Débuter en voile avec un petit voilier est une excellente manière de s’initier à la navigation. L’apprentissage de la voile peut se faire de manière progressive et agréable, surtout avec un bateau léger et facile à manœuvrer. Les constructeurs de bateaux ont développé une grande variété de modèles qui diffèrent par leurs tailles, leur design et les matériaux utilisés. Quel que soit le type d’activité que vous souhaitez pratiquer sur l’eau, vous trouverez le petit voilier qui répond à vos attentes. Dayboat, corsaire, dériveur, sélectionnez votre petit bateau à voile en tenant compte de ses performances, mais aussi de votre expérience à la barre.
Analyse détaillée des références incontournables du marché de l'occasion
Le Tonic 23 est sans doute le voilier le plus populaire de notre sélection. Ce petit voilier a été dessiné par l’architecte naval Philippe Harlé, en collaboration avec Alain Mortain. Ce sera d’ailleurs le premier bateau qu’ils dessinent ensemble. Le Tonic 23 est une véritable réussite. Il arrive à embarquer, dans moins de 7 mètres, une cabine arrière, un wc fermé, une table à carte et un coin cuisine. En mer, le Tonic 23 est un excellent bateau. Il remonte bien au près et les coups de vent ne le dérangent pas, une référence. L’école de voile des Glénan ne s’y trompera pas en intégrant le Tonic 23 à sa flotte.
Le First 24 a été proposé par le chantier Bénéteau après le succès du First 25. Ce magnifique plan Finot est sans doute un des meilleurs voiliers de sa génération, avec le Kelt 760. Le First 24 en reprend, plus ou moins, la carène. 677 unités sortiront du chantier entre 1982 et 1985. Moins large que son grand frère, le First 24 perd un peu de volume et de rangement. Equipé d’une quille relevable, le First 24 est bon marcheur. C’est un voilier capable de faire un très bon cap, dans toutes les conditions. Le First 24 est un petit voilier Quille relevable, gréé en Sloop, avec une coque et un pont infusé.
Le First 235 est le voilier le plus sportif de la sélection. C’est aussi, sans doute, le plus actuel. Dessiné par le groupe Finot, le First 235 avait déjà quelques signes avant-gardistes comme son étrave droite et son maitre-bau très reculé. Côté aménagements, le bateau propose, dans 6.50m, une cabine arrière et un WC séparé, recevant également… la table à carte. Pour ceux qui recherchent des sensations plus classiques, le First 18 reste une option évidente citée par de nombreux passionnés comme "First 18 évidemment !!!".
Le Gib sea 242 a été dessiné par le groupe GRAAL. Il sera construit à plus de 200 exemplaires, de 1988 à 1993. Si ces architectes sont réputés pour leurs carènes sportives, le Gib Sea 242 fait exception. Ce bateau est plus à retenir pour ses aménagements et son volume intérieur que pour ses qualités marines. Imaginez un petit voilier avec une hauteur sous barrot de 1.80m. On le considère souvent comme une caravane. Ceci dit, une caravane est faite pour voyager. Le bateau est sain et bien construit.
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Le Sun Odyssey 24.1 est le plus jeune petit voilier de notre sélection. Il est aussi le moins populaire. Moins de 100 unités ont été construites. Il est la parfaite transition entre deux époques. Il est sans doute le dernier petit voilier proposé par un grand chantier français et… le premier voilier français construit en Pologne, avec le Sun Fast 26. Alors, à sa sortie, les constructions polonaises souffraient d’un apriori très négatif. Le Sun Odyssey 24.1 est donc un voilier très logeable et moderne.
L'héritage des chantiers historiques : Aloa, Kelt et Lanaverre
Kelt 6.20 est un voilier monocoque habitable de croisière, gréé en Sloop en tête. Le chantier Kelt en France a produit 1 300 exemplaires entre 1974 et 1984. Ce croiseur de poche transportable permet d’explorer de nouvelles zones. Seule l’imagination du skipper réduit les possibilités de son programme.
