Le port d'un gilet de sauvetage est indispensable pour la pratique de toute activité nautique. Les gilets de sauvetage sont des équipements essentiels pour assurer la sécurité des travailleurs évoluant en milieu aquatique ou à proximité de plans d'eau. La durée de vie d'un gilet de sauvetage dépend essentiellement de son entretien, car l'usure causée par les agressions extérieures peut alors facilement dégrader les tissus et provoquer des fuites sur un gilet gonflable. Le sel, l'abrasion, les rayons ultra-violets ou encore la compression, constituent les principales agressions qui peuvent causer la dégradation de votre gilet de sauvetage. Il convient donc d'en prendre particulièrement soin en veillant à bien le dessaler après chaque utilisation. Il est évident qu’un entretien minimum et une révision s’imposent, ne serait-ce que pour vérifier l’état et la date de péremption de certains accessoires qui assurent son déclenchement, notamment la cartouche et le déclencheur.
Les facteurs de dégradation et les bonnes pratiques de stockage
La manière dont vous stockez votre gilet automatique, que ce soit à bord de votre bateau de plaisance ou à votre domicile, a une incidence sur son niveau d'usure. Favorisez un endroit sec pour ranger vos gilets de sauvetage. En effet, l'humidité ambiante favorise le développement de la moisissure, c'est, par exemple le cas, de la cabine du bateau. Si votre gilet a été percuté lors d'une chute à la mer, il faudra rincer aussi la chambre gonflable. L'humidité est une condition favorable pour le développement des champignons. Très efficace pour faire disparaître toutes traces de moisissures sur plusieurs supports (skaï, taud, toile, tissu, bâche et joint silicone), il vous suffit d'appliquer le produit, et de laisser agir jusqu'à ce que les tâches de moisissures disparaissent. Ne pas jeter les résidus à l'égout et évitez le contact avec des produits acides.
Quelle que soit la méthode que vous utilisez pour nettoyer votre gilet de sauvetage, pensez toujours à bien le sécher avant de le ranger pour éviter la prolifération de la moisissure. De plus, au contact de l'eau, la pastille de cellulose peut s'activer et déclencher votre système de gonflage inutilement. Faites également attention à l'hivernage de vos gilets de sauvetage.
Procédure d'auto-inspection et vérification visuelle
Il n’existe pourtant aucune obligation légale définissant la périodicité d'entretien de votre gilet de sauvetage. Même chose de ce point de vue : rien ne vous oblige à faire réviser votre équipement de sécurité chez un professionnel. Vous pouvez vous assurer vous-même de l'entretien de votre gilet en suivant à la lettre le manuel d'instructions, ou tutoriels disponibles en ligne. Entre chaque révision, prenez l'habitude d'effectuer une vérification visuelle de votre équipement afin d'empêcher tout dysfonctionnement une fois en mer. Inspecter avec soin le système de déclenchement, la vessie, la bouteille de gaz et les coutures avant d'embarquer.
Il faut vérifier visuellement que l’aspect extérieur est bon : sans déchirures ni coutures défectueuses. Lorsque le gilet est entreposé dans un endroit humide, des traces de moisissure peuvent apparaître, elles doivent être éliminées avec un produit spécifique. Il convient également de toujours procéder à la vérification du serrage de la bouteille de CO2, et ainsi pouvoir s'assurer que la bouteille est fermement vissée sur le percuteur. Si besoin, resserrez-la à la main. Il convient d'effectuer sur vos équipements individuels de flottabilité une vérification des kits de déclenchement et de leur date de péremption.
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Les sept étapes clés pour une révision complète du gilet gonflable
La révision de votre gilet gonflable Hammar ou gilet de sauvetage UML consiste en une vérification pointue des différents éléments qui le composent. Voici les points fondamentaux à contrôler :
- La première révision est son étanchéité à l’air. Lorsqu’il est gonflé, il ne doit pas fuir. Pour s’en assurer, il suffit de le gonfler manuellement (embout buccal), de le laisser gonflé pendant au minimum 12 heures afin de s’assurer qu’il n’y a pas de fuite. Après remplacement du kit, gonflez votre gilet par la canule de gonflage et maintenez-le ainsi pendant une douzaine d’heures pour vérifier qu’il ne fuit pas. Repliez ensuite votre gilet selon le pliage d'origine.
