Le monde du windsurf, en constante évolution, a vu l'émergence de concepts révolutionnaires, notamment avec la classe RS:X, qui a marqué une décennie de compétition olympique, et l'avènement récent des planches convertibles et des foils. De la quête de la vitesse pure en régate à la polyvalence offerte par les technologies de foil, le matériel et les techniques de navigation ont connu des transformations significatives, offrant de nouvelles perspectives aux athlètes d'élite comme aux pratiquants désireux d'explorer de nouvelles sensations.
La Classe Olympique RS:X : Genèse, Design et Héritage
La classe RS:X a été sélectionnée par l'ISAF pour remplacer la classe Mistral One Design pour les Jeux Olympiques d'été de 2008. Ce choix a inauguré une nouvelle ère pour le windsurf de compétition au plus haut niveau mondial, avec la RS:X qui a servi d'équipement olympique de 2008 à 2020. L'ensemble de l'équipement RS:X comprend une planche dotée d'une dérive et une voile de taille spécifique, conçus pour offrir une performance équilibrée dans un large éventail de conditions.
La planche RS:X, avec ses dimensions de 286 cm de longueur et 93 cm de largeur, se distingue par son poids relativement élevé de 15,5 kg. Ce poids est presque le double de celui des planches de formule de compétition régulières, mais reste très similaire au poids des raceboards, telles que la précédente planche olympique, la Mistral One Design Class. Cette caractéristique confère à la planche une stabilité et une robustesse adaptées aux rigueurs de la compétition olympique. Le shape de la planche RS:X a été élaboré par Jean Bouldoires, un shaper bien connu dans l'industrie du windsurf pour la production de shapes de planche très innovants et performants.
L'engagement de NeilPryde en tant que fournisseur officiel des Jeux Olympiques a propulsé le développement du matériel RS:X. Cette collaboration a permis de distiller toutes les connaissances acquises dans le sport pour les appliquer à cette classe de gréement désormais reconnue mondialement sous le nom de RS:X. Les gréements RS:X sont conçus dans la même optique que les voiles RS:RACING - aussi légers que possible, et aussi rapides que possible. Bien que de volume substantiel, avec des surfaces de 8.5 et 9.5m, la RS:X est construite pour une plage de vent extraordinaire, allant de 3 à 30 nœuds, et peut être confortablement maniée même par les riders les plus légers. La classe RS:X est caractérisée par un mât, un wishbone, une planche et des rallonges NeilPryde exclusifs, garantissant une performance constante et complète de l'ensemble. La conviction que les Jeux Olympiques devraient être le summum de l'accomplissement en windsurf a guidé le développement de la NeilPryde RS:X.
La voile RS:X a été étroitement basée sur le shape et le design des voiles RS:RACING de NeilPryde, qui sont actuellement utilisées par une grande proportion des meilleurs coureurs mondiaux de Formula Windsurfing. Parallèlement, elle a été affinée et développée pour assurer la souplesse nécessaire à la facilité de manipulation dans des conditions de non-planing. La RS:X a offert aux marins olympiques, hommes et femmes, la chance de concourir aux plus hauts niveaux de performance dans le sport du windsurf. La classe organisait pendant cette période deux régates internationales annuelles de Championnats du Monde, les Championnats du Monde RS:X et les Championnats du Monde Jeunes RS:X, organisées par le club hôte au nom de l'Association Internationale de la Classe RS:X et reconnues par World Sailing, l'organe directeur reconnu par le CIO pour le sport.
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Avec les "medals races" qui se sont déroulées lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, une page du grand livre d'histoire du windsurf s'est tournée, puisque le support RS:X a tiré sa révérence pour laisser sa place à l'iQFoil. Lors de la sélection des matériaux pour la fabrication des planches et des gréements, des matériaux modernes et légers ont été choisis, offrant aux designers une marge de manœuvre presque illimitée. De Pékin à Tokyo, la classe RS:X a fourni une démonstration sans précédent de design graphique qui a permis à la voile olympique d'atteindre des sommets en termes d'audience et d'audimat. La voile n'est plus seulement des voiles blanches sur des eaux bleues ! La classe RS:X a souhaité à son successeur, la classe iQFoiL, tout le succès possible pour faire bouger l'aiguille de la performance et rendre la planche à voile olympique encore plus passionnante, tant pour les marins que pour les spectateurs. Les personnes ayant œuvré sans relâche pour faire de la classe RS:X le succès qu'elle a connu ont dû faire face à de nombreux défis, mais ont réussi à défendre les intérêts des navigateurs. La classe a produit des champions olympiques inoubliables qui marqueront à jamais l'histoire de ce sport.
