Quand Je Serai Grand, Je Serai Surfeur : Entre Rêve Artistique et Réalités Marines

Le chemin vers la réalisation des aspirations enfantines est souvent jalonné de rêves lumineux et de défis concrets. Que l'on aspire à devenir artiste ou à embrasser la vie de surfeur, chaque projet nécessite une compréhension approfondie de son univers. L'expression "Quand je serai grand" incarne ces ambitions, qu'elles prennent la forme de créations artistiques ou de l'interaction passionnante avec les éléments naturels. Cet article explore deux facettes de cet idéal : l'univers pétillant de l'artiste Isabelle Kessedjian, qui donne vie aux rêves d'enfants à travers ses tableaux, et le monde complexe et captivant du surf, où la maîtrise des vagues dépend entièrement d'une lecture attentive de la nature.

L'Univers Artistique d'Isabelle Kessedjian et les Rêves d'Enfants

L'imaginaire enfantin est une source inépuisable d'inspiration, et l'artiste Isabelle Kessedjian a su le capturer avec une tendresse et une authenticité remarquables. Son œuvre, notamment la série "Quand je serai grand", résonne avec les aspirations et les désirs les plus profonds des jeunes esprits, transformant des rêves en représentations visuelles joyeuses et accessibles.

Les Origines d'une Créatrice Passionnée

Après 5 années d’études dans la publicité, Isabelle Kessedjian se rend compte très vite que ce milieu ne lui correspondait pas. Son profil très créatif et sa passion pour l’art l'ont amenée très rapidement à ouvrir son atelier en 1995. Dès lors, elle s'est concentrée sur la peinture, partageant son savoir aux enfants et aux adultes. Parisienne de souche, mais aveyronnaise dans le cœur, Isabelle Kessedjian vient très régulièrement se ressourcer dans la maison de sa grand-mère. Ce lieu lui offre plus de liberté et de tranquillité, des conditions propices à la création et à l'épanouissement artistique. Ses tableaux, empreints de naïveté et de couleurs vives, ont été présentés dans de nombreuses expositions, rencontrant au fil du temps un succès de plus en plus grand.

"Quand je serai grand" : L'Inspiration derrière des Yeux Pétillants

L'univers de "Quand je serai grand" prend sa source dans une expérience personnelle profonde. Après 5 années à partager sa passion dans son atelier, Isabelle Kessedjian se découvre un nouveau rôle : celui de maman d’un premier petit garçon. Vers ses 3,5 ans, son fils dessinait des personnages à la craie sur un tableau noir. Ces esquisses, aux airs faussement naïfs, représentaient des enfants aux grands yeux qui racontent leurs rêves. La nuit, alors que la maison était paisible et qu’il n’y avait plus aucun bruit, Isabelle Kessedjian reprenait les dessins de personnages de son fils et peignait par-dessus les traits spontanés de son enfant. Cette démarche instinctive et pleine d'amour a donné naissance à une série emblématique.

Chaque personnage provient d’une rencontre réelle, et c'est de son entourage qu'Isabelle Kessedjian puise son inspiration. Elle exprime « la vie avec des phrases simples » à travers ses créations. Sa plus grande source d'inspiration sont ses deux garçons, à qui elle a adressé le tableau « Je t’aimerai toujours ». D'autres œuvres reflètent également des moments de vie ou des personnes significatives : le tableau « Je t’écrirai des mots doux » provient de son entourage, inspiré par l'habitude du mari d'une amie qui cache des mots d’amour à sa femme dans la maison chaque matin. Le gendarme et le policier, quant à eux, sont le fruit de nombreux échanges avec de vrais professionnels, également amis de l'artiste, pour reproduire un personnage au plus proche de la réalité.

