Le monde du surf professionnel, souvent perçu comme un tourbillon d'adrénaline et de défis incessants, abrite des personnalités diverses, chacune traçant son chemin unique. Parmi elles, Andy Crière, un Basque qui, à désormais 22 ans, a su définir sa propre voie, oscillant avec une maîtrise singulière entre les exigences des compétitions internationales et l'expression artistique à travers la production audiovisuelle. Ce portrait esquisse le parcours d'un surfeur réfléchi, dont la quête d'équilibre est devenue la pierre angulaire d'une carrière prometteuse.
Andy Crière ne se caractérise pas par un excès de mots. Au contraire, les entretiens avec lui sont souvent parsemés de quelques silences, des pauses qui précèdent des réponses profondément mesurées. Lorsque les questions les plus intimes fusent, abordant sa personnalité profonde ou son rapport intrinsèque au surf, Andy Crière s'offre délibérément le temps nécessaire à la réflexion. Ce n'est qu'après une introspection visible qu'il répond, d'une voix douce mais résolument assurée, prenant toujours la peine minutieuse de peser chaque mot. Cette apparente sérénité, cette maturité dans l'expression, tranche de manière frappante avec l'image de l'enfant hyperactif qu'il concède volontiers avoir été durant ses jeunes années. Il dévoile que, plus jeune, « ça ne se passait pas bien du tout à la maison et à l'école, j'avais trop d'énergie et je n'arrivais pas à la canaliser ». Cette période tumultueuse, marquée par une difficulté à maîtriser une énergie débordante, a trouvé une résolution inattendue dans la découverte d'un sport qui allait non seulement le structurer mais aussi devenir la fondation de son identité.
Les Racines Basques et l'Éveil à la Passion
La découverte du surf marque un tournant fondamental dans la vie d'Andy Crière. Il découvre ce sport captivant à l'âge de 11 ans, une initiative qui revient à ses parents, désireux d'offrir à leur fils un exutoire pour son énergie inépuisable. Le surf va non seulement l'aider à contenir cette effervescence juvénile, mais bien plus encore, il va lui permettre d'ordonner sa vie, d'abord en tant qu'adolescent, puis de structurer son existence d'adulte. Dès les premiers contacts avec la planche et les vagues, une transformation s'opère. Andy Crière se souvient de ces débuts : « Dès que j'ai commencé à surfer, enfin une fois que j'ai vraiment accroché malgré l'eau froide de l'hiver (rire), tout s'est équilibré. » Cette phrase, prononcée avec un soupçon d'humour, témoigne de l'immédiateté et de la profondeur de cette connexion. Aujourd'hui encore, il insiste sur l'importance capitale de cette pratique : « C'est essentiel pour moi sur un plan personnel, physique et motivationnel », et réaffirme avec force : « Le surf représente pour moi un équilibre et je vais tout faire pour qu'il le reste tout au long de mon existence. »
C'est à Hendaye, une ville emblématique du Pays basque français, qu'Andy Crière a fait ses premiers pas sur une planche, au sein du Bidassoa Surf Club. Cependant, ses racines sont également profondément ancrées de l'autre côté de la frontière. Le natif de Saint-Sébastien, au Pays basque espagnol, possède depuis toujours la double nationalité. Ce double héritage culturel et géographique a naturellement façonné son parcours. Après avoir fait ses débuts sur les vagues d'Hendaye, il a ensuite évolué au sein de l'équipe de France, défendant ses couleurs jusqu'à ses 18 ans. Par la suite, il a fait un choix marquant pour sa carrière : concourir sous le drapeau espagnol. Un choix qu'il justifie non pas par une stratégie purement sportive, mais par une préférence personnelle et une affinité culturelle profonde. « C'est plus un choix personnel que stratégique », explique-t-il, soulignant la naturalité de cette transition du drapeau bleu, blanc, rouge à celui rouge, jaune, rouge. Il précise : « Cela s'est fait naturellement. Pour communiquer sur les réseaux sociaux par exemple, je le fais plus spontanément en espagnol. » Cette orientation est renforcée par son parcours éducatif et ses relations personnelles. Il a en effet étudié à Fontarabie, une ville située à la frontière franco-espagnole, où tous ses cours étaient dispensés en basque et en espagnol. De plus, le groupe de surfeurs avec lequel il voyage depuis plusieurs années sur le circuit est majoritairement composé de Basques-Espagnols, incluant des figures telles qu'Aritz Aranburu, Hodei Collazo et Gony Zubizarreta. Cette immersion biculturelle et cette connexion forte avec la communauté basque-espagnole définissent une partie essentielle de son identité de surfeur et de sa vie professionnelle.
