La Polynésie française, terre de légendes et de beauté naturelle, est également un creuset inépuisable de talents dans le monde du surf. Ses vagues emblématiques, en particulier celle de Teahupo'o, sont des terrains d'entraînement où se forgent des athlètes dotés d'une connexion unique avec l'océan. Parmi eux, de jeunes surfeurs émergent, portant haut les couleurs de Tahiti et repoussant sans cesse les limites de leur sport, alliant une détermination farouche à un amour inconditionnel pour les éléments. Leurs histoires sont celles d'une passion dévorante, de défis surmontés et d'une ascension constante sur la scène internationale, où le courage et la persévérance sont les maîtres-mots.
Manake’i Kahiha : L'Ascension Inspirante d'un Jeune Prodige
Parmi les visages prometteurs qui incarnent cette nouvelle génération de surfeurs polynésiens, Manake’i Kahiha, âgé de 19 ans, se distingue par un parcours déjà jalonné de succès et de résilience. Depuis cette année, il fait partie du programme ambassadeur de la prestigieuse compagnie Air Tahiti Nui, un partenariat qui souligne son potentiel et facilite son exposition sur le circuit mondial. L'intégration de Manake’i Kahiha au programme ambassadeur de la compagnie Air Tahiti Nui est intervenue courant 2022, marquant un tournant décisif dans sa jeune carrière.
Grâce à son statut d’ambassadeur, il a pu concrétiser un rêve essentiel pour tout jeune athlète aspirant à l'excellence : participer à ses premières compétitions internationales. Ces opportunités se sont traduites par des premiers résultats encourageants, jetant les bases d'une reconnaissance croissante sur la scène européenne. Lors d’un premier déplacement crucial en mai 2022, Manake’i Kahiha s'est mesuré à l'élite junior. Il a ainsi obtenu une honorable 17ème place sur 128 au junior Pro Morocco, une performance solide dans un environnement compétitif. Ce n'était pas un coup de chance isolé, car il a également décroché la 25ème place sur 128 au junior pro Ferrol, en Espagne, démontrant une constance et une capacité d'adaptation remarquables dès ses débuts sur le Vieux Continent.
Son ascension a pris une nouvelle dimension lors d’un deuxième déplacement en octobre 2022. C'est à ce moment-là qu'il a monté d’un cran, réalisant une magnifique 7ème place lors du pro junior des Açores. Ce superbe résultat a, d'une certaine manière, été quelque peu éclipsé par la victoire de Kauli Vaast et de sa sœur Aelan dans cette même compétition, mettant en lumière la richesse du talent polynésien. Cependant, cette performance aux Açores a eu un impact significatif sur son classement global. Actuellement, Manake’i Kahiha se positionne à la 18ème place au classement junior Europe de la World Surf League, un accomplissement remarquable pour sa première année sur ce circuit. Sur les 190 athlètes qui composent ce circuit européen, sa 18ème place est une preuve concrète de son talent et de sa persévérance. Ce bilan est d'autant plus gratifiant qu'il a été obtenu notamment grâce à cette belle 7ème place lors du pro junior des Açores, qui lui a permis de remonter significativement dans le classement général européen.
Des Débuts Rocambolesques et une Résilience Hors Pair
Le parcours de Manake’i Kahiha est aussi marqué par une histoire personnelle émouvante qui témoigne d'une résilience exceptionnelle. Interrogé sur ses débuts dans le surf, Manake’i raconte : « J’ai commencé le surf en accompagnant mes parents à Papenoo dès l’âge de quatre ans. Pour moi, le surf était une vraie joie, ça me procurait plaisir et adrénaline. J’avais hâte que l’école termine pour pouvoir aller dans les vagues. » Cette passion précoce a cependant été brutalement interrompue par un événement traumatisant : « À 9 ans hélas, j’ai failli me noyer à la fin d’une session, mon père m’a incité à retourner à l’eau immédiatement, mais j’en ai été incapable. J’étais terrorisé, y compris par les baignades, la plongée, les piscines, l’eau en général. »
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Cette peur de l'eau, envahissante et paralysante, l'a éloigné de son premier amour. Manake’i s'est naturellement orienté vers le skate board, passant les trois années suivantes à glisser sur du bitume, cherchant une nouvelle forme de liberté et de mouvement. Le destin, cependant, avait d'autres plans. « Et puis, j’ai eu la chance de passer un week-end chez un copain d’école dont le hobby était le bodyboard. Son père, qui ne connaissait pas mon histoire, nous a amenés surfer et pour ne pas passer pour un peureux, je me suis mis à l’eau malgré ma trouille et j’ai instantanément raccroché. Ça ne m’a plus lâché depuis. » Ce retour inattendu à l'eau, motivé par un mélange de fierté et d'opportunité, a ravivé la flamme du surf, qui ne l'a, depuis, jamais quitté.