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Le succès de ces tableaux se reflète dans les préférences du public. Sans surprise, le tableau dédié à ses enfants se retrouve sur la plus haute marche du podium. Vient ensuite la maîtresse, qui fait allusion à sa passion de professeur de dessin, soulignant l'importance de la transmission et de l'éducation dans sa vie. Enfin, la sirène lui rappelle l’histoire de la petite Sirène que sa grand-mère lui racontait dans son enfance, ajoutant une touche de nostalgie et de merveilleux. Filles et garçons ont des accessoires, des métiers, des loisirs, des rêves, et les tableaux d'Isabelle Kessedjian les mettent en scène avec une joie communicative. De nouveaux personnages viennent compléter la collection avec l’arrivée d’un adorable Viking inspiré d’une série, d’un nouveau chevalier, d’un panda et du Docteur de doudou qui se refait une jeunesse, illustrant la constante évolution de cet univers.

Un Succès International et des Engagements Solidaires

Exposés dans son atelier, les demandes de tableaux de la part de ses élèves devenaient de plus en plus nombreuses, attestant de l'engouement suscité par ses œuvres. C’est alors qu'Isabelle Kessedjian a rencontré par pur hasard Sophie Bouillard, qui venait de créer sa société Label Tour, spécialisée dans la vente de produits d’artistes. Après un test de 10 tableaux en impressions en 2009, les deux femmes se sont liées d’amitié et travaillent ensemble. Aujourd'hui, elles distribuent les œuvres d'Isabelle Kessedjian en Europe, en Australie, au Japon, au Canada et aux États-Unis. Riche de deux collections par an, composées de 12 tableaux chacune, cet essor a permis le développement de nombreux produits dérivés qui sont venus s’ajouter aux tableaux, tels que les tirelires, les gourdes, la vaisselle ou bien les tote bags.

L'exposition "Quand je serai Grand", de l'artiste Isabelle Kessedjian, se tiendra dans le Hall de la Mairie du 17e du 7 décembre au 18 janvier. Cette exposition permet de découvrir ses tableaux très naïfs, joyeux et toujours coloriés, au format carré, qui représentent des enfants aux grands yeux, racontant leurs rêves. Au-delà de l'aspect artistique et commercial, Isabelle Kessedjian s'engage également dans des causes humanitaires. Cette exposition se déroule au profit d'Elisecare. Depuis 2013, l’ONG Elisecare apporte une aide médicale et psychologique d’urgence aux rescapés des conflits. En 10 ans, Elisecare a développé ses missions dans 6 pays et a porté une assistance vitale à plus de 100 000 personnes. Présente en Irak, Syrie, Éthiopie, Liban, Arménie et Ukraine, Elisecare a déployé des cliniques mobiles, des centres pour les survivants, et des orphelinats afin de prendre en charge les victimes de trafic d’êtres humains, d’esclavage sexuel, de violences et de tortures multiples. Cette prise en charge globale permet de mener un travail de réparation et de résilience afin que les victimes puissent se reconstruire. Isabelle Kessedjian souhaite soutenir les actions et missions humanitaires d’EliseCare, et spécialement celles en faveur de l’Arménie, son pays d’origine.

Le Monde du Surf : Réaliser le Rêve de Devenir Surfeur

Le rêve de devenir surfeur, comme celui d'être artiste, exige une compréhension et une interaction particulières avec le monde qui nous entoure. Pour le surfeur, cette interaction se fait avec la nature, ses vagues et ses courants, faisant de ce sport une discipline où l'adaptation et la connaissance des éléments sont primordiales.

Le Surf, un Sport Dépendant des Éléments

Quand on se dit "Quand je serai grand, je serai surfeur", on veut aller à l’eau, surfer des vagues, progresser. Mais le surf est un sport particulier : on interagit avec les vagues, et nous sommes donc dépendants à 100% de la météo. Ce n’est donc pas comme aller à la piscine où on sait qu’on peut aller nager tous les jours, tant qu’on connaît les horaires d’ouverture. Pour le surfeur, il n'y a pas d'horaires fixes sur un spot de surf. La nature dicte sa loi : pas de vagues aujourd’hui ? Pas de surf ! Vagues trop grosses ? Ce n'est pas toujours idéal non plus. Si on se rend sur un spot chaque jour à la même heure, on découvrira à chaque fois des conditions différentes, ce qui rend l'anticipation essentielle.