- Vérifier l’état des sangles, coutures, boucles et le système de fermeture.
- Le sifflet doit être en bon état de fonctionnement.
- Vérifier la bouteille de gaz CO2 ; elle ne doit pas être perforée et être en bon état (pas d’oxydation ou de rouille). Il n’y a pas de date de péremption sur la bouteille, mais il est recommandé de la peser avec une balance de précision si le poids est gravé sur le corps de la bouteille. Trop faible, elle ne gonflera pas complètement le gilet ; trop important, il y a risque d’éclatement de l’enveloppe.
- La pastille de sel doit être en bon état. Une date de péremption est indiquée dessus.
- Si le gilet est équipé d’un déclencheur hydrostatique type Hammar, la date de péremption est indiquée dessus.
- Certains gilets sont équipés de voyants (rouge/vert). Si celui-ci est rouge, le système de déclenchement est à changer.
Recours aux services professionnels et obligations spécifiques
Malgré la possibilité de réaliser ces opérations soi-même, une équipe spécialisée et qualifiée est dédiée à la révision des gilets et radeaux chez SVB. Comme tout équipement de sécurité qui se respecte, un gilet de sauvetage doit être révisé régulièrement. Mais si vous avez le moindre doute quant à la réalisation de cette opération, vous pouvez choisir de faire réviser votre gilet de sauvetage par un professionnel. C’est là que les fabricants, comme Plastimo ou Secumar, ou les centres et stations agréés peuvent prendre le relais. La société allemande Secumar fabrique ses propres gilets de sauvetage depuis plus de 60 ans. Le service de maintenance proposé est réalisé par des experts formés à cette opération.
Selon l’utilisation, notamment dans le domaine industriel ou commercial, comme la marine marchande par exemple, la période de maintenance peut varier et amener à des révisions plus fréquentes. Dans le cadre d’une utilisation professionnelle ou intensive, une révision annuelle devient obligatoire. Selon l'arrêté du 19 mars 1993, les gilets de sauvetage gonflables, considérés comme des équipements de protection individuelle (EPI) de catégorie III, doivent faire l'objet d'une vérification générale périodique au moins une fois tous les douze mois. L'employeur est tenu de garantir la conformité et le bon état des équipements de protection individuelle mis à disposition des travailleurs. Bien que la réglementation impose une vérification annuelle, il est recommandé d'adapter la fréquence des contrôles en fonction de l'intensité d'utilisation des gilets et des conditions environnementales.
La gestion des équipements de sécurité et le remplacement des pièces
Une bouteille de gaz n’est pas universelle, elle est donnée pour un poids qui correspond à un gilet. Il est important lorsque l’on doit changer des éléments comme la pastille de sel ou encore la bouteille de gaz de prendre ceux qui sont conseillés pour le gilet. Nous vous recommandons également de posséder un kit de recharge complet pour chacun des gilets de sauvetage à bord de votre embarcation. Comme pour le contrôle technique de votre véhicule, un marquage visuel indiquant la dernière et prochaine révision doit être identifiable sur votre gilet automatique. Cet type d'indication, laissé au choix du fabricant, doit être permanent et visible depuis l’extérieur de votre gilet de sauvetage sans nécessiter son ouverture.
La durée de vie d’un gilet de sauvetage n’est pas illimitée, tout dépend de l’entretien et de son rangement à bord. Elle a d’ailleurs été fixée à 10 ans du fait de l’usure naturelle du gilet et de ses composants en navigation. Un gilet mousse ne nécessite pas de révision à proprement parler. En revanche, un contrôle visuel tous les ans, ou dans l'idéal après un usage intensif en fin de saison par exemple, est vivement recommandé. Toute détérioration, ou défaut suspecté, nécessite une vérification complète du gilet mousse. Pour un gilet en mousse, la procédure est identique à celle d’un automatique, à la différence que l’on peut le laver à grande eau sans risque.
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