véhicule au garage et sera rémunéré au pourcentage de la recette journalière, à laquelle s'ajoutent les pourboires et un fixe journalier.
Les chauffeurs de taxi doivent être titulaires d'une autorisation de stationnement (ADS) affichée sur le véhicule. À Paris, le véhicule doit comporter une plaque scellée, visible de l’extérieur, côté droit du véhicule, mentionnant la commune de rattachement et le numéro de l’autorisation. En province, la commune de rattachement et le numéro d’autorisation sont indiqués sur la plaque d’immatriculation arrière. Une licence de taxi en France est gratuite et délivrée par les préfectures. Jusqu’en 1973, les licences non exploitées devaient être remises à l’autorité. Cependant, depuis 1995 et la loi Pasqua, les propriétaires des licences ont obtenu le droit de les revendre à un prix obéissant à la loi de l’offre et de la demande. Ce prix a plus que doublé au cours de ces dix dernières années, passant d'environ 100 000 euros en 2000 à 240 000 euros à la fin de 2012. Le délai pour l’obtention d’une licence est compris entre 15 et 18 ans. Pour maintenir le prix élevé des licences à la revente, les chauffeurs de taxi soutiennent la politique de numerus clausus à laquelle est soumis le nombre de licences en France. Les nouvelles licences mises sur le marché sont ainsi rares et attribuées sur la base d’une liste d’attente. L’offre est très faible, à l’inverse de la demande, et les taxis ayant eu le monopole de leur activité, le cours des licences augmente presque chaque année. En 2012, un chauffeur désirant revendre sa licence pouvait gagner jusqu’à 250 000 euros. Elle redescendit en 2015 et se négocia alors à 180 000 euros. Il est important de noter que depuis le 1er octobre 2014, les licences délivrées sont incessibles, mais elles sont valables cinq ans et sont renouvelables.
Équipements Obligatoires et Spécificités des Véhicules
Le véhicule taxi est un véhicule de neuf places au plus, incluant le chauffeur, et il assure le transport de personnes et de leurs bagages à titre onéreux. Pour être exploité, l’artisan ou l’entreprise doit être titulaire d’une autorisation de stationnement délivrée par le Maire de la commune de rattachement. Les équipements obligatoires sont constitués de cinq éléments distincts.
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Premièrement, un rectangle avec éclairage sur le toit, appelé aussi lumineux taxi, est indispensable. La mention "taxi" doit y être incluse, ainsi que le nom de la municipalité où le chauffeur exerce. S’il est libre, la lumière doit être verte, visible de jour comme de nuit. Si le taxi est occupé, il doit être allumé en rouge. Les positions du taximètre sont essentielles pour distinguer les taxis disponibles et ceux qui ne le sont pas. Sur l’enseigne lumineuse doit obligatoirement apparaître le mot «TAXI» ainsi que le nom de la commune de rattachement.
Deuxièmement, un taximètre, également appelé compteur horokilométrique, est un appareil qui mesure le temps de la course et le nombre de kilomètres parcourus. Le cadran du taximètre doit être lisible par les passagers à tout moment. Il applique automatiquement le tarif horaire au lieu du tarif kilométrique selon la vitesse du taxi et le tarif A, B ou C. Le taximètre doit être visible pour les clients. Chaque année, avant le 1er mai, le taxi driver must update his taximeter to incorporate the new fares of the year. La lettre L de couleur verte doit être mise sur le cadran du taximètre, dès la mise à jour des tarifs de l'année par le chauffeur. Le taximètre et le dispositif d'éclairage de toit doivent être systématiquement vérifiés lors de l'inspection technique annuelle du véhicule.
Troisièmement, un smartphone avec une connexion internet et une application chauffeur approuvée par le taxi est requis. La maraude électronique est obligatoire depuis décembre 2021. Le chauffeur de taxi doit se connecter au registre de disponibilité des taxis, appelé le.taxi, qui est une base de données où tous les taxis disponibles sont répertoriés dans un périmètre. Le chauffeur choisit le périmètre, qui peut varier de 150 mètres minimum à 500 mètres maximum, et il doit répondre à la demande de course dans un délai de 30 secondes.
Quatrièmement, un terminal de paiement électronique (terminal de carte bancaire) est exigé. Le client peut payer en espèces ou par carte de crédit, quel que soit le montant. Le chauffeur peut refuser le paiement par chèque, à condition que cela soit indiqué sur la vitre extérieure du véhicule.
Enfin, une imprimante connectée au compteur pour donner une note de la course au client est obligatoire. Elle permet l'édition automatisée de la note informant le client du prix total à payer. Une plaque attachée au véhicule et visible de l'extérieur doit indiquer le numéro de licence, c'est-à-dire le numéro de l'autorisation de stationnement (ADS) et le ou les départements où le chauffeur est autorisé à exercer. De plus, une affichette, rédigée en français et en anglais, doit indiquer le numéro d’immatriculation du véhicule, les informations relatives aux tarifs appliqués et aux suppléments qui peuvent s'ajouter au prix de la course. Elle comporte également des indications sur la réglementation des taxis parisiens.