Le Chemin Vers la Compétition et le Sacrement du Baccalauréat
Le virage vers la compétition fut également un parcours semé d'embûches et d'apprentissages pour Manake’i. « Petit à petit, j’ai repris l’habitude d’aller à l’eau avec mes parents, puis je me suis fait des amis au surf qui m’ont permis de faire des progrès, ce qui m’a poussé à commencer les compétitions. » Mais les débuts furent loin d'être idylliques. « J’étais loin d’être le meilleur et toutes mes compétitions se soldaient par des défaites au round 1 ! » Ces échecs initiaux, loin de le décourager, ont nourri une détermination inébranlable. « C’est l’accumulation de toutes ces frustrations et déceptions qui m’a donné la hargne et qui m’a motivé à m’entraîner plus dur. À partir de là, je n’ai plus pensé qu’au podium. »
Cette nouvelle ambition a nécessité un changement radical dans sa vie. « J’ai changé mon mode de vie, mon hygiène de vie, et mes parents, me voyant déterminé et archi motivé, m’ont donné le feu vert et m’ont accompagné dans mon souhait de devenir pro à condition que j’obtienne mon bac. » Les études, bien que perçues différemment, sont devenues un objectif parallèle. Manake’i raconte son parcours scolaire : « Afin de pouvoir m’entraîner régulièrement, ils ont accepté de me déscolariser et j’ai donc suivi ma première et ma terminale en enseignement à distance, via le CNED. J’ai eu mon bac avec mention. » Son parcours académique antérieur s'était déroulé au Sacré-Cœur de Taravao. « J’étais bon élève, mais j’ai toujours été plus attiré par l’enseignement de la vie que par l’éducation scolaire. J’aime apprendre, mais j’intègre mieux par la pratique que par la théorie. » Ayant rempli sa part du contrat, ses parents ont accepté un compromis audacieux : « Mes parents ont accepté que je mette momentanément mes études en stand-by pour pouvoir commencer à participer à des compétitions en Europe. »
Un Bilan Européen Prometteur et des Projets Ambitieux
Le bilan de son dernier déplacement en Europe est teinté d'une grande satisfaction et d'une confiance renouvelée. « Ce dernier voyage a été pour moi le meilleur de toute ma saison ! Je finis 18ème au classement général européen avec une 7ème place au dernier pro junior de l’année (demi-finale). » Les Açores pro junior ont été le point culminant de sa saison, une performance qui lui a permis de remonter significativement dans le classement. Il a dû faire face à des « séries très compliquées avec des têtes de liste et beaucoup de favoris, mais j’ai réussi à me battre et j’ai pu me hisser jusqu’en demi-finale. » Cette expérience a été révélatrice : « Ça m’a permis de me rendre compte que j’ai le niveau pour atteindre le top et ça m’a donné une énorme confiance en moi ! »
Pour les mois à venir, Manake’i Kahiha nourrit des projets ambitieux. « C’était ma première année sur ce tour et je suis fier d’être dans le top 20, même si je suis capable de faire beaucoup mieux. C’est pour cela que dans les prochains mois, je vais me surpasser à l’entraînement et tout donner pour atteindre mes objectifs l’année prochaine ! » Il s'accorde cinq mois pour une préparation intensive : « J’ai cinq mois pour bosser sur mon physique, mon mental et mon équipement et je compte bien travailler chaque jour pour parvenir à la réussite ! Je ne me suis jamais senti aussi motivé. Ce voyage m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses et m’a fait grandir. » Il ne manque pas de remercier ses partenaires essentiels : « Un grand merci à Air Tahiti Nui. »
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Kauli Vaast : L'Enfant de Teahupo'o et le Champion Olympique
Si Manake'i Kahiha est une étoile montante, Kauli Vaast, le "petit prince de Vairao", est déjà une figure incontournable du surf tahitien et mondial. Son parcours est indissociable de la vague mythique de Teahupo’o, qui l'a vu naître et grandir. Son prénom tahitien, Kauli, se prononce « Ka ou li ». Avec ses mèches blondes et sa peau dorée par le soleil, son sourire Ultra Brite, il représente le surfeur qui monte, voire qui a déjà atteint des sommets impressionnants. « Dans l’eau, je suis dans mon élément : je peux y rester des heures sans voir le temps passer », confie-t-il, illustrant la connexion profonde qu'il entretient avec l'océan.
