Le monde sous-marin, bien que fascinant, expose les plongeurs à des contraintes physiques uniques, parmi lesquelles les variations de pression qui peuvent avoir des répercussions significatives sur l'audition. Le barotraumatisme à l'oreille est la conséquence directe d'un brusque changement de pression, représentant une part considérable des accidents rencontrés dans cette activité. Ce phénomène peut, dans certains cas, mener à une surdité de perception, une condition qui altère la qualité auditive bien au-delà d'une simple baisse de volume.
Le Barotraumatisme de l'Oreille : Un Risque Majeur pour les Plongeurs
Un barotraumatisme de l'oreille ou otite barotraumatique correspond au blocage de la trompe d'Eustache et à la lésion des tissus de l'oreille du fait d'une forte variation de la pression externe. Un barotraumatisme apparaît lorsque la pression à l'extérieur de l'oreille n'est pas suffisamment compensée par les mécanismes physiologiques de l'oreille. Dans certains cas, des barotraumatismes peuvent également se produire en présence de faibles différences de pression. Les barotraumatismes touchent particulièrement les personnes soumises à des fortes variations de pression dans leur environnement de travail, notamment les plongeurs et les aviateurs. Il est frappant de constater que le barotraumatisme de l’oreille représente deux tiers des accidents de plongée sous-marine.
La trompe d'Eustache, également appelée tube auditif, joue un rôle essentiel dans la prévention de ces incidents. Sa fonction est de maintenir l'équilibre de pression entre l'intérieur et l'extérieur de l'oreille. Ce tube auditif est un conduit de 3 à 4 cm de long qui relie la cavité tympanique au nasopharynx (nez) et donc à l'extérieur. Sa fonction principale est d'aérer l'oreille moyenne et de maintenir la pression de l'oreille moyenne égale à la pression externe. Des altérations des trompes, telles que des difficultés d'ouverture, un calibre inférieur ou des anomalies crâniennes, peuvent prédisposer à la survenue d'un barotraumatisme. La présence de mucus ou une inflammation du tube et du nez, souvent due à un syndrome grippal, des infections de la gorge ou une rhinite, peuvent également contribuer à causer un barotraumatisme en rendant la compensation des pressions plus difficile.
L'augmentation soudaine de la pression externe pousse le tympan vers l'oreille moyenne, ce qui provoque une douleur et altère les capacités auditives. Cela entraîne une réduction de la capacité auditive, une sensation d'oreille bouchée, des acouphènes et des vertiges. Il est vital de reconnaître ces symptômes rapidement, car la prise en charge précoce est un facteur clé pour la récupération.
La Surdité de Perception : Une Atteinte Profonde de l'Audition
La surdité de perception, aussi appelée surdité neurosensorielle, est la forme de perte auditive la plus répandue chez l’adulte. Elle se distingue de la surdité de transmission par sa localisation : elle touche l’oreille interne (cochlée, nerf auditif) ou les voies nerveuses auditives, plutôt que la conduction du son dans l’oreille externe ou moyenne. Cette distinction est essentielle pour orienter le traitement.
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Pour bien comprendre la surdité de perception, il est important de connaître le fonctionnement normal de l’oreille interne. À l’intérieur de celle-ci se situe la cochlée, zone où se trouvent à la fois des cellules sensorielles appelées « cellules ciliées ». Elles ressemblent à des poils microscopiques et se mettent en mouvement sous l’influence des sons. L’organe de Corti a pour mission de convertir ces mouvements en informations, tandis que les terminaisons du nerf auditif communiquent ces informations au cerveau. La surdité de perception apparaît lorsque les cellules sensorielles de la cochlée sont endommagées, le nerf auditif transmet moins efficacement les informations, ou le cerveau reçoit un signal sonore dégradé. Le son parvient jusqu’à l’oreille interne, mais il est mal analysé. C’est pour cette raison que de nombreux patients expriment : « J’entends, mais je ne comprends pas. » Contrairement aux idées reçues, la personne concernée n’entend pas seulement « moins fort ». Elle entend souvent moins bien, en particulier lorsqu’il s’agit de comprendre la parole, notamment dans le bruit.