La Quête d'Équilibre et la Naissance d'un Compétiteur
L'équilibre, un mot clé dans le vocabulaire d'Andy Crière, ne se limite pas à sa pratique du surf ou à sa double nationalité. C'est une philosophie qui imprègne toute son approche de la vie et de sa carrière. La phrase « Que ce soit pour un projet audiovisuel ou pour une compétition, je donne tout, sans calculer. Je suis un compétiteur dans l'âme » résume parfaitement cette détermination sans faille. Cette mentalité compétitive, intrinsèque à sa personnalité, a été nourrie et affûtée au fil des années.
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Son environnement d'entraînement joue un rôle crucial dans le développement de ses compétences. En plus de s'inspirer des surfeurs locaux qui peuplent les vagues du Pays basque, Andy Crière a trouvé dans les houles de la côte espagnole, principalement celles de Zarautz, un terrain d'entraînement idéal. Cet environnement exigeant est complété par un encadrement professionnel rigoureux : Diego Martinez est responsable du volet physique de sa préparation, tandis que Gorka Acebal est devenu, depuis le printemps dernier, son coach sportif, apportant une expertise technique et stratégique indispensable.
Le surf, pour Andy Crière, est indissociable de la performance. Cette conviction est ancrée en lui depuis le jour où il a posé son premier pied de goofyfooter sur une planche. « Le surf me rend heureux chaque jour », assène-t-il, mais il va plus loin : « La performance en elle-même me plaît par-dessus tout. » Cette passion pour l'excellence et le dépassement de soi est le moteur de sa carrière. Qu'il s'agisse de se mesurer à d'autres athlètes dans une compétition acharnée ou de contribuer à la réalisation d'un projet audiovisuel exigeant, son engagement est total. Il donne tout, sans calcul, poussé par un gène compétitif qu'il considère indispensable pour espérer exister dans la jungle du sport professionnel.
Le Parcours Compétitif : Des Débuts Prometteurs aux Défis du Circuit
Le parcours d'Andy Crière sur les circuits compétitifs a été marqué par des moments de gloire et des périodes de doute, des succès éclatants et des leçons difficiles. Son talent précoce l'a propulsé sur le devant de la scène junior. En 2013, par exemple, il s'est distingué au Nicaragua en atteignant la troisième marche des Mondiaux ISA juniors, une performance remarquable qui a témoigné de son potentiel international. Quelques mois plus tard, il a consolidé sa position en France en conquérant, en Vendée, le titre national de sa catégorie. Il se remémore cette période avec un certain enthousiasme : « Une super année, celle de mes 18 ans », lorsqu'il était alors le capitaine respecté de l'équipe de France junior. Sa carrière semblait alors s'annoncer sous les meilleurs auspices, avec une trajectoire ascendante qui laissait présager de grands succès.
Cependant, le chemin du sport de haut niveau est rarement linéaire. Andy Crière a rapidement traversé une zone de turbulences, confronté à la perte d'un sponsor majeur et à des résultats en berne. Il a continué à évoluer sur le circuit Pro Junior jusqu'à ses 20 ans, mais sans la réussite escomptée. Ce manque de succès a eu des conséquences, notamment le fait qu'il n'a jamais participé aux Mondiaux juniors de la WSL (ex-ASP), une absence qu'il qualifie de « dommage ». Cette période fut pour lui une illustration éloquente de la passion qui s'abîme au nom d'une ambition mal maîtrisée, une expérience qui l'a profondément marqué. Il reconnaît avoir été victime d'une pression excessive : « À l'époque, je me mettais beaucoup trop la pression. Les Pro Junior étaient quelque chose de très important pour moi. Trop. Je n'ai pas su prendre du recul. » À cela s'est ajoutée une part de malchance, notamment sur les compétitions majeures qui offraient le plus de points, ce qui l'a souvent laissé en retrait des classements : « Forcément, j'étais toujours derrière. »
Paradoxalement, c'est en montant d'un cran, sur le circuit qualificatif (QS), l'antichambre de l'élite mondiale du surf, qu'Andy Crière a trouvé un nouveau souffle et un certain réconfort. Il a découvert ce circuit en parallèle de ses deux dernières années juniors, et cette transition a été une révélation. « Le QS, c'est tout de suite devenu quelque chose de beaucoup plus réel pour moi », confie-t-il, percevant cette compétition comme un combat plus intime et personnel. Il explique : « Tu te bats plus contre toi-même et ta propre performance que contre les autres, c'est ce qui rend la chose intéressante. » Cette approche, centrée sur le dépassement de soi, lui a rapidement apporté des résultats significatifs. Parmi ces performances notables, il a décroché une troisième place dans les gros barrels à fleur de récif du slab chilien d'El Gringo, une prouesse réalisée par la force des choses, le jour final du QS 1 500 ayant été annulé.
