La Quête de la Progression en Surf : Maîtriser la Rame et Surmonter les Erreurs Fréquentes

Le surf est un sport plus difficile qu’il n’y paraît, et la progression est un long chemin semé d'embûches. Beaucoup de surfeurs intermédiaires stagnent dans leur progression, souvent à cause d’erreurs courantes qui, bien qu'involontaires, freinent leur développement. Pour continuer à progresser avec plaisir et efficacité, il est essentiel d'identifier et d'éviter ces pièges fréquents, tout en maîtrisant des compétences fondamentales comme la rame. Cet article examine les aspects cruciaux de la progression en surf, en détaillant les erreurs les plus répandues et les stratégies pour les surmonter.

L'Équation Essentielle : Choisir la Planche de Surf Adaptée

L’image véhiculée sur le surf montre toujours des surfeurs professionnels et leur shortboard. Le surfeur intermédiaire qui souhaite faire des manœuvres pense qu’une petite planche de surf est plus adaptée, croyant qu'elle est "plus facile à manier", mais ce n’est pas le cas. En réalité, 80% des surfeurs intermédiaires utilisent une planche trop petite ou non adaptée à leur niveau et/ou gabarit.

Lorsqu’on réduit la taille de sa planche, le premier impact est de prendre moins de vagues. La rame est moins facile, on va moins vite et il faut être parfaitement placé. Moins de vagues prises signifie moins de progression. On aura également moins de vitesse, parce qu’on ne sait pas la générer, alors qu'une grande planche va naturellement vite. Or, faire des manœuvres et des virages sans vitesse ne fonctionne pas. Le résultat est un surfeur qui perd très souvent le rythme de la vague, car il se concentre sur des manœuvres qu’il ne peut pas effectuer sans vitesse, ou alors elles seront faites à plat. Le style sera saccadé et la glisse perdra en fluidité.

Pour éviter ce mauvais choix de planche, il faut opter pour celle avec laquelle on est le plus à l’aise, celle avec laquelle on acquiert de la vitesse et commence à exécuter des virages. C’est généralement une planche de surf évolutive, mesurant entre 6’8 et 7’6. On privilégie une réduction progressive de la taille, un maximum de 4 pouces, et on choisit une planche un peu moins large, moins épaisse, et donc plus performante. Le secret est de vouloir une planche avec laquelle on prend toujours autant de vagues et avec laquelle on conserve la même vitesse. Plutôt que de trop réduire la taille, il est préférable de choisir un shape plus performant. Le mieux reste de se faire conseiller par un coach de surf qui vous observe surfer plusieurs fois et possède une connaissance technique des planches de surf.

Un objectif fréquent pour la majorité des surfeurs intermédiaires est de surfer un shortboard, car cela permettrait de "faire des canards" et de "manœuvrer plus facilement". Cette idée est fausse. Surfer en shortboard est très exigeant, demandant une grande expérience en surf et une pratique quasi quotidienne, ou au moins plusieurs fois par semaine. Ce mauvais objectif peut entraîner une régression du niveau de surf. Le passage de barre devient encore plus difficile, car on a moins de portance et la rame est moins aisée, ce qui réduit le nombre de vagues prises. L'impression de manœuvrer davantage peut surgir parce que la planche est plus réactive, mais une analyse vidéo révèle souvent que la planche bouge sur place au lieu de décrire de belles courbes. Il est plus judicieux d'avoir un objectif technique, comme réaliser de belles manœuvres sur le rail, plutôt qu'un objectif purement matériel. On ne choisit pas une planche de surf pour faire des canards, mais pour être à l’aise à l’eau. Si une planche n’est pas adaptée aux canards, elle le sera pour les tortues, permettant de ramer plus vite et de passer la barre plus facilement, voire d'arriver "cheveux secs" au pic.

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En ce qui concerne le matériel, oubliez les planches de surf en mousse et pensez à acheter une planche de surf en epoxy. Ce genre de planche vous permettra d’aller plus vite sur la vague, et plus de vitesse apporte plus de maniabilité, rendant les manœuvres beaucoup plus franches et impressionnantes. Que ce soit un shortboard, un fish, un egg ou un longboard, tous les shapes ne sont pas identiques. Il existe par exemple des longboards dits "performance", comme ceux qu'utilise Kelia Moniz.

