Le monde des sports de glisse a connu une révolution technologique majeure avec l’avènement de l’hydrofoil. Cette innovation, bien que techniquement liée à la dynamique des fluides, a ouvert une nouvelle ère pour les pratiquants, transformant la manière dont nous interagissons avec l’océan. Si l’interrogation sur la dénomination du "surf avec une voile" est fréquente, la réponse se trouve à la croisée des chemins entre le kitesurf, le wingsurf et le windsurf, disciplines qui, lorsqu’elles sont combinées à un foil, redéfinissent les limites du possible.
L’essor de l’hydrofoil : Origines et démocratisation
Le Surf-Foil est apparu dans les années 2000. Parmi les précurseurs, on compte de grands noms comme Laird Hamilton, Dave Kalama ou encore Paolo Rista. À l’origine, ce n’était qu’une manière de voler au-dessus de l’eau en surf-tracté, dans de grandes ondes de houle. En 2016, c’est Kai Lenny qui fait exploser le nombre de pratiquants. La discipline conquiert immédiatement les surfeurs hawaïens, australiens, californiens et brésiliens. Le niveau grimpe en flèche. Progressivement, le surf foil arrive en Europe, et en France.
Les avantages du Foil sont de multiplier le nombre de sessions possibles, de spots praticables, et offrir de nouvelles sensations. Le mât est attaché perpendiculairement à la planche et au fuselage. Ainsi, les ailes sont parallèles à la planche. L’ailette avant a une partie supérieure bombée (extrados) et une partie inférieur plus plate (intrados). L’aile avant a un bord d’attaque arrondi qui prend rapidement de l’épaisseur, puis s’affine vers un bord de fuite plus fin. Enfin, le stabilisateur possède une forme assez similaire à celle l’aile avant, avec des propriétés équivalentes.
Mécanique de vol : La dynamique des fluides appliquée
Le principe de fonctionnement d’un foil de surf relève de la dynamique des fluides. L’aile avant est tirée vers le haut lorsqu’elle avance, car les molécules d’eau qui passent sur l’extrados de l’aile avant accélèrent pour rattraper les molécules d’eau passées sur l’intrados (qui est plus courte car plate). L’accélération des molécules sur la partie supérieure de l’aile crée une dépression et le ralentissement de celles sur la partie inférieure crée de la surpression. La conséquence est un effet d’aspiration vers le haut. On peut aisément comparer le fonctionnement d’un Foil à celui d’un avion qui reprend sensiblement la même forme si on oublie le mât et la planche.
La vitesse de déplacement croit une portance et permet de décoller. La différence d’angle donné aux ailes d’un avion lui permet de se stabiliser en l’air. La diminution de la vitesse de déplacement permet de diminuer la portance et donc de faire atterrie un avion (à angle d’incidence constant). Enfin pour changer les angles d’incidence du foil, le rider peut par pression alternée sur le pied avant ou arrière faire monter ou descendre le foil ou le stabilité. Pour décoller, la vitesse doit être suffisamment importante pour créer une force de portance sur l’aile avant. Cumulé à un angle d’incidence élevée (grâce à une pression sur le pied arrière) la planche décolle. Si l’avion utilise la force d’aspiration des molécules d’air, le foil sollicite l’aspiration des molécules d’eau qui ont une densité bien plus élevées que celles de l’air.
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Nous parlons dans cet article de Surf Foil donc d’utilisation des mouvements d’eau (vague, houle, creux, sillages de bateau) pour voler. Lorsque l’on touche à la dynamique des fluides, le moindre détail ou changement apporté au Foil a son importance et influe sur ses caractéristiques. La portance du Foil, ou l’effet d’aspiration vers le haut, varie principalement selon la taille de l’aile avant, son épaisseur, sa forme de profil et l’angle d’incidence de celui-ci. Plus la surface d’une aile est grande avec de l’épaisseur et plus elle génère de portance. Plus l’angle d’incidence est positivement élevé et plus celui-ci génère de portance mais freine le foil. En revanche, plus ces paramètres sont faibles, plus la portance est réduite. À surfaces, angles, épaisseurs égaux, deux profils différents entraineront des portances et vitesses différentes.