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L'année suivante, cette nouvelle dynamique a porté ses fruits : Andy Crière a cueilli sa première victoire sur le circuit professionnel, à Santa Cruz (QS 1 000), au Portugal. Cette victoire a eu un impact psychologique considérable. « Celle-ci, elle m'a fait vraiment du bien parce que je n'avais pas eu beaucoup de réussite depuis le début de l'année », glisse-t-il. Ce succès a été le fruit d'un « moment de lucidité » où il a réussi à gagner toutes ses séries du début à la fin, une « compétition idéale » qu'il a accueillie comme un encouragement puissant pour les épreuves suivantes. Fort de cette impulsion, il a continué sur sa lancée en 2017, capitalisant sur toute l'expérience emmagasinée. Il a ainsi trouvé une stabilité bienvenue dans ses résultats, avec un pic de performance marqué par une neuvième place au QS 6 000 de Pantín, en septembre. Bien que cela ne soit pas perçu comme « mirobolant » en soi, c'était amplement suffisant pour continuer à avancer, à progresser et à consolider sa place sur la scène internationale.
La Stratégie de Performance : Au-delà des Objectifs Chiffrés
La philosophie d'Andy Crière en matière de compétition est singulière et témoigne de sa nature réfléchie. Plutôt que de se fixer des objectifs chiffrés et rigides, il privilégie une approche basée sur la préparation optimale et la constance de la performance. « Avec l'appui de mes entraîneurs et l'expérience emmagasinée lors des saisons précédentes, j'ai appris à ne pas me fixer un objectif précis sur les compétitions », explique-t-il. Cette stratégie lui permet de se libérer de la pression démesurée et des attentes potentiellement décevantes.
Son véritable but réside ailleurs : « Je me prépare au mieux pour être le plus compétitif possible. Là est mon but. » Pour Andy, cultiver cette mentalité est la clé pour atteindre une plus grande constance dans les résultats et, surtout, pour maintenir sa motivation à un niveau élevé. Il a compris qu'une focalisation excessive sur un objectif spécifique pouvait être contre-productive. « Alors que si je me fixe un objectif et que je n'arrive pas à l'atteindre, je vais douter et me dire que je n'emprunte pas le bon chemin pour réussir. » En se concentrant sur l'excellence à chaque instant, sur chaque série, il peut en tirer des conclusions plus réelles et, par conséquent, plus utiles pour sa progression. Cette méthode pragmatique et introspective est une illustration parfaite de son intelligence sportive.
Dans cette quête d'amélioration continue, Andy Crière insiste sur l'importance de l'audace et de l'innovation. Il affirme avec conviction : « Il ne faut pas avoir peur de prendre des risques si l'on veut sortir du lot. Se réinventer et vivre l'instant présent. » Cette incitation à l'expérimentation et à l'adaptation constante est cruciale dans un sport aussi dynamique et imprévisible que le surf, où chaque vague est unique et chaque compétition apporte son lot de surprises. Cette capacité à se réinventer et à embrasser le présent lui a permis non seulement de surmonter les périodes difficiles de sa carrière, mais aussi de se forger une identité de surfeur polyvalent et résilient.
L'Équilibre Moderne : Compétition et Création Audiovisuelle
L'équilibre, ce vocable essentiel dans le discours du surfeur basque-espagnol, se manifeste également dans sa capacité à mener de front deux facettes distinctes de sa vie professionnelle : le surf de compétition et l'élaboration de projets audiovisuels. Cette dualité n'est pas une simple distraction, mais une composante à part entière de sa motivation et de son épanouissement. « Je continue avec ION, une marque allemande qui me sponsorise depuis cinq ans », déclare-t-il, soulignant la longévité et la confiance mutuelle de cette collaboration. C'est avec cette marque qu'il développe de nombreux projets.
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La production audiovisuelle est une facette du métier qui lui plaît énormément, et il y consacre une grande partie de son attention. Pour lui, mener les deux de front - la compétition et la création - représente une véritable motivation, une source d'énergie constante. Il refuse de mettre tous ses œufs dans le même panier, affirmant : « Je ne mise pas 100 % sur l'un ou sur l'autre. » Cette approche holistique lui permet de rester stimulé et de diversifier ses expériences.
