Au cœur de l'Océan : L'Épopée de Gildas Breton et les Défis de la Course au Large

L'océan, un appel irrésistible pour certains, un défi constant pour d'autres. Pour Gildas Breton, il est les deux à la fois. Depuis tout jeune, Gildas Breton a le regard tourné vers l’océan, et aujourd’hui, il s’attaque à un défi de taille en participant à la Route du Rhum, la mythique course en solitaire. C'est un rêve qu’il avait déjà caressé en 2014, mais, comme il le raconte, « Il a fallu faire un choix entre le travail et la Route du Rhum. Le travail l’a emporté. » Cette fois-ci, pas question de rater le rendez-vous de cette onzième édition.

Gildas Breton : Un Parcours Empreint de Passion et de Persévérance

La mer, pour Gildas Breton, est une passion indéfectible. Cette transatlantique en solitaire marque une grande première pour lui, bien que le navigateur ne manque pas d’expérience. Entre 1983 et 1988, il a multiplié les courses en solitaire, remportant le championnat d’Europe de Formule 28 en 1988, avant d'arracher la première place du championnat du monde en 1990. Au-delà de ses prouesses sportives, Gildas Breton est également un esprit scientifique. Titulaire d’une maîtrise en océanographie biologique et licencié en biologie des organismes, il a parallèlement créé Polaris, une entreprise spécialisée dans les lipides santé et les Oméga 3.

Malgré un emploi du temps professionnel chargé, il a toujours continué à régater, même si ce n'était pas autant qu’il le souhaitait. Mais une passion aussi profonde ne s’éteint pas si facilement. En 2015, il a pris la décision de vendre les parts de son entreprise, devenant par la suite salarié, ce qui lui a permis de reprendre de plus belle la navigation, se lançant ainsi dans un nouveau chapitre de sa vie dédié à la voile. Il en rêvait depuis des années, et après avoir dû renoncer précédemment, Gildas Breton sera au départ ce dimanche à bord de BO Carré, un multicoque qu'il connaît intimement.

Le Multicoque "BO Carré" : Un Compagnon Éprouvé pour la Route

Pour cette onzième édition, Gildas Breton embarque à bord d’un multicoque conçu en 2003 par Franco Manzoli. Ce voilier, long de 40 mètres, possède déjà un palmarès impressionnant, ayant remporté la Route du Rhum en 2006 dans la catégorie classe 3 multicoques, avec Pierre Antoine alors à sa barre. Gildas Breton exprime sa confiance dans son navire : « Ce multicoque a un très bon rapport budget performance. C’est un bateau que je connais bien et il peut remporter la course. »

L'engagement dans une telle aventure est entier : il est physique, mental, mais aussi financier. Gildas Breton est soutenu par quatre partenaires, mais il a dû s'engager personnellement à hauteur de près de 100 000 euros. Un autre aspect crucial de la préparation est la gestion du sommeil, un facteur déterminant dans les courses en solitaire. Il a suivi une formation auprès de Patrick Le Sage, un sophrologue spécialisé en la matière. « Savoir gérer son temps de sommeil est l’une des clefs pour réussir sa course. Je ne suis pas encore au point là-dessus mais j’y travaille », confie le navigateur. À quelques jours du départ, le Loctudiste peaufine les derniers détails. L'ultime récompense sera de retrouver sa famille, qui l'attendra à l’arrivée en Guadeloupe, une fierté pour ce père de trois enfants. Bien que le défi soit immense et qu'il lui arrive de se demander « Parfois, je me demande pourquoi je fais ça », la ligne de départ et l'appel du large sont une réalité inéluctable pour Gildas Breton.