L'Ère du Foil : La RS:X Convertible et ses Déclinaisons
L'intérêt croissant pour le windfoil a suscité une demande pour des planches polyvalentes, capables de naviguer à la fois avec un aileron et un foil. La RS:X Convertible a été introduite dans ce contexte, conçue pour le foil, et surtout pour exceller dans le vent léger, tout en étant prévue pour être utilisée en mode aileron dans le vent plus fort. L'objectif était de proposer un "combo ultra facile d'utilisation" avec son foil RS:X.
La RS:X Convertible en mode Slalom : Un Compromis Réussi
Lors d'un test réalisé à La Ciotat, dans des conditions de vent de Sud-Ouest assez irrégulier, oscillant entre 15 et 25 nœuds, la RS:X Convertible a été mise à l'épreuve en mode slalom. Équipée d'un aileron de 40 et d'une voile RS:X de 7.8 m², l'expérience a révélé les qualités du flotteur. Malgré un plan d'eau assez mouvementé, le flotteur s'est avéré assez facile à gérer, voire surprenant, compte tenu de ses 80 cm de large et 130 litres. Aucun cabrage ni mouvement parasite n'a été observé ; la planche est légère sous les pieds, mais ni collée à l'eau, ni volage. Le confort et l'accessibilité rappellent beaucoup l'ancienne RS4, ce qui témoigne d'un ADN commun aux shapes de Jean Marie Guirec (Exocet). Le choix de ce flotteur pour une utilisation dans toutes les conditions, principe de la monotypie, est très pertinent. En effet, un flotteur de slalom pointu de 80 cm de large aurait été ingérable pour le commun des mortels dans des conditions musclées.
L'aileron fourni en série s'est montré plutôt efficace. Bien qu'il ait subjectivement manqué un peu de portance et de replacement par rapport à des ailerons habituels (ERD, Rhino), la glisse était bien présente. Il est prévu que le flex en tête soit retravaillé pour optimiser la performance.
Le gréement de la RS:X Convertible est identique à la future RS:Flight. Il est issu d’un développement spécifique provenant de la RS:Racing LT1. Le rond de guindant a été diminué pour permettre de loger plus de creux et pour pouvoir plus facilement retendre la chute dans le light en limitant la tension à l’amure. Ce concept devrait permettre d’intégrer un palan de guindant afin d’offrir un réglage sur l’eau. Lors du test, la voile était gréée sur un mât FLX100, une combinaison qui rendait le gréement très rigide et pêchu, idéale pour un rider lourd comme Damien Leguen (100kg), mais potentiellement exigeante pour les petits gabarits moins entraînés, car ce matériel s'adresse à une élite. La combinaison standard avec le SPX95, offrant une souplesse appréciée par beaucoup, est prévue. Le comportement de la voile se caractérise par peu de main arrière, mais beaucoup de traction vers l’avant et un couple à revendre, suggérant une grande puissance, notamment avec une chute plus tendue. Pour un rider de 78 kg, une 7m devrait être parfaite comme voile unique dans des vents de 10-20 nœuds, et l'essai avec un mât SPX95 ou TPX100, pour plus de souplesse, promet d'être très intéressant.
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La RS:One Convertible en mode Foil : Accessibilité et Performance
Après l'essai de la RS:X Convertible en slalom, le test de la RS:One en mode foil a offert une expérience différente, axée sur l'accessibilité et le plaisir. Le flotteur RS:One est strictement identique à la RS:X Convertible en ce qui concerne le shape (même moule, mêmes positions d’inserts et boîtiers) mais avec une construction plus simple. La RS:One utilise un sandwich verre/PVC avec renforts carbone, tandis que la RS:X Convertible emploie un sandwich full carbone/PVC et un matériau exclusif sur les rails. La planche conserve les 80 cm de large et 130 litres, avec un shape intelligemment conçu pour offrir à la fois un comportement idéal en foil et des performances de haut niveau en slalom. Le potentiel du flotteur est souligné par le fait que Damien a déjà dépassé les 35 nœuds avec, bien que peu de pratiquants atteindront de telles performances. Les straps disposent de deux rangées d’inserts, respectivement à 16 et 18 de l’axe, permettant de l'adapter à l'option de navigation (foil ou slalom), au type de foil monté (RS:X ou RS:One) et au niveau du pilote. Cela permet aussi de modifier l’angle des straps avant, sachant qu’une position plus proche de l’axe longitudinal de la planche est assez pratique en foil.
