Guide complet de la randonnée subaquatique en ACM : Cadre réglementaire et pratiques

La randonnée subaquatique, souvent désignée par le terme anglais « snorkeling » ou l'acronyme « PMT » (Palmes, Masque, Tuba), est une activité de loisir aquatique qui permet d’observer les fonds marins en nageant à la surface de l’eau. Tant pour explorer de nouveaux milieux aquatiques, que pour partager un moment en famille ou faire un peu de sport, la randonnée subaquatique se décline et s’adapte en fonction des demandes de chacun. Elle se pratique sans bouteille de plongée et la respiration se fait grâce à un tuba. Plus abordable que la plongée sous-marine, la randonnée subaquatique est très appréciée car elle permet d’observer les fonds marins sans devoir passer par une formation spécifique ni investir dans du matériel onéreux.

Le cadre réglementaire des ACM et les activités subaquatiques

Lorsqu'elle est pratiquée dans le cadre d'un Accueil Collectif de Mineurs (ACM), cette activité doit répondre à des exigences strictes en matière de sécurité et d'organisation, conformément aux dispositions du Code du sport et du Code de l'action sociale et des familles (CASF). Le directeur ou la directrice de l'accueil communique la liste de tous les participants et leur âge à l'encadrant. L'encadrant porte le projet d'activité à la connaissance du directeur ou de la directrice de l'accueil et l'informe de l'heure exacte de départ du groupe et de l'heure prévue pour le retour.

Il est important de souligner que l'activité qui consiste à pratiquer la plongée subaquatique en apnée (y compris la randonnée subaquatique) ou en scaphandre autonome se déroule en milieu naturel ou en bassin. L'activité est organisée par un établissement d'activités physiques ou sportives et se déroule selon les règles de l'art, dans les conditions spécifiques définies par le code du sport. La pratique sans équipement (PMT) demeure du domaine de la baignade. Dans le cas d’une baignade, il n'y a aucune forme d'animation tendant à inciter le pratiquant à l'incursion et l'observation sous-marine. L'encadrement doit toujours se faire dans le respect des conditions de qualification définies pour la pratique de l'activité.

Conditions de participation et limites physiologiques

Tous les mineurs, quel que soit leur âge, peuvent participer à cette activité, sous réserve de la présentation d'une autorisation parentale et d'un certificat médical de non contre-indication à la pratique considérée. Concernant les immersions en apnée, les limites de profondeur varient en fonction de l'âge : 4 mètres pour les mineurs de 8 ans et moins (avec une profondeur maximum égale à l'âge divisé par 2), 10 mètres pour les mineurs de 8 à 12 ans, 15 mètres pour les mineurs de 12 à 14 ans, et 20 mètres pour les mineurs de plus de 14 ans. Pour chacune des tranches d'âge au-delà de 8 ans, un apprentissage progressif réalisé sous le contrôle d'un encadrement expérimenté et vigilant conditionne la profondeur atteinte dans les limites fixées.

Exigences d'encadrement et qualifications requises

Cette activité peut être encadrée par toute personne majeure spécifiquement qualifiée pour l’encadrement de cette activité. Sous réserve que l'activité plongée subaquatique en scaphandre autonome ou la randonnée subaquatique soient mises en œuvre par une association affiliée à la Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins (FFESSM) ou à la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), elle peut également être encadrée par un bénévole membre de cette association et titulaire du brevet de moniteur fédéral du 1er degré ou du brevet de moniteur fédéral du 2e degré délivré par l'une ou l'autre de ces deux fédérations, dans les limites qu'elle prévoit.

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Le type d'encadrement est identifié en fonction du statut bénévole ou rémunéré des encadrants et des actions, soit de simple surveillance garantissant la sécurité de la zone, soit d'animation, enseignement ou accompagnement de la pratique. Ces trois domaines d'intervention relèvent de l'ensemble de la réglementation sur l'encadrement des activités physiques et sportives. L'animateur, obligatoirement majeur, doit garantir la sécurité physique et psychologique pour tou-te-s, en tenant compte de l'âge des mineurs accueillis et du lieu de l'activité.

Équipement et préparation technique

Les deux incontournables pour profiter de la balade sont le masque, pour regarder sous l’eau, et une combinaison ou un shorty pour vous protéger du soleil et des organismes urticants. Les masques faciaux sont un bon compromis si vous n’êtes pas à l’aise avec le tuba, car ils permettent d'éviter la buée tout en laissant la bouche libre. Les palmes sont utiles pour vous déplacer, voire pour faire une petite immersion dans l’eau. Il est crucial de rappeler aux participants de ne toucher à rien sous l’eau et de ne pas nourrir les poissons pour préserver l'écosystème.

La randonnée subaquatique peut être pratiquée partout où l’eau est chaude, peu profonde (maximum 5 m de profondeur), sans vague et partout où la faune et la flore sont intéressantes. De nombreux tour-opérateurs organisent des excursions dans des mers tropicales pour observer des récifs coralliens, des poissons tropicaux et des plantes aquatiques. Il existe aussi des aires de plongée balisées, appelées « sentiers sous-marins », qui permettent de pratiquer la randonnée subaquatique en toute tranquillité. Ces sites, propices à ce type d’évolution, peuvent être identifiés dans le cadre du schéma départemental des itinéraires de pleine nature.

Responsabilités au sein de l'accueil de mineurs

Dans le cadre des ACM, la sécurité repose sur une organisation rigoureuse. La présence de membres permanents de l'équipe pédagogique pendant le déroulement de l'activité est souvent requise pour assurer la cohérence du projet. L'encadrant doit veiller à ce que l'activité reste récréative et s'adapte au niveau des pratiquants. Il est essentiel de se rendre compte que quelqu'un n'est pas sous surveillance immédiate si les effectifs ne sont pas adaptés. L'animateur est responsable du groupe et doit accompagner le groupe lors de la pratique des activités.

La mise en place de l'activité doit être préparée par avance. Il faut regarder le public qui fréquente les piscines municipales ou les zones de baignade aménagées pour adapter l'encadrement. Le rôle de l'encadrant est également d'être présent dans l'eau pour animer et aider les mineurs à acquérir des compétences ainsi qu'une meilleure aisance. En étant présent avec eux, l'encadrant peut montrer l'exemple et favoriser une meilleure compréhension du monde qui nous entoure. La sécurité est une priorité constante, qu'il s'agisse de vérifier les conditions de baignade, d'éviter les zones de pollution, les terrains accidentés, les barrages ou les zones de profondeur excessive.

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