L'Art de Traverser la Barre et d'Optimiser son Placement

Trop pressés d’aller à l’eau, de nombreux surfeurs ne prennent pas le temps d’observer le spot de surf et foncent tête baissée. De plus, au moment de passer la barre, beaucoup lâchent leur planche face aux vagues. Le résultat est une entrée au mauvais endroit, des difficultés à avancer vers le pic, une perte de temps et d’énergie, et la gêne occasionnée aux autres usagers.

Il est impératif de prendre le temps d’observer le spot au moins 10 minutes avant de se jeter à l’eau. Pourquoi autant de temps ? Cela permet déjà de fixer deux points de repères très importants : savoir où passer dans l’eau pour atteindre le large, mais aussi où se trouve une sortie facile, utile en cas de perte de planche ou de problème. Ensuite, plutôt que d’entrer trop vite et de se dépêcher pour rejoindre les autres surfeurs, il est préférable d'attendre au bord, avec de l’eau à hauteur de hanches, qu’une accalmie survienne afin de passer plus facilement.

Une fois allongé sur sa planche de surf pour ramer jusqu’au pic, il ne faut plus en descendre ni la lâcher. Si une série de vagues surprend, on effectue des canards ou des tortues. Descendre de sa planche à chaque vague nécessite de la récupérer, de remonter dessus et de reprendre la rame. Cette approche fait perdre dix fois plus de temps, de distance et d’énergie que si l’on avait réalisé un canard ou une tortue.

Définir des Objectifs Pertinents pour une Évolution Réelle

L'objectif de surfer un shortboard, avec les canards et les manœuvres qui y sont associés, est une erreur courante. Comme mentionné précédemment, la majorité des surfeurs intermédiaires se fixent pour objectif de surfer une petite planche. Or, le shortboard est très exigeant et demande une pratique assidue et une grande expérience. Ce désir mal orienté conduit souvent à une régression. On a l’impression de manœuvrer plus car la planche est plus réactive, mais en réalité, les mouvements sont souvent plats ou inefficaces.

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Il est plus judicieux de se fixer des objectifs techniques plutôt que matériels. Plutôt que de vouloir une petite planche à tout prix, cherchez à améliorer votre capacité à faire de belles manœuvres et à utiliser le rail de votre planche. Le choix de la planche doit revenir à un critère de confort et de performance adaptée à votre niveau. Le canard n’est pas un but en soi pour le choix de la planche. Si votre planche ne permet pas le canard, la tortue est une alternative efficace qui vous permettra de ramer plus vite et de passer la barre plus aisément.

Le Take-off et le Regard : Les Clés d'un Engagement Optimal

Trop souvent, au take-off, le surfeur part tout droit et descend en bas de vague avant de tourner et de s’orienter vers la direction choisie. Il en résulte un retard sur la vague, la mousse qui tombe dans les pieds, et une perte de rythme, voire de la vague. Pourquoi ? Parce qu’on se concentre sur les étapes qui précèdent le surf de la vague, alors qu’il faudrait se concentrer uniquement sur l’endroit où l’on veut aller : la fin de la vague. Autrement dit, le take-off se fait naturellement, sans y penser. Pour ne plus descendre en bas de vague et prendre la direction souhaitée dès le take-off, il faut orienter le buste et les épaules vers cette direction, dès que les mains sont posées sur la planche. La planche suivra le mouvement et tournera d’elle-même lorsque les pieds seront posés. Ainsi, on n’entre plus en retard dans la vague, mais avec avance, ce qui permet de se caler sur le rythme de la vague au lieu de devoir la rattraper.

Quant au regard, il est souvent trop proche. Nombreux sont ceux qui, une fois debout sur la vague au bon endroit, regardent 2 mètres devant eux, sans se projeter. Le résultat est une constante découverte de la vague, ce qui signifie que l'on découvre ce que l’on doit faire trop tard. On fait alors de mauvais choix : accélérer au lieu de faire une manœuvre et inversement par exemple. Ici encore, on perd le rythme de la vague. Il faut regarder loin pour avoir le temps d’anticiper et surfer en rythme : prendre de la vitesse, réaliser des manœuvres, et avec les bonnes trajectoires. Au take-off et lorsque l'on surfe une vague, le regard doit toujours être fixé sur la fin de la vague au loin.

