Le guide complet pour comprendre le kitesurf et le wingfoil : de la pratique à l'expertise

Kitesurf ou wingfoil ? Qu’avez-vous décidé pour cet été ? Pour choisir il faut tout d’abord savoir de quoi on parle ! Le monde des sports de glisse aérotractés a connu une évolution fulgurante ces dernières décennies, transformant de simples expérimentations en disciplines sportives structurées et accessibles. Que vous soyez attiré par la puissance brute du kitesurf ou par la sensation de vol du wingfoil, comprendre les origines, le matériel et les techniques est le premier pas vers une pratique autonome et sécurisée.

Les origines et l'histoire du kitesurf

C’est le 16 novembre 1984 que le brevet de l’iconique aile de courbe à structure gonflable est déposé par les frères Quimpérois Dominique et Bruno Legaignoux. Ce moment charnière marque le début de ce que nous connaissons aujourd'hui comme le kitesurf. L’histoire du kitesurf débute à la fin des années 1970, avec plusieurs inventeurs qui déposent des brevets pour des voiles à traction aérienne de type cerf-volant. En 1992, Laurent Ness (champion de France 1997 de char à cerf-volant) se fait tracter par un cerf-volant delta (une aile triangulaire en V) sur une planche de funboard à La Grande-Motte. Au même moment naît le kiteski, une forme de ski nautique tractée par un cerf-volant.

Dans la même décennie 90, Emmanuel Bertin et Laird Hamilton testent à Maui de nouvelles voiles mises au point par les frères Legaignoux, qui se sont lancés dans la production. À l’opposé du côté technique et expérimental, l’aspect commercial du kitesurf se développe : les ventes d’ailes sont passées de 100 exemplaires en 1997 à 2 000 en 1999, 15 000 en 2001, environ 100 000 en 2010. Il y avait 12 000 pratiquants en France en 2010, ils sont aujourd’hui plus de 50 000. En 2005, l’aile de type bow permet une traction plus équilibrée, révolutionnant la sécurité et la maniabilité.

Maîtriser le matériel de kitesurf

Pour pratiquer ce sport il faut une aile. Il existe différentes marques et tailles. Il faut choisir sa voile de kitesurf en fonction des conditions du jour et de son support. Pour naviguer, vous avez besoin du matériel de kitesurf nécessaire c’est-à-dire une aile de kite, une planche et un harnais au minimum. L’aile, comparable à une voile, fournit la traction nécessaire au déplacement. Les voiles mesurent généralement entre 3 m2 pour les conditions de vent fort ou les personnes légères et jusqu’à 20 m2 pour les vents légers.

Il existe par ailleurs deux grands types d’ailes : les ailes à boudins gonflables où une structure est gonflée à l’aide d’une pompe, qui maintient le profil de l’aile et lui permet de redécoller de l’eau, et les ailes à caissons, aux profils souples issus du parapente : les caissons de l’aile sont gonflés par le vent relatif.

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La barre de kitesurf permet de piloter l’aile tout en étant accrochée à celle-ci par un harnais. Le harnais de kitesurf peut être choisi en version ceinture ou culotte. Les lignes sont d’une très grande résistance pour un faible poids et épaisseur. Les lignes avant transmettent la traction au harnais du kitesurfeur à travers une barre sur laquelle sont fixés les lignes arrières permettant de diriger l’aile et d’en moduler la puissance. Le coupe-ligne est un outil souvent intégré au harnais. Il est indispensable pour une sécurité optimale.

Les différents supports : planches et foil

Plusieurs types de planche peuvent être utilisés. Les planches directionnelles ont un sens de navigation. Elles possèdent un avant et un arrière. Les planches bidirectionnelles, couramment appelées twin-tips sont symétriques. Elles peuvent naviguer dans les deux sens. Pour l’apprentissage du kitesurf il est préférable d’apprendre avec une planche symétrique afin de découvrir ce sport grâce à un matériel adapté.

Plus qu’un troisième type de planche, c’est un nouveau gadget qui est apparu dans le monde du kitesurf depuis 2014 : le foil. C’est une nouvelle façon de naviguer en kite, grâce à un mât fixé sous la planche au bout duquel se trouve une « aile ». Lorsque le kitesurfeur prend de la vitesse, l’aile crée une portance et maintient la planche hors de l’eau. Le foil est une alternative qui permet de kiter les jours de vent faible et qui offre d’autres perspectives de navigation et de nouvelles sensations.

Sécurité et apprentissage : les piliers de la pratique

Contrairement aux idées reçues, le kitesurf est accessible à tous. De 10 à 70 ans, musclé ou non, endurant ou non, il ne faut pas vous arrêter à de simples détails. Toutefois, le vent développe des forces considérables, parfois source de dangers et de risques importants pour un non-initié. C’est pourquoi, il est recommandé d’apprendre en école avec des moniteurs diplômés et compétents. Le casque n’est pas un élément obligatoire mais il est fortement conseillé. Le gilet de flottaison ou impact vest permet de mieux flotter et vous garantit d’avoir la tête hors de l’eau ainsi que de protéger vos côtes lors d’un impact violent contre l’eau.

La progression se divise naturellement en étapes : découverte de la manipulation de la planche, premiers waterstarts hésitants, puis enchaînement de lignes droites. Une des premières notions à maîtriser est la fameuse fenêtre de vent. Quand l’aile est au zénith, la puissance est minimale et il conviendra de décaler son aile sur les côtés de la fenêtre de vol pour ressentir une puissance suffisante. Le stage kitesurf apparaît indispensable pour acquérir les bons réflexes, tout en se dotant du bon matos et en checkant les bonnes conditions météo.

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L'émergence du wingfoil

Le wing étant une nouvelle discipline, il existe actuellement peu de figures. Il faudra également attendre un élément essentiel pour exploiter la wing : le foil qui apparaît rapidement comme le support idéal pour cette voile. Comme pour le kite, il existe de nombreuses marques d’aile de wing. Pour pratiquer le wing foil, il vous faudra une planche de foil, un gilet d’impact et de flottaison, un leash téléphone accroché à votre planche et des straps. Les straps sont généralement fournis avec votre planche de foil, ils permettent de sauter et faciliter les manœuvres.

La pratique du wing foil ne demande pas forcément de prendre des cours. Une certaine force dans les bras et dans les jambes est demandée pour pouvoir pratiquer ce sport. Aucune restriction n’est à prévoir au niveau du poids ou de l’agilité. Les mouvements qui existent sont difficiles et majoritairement accessibles seulement pour les experts. Le 360 est une figure esthétique qui procure de bonnes sensations au pratiquant, tandis que le Backflip demande une grande technique, consistant à faire un looping avec une planche de foil et son aile de wing.

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