Les risques liés au surgonflage du paddle et les bonnes pratiques de mise en pression

L'importance de la mise en pression dans le monde du SUP

Cela fait plusieurs années maintenant que l’ ISUP (ou paddle gonflable) a révolutionné le monde des sports nautiques. Bien plus pratique qu’une planche de paddle dite « traditionnelle », le paddle gonflable a touché une grande partie de la population qui n’était alors pas intéressé par le paddle. Il faut dire que l’avantage de l’ISUP (ou paddle gonflable) c’est que tout tient dans un sac à dos ! Mais ce n’est pas le seul élément qui fût déterminant quant au succès des paddles gonflables. En effet, c’est aussi et surtout l’avancé technologique qui a mené les planches gonflables au sommet. Les ISUP de bonnes marques qui disposent de ces technologies sont aujourd’hui si qualitatifs, qu’il est devenu presque inutile d’acquérir un paddle rigide pour une navigation type ballade ou surf dans les petites vagues. Toutefois, une étape cruciale reste une contrainte pour beaucoup : la mise en pression. Différent du simple gonflage, la mise en pression demande une technique particulière afin d’être plus efficace. Si un paddle est trop peu gonflé, il manque de rigidité et risque de se plier, surtout si vous n’êtes pas un petit gabarit ou montez dessus à deux, compromettant sa glisse. À l’inverse, un surgonflage augmente le risque d’éclatement, surtout exposé en pleine chaleur, et si des cloques se forment à la surface, autant dire que c’est là que le paddle va se percer à la première occasion.

Les dangers d'un mauvais gonflage

Un paddle qui n’est pas bien gonflé ne fera que gâcher votre expérience puisqu’il sera instable et traînera de l'eau. Pour tester le SUP, montez dessus et vérifiez qu’il ne se déforme pas. Si la planche se déforme sous votre poids, pompez une nouvelle fois jusqu’à ce que la pression idéale soit atteinte. Le fabricant fixe les règles en matière de gonflage, mais cela dépend aussi du poids de l’utilisateur et de ce que vous allez faire de votre planche. 15 PSI max, c’est la pression moyenne de gonflage des paddle. Lors du choix de votre pompe, vous devez regarder si sa capacité est suffisante pour y arriver. Pour surveiller justement ce maximum, il est important de pouvoir compter sur un manomètre qui indique exactement le niveau de gonflage de votre paddle. Cela permet de ne pas dépasser la limite max mais aussi de s’apercevoir s’il est sous gonflé. Une fois la bonne pression atteinte, la rolls des gonfleurs électriques paddle s’arrête automatiquement pour éviter tout surgonflage. L’usage d’un compresseur, par exemple, n’est pas approprié car ce dernier, conçu pour les pneus de voiture, ne permet pas de gérer la pression spécifique nécessaire pour ne pas risquer d’endommager la structure de la planche.

Typologie des pompes : avantages et limites

Il faudra privilégier des pompes adaptées à votre pratique. Dans la très grande majorité des cas (environ 98%), la pompe fournie sera une pompe simple ou une pompe double action.

  • La Pompe Simple : Pompe classique simple flux ou double flux. Pratique, elle est la plus légère et petite. Cette pompe permet de monter rapidement en volume, mais n’est pas la meilleure pour la pression.
  • La Pompe Double Action (HP2) : Cela permet un gain de temps lors du début du gonflage en position double. La plupart des pompes permettent de basculer du mode double à simple, et inversement. Cela permet de repasser en Position 1 (simple action) afin de terminer la mise en pression (à partir de 6psi = passez en simple action).
  • La Pompe Triple Action (HP3 ou HP6) : Plus volumineuses et toujours avec deux tubes. Attention, si vous aimez pouvoir mettre votre pompe dans le sac avec le reste du matériel, les pompes triple actions sont généralement trop volumineuses pour les sacs.
  • La Pompe électrique : Pas besoin d’effort mais simplement d’un allume cigare ou d’une prise. Il existe différentes puissances. Il faudra privilégier les puissances de 16 psi ou plus. Attention, bien que plus pratique à transporter, elles sont cependant plus lourdes, assez bruyantes et vous obligent à gonfler la planche sur un parking.
  • La Pompe électrique autonome : Très plébiscité ces derniers temps, cette pompe se différencie par la présence d’une batterie rechargeable. Ainsi, vous pourrez gonfler sans effort votre planche de paddle et cela n’importe où !

Technique de mise en pression optimisée

Si vous n’avez pas opté pour une pompe électrique ou d’une pompe triple action, il vous faudra user d’une technique afin d’économiser votre énergie et de gagner du temps. Beaucoup n’utilisent que leurs bras pour faire fonctionner la pompe. Or, le jeu de jambes est très important. Descendez et montez avec vos jambes en même temps que vous pompez avec vos bras. Le problème est principalement situé sur l’utilisation du double flux. Beaucoup commencent par gonfler la planche en simple flux et terminent en double flux, or cela rend la tâche encore plus ardue. Il faut en réalité faire l’inverse. Étape importante : terminez en donnant des à-coups et ne cherchez pas à descendre la pompe jusqu’en bas. Vous remarquerez rapidement (vers 7 PSI), que la planche semble déjà bien gonflée. Attention, certes la planche a reçu un bon volume d’air, mais il faudra la monter en pression pour atteindre les 16 PSI généralement demandés par les marques. Si vous avez la chance d’habiter proche d’un lac ou de la mer, il n’est pas utile de dégonfler votre planche à chaque fois et une pompe double action fera largement l’affaire.

Sécurité et réglementation sur l'eau

La pratique du Stand-Up-Paddle, qu’il s’agisse de paddle gonflable ou rigide, connaît une popularité croissante depuis quelques années. Cette pratique peut s’avérer dangereuse pour vous, riders et pour les autres si certaines règles ne sont pas respectées. Votre planche de SUP est de taille inférieure à 3.5 mètres ? Alors, elle est qualifiée d’engin de plage. Dans le cadre d’une planche rigide, qui est égale ou supérieure à 3.5m, elle est qualifiée d’embarcation, ce qui vous permet d’élargir votre champ de navigation jusqu’à 3 km des côtes. En revanche, dans le cas d‘une planche gonflable (en plus des 3.5m), celles-ci doivent disposer d’une ou plusieurs réserves de flottabilité leur permettant de flotter avec la charge maximale recommandée. Avant de vous aventurer, que ce soit en mer ou en océan, il est essentiel d'adopter des mesures préventives. Tout d'abord, une attention particulière doit être portée à la météo et aux conditions maritimes. Le vent est l’ennemi du paddle. Un vent qui se lève au cours de votre session peut gâcher tout votre plaisir, puisqu’il va créer du clapot rendant la glisse instable, et vous obligera à forcer davantage pour avancer si vous avez le vent de face.

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