Un exemple frappant de cette démarche est son dernier documentaire, intitulé « Equilibrium ». Dans ce film, Andy Crière raconte « ce que ce mode de vie signifie pour (moi) ». Le titre à lui seul résume bien sa philosophie. Il y exprime que le surf n'est pas quelque chose d'additionnel, de facultatif, mais plutôt une partie fondamentale, passée, présente et future, sans laquelle il lui serait difficile de se comprendre lui-même. C'est une déclaration puissante sur l'intégration du surf dans son être profond. Il a également montré tout son potentiel dans une autre vidéo tout juste sortie appelée "Art is timeless", qu'il a partagée avec les lecteurs de Beachbrother. Pour cette vidéo, il travaille depuis déjà deux ans avec Adrian Rodriguez, un éditeur audiovisuel originaire de Lanzarote dans les îles Canaries, un partenariat dont il est ravi. Cette collaboration est un processus organique : il accumule de bonnes vagues, et au fur et à mesure, ils discutent ensemble des idées qui mènent au résultat final. Andy considère que la créativité est aussi une affaire d'instinct, et il apprécie particulièrement les personnes, comme Adrian, qui parviennent à faire ressortir le meilleur de lui-même. Il est heureux de voir les commentaires et de ressentir la passion des gens pour des projets comme celui-ci, promettant de continuer sur cette lancée.
De plus, il est actuellement en train de shooter un autre documentaire avec Sébastien Zanella pour Désillusion, un projet soutenu par son sponsor majeur, ION. Il s'agit d'une grande opportunité, et bien qu'il ne puisse en dire beaucoup plus pour l'instant, la sortie est prévue pour les mois à venir, ce qui témoigne de son engagement continu dans cette voie créative. Sa vision artistique, telle qu'exprimée dans la présentation de "Art is Timeless", est poétique et profonde : "L'art est bleu. La passion qui coule à travers les vagues. Équilibre. Harmonie. Vous, seul. La fureur de la nature maintient sa beauté sans fin. Un sentiment qui se manifeste dans des formes esthétiques et attirantes. La recherche constante de la beauté. Contemplation, le plaisir d'un esprit qui se fond dans la nature. Un langage pour transmettre l'émotion. Un mode de vie. Tout passe, tout change et se maintient. L'art est éternel."
Les Ambitions et les Projets d'un Surfeur Accomplir
L'année 2016 a été pour Andy Crière une année riche en expériences et en apprentissages, tant sur le plan personnel que professionnel. Il a énormément voyagé, ce qui lui a permis de découvrir des cultures, des situations et des populations différentes, élargissant ainsi ses horizons bien au-delà des compétitions. Professionnellement, il a ressenti une nette évolution grâce à plusieurs événements marquants et, surtout, sa première victoire sur le circuit mondial QS. Il tire de cette année beaucoup de positif et un grand espoir pour la suite. Pour 2017, ses résolutions sont claires : il souhaite continuer sur l'élan de 2016, en apportant toutes ses connaissances et sa progression pour atteindre des objectifs encore plus ambitieux.
Ses ambitions ne se limitent pas à la progression continue. Interrogé sur ses objectifs à long terme, il se voit avec une constance remarquable : il se lève tous les matins avec pour objectif de se sentir heureux et d'avoir réalisé ses objectifs. Il espère penser de la même manière à l'avenir, tout en étant exigeant avec lui-même pour atteindre ses buts, peu importe ce qu'il entreprend. Idéalement, pendant sa carrière de rider, il se bat chaque année pour être champion d'Europe et pour monter sur le Championship Tour (WCT), le circuit d'élite. Il reconnaît que ces objectifs sont ambitieux, mais il préfère toujours viser plus haut.
Ses souvenirs les plus intenses en surf sont invariablement liés aux tubes. Il garde un très bon souvenir d'une session de bodysurf aux Açores il y a quelques mois, où il a ridé une gauche en shore break qui n'avait pas cassé depuis cinq ans. Il décrit ce moment épique : Aritz Aranburu et lui étaient tous les deux dans les tubes d'une vague de 3 mètres pendant au moins trois secondes, morts de rire et sans air avant que la vague ne les renvoie jusqu'au parking. Un souvenir mémorable qui illustre la joie pure et l'intensité du surf partagées entre amis.
Andy Crière a également réalisé un rêve d'enfant en visitant Teahupo’o à Tahiti. Ce voyage représentait un rêve d'enfance, un lieu mythique que tout surfeur souhaite vivre au moins une fois dans sa vie. Il se souvient encore de ses premières années de surf, lorsqu'il regardait dans les magazines les professionnels surfer dans ces eaux cristallines et exécuter des tubes qui lui semblaient autrefois impossibles. Cet été-là, ce fut à son tour de préparer le boardbag et de jeter un dernier coup d'œil aux prévisions, concrétisant ainsi une aspiration de longue date.
Son engagement dans le surf va au-delà de sa passion personnelle ; il s'est transformé en une profession où il poursuit ses rêves sur les vagues. Il a été couronné champion d'Espagne de surf à trois reprises (en 2018, 2023 et 2024), une preuve de sa constance et de son excellence sur la scène nationale. Plus récemment, il a fièrement marqué l'histoire en devenant le premier surfeur espagnol masculin à participer aux Jeux Olympiques, un jalon majeur dans sa carrière et pour le surf espagnol.