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Décrypter les Prévisions Météo Marines

Comment savoir quand aller surfer ? La question est cruciale pour tout surfeur souhaitant optimiser ses sessions. Le fait de regarder les prévisions va permettre d’éviter de se déplacer pour rien et de planifier ses 4 ou 5 prochaines journées de surf. En tant que surfeur, on devient rapidement accro au "forecast", regardant les prévisions tous les jours, et même plusieurs fois par jour. Ce sont ces informations qui permettront d'anticiper si la houle est annoncée pour le jeudi, et à quelle heure la marée sera bonne pour son spot. Les prévisions fournissent des données essentielles pour coordonner sa passion avec les contraintes du quotidien, comme le fait de devoir aller chercher les enfants à l’école, ou la nécessité d'attendre que le soleil se lève si la session est prévue très tôt.

Les Critères Essentiels des Vagues : Houle, Période et Orientation

Pour bien comprendre les prévisions et évaluer le potentiel d'un spot, plusieurs critères sont à prendre en compte, chacun influençant directement la qualité des vagues. La taille de la houle est l'un de ces éléments. Elle est mesurée en centimètres ou mètres par des bouées au large. Ce n’est cependant qu’un élément informatif car la taille de la vague sur le spot de surf pourrait être nettement différente. En effet, le fond marin du spot a un gros impact sur le développement de la vague, celle qui déferle et que nous surfons réellement. La profondeur, la forme du fond et la nature (sable, roche) jouent un rôle majeur dans la manière dont la houle se transforme en vague déferlante.

L’autre élément déterminant pour la taille et la qualité des vagues est la période. La période est l’écart entre deux vagues, mesuré en secondes. Si la période est élevée, c'est-à-dire au-dessus de 12 secondes, on parle de houle longue. Cela signifie que les vagues proviennent d’une tempête située à des milliers de kilomètres. Une houle longue est généralement plus puissante et mieux organisée, offrant des vagues plus longues et plus prévisibles. À l’inverse, on parle de houle courte lorsque la période est en dessous de 12 secondes. Ce sont alors des vagues formées par un vent plus local, souvent moins puissantes et plus désordonnées, avec des intervalles plus courts entre chaque vague.

Le troisième critère est l’orientation de la houle ou des vagues. Étant donné que les vagues sont créées par un vent qui souffle dans une certaine direction, ces vagues vont se propager dans cette direction également. Ainsi, si un surfeur se trouve par exemple sur une île, et qu’il y a de la houle d’orientation ouest, il ne risque pas d’avoir des vagues s’il est sur le côté est de l’île. La géographie du spot et son exposition à l'orientation de la houle sont donc des facteurs cruciaux pour la formation de vagues surfables.

L'Influence Cruciale du Vent sur les Conditions de Surf

Enfin, le vent a un impact considérable sur les conditions de surf, surtout s’il est fort. Les surfeurs préfèrent les sessions sans vent ou avec un léger vent "offshore". Un vent offshore souffle de la plage vers la mer, et a pour effet de creuser les vagues, les rendant plus abruptes et plus favorables au surf. À l’opposé, un vent "onshore" fort, qui souffle de la mer vers la plage, va forcément créer des vagues, mais ce sera souvent un « chantier » avec des vagues désorganisées qui cassent rapidement, rendant le surf plus difficile et moins agréable.

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Il est important de noter que certains outils de prévision, bien que populaires, peuvent être trompeurs pour les surfeurs. Par exemple, Windguru est l'un des sites les plus connus pour lire les prévisions de surf. Attention, Windguru donne un score aux conditions du jour avec des étoiles. Mais comme son nom l'indique, Windguru était à l'origine principalement utilisé par des adeptes de planche à voile ou de kitesurf. Windguru donne donc un bon score en fonction de la force du vent, ce qui est à l’opposé de ce que recherchent les surfeurs, qui privilégient généralement le calme ou un vent léger et favorable.

