Les Multicoques en Lumière : Entre Records, Défis Transatlantiques et Préparations Intenses

Le monde de la course au large est un théâtre permanent d'exploits, de départs audacieux et de défis technologiques, où marins chevronnés et jeunes talents se mesurent aux forces implacables de l'océan. Alors que certains se préparent à des départs décisifs pour des records mythiques, d'autres font face aux premières épreuves de transats exigeantes, témoignant de la complexité et de la grandeur de ces aventures maritimes. Ces récits entremêlés de triomphes et de résilience, de quêtes de vitesse et de combats contre les éléments, illustrent la passion inébranlable qui anime les skippers et leurs équipes. Les départs, qu'ils soient imminents ou fraîchement passés, sont toujours des moments clés, marquant le début d'une nouvelle épopée où la stratégie, la technologie et la détermination humaine sont mises à rude épreuve.

Le Départ Imminent du Trophée Jules Verne : Le Maxi-Trimaran Sails of Change à l'Assaut du Record

L'excitation est à son comble pour Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs neuf équipiers qui s'apprêtent à débuter une nouvelle tentative de record du Trophée Jules Verne. Ce jeudi, très tôt dans la matinée, le maxi-trimaran Sails of Change lèvera l'ancre de son port d'attache à La Trinité-Sur-Mer, en Morbihan, pour se diriger vers la ligne de départ au large d'Ouessant. Leur ambition est de réaliser le tour du monde sans escale et sans assistance, en laissant à bâbord les trois caps emblématiques - Bonne Espérance, Leeuwin et Horn - et de le faire plus rapidement que le temps record établi par Francis Joyon et son équipe en 2017, qui est de 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

Cette quatrième tentative de record est le fruit d'une préparation minutieuse. L'équipage dirigé par le skipper Yann Guichard a mis en œuvre tous les moyens pour optimiser le trimaran. Une des modifications notables est le raccourcissement de la coque de trois mètres, une amélioration visant à équilibrer la barre et à limiter les vibrations. Le cockpit a également été entièrement repensé pour offrir plus de confort aux marins et les protéger davantage des embruns. Ce souci du détail est essentiel pour une performance optimale sur une course d'une telle envergure.

Le maxi-trimaran Sails of Change n'est pas un inconnu des exploits océaniques. L'équipe a déjà réalisé le troisième meilleur temps du Trophée Jules Verne lors de l'édition 2015-2016, avec 47 jours, 10 heures et 59 minutes, permettant à Dona Bertarelli de décrocher le titre de femme la plus rapide autour du monde en 2015. Ils détiennent également le record de la section Ouessant - Équateur, établi en 2019 en 4 jours, 20 heures et 7 minutes. Ces performances passées témoignent de leur capacité à naviguer à très haute vitesse et de leur connaissance approfondie du bateau et de la route.

La réussite de cette tentative de record dépendra en grande partie des conditions météorologiques, notamment d'une descente très rapide vers l'équateur et le cap de Bonne Espérance. Actuellement, un anticyclone des Açores très puissant redescend vers les îles du même nom, tandis qu'un système de basse pression à l'ouest du Cap Vert est en train de se combler. L'union de ces deux phénomènes devrait générer des alizés puissants à partir de ce jeudi, leur permettant de descendre très rapidement vers l'équateur. Parallèlement, un système de basse pression au-dessus du nord de l'Angleterre se dirigera vers la Bretagne ce vendredi, prévoyant une mer agitée et beaucoup de vent. En conséquence, l'objectif est d'éviter cette zone de perturbation en appareillant tôt ce jeudi soir. Selon le routage, cette situation météorologique devrait leur permettre d'atteindre l'équateur dans un temps record, potentiellement inférieur à 5 jours, ce qui serait un excellent début pour cette tentative. Quelques incertitudes persistent cependant concernant le Pot au Noir, qui pourrait ralentir leur progression plus que prévu. Enfin, dans l'Atlantique Sud, l'équipe surveille un système de basse pression au niveau du Brésil, qu'ils espèrent pouvoir devancer pour atteindre le cap de Bonne Espérance dans le temps établi par Francis Joyon en 2017.

