Critique du DVD Surf Ninjas : Un Plongeon Rétro dans les Années 90

Introduction

Le film "Surf Ninjas", sorti en 1993 et réalisé par Neal Israel, est une œuvre qui divise. Apprécié par certains comme un film culte de leur enfance, il est perçu par d'autres comme une parodie kitsch et ringarde. Cette critique se propose d'analyser ce film à travers le prisme de différents points de vue, en tenant compte de son contexte de production et de sa réception.

Un Film d'Action et d'Aventure pour Enfants

"Surf Ninjas" raconte l'histoire de deux frères surfeurs qui découvrent qu'ils sont en réalité les princes perdus d'une île chinoise. Une partie de leur héritage consiste dans la maîtrise des arts martiaux. Replacer ce film dans son contexte est essentiel pour comprendre son attrait. Au début des années 90, un humour constant et parfois au ras des pâquerettes, des personnages clichés et stéréotypés étaient monnaie courante. Des films comme "L'Arme Fatale" ou "Ace Ventura" surfaient sur cette vague.

Pour beaucoup, "Surf Ninjas" est avant tout un film de leur enfance, un trésor des années 90 avec des looks et un humour typiques de cette époque. Il est vu comme une parodie de film d'action plutôt qu'une œuvre sérieuse, notamment en raison de ses méchants ninjas caricaturaux et de son chef au rire diabolique.

Les Influences et les Similarités

Il est intéressant de noter les similarités entre "Surf Ninjas" et d'autres films d'action de l'époque. La vague de films de ninjas des années 80, popularisée par des œuvres comme "American Ninja", a certainement influencé "Surf Ninjas". On peut également déceler des similarités avec "American Ninja 2: Le Ninja Blanc", réalisé par Sam Firstenberg.

"American Ninja 2" reprend les ingrédients qui ont fait le succès du premier film, avec un soupçon de nouveautés. L'histoire se déroule dans un cadre paradisiaque, avec une musique synthé exotique et des plans sur les bâtiments typiques de la ville. Les Marines sont en short de bain et le Colonel joue au foot dans son bureau, créant une ambiance décontractée.

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Un Scénario Invraisemblable et des Personnages Caricaturaux

Le scénario de "Surf Ninjas" est souvent critiqué pour son invraisemblance et son manque de cohérence. L'idée que deux surfeurs soient en réalité des princes ninjas semble tirée par les cheveux. De même, les personnages sont souvent considérés comme des caricatures, avec des méchants au rire diabolique et des héros naïfs.

Dans "American Ninja 2", on retrouve également des personnages stéréotypés. Michael Dudikoff, dans le rôle de Joe Armstrong, conserve sa face de pierre et son brushing figé, tandis que Steve James, dans le rôle de Curtis Jackson, incarne le Black-déconneur-dragueur-bastonneur-sympa. Le film inclut également un enfant, Toto, qui aide les héros dans leurs aventures.

Un Film Nanar ?

Le terme "nanar" est souvent utilisé pour décrire des films tellement mauvais qu'ils en deviennent amusants. "Surf Ninjas" entre-t-il dans cette catégorie ? Pour certains, la réponse est oui. Le film est rempli d'incohérences, de dialogues ineptes et d'effets spéciaux datés. Cependant, c'est précisément ce qui fait son charme pour certains spectateurs.

Les dialogues de "American Ninja 2" sont également critiqués pour leur absurdité. Le charabia scientifique n'a ni queue ni tête et le méchant parle beaucoup pour ne rien dire. Le scénario est d'un culot affolant, avec un professeur chercheur en cancérologie qui se retrouve forcé à fabriquer en cuve des super guerriers Ninjas.

La Nostalgie et l'Appréciation Rétroactive

Il est important de prendre en compte le facteur nostalgie lors de l'évaluation de "Surf Ninjas". Pour ceux qui ont grandi avec ce film, il évoque des souvenirs d'enfance et une certaine innocence. Revoir ce film aujourd'hui peut être une expérience amusante et nostalgique, même si l'on reconnaît ses défauts.

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De même, "American Ninja 2" est apprécié pour son côté kitsch et son humour involontaire. Les occasions de rire surgissent de partout, le taux de nanardise demeure constamment élevé et les Ninjas sont fidèles à leur réputation. Michael Dudikoff et Steve James forment un couple digne des plus grands duos, offrant un grand spectacle qui se déguste sans modération.

Surf Nazis Must Die : Une Comédie Noire Décalée

Dans un registre différent, "Surf Nazis Must Die" (1987) de Peter George propose une vision satirique et décalée du monde du surf. Le film se déroule dans un futur proche où les plages sont contrôlées par des gangs de surfeurs sans foi ni loi, dont les "Surf Nazis".

Peter George revendique une inspiration de "Mad Max" mais son métrage fait de prime abord penser aux films de gangs genre "Les Guerriers de la Nuit". Tout cela n'est pas très sérieux et "Surf Nazis Must Die" est avant tout un produit décalé qui joue sur le registre de la comédie bien qu'il n'y ait pas ici l'envie de produire des gags. L'humour provient essentiellement des personnages outrés et du décalage avec la réalité alors que le traitement général est le plus souvent assez sérieux.

La Production à Petit Budget et les Contraintes Techniques

La production de "Surf Nazis Must Die" a été marquée par un budget limité et des contraintes techniques. Le tournage a eu lieu en hiver, avec une plage largement moins fréquentée et une eau glaciale. Tous les acteurs ne sont pas des surfeurs et il faut donc faire appel à des doublures pour les séquences qui les mettent en scène lorsque ceux-ci sont sur les planches.

Pour obtenir des images un peu plus spectaculaires, des plans seront tournés spécialement à Hawaï par exemple pour les passages à l'intérieur des rouleaux. Pour ces scènes aquatiques, il réussit même à obtenir Dan Merkel qui avait tourné le même type de passages pour "Graffiti Party".

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La Réception et la Distribution

Malgré ses contraintes, "Surf Nazis Must Die" a attiré l'attention de Lloyd Kaufman et Michael Herz de Troma, qui ont décidé de distribuer le film. Troma a fait une présentation en grande pompe lors du marché du film du festival de Cannes en 1987, affichant un énorme poster du film devant le Carlton.

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