Un Talent Précoce, Ancré dans les Racines Polynésiennes
Kauli se souvient qu’enfant, avant ou après l’école, planche sous le bras, il filait vers les vagues, une routine qui a rapidement porté ses fruits. Dès l'âge de 8 ans, Kauli gagnait déjà ses premières compétitions de surf locales, affectueusement appelées « Pitchoune » et « Crevette » sur son île. Ces victoires précoces ont été le prélude à une carrière junior exceptionnelle, marquée par trois titres de champion d’Europe junior en 2017, 2019 et 2020. Malgré ses voyages incessants à travers le monde, Kauli n’a jamais abandonné ses études. « Avec mes voyages à travers le monde, seul ou accompagné par mes parents, étudier me permet de rester connecté à la réalité de la vie, à mes racines, à mes amis », explique-t-il, soulignant l'importance de cet équilibre dans sa vie.
Dans sa quête de résultats et de perfectionnement, le surfeur polynésien a grandi à proximité de cette vague mythique qu'est Teahupo’o, mais il a dû s'exiler et se confronter à d’autres spots. Afin de concrétiser ses aspirations sportives, le jeune Kauli a dû partiellement se délocaliser et rejoindre la France métropolitaine pour s’entraîner. Sur la côte Atlantique, il s'est familiarisé avec des vagues moins régulières, parfois plus petites et plus brouillonnes, et surtout plus froides, un contraste saisissant avec les eaux tempérées de Tahiti. « Au début, comme j’étais surtout habitué aux eaux très chaudes de Tahiti, j’ai eu du mal dans les eaux plus froides. J’ai même dû apprendre à surfer avec une combinaison », se souvient-il. Compétition après compétition, vague après vague, Kauli Vaast a grimpé les échelons, s'illustrant aux Açores, à Biscarosse, à Caparica ou à Espinho, forgeant ainsi une polyvalence essentielle à son développement. Malgré ces expériences lointaines, Kauli Vaast ne cache pas son attachement à ses racines polynésiennes, qu'il décrit comme « le meilleur pays du monde », comme il l'a confié à Surf Session. Son expérience sur les circuits internationaux juniors et sa connaissance intime de la vague de Teahupo’o, lui ont permis de rivaliser avec les plus grands noms de son sport.
La Consécration Olympique et la Pression de l'Héritage
Le 5 août 2024 (6 août en métropole), Kauli Vaast est entré dans l'histoire de son sport et des Jeux Olympiques en devenant champion olympique, un titre qui a définitivement changé sa dimension. Non qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo, qui se sont déroulés en août de l'année précédente, Kauli attendait « avec impatience » ceux de Paris, en 2024. Par chance, l’épreuve de surf a eu lieu sur la vague tahitienne de Teahupo’o, considérée comme un mur d’eau. Cette vague, « devenue légendaire, aussi célèbre et impressionnante que celles d’Hawaï », l'a vu naître. Il affirme qu'elle ne lui fait pas peur, mais qu'elle lui « impose le respect ». Un an après cette consécration, le prodige de 23 ans est de nouveau prêt à tout fracasser, conscient que tous les regards sont braqués sur lui.