L’Alizé représente au sein de la gamme JEANNEAU un exemple de polyvalence rarement atteint. On a voulu créer un bateau stable, capable de supporter la mer et le vent aussi bien que des équipiers profanes, et le lest de 120 kg garantit la stabilité convenant au programme du bateau. Le cockpit est extrêmement vaste et peut accueillir facilement quatre à six personnes. Voilà une synthèse réussie du petit croiseur côtier et du dériveur sportif. Dessiné par Christian Maury, le bateau reprend quasiment, avec une longueur de 5,90 m, la carène du 420. Il dispose de trapèzes, mais comme c’est un petit croiseur, il a un peu de lest et possède un roof.
Les chantiers Aloa ont également marqué l'histoire. Petit dériveur très maniable, apparenté aux Foxtrot et Jouët 17, l’Aloa 17 possède un faible tirant d’eau et une petite cabine qui autorise volontiers le cabotage. Lors du changement de statut de Seb Marine en Aloa Marine, le Prim’Vent devient l’Aloa 21. 400 exemplaires fabriqués. Et surtout une silhouette bien à part. Le roof est haut, il est porté sur l’arrière, ce qui laisse place à une vaste plage dotée d’un hublot horizontal à l’avant. Effilée, la carène fend les eaux comme le papillon fend les airs, mais elle a besoin de vent pour faire preuve de vélocité. L’Aloa 23 reçoit quant à lui un gouvernail suspendu et un tableau inversé ainsi que 80 kg en plus pour le lest. Excellent bateau sous-toilé et pas très échantillonné mais très marin, l’Aloa 23 constituera un premier choix idéal pour un navigateur en solitaire.
Croiseurs familiaux et dériveurs atypiques : du Bélouga au Bahia
Le Bélouga est avant tout un voilier dériveur en bois puis polyester, à gréement houari ou marconi, créé en 1943 par Eugène Cornu et Jacques Lebrun. Rapide, spacieux et transportable, le Bélouga est un sloop à corne rapide suffisamment habitable pour des sportifs désirant acquérir le goût de la croisière. A partir de 1972, ce voilier subit quelques modifications et est équipé d’une quille rétractable lestée à la place de la dérive. Le « Bélouga QR 6,60 » était né.
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B’Jet pour Belouga « de luxe » ! C’est devant le succès du Belouga QR et une forte demande que Pierre Matonnat lance en 1978 le Belouga Jet dont la quille est rétractable à 100%. Ce monocoque, dessiné par George Auzepy-Brenneur, se contente de 37 cm d’eau pour flotter en charge, ce qui permet d’accéder à toutes les plages et d’échouer à plat. Volume habitable généreux, grande largeur de flottaison. Le voilier, déjà classé dans la catégorie des « gros » de plus 7,30 m, a plus d’un atout dans son sac.
Le Bahia est un bateau ouvert sur le monde et à tous. L’avant de la quille est profilé en pente douce jusqu’au brion, permettant ainsi des sorties et une mise sur remorque très facile. A l’aise sur route, le Bahia est très confortable et rapide sur l’eau. Ses lignes tendues se jouent à merveille du clapot et avec ses 20 m2 de voilure sur gréement 7/8ème, il ne manque pas d’allure, faisant honneur à la réputation de Philippe Harlé.
Le Bagheera, une des toutes premières séries des chantiers Archambault, est un ancien quillard conçu en 1971 possédant une carène fine et élancée. Le bateau est rapide, nerveux à la voile et capable de donner de grandes sensations à qui voudrait s’essayer aux plaisirs de la régate. Avec une largeur d’1,80 m pour 6 m de long, le Bagheera est transportable.
Spécificités des biquilles et transportables modernes
Le Biloup 765 est le premier voilier sorti des chantiers Wrighton à Béthune. Comme la plupart des « Biloup », le 765 était proposé en construction amateur. Monocoque à deux quilles au tirant d’eau réduit, le voilier est transportable malgré ses 7,35 m de long. L’échouage sur quilles est optimal puisqu’il ne nécessite aucune manœuvre ! Naviguer en Biloup est plutôt rassurant quand l’expérience fait un peu défaut. Successeur désigné, le Biloup 77 voit le jour en 1988. Il est simple et agréable à manoeuvrer en famille comme en équipage réduit. Son comportement dans le gros temps est remarquable.