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Les Enjeux de la Course au Large : Immersion dans la Brest Atlantiques

Alors que des navigateurs comme Gildas Breton se préparent pour des défis transatlantiques en solitaire, le monde de la course au large est constamment animé par des affrontements spectaculaires. Pour comprendre l'intensité et les complexités de ces épreuves, on peut se tourner vers des courses comme la Brest Atlantiques, qui a vu s'affronter pour la première fois sur une course au long cours des géants des mers : Actual, Macif, Edmond de Rothschild et Sodebo. Les conditions de course, les stratégies, les manœuvres audacieuses et les défis techniques rencontrés par ces Ultimes offrent un aperçu saisissant de ce que représente la navigation au plus haut niveau.

Le départ de Brest de bon matin était plutôt excitant et agréable, permettant de dire au revoir à la maison, aux potes et à la famille, sous les applaudissements. À l’abri de la rade, entouré de tous ces marins et de semi-rigides au lever du soleil, ce n’était que du bonheur.

Chroniques de la Brest Atlantiques : Le Début de la Confrontation

Le mardi 5 novembre a marqué le coup d'envoi de la première Brest Atlantiques, avec quatre bateaux et douze marins s’élançant pour un parcours de 14 000 milles, qui devait les mener au Brésil, puis en Afrique du Sud, avant un retour à Brest, pour une course autour de l’Atlantique sans escale. Le départ a été donné à 11 h par la direction de course, au large du phare d’Ar-Men, sur la chaussée de Sein, une ligne attendue depuis près d'un an. Après quelques minutes, c’est Edmond de Rothschild qui virait en tête, juste devant Actual et Macif et Sodebo. Dès midi, Edmond de Rothschild filait vers le cap Finisterre, devant Macif, Actual Leader et Sodebo, avec des trimarans géants atteignant des vitesses impressionnantes, entre 25 et 31 nœuds, grâce à des conditions favorables.

Les skippers ont partagé leurs avis avant le départ. Franck Cammas (Edmond de Rothschild) analysait la situation : « Le départ va être venté et ce soir, ça va se calmer, donc vivement ce soir ! D’ici là, on va essayer d’être prudents, pour sortir indemnes au Cap Finisterre, il n’y a aucun intérêt à attaquer d’entrée, on n’en est qu’au début de la course. » François Gabart (Trimaran Macif) soulignait : « Il va falloir que l’on soit prudents dans le Golfe de Gascogne avec des conditions musclées, mais c’est plutôt bien pour rejoindre rapidement l’alizé. Il faut arriver à trouver d’entrée le bon rythme pour le bateau et pour nous. Pendant les premières heures, nous aurons toujours l’un de nous deux aux écoutes et pas loin de la barre pour essayer d’aller vite sans forcer sur le bateau. » De son côté, Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) insistait sur la concentration : « La première journée dans le Golfe de Gascogne va être dense, il faut être très concentré tout de suite, il n’y a pas d’erreur possible, ça va nous prendre d’entrée beaucoup d’énergie. Je mesure l’enjeu de ces premières heures de course, ce n’est pas anodin, mais je n’ai pas d’appréhension particulière. » Yves Le Blevec (Actual) exprimait l'enthousiasme général : « Les jours de départ sont toujours des moments forts, on part confiants, c’est enfin le moment de faire du bateau ! »

Dès 13 h, deux heures après le départ, des duels se dessinaient, avec Macif et de Rothschild filant à près de 35 nœuds en tête. Les conditions en mer étaient belles, quoiqu’un peu fortes, ce matin, au large du Finistère, comme constaté à 15 h 45. À 16 h 45, Macif commençait à prendre de l’avance sur Edmond de Rothschild, dont le départ, impressionnant, a montré des conditions fortes, similaires à celles rencontrées lors d'une navigation précédente sur Actual Leader. À 17 h 15, les skippers étaient bien engagés dans le Golfe de Gascogne, prévoyant d'en sortir vers 23 h ce soir-là. Macif tenait la position de tête pour le moment, Sodebo et Edmond de Rothschild n’étant pas loin.