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Tarification des Courses et Conditions Spécifiques
Les tarifs des taxis parisiens sont réglementés. Le prix des courses est défini par l’État, par l’intermédiaire des Préfectures qui agréent un tarif départemental. Le prix de la course dépend de l'heure, du jour et du lieu où circule le taxi. Le tarif horokilométrique, qui mesure la durée de la course et le nombre de kilomètres parcourus, ainsi que la fixation du taximètre, sont réglementés. La prise en charge, quelle que soit la distance, est fixée à un seuil de 2.60 euros à Paris. Le prix minimum de la course est de 7,30 €. Ces tarifs sont appliqués de façon différente selon la zone géographique, l’heure et le jour du trajet. La nouvelle grille tarifaire entre en vigueur le 1er février de chaque année, mais le chauffeur a jusqu'au 1er mai pour l'appliquer et doit mettre son taximètre à jour pour intégrer les nouveaux tarifs.
En revanche, ces tarifs ne s’appliquent pas aux courses de taxi réalisées dans le cadre d’une prise en charge par l’assurance maladie (« transport assis professionnalisé ») ou pour le compte d’un organisme public ou privé (par exemple, une entreprise ou une collectivité). Le conducteur du taxi doit mettre le taximètre en position de fonctionnement au début de la course, en le réglant sur le tarif applicable, ceci indépendamment du fait que la facturation soit assurée par un tiers (centrales de réservation, agences de voyage, etc.). Le taximètre doit être enclenché, même si le prix de la course a été négocié avant la course à partir d’une estimation du prix du trajet à venir.
Les forfaits aéroports s'appliquent dans certaines villes, notamment pour les courses entre Paris intra-muros et les aéroports CDG et Orly, où des prix fixes forfaitaires remplacent le prix de la prise en charge et le tarif horokilométrique. Ces forfaits ne peuvent varier même si le trafic est dense ou perturbé. Il n'y a pas de supplément dû pour les bagages dans ce cas précis. Des forfaits sont également en vigueur pour d'autres zones, comme en Guadeloupe, avec un forfait de 25€ entre l'Aéroport Pôle Caraïbes et le Terminal Ferry de Bergevin, et 25€ entre l'Aéroport Pôle Caraïbes et le Port de Plaisance International de Guadeloupe.
Des majorations et des suppléments peuvent s'ajouter au tarif de base. Il n’est pas rare que des suppléments soient demandés aux voyageurs en cas de bagages multiples de plus de 5kg ou si le groupe est composé de plus de 5 personnes (4€/personne supplémentaire). À Paris, en cas de réservation, la pratique de « l’approche » consistant à faire payer au passager le trajet parcouru par le taxi avant la prise en charge est strictement interdite, car des suppléments de réservation « immédiate » et « à l’avance » de 4 et 7 € ont été mis en place. Si vous avez réservé un taxi, le tarif horokilométrique (A, B ou C) ne commence à s’appliquer qu’à compter du moment où le passager entre dans le véhicule, ou si le passager a du retard, à compter de l’heure de rendez-vous. En cas de réservation du taxi, il peut être toléré que, le trajet parcouru par le taxi avant la prise en charge du passager pour se rendre au lieu de rendez-vous, fasse l’objet d’une indemnisation en dehors du tarif de la course. Cette pratique fait l'objet d'un encadrement propre à chaque département. Seuls trois suppléments peuvent être ajoutés à la composante horokilométrique : pour les petits trajets ne permettant pas de dépasser un certain montant (forfaitaire fixé par le ministre chargé de l’économie) au compteur, le taxi est en droit de réclamer ce montant ; et pour l’attente du client, lorsque le taxi est à l’arrêt en attente du client dans son véhicule dans le cadre d’une réservation ou en stationnement à la demande du client, le taxi est en droit d’appliquer le tarif horaire.
Un affichage doit être prévu dans le véhicule pour informer des tarifs suivants : le taux horaire et kilométrique, le montant de la prise en charge, le montant et les conditions des suppléments, le montant et les conditions des forfaits, le cas échéant, les conditions dans lesquelles l'émission d'une note est obligatoire ou facultative, les informations selon lesquelles le client peut demander que la note mentionne son nom, ainsi que les lieux de départ et d'arrivée de la course, et les informations selon lesquelles le client peut payer le trajet par carte de crédit, ainsi qu'une adresse de réclamation.