La Marée : Un Facteur Déterminant pour Chaque Spot

La marée a un impact très important sur les conditions de surf car les vagues que nous surfons se forment en interagissant avec le fond marin. Par exemple, un fond sableux qui remonte lentement créera une vague lente et molle. Les caractéristiques du fond (récifs, bancs de sable, plages) modifient la manière dont la houle se lève et déferle. On comprend ainsi que, suivant la marée, les vagues ne vont pas déferler au même endroit sur un spot. Peut-être que cela fonctionnera mieux à marée basse ou à marée haute ; cela varie d’un spot à l’autre. La taille des vagues aura ici aussi un impact : une marée haute pourrait noyer une petite houle, tandis qu'une marée basse pourrait rendre un spot trop creux ou dangereux.

Il n’y a donc pas de règle ultime concernant la marée idéale. Pour comprendre son spot, il est nécessaire d'apprendre à le connaître en demandant conseil à des habitués et en observant. Cela signifie que parfois on va se déplacer pour rien, mais au moins on peut tenir un petit carnet avec les conditions du jour et la manière dont le spot réagit à ces conditions. Cette approche empirique est essentielle pour devenir un surfeur aguerri et tirer le meilleur parti de chaque session.

Optimiser Son Temps de Surf : Marée et Affluence

Comme il a été expliqué précédemment, il n’y a pas d’heure fixe pour aller surfer. Les marées se décalent tous les jours, ce qui complique l'établissement d'un horaire de surf régulier. Si un spot fonctionne à marée haute et que la marée est haute à 16h, on risque d’avoir beaucoup de surfeurs à l'eau, car tout le monde aura terminé de travailler et les enfants seront sortis de l’école. Pour ceux qui ont la flexibilité, peut-être qu’il est plus intéressant d’y aller à 14h, si les conditions le permettent et si l'affluence est moindre.

Surfer le matin ne signifie pas qu’on aura les meilleures conditions de surf, comme expliqué ci-dessus avec la complexité des marées et des prévisions. Cependant, beaucoup de surfeurs vont à l'eau le matin car ils n’ont pas le choix ; ils y vont avant leur journée de travail. Historiquement, surfer le matin rimait aussi très souvent avec moins de monde à l’eau, mais ce n’est plus toujours vrai de nos jours, les spots pouvant être déjà bien remplis aux premières heures. C’est aussi un moyen de mettre le paquet de bonnes vibes dans sa journée en la commençant par une session au lever du soleil, ce qui est vraiment incroyable à vivre, offrant une expérience unique et souvent mémorable, même si les vagues ne sont pas parfaites.

Saisons et Conditions : Naviguer entre Été et Hiver

Les saisons influencent également grandement les conditions de surf et les pratiques. L’été est souvent la saison préférée des apprentis surfeurs car le soleil brille, l’eau est chaude et les vagues ne sont pas trop grosses. Les journées sont longues, ce qui permet de surfer tôt le matin ou tard le soir, offrant une flexibilité appréciable pour ceux qui débutent ou qui cherchent des conditions plus clémentes.

L’hiver, c’est un peu l’inverse. Il fait froid, l'eau est glaciale, et les vagues sont généralement plus grosses et plus puissantes. Les journées sont courtes en termes de luminosité, ce qui limite donc les créneaux horaires auxquels on peut aller surfer. Seuls les surfeurs aguerris et bien équipés - avec une combinaison épaisse, une cagoule, des chaussons, etc. - iront affronter les éléments à cette période. Il est important de noter que cela va bien entendu varier en fonction d’où l'on se situe sur le globe ; certaines régions bénéficient de conditions hivernales douces tandis que d'autres sont confrontées à des tempêtes redoutables.

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