Le foil RS:One, identique au foil RS:Flight AL (à l'exception de l'aile principale en G10 qui est légèrement plus large pour la version RS:One), est un produit au potentiel commercial important, vendu autour de 800€. Ce foil NeilPryde en aluminium surprend par la largeur de corde de son mât. Le talon "deep-tuttle" est magnifiquement soudé sur la lame du foil, qui va jusqu’au fond du boîtier, illustrant une recherche de rigidité capitale pour la performance. Les ailes en G10 ont fait l’objet d’un usinage soigné. Le profil assez épais promet une portance importante, et l’envergure modérée devrait limiter les risques de départ à la gîte, un défaut récurrent sur les foils en aluminium moins rigides. Le plan stabilisateur utilise un profil symétrique pour limiter la traînée, mais une surface assez importante, promettant une bonne stabilité longitudinale. L'assemblage de l'ensemble avec de grosses vis en titane respire la solidité, et le positionnement de l'aile par rapport aux straps paraît tout à fait cohérent.
Le gréement RS:One Convertible est composé d’une voile de 7m, développée sur la base de la V8, avec deux cambers et un fourreau étroit. Dans le concept de régate monotype, cette voile sera proposée en 5.6, 6.3, 7 et 7.8 m² pour s'adapter aux différentes catégories d'âges et de sexes. Le mât est le nouveau SPX65, désormais fabriqué en Italie. L’ensemble est assez léger dans les bras et présage à la fois une puissance inférieure à la RS:X et une bien meilleure accessibilité.
Le test en eau, dans un vent oscillant entre 15 et 25 nœuds, a révélé un décollage immédiat et une gestion aisée de la montée sur le foil. Le foil reste gérable et ne tente pas de sortir de l'eau, même en abattant franchement à vitesse soutenue, démontrant une bonne finesse. Le virement de bord est facile. Ce foil aluminium NeilPryde est très stable longitudinalement (moins que le Loke, mais équivalent au Xtrem Foil et Zeeko, et supérieur à d'autres), et parfaitement stable latéralement (là où peu d'autres foils aluminium peuvent rivaliser, le Zeeko étant une exception). Sa glisse est fine (moins que le F4, mais plus que les Xtrem, Fone, Loke, etc.) et son accès est remarquablement facile, pardonnant les erreurs de positionnement et les appuis incertains. Son poids est relativement élevé comparé aux modèles carbone, ce qui est une différence notable entre un produit à 800€ et un autre à 2000€, et cela peut affecter la maniabilité pour les pratiquants plus aguerris. En termes de portance en vent léger, le foil se situe dans la moyenne, n'atteignant pas les performances d'un Loke ou d'un Horue dans le très léger, mais offrant une bonne moyenne. Il a permis de quasiment passer un jibe en l'air après seulement quelques minutes, preuve de son accessibilité. Le gréement RS:One, léger et excellent en tenue au vent, a également conquis par son orientation plaisir.
Le Foil RS:X Élite : La Quête de l'Excellence
En complément des versions convertibles axées sur l'accessibilité et la polyvalence, la gamme RS:X comprend également un foil élite, représentant le summum de la performance en windfoil. Ce produit, décrit comme un "vrai produit élite full carbone", présente une finition comparable à celle d'un F4, un mât ultra rigide et une aile principale à grand allongement, fine comme une lame de rasoir. Son prix est, logiquement, élitiste, compte tenu des matériaux utilisés et de sa fabrication française.
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Testé avec le gréement 7m RS:One, ce foil RS:X élite se positionne comme l'un des plus intéressants sur le marché. Il offre une glisse impressionnante et une vitesse très élevée. Bien qu'il demande un peu plus de vitesse pour décoller et une technique plus affûtée que la moyenne, une fois en l'air, son allonge est du même niveau que sa glisse. En termes de stabilité, c'est un foil nerveux qui exige de la concentration, très différent de la version aluminium, et n'est absolument pas recommandé pour les débutants. Cependant, pour un pratiquant averti sachant déjà foiler, il représente un choix de premier ordre, se plaçant sans problème sur le podium des modèles existants, voire à la première marche, en attendant les tests d'autres foils de pointe comme les AHD AFS-2, TAE et Starboard. En somme, l'aluminium NeilPryde est "bluffant" (stunning), et le foil RS:X se distingue comme une "Rolls" pour les navigateurs experts.
Optimisation du Matériel et Techniques de Navigation en Windfoil
Le choix et la configuration du matériel de windfoil sont cruciaux pour optimiser l'expérience de navigation, que ce soit pour la performance ou le simple plaisir.