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Le directeur de course, Jacques Caraës, précisait : « La mer était délicate au niveau de la Chaussée de Sein, les quatre bateaux sont donc tous partis sous grand-voile seule. Le Trimaran Macif était le plus nord en cap en tout début de course, mais au bout d’une heure, il a déroulé son J3 et s’est recalé vers le Maxi Edmond de Rothschild qui, comme il n’a que deux ris (contre trois pour les trois autres bateaux), était un peu plus toilé. Ces conditions de départ étaient conformes au briefing de la veille, engagées et viriles, mais en 12 heures, les premiers seront au cap Finisterre. »

Intensification de la Course : La Lutte pour la Tête

Au fil des heures, la course s'est intensifiée. Le mercredi 6 novembre à 15 h, Macif continuait de devancer Edmond de Rothschild, Sodebo et Actual. Mais la situation a rapidement évolué. Durant la nuit de mercredi à jeudi, Franck Cammas et Charles Caudrelier, à bord du Maxi Edmond de Rothschild, ont devancé Macif, prenant la tête de la course. À 10 h le jeudi 7 novembre, le Maxi Edmond de Rothschild avait pris la tête ! François Gabart et Gwénolé Gahinet pointaient à 46 miles des deux premiers.

Selon un communiqué de la Team Gitana, « À l’aube du 3e jour de course, le Maxi Edmond de Rothschild prenait les commandes de la Brest Atlantiques en déclenchant le premier l’empannage vers le Sud quelques heures plus tôt. Car après moins de 48h de mer, les géants de 32 mètres ont déjà débordé la latitude de Madère et filent vers l’équateur. Depuis le départ, à bord du dernier-né des Gitana, les deux marins ne chôment pas pour exploiter le potentiel de leur monture et les conditions instables rencontrées ces dernières heures ne sont pas pour arranger les choses. »

Naviguer au Bout de la Nuit : Manœuvres et Vol de Foils

Les nuits en mer sont le théâtre de manœuvres impressionnantes et d'une concentration extrême. Le jeudi 7 novembre à 13 h 20, une manœuvre de voile d'avant sur Sodebo, à plus de 40 nœuds, illustrait l'engagement des marins. Seul à l'avant, Thomas Coville manœuvrait ses voiles dans une mer formée. Martin Kéruzoré, media man de Sodebo, décrivait cette ambiance : « Deuxième nuit à bord de Sodebo et c'est une tout autre ambiance. Les montagnes russes laissent place à de longues glissades sur une houle beaucoup plus maniable que la veille. En ce début de nuit, la question se pose de quand aller installer l’amure du j0 (voile d’avant). La nuit est noire, les vitesses sont toujours au-dessus de 30 nœuds depuis quelques heures, il va falloir y aller, revêtir harnais et casque pour aller jouer les funambules à l’étrave centrale de Sodebo Ultim 3. »

Le spectacle est total, même sans visibilité : « Sans même les apercevoir, les foils fendent la mer et laissent échapper des sifflements complétant toute une partition musicale. Le plat du soir avalé, les bottes déjà chaussées, Thomas et Jean-Luc se mettent en condition pour cette prochaine manœuvre. Dans la pénombre du cockpit, les visages sont concentrés, ils répètent ensemble la procédure avant de s’extraire de la cellule de vie. Thomas évolue en avant de la coque centrale, éclairé par un projecteur situé dans le mât, il tente de se frayer un chemin à travers les bouts et les embruns. C’est une véritable chorégraphie que les deux marins effectuent sur le pont, les points blancs de leur lampes frontales évoluant d’un côté et de l’autre du bateau pour acheminer la lourde voile à l’avant. Une fois l’amure fixée à sa galette, il est temps de rentrer à l’abri pour hisser le gennaker. »

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La Dynamique de Course et l'Alizé : Écarts et Stratégies