Une personne atteinte d’une surdité de perception peut entendre correctement les sons, mais rencontre des problèmes de compréhension avec une difficulté récurrente pour distinguer la parole d’un interlocuteur au milieu de bruits de fond. Les sons parviennent bien à son oreille mais leur traduction en syllabes est difficile et les mots en deviennent parfois d’autres. Il faudra donc très souvent faire répéter plusieurs fois la même phase pour qu’elle soit parfaitement comprise. Les conversations deviendront progressivement de plus en plus difficiles, nécessitant un gros effort de concentration, souvent synonyme de fatigue.
Les Causes Multiples de la Surdité de Perception, dont les Conséquences de la Plongée
La surdité de perception peut avoir de multiples origines. La cause la plus fréquente est le vieillissement auditif, ou presbyacousie. Il s’agit d’un vieillissement naturel de l’oreille interne, qui touche principalement les personnes de plus de 60 ans. Avec l’âge, les cellules auditives s’usent progressivement, et la perte débute généralement sur les sons aigus, essentiels à la compréhension de la parole.
L’exposition au bruit est également l’une des principales causes évitables. Une exposition répétée à des volumes sonores élevés (musique forte, outils de travail, concerts, etc.) provoque ce qu’on appelle un traumatisme sonore. Les dégâts peuvent être progressifs ou brutaux.
Certains traitements médicaux ou produits chimiques peuvent avoir un effet toxique sur l’oreille interne ; on parle alors d’ototoxicité. Certains médicaments, notamment certains antibiotiques, peuvent endommager l’oreille interne. Le délai de survenue d’une ototoxicité médicamenteuse varie selon le médicament, allant de quelques heures ou quelques jours, jusqu’à plusieurs années après le début du traitement. La surdité peut s’aggraver avec la poursuite du médicament et même parfois après son arrêt. Si le problème est une destruction des cellules ciliées, l’atteinte est irréversible. Les principaux facteurs de risque d’ototoxicité médicamenteuse sont l’administration de fortes doses du médicament et/ou une administration rapide, l’utilisation concomitante de plusieurs médicaments ototoxiques, les âges extrêmes, un contexte de déshydratation, la présence ou le développement d’une insuffisance rénale et l’exposition au bruit.
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Outre ces causes fréquentes, des pathologies peuvent affecter l’oreille interne, telles que des infections virales (oreillons, réactivation du virus herpes simplex, rougeole, méningite bactérienne, maladie de Lyme), des maladies inflammatoires, des troubles circulatoires (vascularite, macroglobulinémie, drépanocytose, certaines formes de leucémie) et des atteintes neurologiques. Des troubles du nerf auditif, comme une névrite, une infection ou une tumeur (neurinome de l’acoustique), peuvent exercer une pression sur le nerf auditif. Les facteurs génétiques peuvent également jouer un rôle, certaines personnes présentant une fragilité héréditaire de l’oreille interne. La surdité brusque peut également être la première manifestation isolée de certains troubles comme un schwannome vestibulaire (tumeur bénigne), une sclérose en plaques, une maladie de Ménière ou une ischémie cérébelleuse. La réactivation de la syphilis chez les patients infectés par le VIH peut aussi causer une surdité brusque. Le syndrome de Cogan est une maladie auto-immune rare dirigée contre des auto-antigènes communs mais inconnus de la cornée et de l'oreille interne, avec plus de 50% des patients présentant initialement des symptômes audio-vestibulaires.
Spécifiquement lié à l'activité de la plongée, des variations importantes de la pression extérieure peuvent induire une fistule périlymphatique entre l'oreille moyenne et interne. Ce type de traumatisme peut provoquer l'apparition de symptômes aigus et sévères, y compris une surdité de perception. Une fistule périlymphatique peut plus rarement être congénitale ou survenir après un traumatisme physique ou pressionnel grave. Un patient qui présente une fistule périlymphatique peut entendre un bruit d'explosion dans l'oreille atteinte en cas de fistule et peut ressentir également un vertige brutal, un nystagmus et des acouphènes.