Le Blue Djinn est spécialement conçu pour des navigations en équipage réduit. Ses 4 couchettes dotées de coffres de rangements sont organisées autour du puits de dérive équipé d’une astucieuse table rabattable. Le Blue-Djinn est équipé de série de Lazy jack et prise de ris automatique.
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Si vous achetez un voilier Gazelle des sables, vous n’aurez pas besoin de place au port, vous pouvez naviguer sans permis et vous profiterez d’une plus grande liberté d’utilisation. Pour les amateurs de modèles plus sportifs, le POGO 3, œuvre de l’architecte naval Guillaume Verdier, est une option de choix avec sa quille à bulbe en T.
Certains plaisanciers s'interrogent : bateau de 6 m, 5.50 m ? Plus petit mais moins lourd et volumineux ? Pour une navigation côtière à quatre personnes, le choix doit être précis. Un Start 6 ou un Bahia 22 peuvent répondre à ces besoins. D'autres recommandent l'Etap 22i. Il faut bien définir son programme effectivement.
La philosophie du dériveur et la liberté de l'échouage
Le dériveur habitable, avec sa coque plate lestée dans les fonds et son absence de quille, permet de s'approcher au plus près des terres, de remonter les canaux, les rivières et les rias et même de beacher. Il suffit simplement de remonter la dérive pour que le bateau se pose sur sa coque.
Un dériveur est un voilier dont la quille fixe est remplacée par une dérive mobile et rétractable, qui peut être entièrement escamotée dans la coque par pivotement sur un axe. Cela signifie qu'en position haute, le yacht peut naviguer dans des zones très peu profondes, et même s'échouer sans risque sur une plage ou un banc de sable. En position basse, la dérive agit comme un plan anti-dérive, comme pour un quillard, permettant au voilier de remonter au vent sans déraper. Les dériveurs Garcia Yachts, par exemple, répondent aux mêmes exigences de stabilité que les quillards.
Par rapport aux quillards, le dériveur offre une bien plus grande liberté de navigation. Il permet notamment d'accéder à des mouillages sauvages en eaux peu profondes, de s'approcher au plus près d'une plage là où d'autres ne peuvent pas aller. En cas de mauvais temps, un dériveur peut aussi se mettre à l'abri dans de petits mouillages protégés de la côte. Les modèles en aluminium combinent robustesse et sécurité, ce qui est essentiel pour la navigation hauturière.
Avec la dérive haute aux allures portantes, un dériveur offre une navigation beaucoup plus douce, grâce à l'absence quasi totale de roulis. Par mer forte, le bateau peut glisser latéralement, sans effet de croche-pied, et rester manœuvrable, même dans les vagues déferlantes. La vie à bord n'en est que plus fluide et confortable, ce qui est essentiel pour les longues traversées.
Matériaux de construction et esthétique navale
Le petit voilier en bois est apprécié pour ses qualités esthétiques incomparables. Il possède d’excellentes propriétés isolantes : le bois isole du chaud, du froid et de l’humidité. Il isole également du bruit et se répare plus facilement. Il existe actuellement des modèles néoclassiques comme le Franck Roy Solenn 27. Ce voilier néoclassique exceptionnel se distingue par la qualité des matériaux utilisés pour sa construction : l’acajou verni, le teck s’harmonisent bien avec les éléments inox custom.
Les modèles en polyester sont souvent plus simples d'entretien. La construction en bois moulé est envisageable à partir des plans, mais elle est maintenant réalisable et grandement facilitée en partant d’une coque en polyester. Par exemple, pour le Cap Corse, l’adoption d’un pont en plastique d’une seule pièce ramène le travail de construction à l’installation des intérieurs et à la pose de l’accastillage.
L’aluminium est le matériau de prédilection pour les bateaux de voyage. Un dériveur en aluminium permet de se poser sur une plage. Lors d'une croisière au long cours, vous pouvez inspecter vos œuvres vives sans avoir à sortir le bateau de l'eau. Il permet également un accès facile aux anodes sacrificielles pour leur vérification et leur remplacement. Si le bateau doit être sorti de l'eau pour l'hivernage, il sera toujours plus facile à manipuler.