Choix de la planche et du foil selon le gabarit et les conditions
Le gabarit du rider est un facteur déterminant dans le choix de la planche de foil. Pour un rider de 66 kg par exemple, une Isonic 101 de 64.5 cm de large permet de décoller dans le vent léger et de se régaler lorsque le vent est plus fort. Le seul inconvénient serait de moins bien caper dans le vent léger. Pour le foil, il est généralement préférable d'avoir une planche compacte et avec peu de rocker afin de pouvoir relever la voile facilement et de ne pas offrir trop de résistance au vent une fois en l'air.
La position de navigation en foil n'est pas idéale sur une planche de slalom pure. Pour le contrôle, et plus encore quand on est léger, la largeur de la planche est un atout. Cependant, pour le décollage proprement dit, à toile identique, il vaut mieux être raisonnable en largeur pour moins coller à l'eau, comme l'ont prouvé des tests comparatifs en face à face. La longueur de la planche n'est pas un facteur gênant pour un rider léger, mais un rider plus lourd préférera une planche plus longue pour un décollage significativement plus rapide. Des planches comme la JP 135 ou la F1X sont souvent citées comme d'excellents compromis entre performance et prix, ou comme des "Rolls". Des initiatives personnelles, comme un proto Tiaki de 90/223 cm avec 82 cm à l'OFO, se sont avérées parfaites pour des voiles de 7.8 à 5.5 m², sans que la largeur ne pose de problème.
Comparaison des concepts de planches à dérive : Raceboard, Formula, et le RS:X
La RS:X est une embarcation très polyvalente, conçue pour performer aussi bien en conditions de planing qu'en non-planing. Cela signifie qu'elle peut être naviguée au près comme une planche de slalom sur l'aileron, ou comme une Raceboard en utilisant la dérive. La dérive permet de caper plus haut, mais au détriment de la vitesse. Cependant, les meilleurs athlètes parviendront à se débarrasser de la dérive au près dès qu'ils commencent à planer.
Le monde du windsurf de compétition a été le théâtre d'un "dialogue de sourds" entre les compétiteurs issus des circuits jeunes FFV (Aloha et Mistral), qui valorisent la tactique, et ceux qui ne jurent que par la glisse, le tout droit et le GPS. La différence entre une remontée au près en raceboard, où le choix des bords et les virements sont essentiels, et en formula, où il faut surtout glisser et éviter les manœuvres pour ne pas perdre de temps, est flagrante. En formula, les écarts en distance deviennent rapidement énormes, alors qu'en raceboard, un compétiteur "moyen" peut garder le contact visuel avec les premiers. En slalom longue distance, la tactique se réduit à sa plus simple expression entre concurrents de même niveau et de matériel équivalent, qui se suivent généralement à la queue leu leu.
Historiquement, certains regrettent le remplacement de l'ancienne classe "MOD" (Mistral One Design), jugée plus accessible, offrant une régate validée et plus de sensations et de vitesse de pointe que la formula dans le "carton" (vent fort). L'idée d'améliorer la MOD, en l'allégeant ou en modifiant le gréement, est parfois évoquée. L'intégration d'une dérive à une formula n'était pas si évidente, ce qui explique pourquoi la Pacer d'Exocet est souvent considérée comme la moins "ratée" des planches convertibles, ressemblant davantage à une raceboard ou même à une Lechner. Ses défauts résident dans sa tendance à naviguer sur la tranche au près, ce qui ne convient pas à tous, et sa conception pour des gabarits lourds.
Techniques Avancées en Régate Olympique (RS:X)
La navigation en RS:X au niveau olympique requiert une condition physique et une technicité exceptionnelles. Les athlètes sont capables de faire paraître le lourd RS:X comme une planche de vague légère et nerveuse.
- L'Outhaul (hale-bas de bôme) : Sur la partie vent arrière, pour maintenir le planing dans les brises marginales, la puissance est primordiale. Les riders relâchent complètement l'Outhaul pour que la voile puisse "s'ouvrir" au maximum et capter un maximum de vent.
- Les Harnais : En remontée au vent autour de la bouée au vent, les athlètes raccourcissent la plupart du temps leurs lignes de harnais. En raccourcissant ces lignes, ils soulèvent leurs hanches, ce qui permet au bord au vent de se soulever et à la planche de s'incliner (c'est-à-dire de naviguer légèrement sur le bord sous le vent), offrant ainsi un meilleur angle d'attaque à l'aileron ou à la dérive.