Kauli Vaast a également souligné l'importance de Teahupo'o comme site olympique, déclarant à Surf Session que « c’est une bonne chose que ce soit à Tahiti, ça va permettre à la Polynésie de se faire découvrir ». Il ajoute : « C’est une bonne chose aussi parce que les JO c’est la compétition que tout le monde regarde, et le fait que ce soit à Teahupo’o c’est quelque chose de magnifique, et s’il y a de bonnes conditions, ce sera vraiment une belle compétition à voir. »
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Performance Récente et Stratégies Audacieuses au Tahiti Pro
Lors d'un récent Tahiti Pro, une heure avant que la compétition ne démarre, Kauli Vaast a déboulé comme à son habitude en trombe en jet-ski avec son petit frère Naïki pour une heure d'échauffement en forme de réveil musculaire. Programmé dans la série 2 du 1er tour, aux côtés de concurrents de taille comme Kanoa Igarashi et Jake Marshall, le surfeur casqué n'a pas eu besoin de longtemps pour prouver - si certains en doutaient encore - qu'il était bien le maître des lieux. Son credo : "fast and furious !" Trois secondes après le buzzer, le Tahitien s'est jeté sur une première bombe, scorée 7,50 sur 10, avant de se sécuriser avec un autre tube. Le Japonais et l'Australien n'ont pas eu le temps de dire ouf qu'ils étaient déjà quasi grillés. Dans la foulée, comme lors des JO où, en finale, son adversaire Jack Robinson n'a plus eu une vague à se mettre sous la dent, la houle a piqué un roupillon… avant de s'emballer finalement sur la fin. Toujours bouillant, Vaast a fait le show avec deux nouveaux énormes tubes, notés 8,33 et 7,97, devant une assistance conquise et électrisée par ses prouesses.
Hira Teriinatoofa, l'un des coaches de l'équipe de France, a partagé ses observations : « Je l'ai trouvé très à l'aise, en pleine confiance et sûr de lui. Il se savait attendu mais il a transformé cette pression en bonne motivation. Il ne m'a pas du tout paru impressionné. C'est ça aussi, un champion olympique, qui a passé toute sa vie à surfer à Teahupo'o. Là, il n'attendait que ça, que la série commence, et par chance la vague est arrivée tout de suite. Il était déjà prêt. » Cette première série, il l'avait dans la tête depuis une semaine alors qu'il était en lice à Huntington Beach pour une importante épreuve du circuit des Challenger Series, antichambre de l'élite. Après son élimination précoce en 32es de finale, s'il est resté en Californie pour soutenir les autres surfeurs tricolores, sa tête était bien à Teahupo'o. Une fois chez lui, il a passé deux jours à défier des vagues gigantesques sur un spot de Teahupo'o survolté et transcendé par une houle XXL. Il a aussi œuvré pour son frère Naïki et sa sœur Aelan, qu'il a parfaitement déposés en tow-in sur les deux bombes de leur vie. « Quand je suis arrivé à Huntington, j'ai pleuré en voyant que j'allais rater un gros swell à Teahupo'o, d'autant plus qu'il n'y avait que 30 cm à Huntington, a-t-il confié. À mon retour, je me suis rattrapé en conduisant en jet-ski mon frère et ma sœur. Ce fut un moment très spécial. Et le lendemain (mercredi), c'est moi qui ai pris des vagues, et c'est mon frère qui a bossé pour moi. J'ai pris de super tubes, j'étais très content. » Au cœur de ces furieuses sessions en free surf, c'est à la tombée de la nuit, le mardi, que Kauli Vaast a été fêté par la mairie de Teahupo'o, avec une cérémonie surprise organisée en son honneur au bout de la route du bout du monde. Bien qu'exténué, il a posé ses empreintes de pied à l'entrée de la passerelle qui enjambe la rivière Fauoro avec plusieurs colliers de fleurs autour du cou et un sourire inaltérable. « Kauli est une boule d'énergie, confirme Teriinatoofa. Pour moi, c'est un (Gabriel) Medina tahitien. Ils sont pareils : ils peuvent faire vingt-quatre heures d'avion et dans la foulée aller surfer pendant des heures. C'est vraiment l'attitude qu'il faut avoir. »