La Surdité Brusque de Perception : Une Urgence Médicale
La surdité brusque est une perte auditive qui survient de manière soudaine, souvent sans cause apparente immédiate, en 72 heures ou constatée au réveil. Elle peut affecter diverses fréquences sonores, touchant aussi bien les sons graves que les sons aigus, et peut également se manifester avec différentes intensités. La perte de l'audition soudaine se présente sous la forme d'une surdité de perception modérée à sévère. Elle touche environ 27 pour 100 000 personnes par an aux États-Unis, avec une incidence augmentant avec l'âge. La perte auditive est typiquement unilatérale, sauf si elle est liée à des traitements ototoxiques, et peut varier d'une perte légère à une surdité profonde. Beaucoup de patients présentent également des acouphènes, des vertiges ou leur association.
Les étiologies de la surdité brusque peuvent être différentes de celles des surdités progressives et doivent bénéficier d'une prise en charge rapide. La plupart des cas sont idiopathiques, ce qui signifie que le symptôme existe par lui-même ou sans cause connue. De nombreuses théories, bien que contradictoires et incomplètes, expliquent la physiopathologie de cette affection. Les plus probables à ce jour imputent les réactivations virales (en particulier celles qui impliquent le virus herpes simplex), les mécanismes auto-immunitaires et les occlusions microvasculaires aiguës.
Les symptômes évoquant une surdité brusque incluent une perte auditive soudaine, souvent dans une seule oreille, des douleurs à l'oreille (otalgie), une sensation d’oreille bouchée, des vertiges ou troubles de l’équilibre, et des acouphènes (bourdonnements ou sifflements dans une ou les deux oreilles).
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Diagnostic Approfondi des Pertes Auditives
Dès l’apparition des premiers symptômes évoquant une surdité brusque, il est essentiel de consulter rapidement un médecin ORL. En effet, plus la prise en charge est rapide, plus les chances de récupérer l’audition sont élevées. Le médecin ORL effectue un examen clinique, observant l’état du canal auditif et du tympan à l’aide d’un otoscope. L'examen clinique ne permet que rarement de diagnostiquer une baisse d'audition soudaine, sauf en cas de perforation du tympan.
L'anamnèse de la maladie actuelle doit vérifier que la surdité est bien soudaine et non chronique. Elle doit également rechercher si la perte est uni- ou bilatérale ou si un événement brusque récent s'est produit, comme un traumatisme crânien, un barotraumatisme (en particulier un accident de plongée), ou une maladie infectieuse. D'autres symptômes otologiques accompagnateurs (acouphènes, otorrhée), vestibulaires (perte de la conscience de position dans l'obscurité, vertiges), et d'autres symptômes neurologiques (céphalée, faiblesse ou asymétrie du visage, modification du goût) doivent être recherchés.
La revue des systèmes doit identifier les symptômes variés et parfois transitoires des causes possibles, y compris des déficits transitoires, notamment neurologiques (sclérose en plaques) et des signes d'uvéite (œil rouge et douloureux - syndrome de Cogan). L'anamnèse des antécédents médicaux doit porter sur une infection connue par le VIH ou la syphilis et leurs facteurs de risque. L'anamnèse familiale doit rechercher des antécédents de surdité chez les parents proches, évocateurs d'une fistule congénitale. L'anamnèse médicamenteuse doit rechercher la prise de médicaments ototoxiques antérieure ou actuelle et si le patient a des antécédents d'insuffisance rénale.
Pendant l'examen neurologique, l'attention doit être portée aux déficits des nerfs crâniens (en particulier le 5e, 7e et 8e) et aux atteintes vestibulaires et cérébelleuses, car des anomalies de ces régions sont évocatrices de tumeurs du tronc cérébral et de l'angle pontocérébelleux. Les tests de Weber et de Rinne nécessitent un diapason pour différencier les surdités de transmission des surdités de perception. En outre, les yeux sont examinés à la recherche de rougeur et de photophobie (possible syndrome de Cogan), et la peau est examinée à la recherche d'un exanthème (p. ex., infection virale, syphilis). Des anomalies des nerfs crâniens (autres que la surdité), une asymétrie importante entre les deux oreilles dans la compréhension de la parole, et d'autres symptômes neurologiques (faiblesse motrice, aphasie, syndrome de Claude Bernard-Horner, anomalies de la sensibilité ou de la sensibilité à la température) constituent des signes d'alarme.