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Maraude, Réservation et Refus de Course
Toute personne peut prendre un taxi dans la rue en levant le bras dans sa direction, à condition qu'il soit libre (lumière verte ou enseigne sur le toit «taxi» allumée). La maraude électronique est obligatoire depuis décembre 2021. Les stations de taxi possèdent une borne qui permet aux chauffeurs de répondre à vos appels. L’avantage des centrales de réservation est, en les appelant, qu’ils trouvent le taxi le plus proche de vous. Le marché des centrales d'appel et de réservation des taxis parisiens existe depuis 1956 dans la capitale. D'autres standards se sont spécialisés au niveau communal ou départemental, comme l'Abbaye taxis ou Taxis 2000. Les bornes sont 150 dispersées à travers les près de 400 stations de taxi de la capitale, et environ 50 dans la zone extra-muros de l’agglomération parisienne.
Un chauffeur de taxi est obligé de prendre en charge un client. Toutefois, en maraude, un taxi libre (dispositif lumineux allumé en « vert ») ne peut refuser un client que pour un motif légitime, par exemple si le véhicule est susceptible d'être sali ou détérioré en raison des passagers, objets ou animaux à transporter, à l’exception des chiens guides d’aveugle. Il peut également refuser de le conduire lorsqu'il est en état d'ébriété manifeste, ou s'il est à proximité d'une station de taxis avec des taxis libres. Notamment, un taxi ne peut pas exiger de parcourir une distance minimale. En réservation, le taxi n’a pas l’obligation d’accepter une course. Si vous souhaitez vous rendre hors des trois départements périphériques que sont les Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, et le Val-de-Marne, il est impératif d'en informer le chauffeur avant de finaliser votre réservation, car il est en droit de refuser ces trajets longs. L'itinéraire doit être le plus court possible, sauf si le passager demande expressément un autre trajet de son choix. Cependant, le taxi ayant à sa charge les éventuels péages, il peut choisir un itinéraire sans péage. Si le passager préfère l’itinéraire à péage (car il est plus rapide par exemple), il doit l’indiquer au taxi et payer les frais de péages correspondants en plus du tarif maximum affiché sur le taximètre.
Facturation et Moyens de Paiement
Une note (facture) doit être donnée au client dès que le montant de la course atteint 25 € toutes taxes comprises (TTC). En dessous de 25 € TTC, la note est facultative, mais le client peut la demander. Il est recommandé de toujours demander la note de taxi. Cette note doit contenir plusieurs éléments : la date, les heures de début et de fin de la course, le nom du prestataire ou la dénomination sociale de l'entreprise, le numéro d'immatriculation du véhicule, l'adresse où envoyer une éventuelle réclamation, le prix de la course HT, le prix de la course TTC hors suppléments, le montant total à payer TTC suppléments inclus, le détail de chacun des suppléments ou frais facturés, le nom du client (s'il le demande), et les lieux de départ et d'arrivée de la course (à la demande du client). Pour les taxis parisiens, d’Orly, lyonnais, niçois, cannois, toulousains, et les taxis guadeloupéens pratiquant un des forfaits pontois, la note imprimée doit être plus précise et doit inclure le détail de chacun des suppléments. Le passager peut également demander à ce que son nom, le lieu de départ et le lieu d’arrivée soient inscrits, de manière manuscrite, sur la note. Le chauffeur doit conserver un double de la note pendant deux ans. La pourboire laissé par le client est strictement optionnel.
Les Courses Médicales ou Taxis Conventionnés
Les taxis dits "conventionnés" effectuent le transport assis de personnes malades ou médicalisées. Ils doivent signer un accord avec la Cnam. Cet accord définit les prix de ce type de course. À partir du 1er octobre 2025, la compagnie de taxi conventionnée s'engage à respecter les tarifs et les règles de tarification fixées par la nouvelle convention-cadre. En cas de refus de transport partagé, le patient doit être notifié de ce refus et cela doit être mentionné sur la facture ou sur le document de transport. Le patient doit alors payer directement le taxi sans avance de frais.
Historique et Évolutions de la Profession à Paris
L'histoire des taxis parisiens est jalonnée de moments clés. Dès 1910, une réglementation des tarifs est mise en place. En 1911, la première grève des chauffeurs, dénonçant les sociétés et leurs conditions de travail, dura 144 jours en vain. En 1914, une réquisition de 1 100 taxis parisiens de type AG-1 fut décidée par le général Gallieni pour transporter les fantassins de la 7e division d'infanterie, stoppant ainsi la progression des Allemands vers Paris. En 1918, la profession se structure, et les chauffeurs doivent désormais passer des examens de conduite au sein de leurs compagnies. En 1920, un concurrent sérieux de la G7, les taxis Citroën, fait son entrée avec des véhicules plus confortables pour les chauffeurs qui passent alors de l'extérieur à l'intérieur. En 1921, les sociétés disposent d'une commission disciplinaire où les clients mécontents pouvaient faire leurs doléances.