Paramètres de conception et influence sur la glisse
Parallèlement à la portance du Foil, la vitesse de celui-ci dépend de la surface et de l’angle d’incidence de l’aile avant. Ensuite, les spécificités du shape de l’aile pour une même surface jouent sur la vitesse du Foil. Une aile avec moins de corde et donc plus d’envergure sera plus rapide. L’aile arrière (stabilisateur) joue pleinement son rôle pour stabiliser le Foil. Les facteurs externes influant sur la stabilité du Foil sont forcément le poids du pratiquant et ses aptitudes techniques mais aussi le type de plan d’eau sur lequel le Surf Foil est pratiqué.
L’élément majeur concernant la maniabilité reste la forme de l’aile avant, à savoir notamment la courbe latérale, qui accentuée permet de tourner plus facilement avec le Foil. Une courbe latérale élevée donnera un foil plus maniable mais plus lent car pour la même surface de portance (ombre portée au sol) la surface totale sera plus importante et freinera. L’envergure influence aussi la maniabilité. Plus l’envergure sera importante et plus le foil planera longtemps mais moins les courbes seront serrées. Notre vision est celle de la démocratisation des sports de glisse autant par l’offre de produits faciles pour apprendre et progresser que par leur prix accessible sur le marché tout en ayant d’excellente performance générale. Pour cela, nous avons augmenté la surface, la corde, l’envergure et l’épaisseur de l’aile avant par rapport à nos anciens modèles pour gagner en portance et en stabilité.
Face à l’afflux de matériel que l’on peut trouver de nos jours, le choix de la polyvalence s’est fait naturellement. En adaptant la longueur du fuselage, la taille du stabilisateur on peut rendre un foil beaucoup plus maniable et ainsi avoir un compromis entre le glide, la facilité du pumping et la maniabilité du foil. La longueur de la planche va influer de deux manières sur votre pratique du Surf Foil. Une planche plus longue avec du volume permet de prendre plus facilement les vagues pour décoller. La largeur de la planche peut, tout comme la longueur, faciliter la prise de vagues à la rame pour le décollage. Le poids de la planche influe négativement sur la portance de la planche. Plus la planche est lourde, plus la portance du foil sera contrée (force qui s’oppose). On peut imaginer à juste titre que le shape de la planche importe peu une fois en l’air, mais plusieurs détails permettent d’améliorer l’expérience de vol : le rocker à l’avant et le biseau à l’arrière et sur les côtés pour ne pas toucher l’eau une fois en vol.
Matériel et innovation : Des planches aux ailes
Notre planche de surf foil Fast Flyer est conçue pour permettre une pratique facile et performante du Surf Foil. Nous avons opté pour des dimensions confortable de 4’6 (140cm) de long par 21” (55cm) de large. Pour faciliter la rame, nous avons légèrement creusé le pont pour plus de confort avec un rocker progressif sur le nose. Nous avons travaillé la carène avec un double concave pour maximiser la glisse à basse vitesse afin de partir sur des vagues qui n’ont pas encore déferlé. Le pont entier de la planche est revêtu de pads pour plus de confort et de résistance. Une fois en vol, les rails biseautés et le tail coupé permettent de ne pas toucher la surface lors des virages et lorsque l’utilisateur pompe.
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La nouvelle gamme SW de SROKA Company s’impose comme la référence en surf foil haute performance, pensée pour tous les niveaux, du débutant à l’expert. Sa construction full sandwich carbone (pont et carène) garantit une rigidité et une solidité exceptionnelles, offrant ainsi une réactivité et une nervosité maximales, essentielles pour le pumping et les courbes dynamiques. Les rails US renforcés assurent une rigidité optimale et un réglage précis du foil, tandis que le pad intégral offre un confort et une adhérence supérieurs. Nous avons développé la gamme DW pour allier performance et polyvalence. Nos DW 7’2 permettent de pratiquer le Wing Foil, le Sup foil et le Downwind. Une planche longue et étroite aura plus de glisse et partira très tôt sur la moindre petite houle. Plus la planche sera longue et fine et plus la planche glissera mais elle perdra un peu en maniabilité.