Le diagnostic repose sur des tests auditifs (audiométrie) pour mesurer la perte d’audition. Pour confirmer une surdité de perception, un bilan auditif complet est indispensable. Il permet de déterminer le type de perte auditive (de perception, de transmission ou mixte), son degré de gravité et les solutions adaptées. Le bilan auditif est la première étape du diagnostic, et vient ensuite l’audiogramme, un test qui mesure la capacité à entendre les sons selon leur intensité (en décibels) et leur fréquence (grave, médium, aigu). Cet examen est rapide et sans douleur. Il est tout à fait possible d’effectuer un test auditif en ligne pour une première estimation, cependant, ce type d’évaluation reste indicatif et ne remplace pas un bilan complet réalisé en centre auditif, car seule une mesure professionnelle peut distinguer une simple gêne d’une véritable surdité de perception.
Selon les cas, le médecin ORL prescrit des examens supplémentaires tels qu’une IRM rehaussée par gadolinium, notamment pour diagnostiquer les causes inapparentes en cas de pertes unilatérales, même si l'audition s'améliore. Les patients qui présentent un traumatisme aigu doivent également subir une IRM. Une TDM des os temporaux est habituellement pratiquée pour mettre en évidence les caractéristiques osseuses de l'oreille interne et des anomalies congénitales (p. ex., aqueduc vestibulaire élargi), les fractures de l'os temporal lors d'un traumatisme, ou les processus érosifs (p. ex., cholestéatome). Les patients qui présentent des facteurs de risque particuliers d'une pathologie spécifique doivent bénéficier d'explorations appropriées (tests sérologiques pour une possible infection par le VIH ou une syphilis, NFS et étude de la coagulation en cas de troubles hématologiques, VS, protéine C réactive et anticorps cytoplasmiques antineutrophiles [ANCA] pour la vascularite à ANCA).
Prise en Charge et Traitement de la Surdité de Perception
Dans la grande majorité des cas, la surdité de perception ne peut généralement pas être guérie, car elle résulte d’une atteinte irréversible des cellules de l’oreille interne qui ne se régénèrent pas. Cependant, il existe plusieurs solutions efficaces pour compenser cette perte auditive et retrouver une qualité de vie optimale. La prise en charge précoce offre de meilleurs résultats.
Traitement du Barotraumatisme et de la Surdité Brusque :Dans la plupart des cas de barotraumatismes, le traitement est symptomatique. Mais certaines lésions peuvent nécessiter un traitement spécifique. Les barotraumatismes de l’oreille sont traités par administration de décongestionnants (oxymétazoline, pseudo-éphédrine) pour faciliter l’ouverture des voies obstruées. Les cas sévères peuvent être traités par corticostéroïdes par voie nasale. En cas de saignement ou de signes d'épanchement, des antibiotiques sont administrés (par exemple, l'amoxicilline ou le triméthoprime/sulfaméthoxazole). La consultation d'un ORL est indiquée devant des symptômes sévères ou permanents.
S'il s'agit d'une surdité brusque, un traitement rapide par corticoïdes ou oxygénothérapie peut restaurer partiellement l’audition. Tout traitement doit être préférentiellement mis en place au cours des 5 jours suivant l’apparition de l’épisode de surdité brusque. Dans les cas d'atteinte virale et idiopathique, la récupération de l'audition est totale chez environ 50% des patients et partielle chez les autres. La vitesse de récupération est supérieure avec un traitement glucocorticoïde au cours des 2 semaines suivant le début chez environ 75 à 80% des patients qui ont une perte auditive légère, modérée ou sévère. Chez les patients qui récupèrent leur audition, l'amélioration se produit habituellement en 10 à 14 jours. Les glucocorticoïdes peuvent être administrés oralement et/ou par injection transtympanique. Une injection transtympanique directe évite les effets systémiques indésirables des glucocorticoïdes oraux et semble tout aussi efficace, sauf dans le cas de perte d'audition profonde. Les antiviraux, bien qu'efficaces contre l'herpès simplex, ne semblent pas améliorer les résultats auditifs. L'oxygénothérapie hyperbare, qui consiste à respirer de l’oxygène pur dans une chambre pressurisée, peut être bénéfique dans la perte auditive idiopathique soudaine, mais son efficacité est limitée. Cette méthode consiste à exposer le patient à une atmosphère enrichie en oxygène sous pression pour stimuler la régénération des cellules de l'oreille interne. Il est recommandé d'éviter toute exposition à des sons forts pendant la phase de récupération.