Le vendredi 8 novembre à 7h, le directeur de course, Jacques Caraës, faisait le point sur la situation : « La matinée d'hier a été rythmée par les empannages des quatre trimarans, le Maxi Edmond de Rothschild a été le premier, il a sans doute voulu faire du sud rapidement. On a vu ensuite qu’il s’était recalé plus vers le Trimaran Macif, l’écart en latéral entre les deux est passé de 200 milles ce matin à 160 cet après-midi. L’avance des deux premiers sur Sodebo Ultim 3 s’est creusée dans la journée, c’est peut-être dû à l’irrégularité de l’alizé : quand le vent faiblit sous les 15 nœuds, Sodebo Ultim 3 a sans doute un peu plus de mal à redécoller que le Maxi Edmond de Rothschild et le Trimaran Macif qui volent plus tôt. Ils continuent tous à descendre vers le sud, on voit qu’une bulle anticyclonique risque de gêner dans les prochaines heures le bateau le plus à l’ouest, le Trimaran Macif, il faut voir s’il va être freiné ou s’il va tenter de se recaler, c’est un des enjeux de cette fin de journée. » Ces observations en temps réel soulignent la complexité des choix stratégiques et l'influence constante des conditions météorologiques sur la performance des trimarans.

L'Héritage et l'Évolution des Ultimes : Du Sodebo à l'Actual Leader

La course au large moderne est également marquée par une évolution constante des machines, comme en témoigne l'histoire du trimaran Sodebo Ultim', qui deviendra plus tard Actual Leader. À l'origine de Sodebo Ultim', il y a Geronimo. Après l'échec du rachat de Groupama 3, Thomas Coville a choisi de racheter l'ancien trimaran d'Olivier de Kersauson, stocké à Brest depuis six ans. De Geronimo, seuls les bras et les trois quarts arrière des flotteurs ont été conservés. S'en sont suivis six mois de chantier avec le chantier Gepeto pour la reconstruction d'un flotteur et de l'étrave de la coque centrale. Le cockpit a été modifié pour le rendre plus fonctionnel et mieux protéger l'équipage. Un programme informatique gère les priorités des alarmes, soulignant l'intégration technologique.

En guise de préparation, fin juillet/début août, le bateau a effectué un aller-retour en équipage vers le Brésil, puis un retour vers la France en double avec Jean-Luc Nélias. Aussitôt de retour à La Trinité, le bateau a été convoyé à Vannes et mis au sec pour trois semaines d'optimisation, retournant aux foils en C sur les deux flotteurs avec des winglets "classiques". Grand favori au départ de la Jacques Vabre 2015, il a finalement terminé deuxième, sept heures derrière Macif, après avoir mené la moitié de la course. Il est resté quinze jours au Brésil pour des relations publiques, puis est rentré en France en équipage, direction son port d'attache de La Trinité-sur-Mer, avec quelques sorties pour des relations publiques et des tests du foil en L sur un flotteur jusqu'à la mi-décembre.

Le 10 mars, le bateau a montré le bout de ses flotteurs, équipé de deux foils en "L", identiques à celui testé la saison dernière. Après deux transatlantiques et une multitude de sorties de relations publiques au large de La Trinité, début juillet, le trimaran a rejoint Lorient où il a été sorti de l'eau le 12 et est entré chez Ocean Développement pour son chantier d'avant-tentative de Tour du Monde. Le 5 septembre, le trimaran a été remis à l'eau. Les safrans sont devenus classiques, sans T inversés, et le cockpit a reçu une armature tubulaire pour être fermé. Le soir même, le trimaran a regagné son port de La Trinité-sur-Mer. Le 6 février, le bateau a été sorti de l'eau à Lorient et rangé au chantier Océan Développement pour une remise à neuf avant la nouvelle saison.