Diversité des pratiques : Du surf foil aux disciplines hybrides
Le foil surfing est une discipline de glisse où une planche est équipée d’un hydrofoil (mât et ailes immergées). Dès que la vitesse est suffisante, la portance générée par l’aile soulève la planche au-dessus de l’eau, réduisant fortement les frottements. Le pratiquant a alors la sensation de “voler”, avec une glisse silencieuse, rapide et très fluide. Cette pratique permet d’exploiter des vagues plus petites, de conserver la vitesse dans les sections moins pentues et de relier plusieurs vagues grâce au pumping qui consiste en un travail dynamique d’appui et de relâchement (flexion/extension) du surfeur sur sa planche.
Le Dockstart ou Pump Foiling consiste à démarrer depuis un quai, un ponton, une plage ou tout autre zone de départ, sans vague ni traction, avant de maintenir le vol uniquement par le pumping. Très spectaculaire, il met en avant la technique pure, l’équilibre et la coordination. Cette pratique pousse la logique encore plus loin : le pratiquant évolue sur plan d’eau plat, sans aide extérieure, uniquement grâce à l’énergie produite par son corps.
Rapidement la pratique du foil surfing s'est enrichie : ainsi le SUP foil correspond à la pratique avec un Stand Up Paddle équipé d'un hydrofoil. Une spécialité qui se pratique dans les vagues mais également en downwind. Le pratiquant cherche alors à voler sur de longues distances en utilisant l'énergie générée par la mer de vent et parfois celle de la houle océanique. Le SUP foil demande endurance, lecture fine du plan d’eau et une forte prise en compte de la sécurité.
Le surf avec une voile : Terminologies et évolutions
Beaucoup de gens adorent surfer et se sentir libres sur les vagues. Il s'agit d'un sport nautique très apprécié qui travaille à la fois la coordination et l'équilibre. Aujourd'hui, on peut les faire dans les rivières, dans les surf-parks et même dans les eaux intérieures. Le surf avec une voile est devenu la discipline reine de ce domaine. Il regroupe énormément de disciplines, dont le windsurf (planche à voile) et le kitesurf, entre autres. Tout ce qu'il faut savoir sur le surf et ses dérivés. C'est sans doute l'un des sports les plus cool qu'on puisse pratiquer dans l'eau. Cette activité sportive pleine d'actions est particulièrement intéressante puisqu'elle renferme beaucoup de disciplines. Celui avec une voile figure parmi les plus pratiqués au monde. Comme son nom l'indique, on utilise des planches dédiées, mais aussi une voile pour glisser plus vite et pour atteindre les plus grosses vagues en toute facilité.
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En général, on évoque toujours le kitesurf, qui est un sport nautique extrême qui mixe les sensations de la voile à celles du surf. Le surf avec une voile est appelé kitesurf ou fly surf. Il s'agit d'une activité nautique qui consiste à surfer et à glisser sur l'eau. Sa différence avec le surf classique, c'est qu'on est tracté par une aile de kite ressemblant à un grand cerf-volant. En faisant du kitesurf, on ressent un plaisir intense. Il suffit de bien maîtriser le matériel ainsi que le vent. Il est ainsi possible d'effectuer différents sauts et figures tout en prenant de la vitesse.
Le Kitesurf : Puissance et sensations extrêmes
Appelé aussi fly surf, il se pratique sur l'eau et il se compose d'une planche de surf et d'une aile de kite qui se rattache à l'utilisateur à travers un harnais. Avec une poussée de vent, le pratiquant peut naviguer et glisser en toute facilité. Contrairement au classique, il ne nécessite pas beaucoup d'efforts. La voile ressemble à un grand cerf-volant et on peut la guider grâce à une barre.
Avant de s'y mettre, il est primordial de suivre des cours. Il faut apprendre les bases, mais surtout les mesures de sécurité. Selon les experts du kite, 3 demi-journées de cours sont amplement suffisantes pour apprendre toutes les techniques du kite. Mais quelques leçons supplémentaires sont souvent requises pour le pratiquer dans les meilleures conditions. Il n'est pas adapté à un non-sportif, même si on prend des cours. C'est un sport nautique qui sollicite énormément les abdos et les cuisses. En outre, cette discipline n'est accessible qu'à l'âge de 10 ans. Mais l'idéal, c'est de se référer à son poids avant de tenter l'expérience (45 kg au minimum).