Surfer la Vague avec Intention : Trouver la Trim Line et l'Énergie

Beaucoup de surfeurs se trouvent trop souvent sur le bas de la vague. Or, c’est l’endroit où l’on perd de la vitesse. Lorsqu’on prend une décision, comme faire un virage ou accélérer, le passage à l’action sera trop lent précisément par manque de vitesse. Le résultat est une nouvelle perte du rythme de la vague, voire de la vague elle-même. La solution est intrinsèquement liée au regard : il faut toujours regarder loin et surfer plus haut sur la vague.

Mais "haut comment" ? La vague peut se diviser en trois parties : le bas, le milieu (ou la "trim line", là où la puissance est concentrée) et le haut de vague. Pour conserver la vitesse et anticiper nos actions, il faut surfer sur la partie milieu/haut de vague.

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Les erreurs sont étroitement liées les unes aux autres : un regard mal placé fait perdre du temps au take-off et perturbe le rythme de la vague, tandis qu'un mauvais choix de planche rend la pratique plus difficile et mène à des objectifs inadaptés. Lors d’une session de surf, on remarque toujours un surfeur qui domine le spot. C’est lui qui réalise les manœuvres les plus radicales, avec toujours une bonne lecture de la vague. Il possède le flow, et les vagues semblent s’aimanter vers lui.

Développer l’instinct qui guide le surfeur vers le point d’énergie de la vague est crucial. Une planche de surf réagit mieux lorsque les pieds trouvent le "sweet spot". Le placement avant le take-off est essentiel. Souvent, il faut ramer vers l’inside pour bénéficier de l’énergie de la vague, c'est-à-dire le "hollow part of the wave". Cela peut paraître contre-intuitif, mais en observant les professionnels, on remarque qu’ils rament vers cette zone de prédilection pour un take-off optimal. Le surfeur moyen a tendance à fuir la puissance de la vague, l’inside du rouleau où se concentre l’énergie. L’énergie vient du bottom de la vague. Il faut éviter d’être sur la partie haute, au niveau de la lèvre, car la vague risquerait d'embarquer le surfeur vers le haut et de le projeter avec la lèvre. On peut comparer cela à prendre un ascenseur : le mouvement ascensionnel de la vague procure le temps nécessaire pour se lever et trouver l’énergie et la vitesse indispensables. L’arrière de la planche reste horizontale, le "tail" étant maintenu par le pied arrière. L’appui sur le pied avant permet l’entrée en vague. Le poids du corps se porte sur le pied avant, le pied arrière étant là pour équilibrer le "tail" de la planche. Les meilleurs vont chercher cette zone grâce à leur engagement, leur conviction et la puissance de leur rame. Ils ont l’instinct du chasseur de vagues, sans l’anxiété qui pourrait limiter leur bon feeling. Il faut "Lose the fear, enter the peak". Le courage de ramer vers le centre de la vague où réside l’énergie est la clé du take-off. Développer l’instinct, trouver le "sweet spot" de la vague permet un take-off sans appréhension, avec le relâchement et la confiance nécessaires. "Go for it".

La Rame, Pilier Fondamental de la Performance en Surf

La rame est la compétence de base pour tout surfeur. Une bonne rame permet d’être plus rapide sur l’eau, que ce soit pour se placer ou pour prendre une vague. Une technique de rame efficace permet de prendre plus de vagues tout en se fatiguant moins. Plus de 80% du temps actif passé dans l’eau, c'est-à-dire le temps total sur l’eau moins le temps passé assis sur sa planche, est dédié à la rame.

Cependant, lorsqu’on débute, la rame est souvent perçue comme le point pénible du surf. Les premières sessions sont difficiles : on rame et on s’épuise très vite, ressentant des douleurs aux bras, à la nuque, au dos, et étant rapidement à bout de souffle. Couché sur la planche, on reçoit de l’eau dans le visage, et la crème solaire coule dans les yeux, comme si le sel ne suffisait pas. En essayant de prendre une vague, on rame frénétiquement, faisant souvent plus d’éclaboussures qu’autre chose, pour au final rater la vague. Ensuite, en tentant de se replacer, on prend une vague ou une mousse de face, lors du passage de la barre. On essaie de ramer pour la passer, mais on se fait retourner et l’on se retrouve à nager à côté de la planche. Parfois, on décide même de nager à côté de sa planche, car c’est plus facile que de ramer. On est alors déjà complètement épuisé.