Logistique et aspects financiers de la possession d'un voilier
Le voilier transportable est idéal pour profiter d’une plus grande liberté de navigation. Vous n’êtes pas obligé d’avoir une place de port. Vous pouvez rejoindre différents sites en France, mais aussi à l’étranger. Le coût de la place de port se détermine en fonction de la surface occupée par votre voilier. Les frais de port varient de 77 euros à 178 euros par an en fonction de la taille du voilier de 7 mètres à 10 mètres de long.
L’avantage numéro un des petits voiliers habitables réside dans leur accessibilité financière. Il n’est pas si difficile de dénicher un tel bateau prêt à naviguer pour environ 5000€. Cependant, ne négligez pas le coût de leur mise en état qui peut monter plus vite que prévu. Parfois il vaut mieux mettre tout de suite plusieurs milliers d’euros dans un voilier d’occasion qu’en récupérer un gratuitement. L’assurance coûte environ 1 à 2 % du prix d’acquisition du voilier. L’ensemble des frais d’entretien s’élève à 5 à 10 % du prix du bateau.
Si vous recherchez un modèle de petit voilier quillard, les prix débutent à 10 000 euros. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Pour être certain d’acheter le bon voilier, il est conseillé de vérifier et de comparer les caractéristiques techniques. La longueur, la largeur et le tirant d’eau sont des informations importantes. Déterminez la taille du petit voilier en fonction du nombre de personnes que vous voulez accueillir à bord.
Navigation en famille et initiation des plus jeunes
Pour initier les enfants au nautisme, les voiliers légers comme l’Optimist sont idéaux. Ils sont stables et faciles à manœuvrer, parfaits pour l’apprentissage de la voile. Les catamarans de sport sont également une bonne option pour les jeunes plus expérimentés. Ce type de petit bateau à voile est apprécié pour sa rapidité et sa maniabilité, c’est pourquoi il est généralement utilisé dans les écoles de voile.
Les trimarans démontables ou les modèles repliables, composés de 3 coques, améliorent considérablement la stabilité du bateau par rapport au modèle monocoque. Pour une navigation en famille, on choisira souvent un modèle habitable à partir de 7 mètres, comme le Maxus 24 ou le TES 246. Ces bateaux transportables et habitables permettent à des petites familles de naviguer confortablement, le temps d’une semaine, voire plus. Ils sont équipés de deux couchettes doubles, voire deux cabines, des WC et un carré spacieux.
Le dériveur, quant à lui, est souvent plus minimaliste lorsqu'il est destiné à la navigation à la journée. Les dailyboats pour les balades d’une journée ne comprennent pas de cabine ni de coin cuisine parce que les passagers ne sont pas censés y passer de nuit. C’est le modèle idéal si vous recherchez un monocoque en solitaire.
Performances et comportement marin selon les conditions
Dans l'esprit de beaucoup, les dériveurs offrent de piètres performances au près. Mais les carènes d'aujourd'hui ont connu une évolution majeure et ont gagné en performance. Un dériveur ne remontera jamais aussi loin au vent qu'un quillard, mais des carènes modernes, stables et bien équilibrées permettent de naviguer au près honnêtement, grâce notamment à une répartition optimisée des masses, à l'inertie et à un passage confortable dans la vague.
Avec 10 nœuds de vent seulement, un petit voilier glisse sur l’eau avec grâce et légèreté, virevoltant autour des grosses unités qui avancent encore au moteur. Au-delà de 20 nœuds, vous goûtez aux sensations du large alors que vous n’êtes qu’à 6 milles d’un abri. En cas de conditions météo difficiles, le dériveur est particulièrement recommandé pour sa capacité à se réfugier dans des zones inaccessibles aux quillards.
La stabilité est un critère de choix majeur. Il convient de choisir un petit voilier en tenant compte de vos besoins. Un monocoque stable et de petite taille est conseillé pour débuter. Les voiliers de petit gabarit mouillent plus vite leurs équipages, ce qui est parfois considéré comme un handicap, mais cela participe aux sensations de navigation.
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