Le kite offre énormément de plaisir et des sensations fortes. En étant sur l'eau et tractée par l'aile puissante, on a l'impression de voler. On pourra gravir les plus grosses vagues sans faire trop d'efforts. On a parfaitement la possibilité de kiter au rythme qu'on souhaite. On peut tout simplement se glisser et s'amuser sans se focaliser sur un objectif précis. C'est ce qu'on appelle « freeride ». En revanche, on peut aussi faire du freestyle, surfer les vagues et réaliser des figures et des sauts spécifiques. Pour les kitesurfeurs débutants, il ne faut pas faire des styles complexes qui risquent d'être dangereux. En tout cas, il existe plusieurs figures réalisables en freestyle : Darkslide, Backloop, Frontloop, Raley, Kiteloop.
Le Wingsurf : L'innovation hybride accessible
Le wingsurf est un tout nouveau surf avec voile apparu en 2019. Par rapport au kitesurf, sa pratique est beaucoup plus simple et offre plus de sécurité. Avec le wingsurf, le surfeur n'aura qu'à monter sur sa planche qui est déjà équipée d'un hydrofoil. Dans ses mains, il se munira d'une aile légère et facilement maniable qui le tracte sur l'eau aisément. On parle de surf avec voile gonflable puisque le wing utilise une aile dotée d'une structure gonflable. C'est d'ailleurs cette technologie gonflable qui aide le surfeur à gagner en vitesse, à sauter plus haut, à réaliser des figures complexes.
Le grand avantage du wingsurf est qu'on n'a plus besoin de harnais ni de bouts. On pourra surfer plus librement et aisément. Contrairement à l'autre branche, le wingsurf peut être maîtrisé en seulement 30 minutes, tout particulièrement pour les sportifs de haut niveau. Avec le wingsurf, le choix de l'aile de wing est très important. Ce surf avec voile gonflable est plus facile à faire quand on dispose d'une aile appropriée. On peut opter pour un modèle avec wishbone ou avec poignées. Il importe également de choisir la bonne surface en fonction de son gabarit.
L'histoire du wingsurf remonte à 1982, date à laquelle son inventeur, Roland Le Bail dépose un brevet sous le nom de « bird sail » pour une aile dont les caractéristiques sont identiques à celles d’une wing. En 1986, Tom Magruder présente son « Wind Weapon », une voile à rotation libre qui est fermement fixée avec un demi-mat sur la planche de surf. Dans les années qui ont suivi, la technique a été adaptée et a continué à arriver sur le marché dans différentes versions et sous de nouveaux noms. L'utilisation des ailes n'est pas seulement liée aux sports nautiques, mais est également utilisée pour les sports d'hiver dans la neige, sur la plage ou sur terre. Les termes « Skate Sails », « Wind Skates » ou « Kitewings » doivent être mentionnés comme des jalons dans le développement ultérieur.
La raison du succès modéré de tous ces développements est physique : la friction. Parce que les ailes suffisamment grandes pour mettre en mouvement une planche de surf lourde et lente, poids du surfeur compris, doivent être très grandes, encombrantes et lourdes. Le Wingsurf n'a connu une renaissance qu'avec l'introduction du foil surf, alimenté par l'idée de la marque de cerf-volant Slingshot de transférer le concept de l'aile du kitesurf au wingsurf, c’est-à-dire une aile à vent gonflable, compacte, légère et peu coûteuse à la fois. Cette technique convainc également l'icône du surf américain, Robby Naish, et des fabricants connus qui développent alors des ailes gonflables pour l'été 2019.