Bien entendu, bien ramer exige une bonne condition physique et de la bonne volonté, mais surtout une bonne technique. Si la rame semble très compliquée aujourd’hui, la satisfaction de ramer correctement sera une source de grande fierté plus tard. La première chose importante à comprendre est que plus une planche est grande et volumineuse, plus il sera facile de ramer. Il faut commencer par comprendre la résistance dans l’eau, ce que l’on appelle le "drag" en anglais. L’eau est beaucoup plus dense que l’air. Lorsque l'on nage, on propulse son corps vers l’avant grâce aux mouvements des jambes et des bras. Le corps avance, mais il est freiné par l’eau qui crée une résistance. En surf, c’est pareil. Si la planche est trop inclinée vers l’arrière, sur un côté, ou si le nez coule au contraire, cela crée beaucoup plus de résistance, et l'on avance moins vite. C’est ce qu’on appelle l’assiette de la planche ("trim" en anglais), soit l'angle de son axe longitudinal dans l’eau, ou plus simplement son inclinaison.

Le premier objectif est donc de prendre une bonne position sur sa planche afin qu’elle soit la plus plate possible sur l’eau. Il faut se coucher sur la planche de manière à ce que le nez et le "tail" soient à la même hauteur, à un ou deux centimètres au-dessus de l’eau. Si le nez est trop en l’air, c’est que l'on est trop sur l’arrière de la planche, et inversement. Il faut également être placé au centre de la planche d’un point de vue horizontal, pas trop à gauche ou à droite, mais bien au centre, sur la latte. Ensuite, il est important de garder les jambes serrées et non écartées. On peut par exemple croiser les pieds pour se forcer à les maintenir l'une contre l'autre. Des jambes écartées augmentent le "drag", et encore plus si l’une d’elles est dans l’eau. Si l'on doit écarter les jambes pour garder l’équilibre, c’est que l'on est mal placé sur la planche.

On ne rame pas couché sur sa planche avec la tête posée. Il faut légèrement cambrer le dos pour soulever la tête et les épaules. Le bassin doit toucher la planche pour mettre plus de poids au centre de la planche et aussi limiter la fatigue dans le bas du dos. Si l'on doit ramer sur une longue distance, par exemple pour aller se placer au "peak", il n'est pas non plus obligatoire de trop cambrer le dos. Il est très important de comprendre que la position de la tête aura un gros impact sur la planche. Si l'on redresse bien la tête, on mettra plus de poids vers le centre de sa planche, ce qui aura un impact sur son assiette.

En se remémorant des longs séjours de surf, où l'on surfait tous les jours pendant 25 jours, on pouvait se sentir comme un "monstre à la rame" à la fin. On pouvait ramer pendant deux heures sans finir affalé sur sa planche, complètement exténué. L'impression d'être devenu très bon à la rame pouvait survenir, mais il s'agissait en fait d'avoir simplement développé des "épaules de taureau", et des épaules très douloureuses. On pensait que c’était juste des courbatures et que ça allait passer. Sauf qu'en continuant à surfer tous les jours, la douleur pouvait être telle qu'elle empêchait même de surfer certains jours, et perturbait le sommeil. Le problème était en fait une mauvaise technique de rame, ne faisant travailler que les épaules. Continuer ainsi aurait très probablement conduit à une blessure, ce qui arrive d’ailleurs à beaucoup de surfeurs.

Une prise de conscience de la mauvaise rame peut venir en observant d'autres surfeurs. Une surfeuse qui avançait plus vite avec moins d'effort, ramant beaucoup plus calmement, a pu marquer les esprits. Tandis qu'on ramait à une cadence élevée, avec de grands mouvements, essayant d’entrer la main dans l’eau le plus haut possible au-dessus de la tête et de la sortir le plus loin possible à l’arrière de la planche, elle ne faisait pas cela. Ce qui frappait, c’était la position de son coude lorsqu’elle entrait et sortait sa main de l’eau.

Pour mieux expliquer la bonne technique de rame, il est nécessaire de nommer les différentes phases. Le "catch" est le moment où l'on "plante" la main dans l’eau. Vient ensuite le "pull", où l'on tire la main dans l’eau le long de la planche pour créer de la propulsion. Enfin, l’"exit" est le moment où l'on sort le bras de l’eau.