- Les Gybes (empannages) : Réaliser un "duck gybe" (empannage de canard) sur un vent arrière large, par 12 nœuds de brise, tout en restant en planing, est une manœuvre extrêmement technique, car il est très facile de décrocher. Lors d'un "duck gybe", le rider commence à retourner la voile sur l'amure originale avant de virer, ce qui permet de retrouver de la puissance plus tôt pendant la rotation, un avantage significatif en compétition.
Maintenance et Entretien de l'Équipement RS:X
Le matériel de windsurf RS:X étant un équipement de haute performance, il nécessite un entretien rigoureux pour assurer sa longévité et ses performances optimales. Il est impératif de lire et de suivre le "Rigging & Tuning Guide" pour un montage correct et une maintenance adéquate.
Conseils pour la Planche
- Stockage : Ne jamais stocker la planche mouillée.
- Coloration : Selon l'eau dans laquelle vous naviguez, les rails et le dessous de la planche peuvent parfois jaunir. Cela ne signifie pas que le blanc se décolore à cause du soleil, mais que cela provient de la pollution dans l'eau.
- Ailerons : Les ailerons de windsurf sont soumis à des charges et des forces extrêmes et doivent être régulièrement vérifiés pour tout signe d'usure ou de dommage. Un aileron peut être gravement endommagé en heurtant un objet solide ou le sol, et ce dommage n'est pas toujours visible à l'œil nu. Les extrémités, le bord de fuite et le bord d'attaque de ces ailerons sont tranchants et peuvent causer des coupures.
Conseils pour la Voile
- Gréage : Toujours gréer votre voile sur l'herbe si possible. Pour les instructions de gréage, veuillez lire les "Rigging and Tuning Guides" fournies avec chaque voile NeilPryde.
- Protection : Les voiles sont facilement endommagées lorsqu'elles claquent au vent, soyez donc vigilant lorsque la voile n'est pas gréée et sous tension. Protégez toujours votre voile du soleil lorsqu'elle n'est pas utilisée, car les effets nocifs des rayons du soleil provoquent la dégradation du monofilm.
- Stockage : Si possible, stockez votre voile à plat sur le sol et à l'horizontale. Ne placez pas d'objets lourds sur la voile pendant le stockage.
Conseils pour le Mât
- Matériau : Le matériau carbone utilisé dans votre mât peut être gravement endommagé par un impact avec un objet solide, une charge ponctuelle ou une exposition prolongée au soleil. Ces dommages peuvent ne pas être visibles à l'œil nu.
- Gréage : Lors du gréage d'un mât en deux parties, assurez-vous que les sections sont entièrement engagées après les avoir glissées dans le fourreau de mât. Le moyen le plus simple de vérifier est de passer votre main le long du fourreau avant d'appliquer la tension finale au gréement.
- Propreté : Les embases de mât, les ferrules de mât, les fourreaux de mât, les cambers de voile et tous les autres composants doivent être exempts de sable et de gravillons. Assurez-vous que tous vos composants de gréement sont propres avant de gréer.
Conseils pour le Wishbone et les Rallonges
- Dommages : Votre wishbone et/ou rallonge peuvent être gravement endommagés par un impact avec un objet solide, une exposition prolongée au soleil ou la corrosion (wishbones et/ou rallonges en aluminium). Ces dommages peuvent ne pas être visibles à l'œil nu.
- Sécurité : Ne vous mettez jamais dans une situation où la rupture de votre wishbone ou de votre rallonge rendrait impossible de retourner à terre sans aide.
- Propreté : Tous les composants coulissants doivent être exempts de sable et de gravillons. Rincez votre wishbone à l'eau douce pour éviter l'accumulation de saleté.
Conseils pour l'Embase (Powerbase)
- Vérification : L'embase Powerbase, y compris l'articulation universelle à tendon, est soumise à des charges et des forces extrêmes et doit être régulièrement vérifiée et remplacée si elle présente des signes d'usure.
- Durée de vie : L'articulation universelle à tendon a une "durée de vie" approximative limitée allant jusqu'à 120 heures et doit être automatiquement remplacée après ce temps. Le joint de tendon sur toutes les unités Powerbase doit être exempt de fissures ou de défauts dans le matériau en caoutchouc. Le moyen le plus simple de le confirmer est de plier le joint à 90° selon quatre axes différents tout en vérifiant le point médian du joint.
- Fixation : Les deux axes de dérive supérieurs et inférieurs maintenant le tendon dans le support de tendon doivent être serrés. De plus, vérifiez toujours que l'embase RS:X Powerbase est entièrement insérée dans le rail de mât de la planche et que le mécanisme de verrouillage est entièrement fermé avant de sortir sur l'eau.