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Au-delà de la performance sportive, la mission du maxi-trimaran Sails of Change, qui arbore en 2021 une livrée à ses couleurs, intègre une dimension environnementale forte. Sails of Change vise à créer une communauté de passionnés de sport et de nature désireux d'un avenir durable pour notre planète. La campagne inaugurale soutenue par Sails of Change, intitulée "30x30", est un appel mondial à protéger au moins 30 % des océans et des terres d'ici 2030. Dans le cadre de cette quatrième tentative, tout l'équipage est déterminé à démontrer ce qui est réalisable en matière d'autonomie énergétique. Ils relèveront un défi supplémentaire en tentant de battre le record du tour du monde sans utiliser d'énergie produite à partir de combustibles fossiles. Leurs principales sources d'énergie proviendront du soleil et du vent, complétées par un générateur à vélo embarqué.

Le maxi-trimaran, anciennement connu sous les noms de Groupama 3 puis Banque Populaire VII, est aujourd'hui appelé IDEC SPORT, et désormais Sails of Change. Il possède un palmarès exceptionnel, ayant été détenteur du Trophée Jules Verne en 2010, 2012 et 2017. Le bateau a également remporté les trois dernières éditions de la Route du Rhum, parmi de nombreuses autres performances. Douze ans après sa mise à l'eau, ce multicoque polyvalent continue de démontrer sa fiabilité et ses performances, alliées à l'expertise de navigateurs de renom. La genèse du bateau remonte à décembre 2004, lorsque Groupama a annoncé la construction d'un trimaran géant destiné à battre les plus grands records océaniques, avec le Trophée Jules Verne comme objectif ultime. À une époque où la course à l'armement maritime battait son plein, Groupama a choisi de concevoir un bateau de taille raisonnable, le « plus petit » trimaran capable de rivaliser avec Orange II. Franck Cammas et son équipe ont opté pour une longueur de 31,50 mètres (105 pieds), et le design a été confié aux architectes Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost du cabinet VPLP. La construction a démarré en 2005 au chantier Multiplast à Vannes. Après près de 130 000 heures de travail, le bateau a été mis à l'eau le 7 juin 2006. Franck Cammas soulignait alors : « Nous avons décidé de concevoir un trimaran de puissance moyenne. Groupama 3 est léger mais suffisamment long pour assurer la sécurité dans les mers du Sud. Sa puissance provient de sa largeur, tandis que sa légèreté résulte de l’optimisation de la structure, de la rationalisation de l’équipement et de la qualité de construction. » Groupama 3 innovait par son concept, plus proche des trimarans Orma de 60 pieds comme Groupama 2, que des géants précédents, plus lourds et conçus spécifiquement pour affronter le Grand Sud. Si Orange II, mesurant 36,80 mètres, excellait dans les mers formées mais peinait dans les vents légers, Groupama 3 s'est révélé beaucoup plus polyvalent, performant aussi bien dans le gros temps que par conditions modérées.

Les Défis de la Transat Café L'Or : Une Première Nuit Agitée pour les Ocean Fifty

La 17e édition de la Transat Café L'Or, qui s'est élancée du Havre en Seine-Maritime, a été marquée par des départs échelonnés et des conditions météorologiques initiales particulièrement exigeantes pour certaines catégories. Pour cette course au large en duo et transatlantique, quatre catégories de bateaux étaient présentes : les Ultim, les Imoca, les Class40 et les Ocean Fifty, chacune avec des parcours potentiellement différents. Les Ocean Fifty ont eu un départ anticipé le samedi 25 octobre 2025 en raison des conditions météo. Les dix bateaux de cette classe ont donc pris le large au large du Havre. Au lendemain de leur départ, les trois autres classes ont suivi, les Ultim à 14h10, les Imoca à 14h30 et les Class40 à 14h50 le dimanche 26 octobre 2025. Un total de 74 bateaux ont pris le départ du Havre, dont quatre Ultim, dix-huit Imoca et quarante-deux Class40. Les Imoca, par leur nombre, leur technologie et leur popularité auprès du grand public, figuraient comme des têtes d'affiche.

Malheureusement, la première nuit de course a été particulièrement difficile pour les Ocean Fifty, avec une véritable hécatombe. Trois duos ont chaviré, victimes des conditions agitées, ce qui a suscité de l'inquiétude et de la déception. Luke Berry, en duo avec Antoine Joubert sur Le Rire Médecin - Lamotte, a d'ailleurs réagi dans une vidéo aux trois chavirages survenus dès le premier jour de course chez les Ocean Fifty.