Le "catch" doit se faire plus ou moins au niveau de la tête et donc pas avec le bras tendu. Il faut penser à entrer d’abord la main dans l’eau, puis le coude. Le coude doit donc être plus haut que la main au moment du "catch". Et cela ne peut être fait correctement que si la tête est en l'air, légèrement en position "cobra". On "plante" alors la main et tout l'avant-bras dans l’eau, et on tire vers l’arrière de la planche avec la main tendue. Cela pousse de l’eau vers l’arrière et permet d’avancer. Le fait d’avoir le coude haut permet d’avoir l'avant-bras bien perpendiculaire à la surface de l’eau pendant toute la durée du "pull", et ce dès l’entrée dans l’eau. Cela crée donc plus de propulsion et moins de "drag", car la main et le coude sont alignés dans l’eau. La main doit être tendue mais rester souple, et l’idéal est d’avoir un léger écart entre les doigts. Il faut aussi réaliser que l'on tire l’eau avec tout l'avant-bras, et pas seulement la main. Cette rame avec le coude en hauteur permet aussi de forcer avec les pectoraux et les muscles du dos, et donc de ne pas fatiguer les épaules en leur imposant toute la charge. Au moment de l’"exit" et de la sortie du bras, le coude doit encore être en haut et donc être le premier à sortir. Pour forcer à bien mettre le coude en hauteur au moment du "catch", on peut imaginer avoir un gros "boudin" sur la planche à hauteur de la tête, qu'il faut éviter pour mettre les mains dans l’eau.

Il est également important de comprendre qu’il faut un mouvement régulier pour garder sa vitesse et son élan. Il vaut donc mieux ramer régulièrement mais moins fort que de ramer deux fois très fort puis de se reposer. Il ne faut donc pas ramer avec les deux bras en même temps, mais bien un bras après l’autre.

Il existe plusieurs vitesses de rame en surf. Celle qui est assez calme lorsque l'on se déplace pour aller au "peak" par exemple. Il y a ensuite des périodes plus rapides, par exemple lorsque l'on rame pour prendre une vague ou lorsque l'on souhaite passer la barre. Il est primordial de comprendre qu’augmenter la cadence des mouvements pour ramer plus vite ne doit pas diminuer la qualité de ces mouvements, sinon cela ne sert à rien. Par exemple, il faut rester bien à plat sur la planche avec la tête en l’air et immobile. On dit qu’une rame idéale est une rame silencieuse. Par la suite, on pourra même donner des coups de pieds lors de la rame, mais cela ne fonctionne bien sûr que sur des plus petites planches, car il faut avoir les pieds dans l’eau. Pensez à bien respirer à chaque coup de rame et à vous reposer après avoir pris une vague. Se replacer, s'asseoir sur sa planche dans un endroit sécurisé et prendre de grandes inspirations, profiter de la vue et du spectacle. Le but en surf n’est pas d’enchaîner des vagues toutes les secondes, mais de prendre les bonnes vagues en se plaçant comme il faut. Une bonne rame montre que l'on n'est pas un débutant et donne plus de respect de la part des autres surfeurs.

Stratégies Complémentaires pour une Progression Holistique

Au-delà des erreurs spécifiques et de la maîtrise de la rame, d'autres éléments contribuent significativement à la progression en surf.

L'Échauffement et l'Entraînement Croisé : Préparer le CorpsLa première étape primordiale avant même de surfer est l’échauffement. Il faut mettre ses muscles en action, prêts à subir les assauts des vagues. Cela améliore les performances pendant la session, augmente la flexibilité et prévient les accidents de surf. On peut combiner la pratique du surf avec d’autres activités physiques comme l’Indo-board ou le surfskate. Ces deux pratiques développent la proprioception, renforçant l'équilibre et travaillant la coordination des mouvements, ce qui est très proche du surf dans ces deux activités.

Explorer et Observer : Enrichir son ExpérienceChanger de spot améliore la technique de surf. Surfer des vagues différentes est quelque chose de fondamental dans le surf. La Côte des Basques sera totalement différente de la plage des Cavaliers à Anglet ou de La Barre. L’avantage de regarder les autres surfeurs est de ne pas se fatiguer, tout en observant leur placement et leur position sur la planche, ce qui est visuellement très important pour reproduire des gestes. La lecture de vague est aussi très importante : rien que d’observer la mer et de se dire "celle-là oui je la prends", "celle-là non, elle va fermer ou je suis mal placé…" permet de progresser. Refuser une vague qui n’est pas bonne montre aussi que l'on devient exigeant, et c’est aussi cela qui fait un bon surfeur. Ceux qui se jettent sur tout ce qui bouge montrent juste un manque de maturité dans la pratique du surf.

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