Traitements chirurgicaux :La chirurgie peut être nécessaire afin de traiter des lésions sévères de l'oreille interne ou moyenne. Par exemple, la tympanotomie peut être réalisée pour une réparation directe de la fenêtre ronde ou ovale rompue, ou la myringotomie pour drainer le liquide de l'oreille moyenne. Les fistules périlymphatiques sont explorées et traitées chirurgicalement lorsque l'alitement ne parvient pas à contrôler les symptômes. En cas d’otite séro-muqueuse ou séreuse, si un traitement médical n’est pas efficace, une pose d’aérateurs (« yoyos ») peut être proposée. L’intervention consiste à mettre en place un petit drain qui permet de maintenir le tympan ouvert pour que le liquide puisse s’évacuer par la trompe d’Eustache. En cas d’atteinte des osselets, un traitement chirurgical peut, dans de nombreux cas, améliorer l’audition. Il s’agit d’une « réparation mécanique », le but étant de transmettre les vibrations du tympan à l’oreille interne. Il peut s’agir d’une réparation d’osselets ou de la mise en place d’un osselet de remplacement. Dans ces cas-là, on parle de chirurgie fonctionnelle, visant à rétablir une fonction. Cependant, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de chirurgie permettant de réparer l’oreille interne.
Appareillage auditif et Implants :Quand la surdité de perception est établie et irréversible, le traitement repose, dans la grande majorité des cas, sur le port d’appareils auditifs. Ces dispositifs modernes amplifient les sons et améliorent leur clarté, sans les déformer. Ils ne font pas « entendre comme avant », mais restaurent une communication fonctionnelle. L’appareillage doit être prescrit après un bilan auditif complet et un accompagnement par un audioprothésiste. Quand la surdité touche les deux oreilles, on recommande généralement un double appareillage. Il existe une multitude d’appareils pour répondre spécifiquement à tous les besoins, et un conseil demeure primordial : ne pas attendre. Plus le niveau de surdité augmente, plus il sera complexe à traiter.
L’implant cochléaire est envisagé lorsque la surdité de perception est profonde ou totale et que les aides auditives ne suffisent plus. Il s’agit d’un dispositif nécessitant une opération chirurgicale au niveau de la cochlée, où un implant ainsi que des électrodes seront placés sous la peau. Il permet à de nombreux patients de retrouver une perception sonore utile, voire une compréhension de la parole, après un accompagnement en rééducation. Les implants cochléaires sont indiqués pour les surdités causées par une atteinte de l’oreille interne, c’est-à-dire les surdités de perception.
Rééducation et Prévention :La rééducation auditive joue un rôle essentiel après l’appareillage ou la pose d’un implant, aidant le cerveau à réapprendre à interpréter les sons amplifiés. L’orthophonie peut compléter ce travail, notamment pour renforcer l’articulation, la mémoire auditive et la gestion des acouphènes.
La prévention joue un rôle essentiel dans la préservation de la santé auditive. Protéger son audition, c’est aussi préserver son confort, sa communication et son bien-être au quotidien. De nombreux traumatismes sonores peuvent être évités en prenant l’habitude de porter des protections auditives en concert ou lors de l’utilisation d’outils bruyants. Il est également recommandé de faire tester son audition régulièrement, notamment après 50 ans ou après une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés. En cas de traitement ototoxique prolongé, il est recommandé de surveiller son audition régulièrement avec un bilan auditif.