La Grande Dépression de 1929 entraîne une explosion du chômage en 1930, poussant beaucoup de personnes vers le métier de taxi. En 1933, de nombreux Russes immigrent en France et forment la première composante d'immigrés dans cette profession. Peugeot entre sur le marché en 1935 avec des véhicules robustes, chauffés et équipés de postes radio TSF. En 1938, la préfecture de police crée une brigade spécialisée dans le contrôle des taxis, surnommée « Les Boers ». Le début de la Deuxième Guerre mondiale en 1939 voit de nombreux taxis appelés au front, et l'activité restante est faible, certains exerçant comme porteurs de valises. Après la guerre, en 1946, la G7 renaît. En 1948, une pénurie de chauffeurs frappe la profession, avec seulement 8 500 taxis en service sur plus de 14 000 autorisés.
En 1962, la préfecture de police distribue des licences aux rapatriés de la guerre d’Algérie et prend en charge l'examen des chauffeurs et le contrôle technique des véhicules. Les taxis sont alors autorisés à emprunter les couloirs de bus. Les « événements de Mai 68 » entraînent une révision des tarifs qui stagnaient, et les chauffeurs obtiennent le droit de faire une pause, le doublage étant autorisé pour les sociétés. La mesure phare est la détaxe sur le carburant. En 1980, le nombre de taxis est limité à 14 000, et le « tarif C » fait son apparition. En 2001, les taxis doivent s'équiper d'un badge pour accéder à la base arrière de Roissy.
L'expansion des navettes, basées sur la Loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI), débute en 2005. En 2006, la capitale compte 15 300 taxis, et la mairie de Paris et la préfecture de police s’accordent sur la nécessité de moderniser la profession face à la pénurie aux heures de pointe. Le nombre de taxis augmente de 5 %, mais reste « insuffisant au regard des besoins ». La détaxe carburant est supprimée en 2007.
À partir de 2011, l'arrivée d'Uber à Paris, suivi par d'autres sociétés de VTC comme Allocab, Les voitures jaunes, Le Cab, ou Snapcar, propose des services similaires aux taxis avec géolocalisation et, pour certains, des prix réduits. Cela marque le début des conflits entre VTC et taxis. En 2012, le cours de la licence atteint 250 000 euros. Face à la prolifération des offres concurrentes, les taxis parisiens tentent de réagir. Le nombre de taxis atteint 19 500 véhicules. Les heures de pointe restent difficiles pour les usagers, avec 20 à 40 % des demandes non satisfaites. En janvier 2013, les 55 000 taxis de France se mobilisent pour protester contre la menace sur leur monopole.
En octobre 2013, le gouvernement instaure des mesures pour apaiser les conflits, généralisant les signaux verts et rouges au-dessus des taxis. Un décret imposant un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge du client par les VTC est salué par les taxis mais critiqué par l'Autorité de la concurrence. Malgré le désaccord des chauffeurs, le gouvernement décide la création de 1 000 plaques supplémentaires à Paris et impose aux chauffeurs de travailler durant les heures de pointe. La loi Thévenoud sur les taxis et VTC est adoptée le 1er octobre 2014, mais les tensions persistent, comme en témoigne la grève des taxis parisiens en décembre 2014 contre le refus d'interdiction d'UberPOP.
Réputation et Défis Actuels
Les taxis parisiens ont fait face à des défis de réputation. Un sondage réalisé en mai 2010 par le site « Hotels.com » classait les taxis parisiens derniers sur dix autres grandes villes du monde, n'obtenant que 10 % de satisfaction. En 2011, ils étaient classés 16e, puis 17e en 2012. Le principal reproche des usagers parisiens est l'indisponibilité des taxis aux heures de pointe. Il s'agit d'un véritable conflit d’intérêts entre les clients qui souhaitent plus de taxis et les artisans et les sociétés opposés à l'augmentation du nombre de licences gratuites pour protéger leurs investissements et revendre plus cher leur licence par la suite. Des sociétés comme G7, avec une note moyenne de 4,9/5, insistent sur une exigence de qualité, sélectionnant et formant leurs chauffeurs pour assurer la sécurité des passagers, avec un contrôle du casier judiciaire et un temps de travail plafonné à 11h. Des centrales de radio-taxis affilient également près de 4500 chauffeurs indépendants.
Face aux embouteillages, certaines sociétés ont développé le service de taxi en moto. Cependant, il existe de nombreux taxis clandestins proposant des tarifs plus qu’attractifs. Il est impératif de ne pas se laisser tenter, car leurs compteurs sont souvent trafiqués et la note peut grimper de façon exponentielle. Les taxis officiels sont identifiables à l'aide de leur enseigne lumineuse et de leur diode de disponibilité (verte ou rouge).