Lors de cette série du round 1, Vaast a non seulement impressionné par sa capacité à toujours transformer un tube en or, mais il a aussi surpris en surfant sans leash, cette corde qui relie la planche au surfeur. C'est une stratégie étonnante et rarissime en compétition. Il éclaircit cette décision : « En fait, c'est parfois plus facile sans leash, tu n'es pas gêné et tu ne perds pas forcément plus de temps à récupérer ta planche, notamment quand les vagues sont grosses. La water-patrol te récupère d'autant plus vite dans le lagon, et tu en récupères une autre au large. » Kauli Vaast ne le cache pas, il veut à tout prix triompher lors de cette Tahiti Pro, lui qui a fait 2e en 2022 et 5e en 2023, des performances déjà très solides. Mais son objectif prioritaire cette saison est de réussir à décrocher enfin son sésame pour le circuit pro, une quête acharnée mais vaine depuis 2021. Après trois manches sur sept (et une finale à Newcastle en ouverture), le prodige pointe au 12e rang au classement des Challenger Series, alors que le top 10 accédera à l'élite en 2026. Par ailleurs, il a déjà eu l'occasion de se retrouver face à l’une de ses idoles, mais également partenaire de session en métropole, Jérémy Florès. À cause du contexte sanitaire, il a fallu attendre 2022 pour le retour du Tahiti Pro, où Vaast a obtenu une nouvelle wild card, soulignant son statut privilégié. Cette performance est encore dans toutes les têtes et a fait changer Kauli Vaast de dimension. À un an de Paris 2024, le Tahiti Pro 2023 a donné le ton pour les prochains Jeux Olympiques, renforçant l'attente autour de ce jeune champion.
Vahine Fierro : Combattre au Sommet sur les Vagues du Tahiti Pro
La scène du surf tahitien ne serait pas complète sans mentionner les figures féminines qui y brillent. Vahine Fierro, la surfeuse d'Huahine, en est une représentante de premier plan. La veille du début de la compétition, elle nous avait confié vouloir à nouveau remporter cette Tahiti Pro, quinze mois après sa victoire lors de l'édition 2024, une ambition qui témoigne de son esprit de compétition.
Cependant, la compétition s'est avérée être un défi complexe pour Vahine Fierro. Elle a malheureusement échoué dans son ambition, éliminée en quarts de finale par l'actuelle numéro un mondiale, Molly Picklum. Cette élimination fait suite à une énorme désillusion lors des JO, où elle avait connu une sortie de route en 8es de finale, dominée par l'autre Française, Johanne Defay.
Lors de la journée consacrée aux femmes au Tahiti Pro, Vahine Fierro a alterné le chaud et le froid, montrant des éclairs de génie et des moments de frustration intense. Lors du 1er tour, elle a pris une dernière vague sur le gong, un magnifique tube qui aurait dû la qualifier directement pour les quarts. Cependant, cette performance spectaculaire n'a finalement pas été comptabilisée car elle a été réalisée juste en dehors des trente-cinq minutes de la série, pour une seule seconde, un coup du sort cruel qui a marqué le début de sa compétition.
Malgré ce revers initial, elle a su rebondir avec force. Après avoir surclassé Isabella Nichols lors des repêchages avec un score éloquent (16,67 - 9,17), elle a prouvé sa capacité à dominer. Néanmoins, elle a failli en quarts de finale, malgré avoir mené toute la série avec détermination et panache. Le dénouement fut des plus inattendus et terribles : à trois minutes de la fin, Molly Picklum a pris une bombe scorée 9,77, une vague qui s'est avérée être la meilleure de la compétition jusqu'ici. Ce renversement de situation a laissé une Fierro complètement sonnée par ce coup du sort, illustrant la brutalité et l'imprévisibilité du surf de haut niveau.
Malgré cette défaite en quarts, Vahine Fierro, en tant que pensionnaire de l'élite mondiale du surf, a déjà acquis son maintien et sera encore présente sur le circuit pro en 2026. Sa place dans l'élite est un témoignage de son talent constant et de sa persévérance, même face aux moments les plus difficiles.