Développement et Révisions Techniques : Un Cycle Sans Fin

L'évolution de Sodebo Ultim' s'est poursuivie avec des annonces importantes. Sodebo a annoncé la construction d'un nouveau trimaran, dont la mise à l'eau était programmée pour fin 2018, et la mise en vente de Sodebo Ultim'. Malgré cela, Sodebo est régulièrement sorti en entraînement au large de Quiberon afin de préparer le bateau et l'équipage à The Bridge. Vincent Riou a intégré l'équipage et a signé un engagement, valable jusqu'à fin décembre 2017, pour racheter le bateau après 2018. Sur The Bridge, Sodebo Ultim' n'est pas parvenu à lutter avec IDEC et Macif et a terminé troisième. Au retour, Thomas Coville s'est lancé en solitaire pour une tentative sur la traversée de l'Atlantique Nord, record qu'il a pulvérisé, avec une arrivée triomphale à La Trinité-sur-Mer. La semaine suivante, Sodebo Ultim' a été livré au chantier Multiplast pour une révision complète.

Aussitôt remis à l'eau à la fin de l'été, Thomas Coville et son équipe ont entamé la préparation pour la Jacques Vabre, ainsi que quelques relations publiques. Après 14 jours de convoyage, Thomas Coville et son équipage ont débarqué à La Trinité-sur-Mer depuis Bahia. Le 11 avril, le convoyage vers Nice a débuté. Début juillet, le trimaran est entré en chantier chez Multiplast. Il a été remis à l'eau début août et a participé au Trophée des Multicoques. Le convoyage vers Saint-Malo fin octobre a été retransmis à plusieurs reprises en direct sur RTL.

Dès le départ de la Route du Rhum, il n'a pu rivaliser avec les nouveaux Ultimes et s'est même fait passer par IDEC Sport à Fréhel. Deux jours après le départ, Thomas Coville a été obligé de mettre le cap sur La Corogne après qu'une grosse fissure sur le carénage du bras avant tribord a été constatée. Il a fallu attendre le dimanche suivant pour le voir reprendre la mer, après que l'équipe Sodebo ait réparé le bras. Le convoyage retour fut beaucoup plus rapide, puisqu'en six jours et demi, le trimaran était à Lorient le 30 novembre 2018. Le 4 décembre, le trimaran est entré dans le chantier Ocean Développement à Lorient. Dans l'épisode 4 de la websérie sur le chantier d'optimisation du trimaran lors du passage de Sodebo à Actual, il a été révélé qu'un très gros chantier avait été mené par l'équipe sur le bras avant suite à la casse sur la Route du Rhum.

Le 13 mai, Actual Leader a été mis à l'eau à Lorient. Il a participé dans la foulée au Tour de Belle-Île. Après la Fastnet Race, de fin août jusqu'au 15 septembre, le trimaran est resté en chantier à flots pour le changement de l'intégralité du système de production et de stockage de l'électricité à bord. Une révision générale et l'installation de nouvelles voiles ont également été effectuées. Le 5 novembre 2019, il a pris le départ de la Brest Atlantiques qu'il a terminée à la 3ème place, après avoir été le seul à effectuer la course sans escale et en ayant parcouru le moins de milles. Le 9 décembre, il était à Lorient pour entrer en chantier. Le 16 décembre, le bateau a été démâté à Lorient La Base, mais le trimaran a ensuite rejoint, sans son mât, son port d'attache de La Trinité-sur-Mer, faute de chantier disponible à Lorient.

Après un chantier à flot, puis un passage au sec à Lorient, le trimaran a rejoint son ponton de La Trinité-sur-Mer en juin. Le 24 août 2020, le Team a annoncé la mise en vente du trimaran suite au rachat du M100. Actual Leader a annoncé la vente de son trimaran sans révéler l'acheteur. Le trimaran est resté au sec à Lorient début novembre 2021, alors qu'Arthur Le Vaillant était pressenti pour en prendre les commandes pour la Route du Rhum 2022. Le 20 janvier 2022, le trimaran était toujours à Lorient au sec. Dans une interview, Alexia Barrier a déclaré ne pas être intéressée par le trimaran dans le cadre de son projet de tentative sur le Trophée Jules Verne par un équipage féminin pour 2024. Elle a jugé le trimaran trop cher en exploitation au quotidien et aurait pu être intéressée si on le lui prêtait dans la première phase de son projet d'apprentissage du multicoque.

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