Perspectives techniques et sécurité du Wingfoil
Le Wing foil est un sport encore jeune et en développement. Alors que les modèles d'ailes plus anciens étaient souvent étirés et maintenus au moyen de tiges, l'influence du développement du cerf-volant est actuellement de plus en plus importante. L'aile est faite de tissu de cerf-volant léger ou de tissu spi qui est étiré par des tuyaux d'air gonflables, appelés boudins et protégés par des fourreaux de dacron. Les foils sont majoritairement construits en fibres carbone préimprégné, mais il existe des versions avec des mâts en aluminium.
Concernant les planches, les constructions sont diverses, mais de manière générale un pain de mousse usiné par machine-outil à commande numérique est ensuite drapé de matériaux composites, comme du carbone ou de la fibre de verre. Contrairement à d'autres sports, l'aile n'est pas liée à la planche : vous pouvez l'utiliser non seulement avec une planche de surf, un kiteboard ou un stand up paddle, mais également en combinaison avec un skateboard, un snowboard, un longboard ou même sur des patins à roues alignées. Le Wingsurf sur des planches équipées d'un foil est particulièrement apprécié, puisqu'on peut avancer avec de petites ailes à une vitesse d'environ 8 nœuds pour les débutants. La plage de vent utilisable va de moins de 10 nœuds à plus de 30, même si les novices se cantonneront à une plage de 15 à 20 pour les premières sessions. Aujourd'hui, les pratiquants les plus chevronnés atteignent des vitesses approchant, voir dépassant les 30 nœuds.
La question de savoir si le wingsurf est une variante du kitesurf, du windsurf ou un sport totalement indépendant n'est pas seulement théorique : elle concerne aussi, par exemple, dans quelle mesure les interdictions de kite sur les spots s'appliquent également aux wingsurfeurs. Il est également discuté dans quelle mesure le surf ailé en tant que sport de surf hybride parvient à fonctionner comme un élément de connexion et à réduire les rivalités existantes entre les kitesurfeurs et les véliplanchistes.
Autres disciplines de glisse nautique
Le surf avec une voile, connu principalement à travers la planche à voile (windsurf), a donné naissance à plusieurs autres disciplines nautiques. Dans la plupart de ceux-ci, la voile joue un rôle essentiel pour la propulsion et le contrôle de la glisse. Parmi ces disciplines, figure le wingfoil, le windsup et le Kite surf. Ces disciplines ont évolué au fil du temps, apportant de nouvelles sensations et des techniques adaptées à différents types de conditions maritimes.
Le Windsup de son côté, est né de la combinaison du stand-up paddle (SUP) et de la planche à voile. Il s'agit d'une version simplifiée de la planche à voile, adaptée à des conditions de vent plus faibles ou pour une pratique plus douce. Son gréement se compose d'une grande planche de SUP stable, souvent équipée d'un mât et d'une voile. Les sensations de glisse offertes par ce sport sont plus calmes, avec un rythme plus lent, idéal pour les débutants ou ceux qui aiment se promener tranquillement.
La voile ne se limite pas uniquement au windsurf et au kitesurf, ou à toute autre activité de glisse. Elle est également utilisée dans d'autres activités nautiques pour améliorer la vitesse, l'efficacité et les sensations sur l'eau. Voici quelques exemples : Voile sur kayak : la voile sur kayak est une pratique ancienne, utilisée notamment par les peuples autochtones pour la pêche et la navigation côtière. Aujourd'hui, cette activité nautique a évolué, son gréement se composant de petites voiles légères, souvent triangulaires, montées à l'avant du kayak. Cette voile permet au kayakiste de profiter du vent pour se déplacer plus rapidement, tout en conservant l'option de pagayer. Catamaran : le catamaran est une embarcation à deux coques parallèles, connue pour sa stabilité et sa vitesse. Ses origines remontent aux peuples polynésiens, qui s'en servaient pour naviguer sur de longues distances. Aujourd'hui, le catamaran est devenu un bateau récréatif et sportif populaire. Équipé de voiles classiques, il permet de capter efficacement le vent, offrant une navigation rapide, même par vent modéré. Pirogue à voile latine : la pirogue à voile latine est une embarcation traditionnelle équipée d'une voile triangulaire, habituellement utilisée pour les navigations côtières. La voile latine, originaire de la Méditerranée et de l'Afrique, permet une bonne manœuvrabilité dans des conditions de vent changeantes. Avec sa coque en bois et son design simple, la pirogue offre une navigation douce et proche de l'eau, procurant une sensation de sérénité.
L'intégration technologique : Vers une standardisation du vol
Deux tiges, deux ailes, le tout fixé à une planche de surf foil. Le principe du surf foil, également appelé hydrofoil, est simple mais encore fallait-il y penser. Et maintenant qu’il se démocratise, on se demande comment va-t-on pouvoir s’en passer, car le phénomène a envahi la pratique des sports nautiques et des sports de glisse. La team du Magazine Sportihome se penche sur le fonctionnement de cette technologie qui était déjà présente sous nos yeux… il suffisait de les lever.
C’est Laird Hamilton qui fait connaître le foil dans les années 90. Dans les années 2000, de nombreux riders se prennent au jeu, dont le Français Bruno Sroka qui deviendra un des pionniers du kite foil. Dans le courant des années 2010, la pratique du foil se démocratise et ce dernier envahit les spots. Surf, sup, wake, kite, maintenant toutes les planches sont “foil compatibles” et la pratique s’adapte à l’ensemble des disciplines nautiques. Le foil s’impose comme une avancée technologique dans le monde de la glisse et du nautisme. Pour exemple, sur les 33 bateaux au départ du Vendée Globe en 2020, 19 étaient équipés d’un foil. Un gain de vitesse pour les skippers, un gain de sensations pour les riders l’ajoutant sous leur planche.
Pour comprendre la mécanique d’un foil dans l’eau, il suffit de regarder… dans les airs. Car le foil reprend le même principe physique que celui des ailes d’un avion. Le foil (ou hydrofoil) est composé d’un mât, installé sous et perpendiculaire à la planche, d’un fuselage et de deux ailes : une aile avant et une aile arrière, plus petite, qui sert de stabilisateur. Les ailes sont donc parallèles à la planche et vont dans le sens de la glisse. L’ensemble est généralement soit en carbone soit en aluminium. Une fois sur sa planche de foil, il s’agit de prendre de la vitesse, par le biais de la houle en surf ou en sup, ou par tractation (le vent pour le kite, le wind et le wing ou un bateau ou un câble pour le wake).
L’hydrofoil permet de diminuer notablement les frottements entre la planche et le plan d’eau et permet donc de gagner en vitesse. Plus la vitesse sera grande, plus la planche va s’élever. C’est ce qu’on appelle le phénomène de portance. Bien sûr il existe différente gamme de planche. Au niveau de la pratique, le foil surfing apporte un changement notable des sensations. La planche n’est plus en contact direct avec le plan d’eau et le rideur se retrouve perché à quelques dizaines de centimètres au-dessus de l’eau, c’est tout un jeu d’appuis et d’équilibre qui se met en branle. En plus de la découverte de nouvelles sensations de glisse et de vitesse, le foil surf, plus particulièrement quand il est intégré à une planche de surf, permet de garder de la vitesse même une fois la vague terminée. Il suffit au pratiquant de “pomper”, c’est-à-dire jouer sur ses appuis avant et arrière en poussant sur les jambes, pour permettre au phénomène de portance de continuer à faire son œuvre.
C’est sûrement cet aspect qui est le plus technique. Pour être le plus efficace possible dans son “pumping”, il faut combiner deux types de mouvements. D’abord une alternance entre pression et relâchement de la force exercée par les jambes sur la planche. Il faut ajouter à cela un mouvement avant/arrière afin de jouer sur l’angle d’incidence de la planche et des ailes dans l’eau et créer de l’inertie à la surface de l’eau. Le déséquilibre avant va permettre de créer de la vitesse. Ce travail d’appuis, assez physique, ressemble à l’exercice du pumptrack en skate, ce qui d’ailleurs peut faire une très bonne base d’entrainement. A la fin de votre session de surf foil, il se peut que vous ayez les jambes qui tirent un peu, à l’inverse des bras pour une séance de surf classique. Un coup de main, et de pieds, à prendre en somme mais une fois le mouvement acquis (presque) plus rien ne vous arrêtera.