Le Chavirage de Koesio : L'Odyssée d'Erwan Le Roux

Le bateau du skipper Erwan Le Roux, le multicoque de 15 mètres Koesio, s'est retourné quelques heures après son départ du Havre pour la Transat Café l'Or. Le chavirage est survenu le 26 octobre 2025, juste après le départ de la course à la voile en double, partie du Havre en direction de la Martinique. Erwan Leroux et Audrey Ogereau (Koesio) ont été hélitreuillés et ramenés à terre, sains et saufs. Quelques heures après leur chavirage et leur hélitreuillage vers le Cross Jobourg, Erwan Leroux et Audrey Ogereau ont pu témoigner de leur accident. Actuellement, le bateau du Charentais-Maritime Erwan Le Roux est en train d'être remorqué et devrait revenir à son port d'attache, La Rochelle, la semaine prochaine. L'Ocean Fifty a quitté la plage sur laquelle il s'était échoué ce mercredi, pour être remorqué dans un port de Guernesey. Ensuite, le bateau remorqueur l'Express l'amènera en Bretagne et ensuite à La Rochelle. Cette épreuve est dure pour le skipper Erwan Le Roux, même si physiquement il va bien. "On est triste pour tous les gens qui nous ont fait confiance. C'est cette déception-là qui est dure à avaler", a-t-il exprimé. Malgré cette déception, Erwan Le Roux est prêt à tout faire pour repartir dans deux ans. Il a déclaré avec certitude : "Mais la seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est qu'on sera au départ de la Transat dans deux ans avec Audrey Augereau. Je ne sais pas avec quels moyens, quels sponsors, mais on y sera."

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Autres Incidents chez les Ocean Fifty : Inter Invest et Lazare X Hellio

L'Ocean Fifty Inter Invest, skippé par Matthieu Perraut et Jean-Baptiste Gellée, a également chaviré dans la nuit de samedi à dimanche, après le départ anticipé de la Transat Café L'Or. Matthieu Perraut et Jean-Baptiste Gellée sont sains et saufs et en bonne santé, ayant été hélitreuillés. Le bateau Inter Invest est actuellement en cours de remorquage par le Merida, ancien bateau de Kersauson, au large du Finistère, avec une arrivée prévue à Brest dans l'après-midi. L'hélitreuillage a été réalisé par la Marine Nationale avec l'aide de la SNSM de Ploudalmézeau.

Un autre chavirage a touché l'Ocean Fifty Lazare X Hellio, au large de La Hague. Victimes de l'accident dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre à proximité du cap de la Hague, Tanguy Le Turquais et Erwan Le Draoulec ont été ramenés à terre à Cherbourg. Leur bateau a pu être remorqué. Les skippers vont bien, comme l'a confirmé Tanguy Le Turquais sur son compte Instagram en publiant une photo du bateau qui avait chaviré à environ 3 milles des côtes, au nord de La Hague, dans le Cotentin. Basile Bourgnon, le fils de Laurent Bourgnon, et Emmanuel Le Roch, sur Edenred 5, ont fait part de leur déception devant les chavirages des autres concurrents en Ocean Fifty lors d'une vidéo envoyée dans la nuit de samedi à dimanche.

Les Incertitudes pour les Autres Classes : Collisions et Escales Techniques

Les autres classes n'ont pas non plus été épargnées par les difficultés. Chez les Imoca, Yoann Richomme et Corentin Horeau, à bord de Paprec Arkéa, sont entrés en collision avec une bouée. Ce dimanche à 16h08, alors qu'ils évoluaient en 7e position de la Transat Café L'Or, l'Imoca Paprec Arkéa, lancé à plus de 16 nœuds de vitesse, a subi un choc endommageant le gréement et l'outrigger tribord de leur bateau. L'équipage va bien et s'efforce de sécuriser le mât avant de faire demi-tour pour une escale technique au Havre, où leur équipe technique les attend pour estimer l'étendue des dégâts et effectuer les réparations au plus vite.

Pour les Class40, la direction de course a pris une décision importante. Après l'arrivée d'un front et une dégradation des conditions météo prévues à l'entrée du golfe de Gascogne dans les prochains jours, il a été décidé d'ajouter une étape au parcours. Une escale à La Corogne, en Espagne, est désormais officielle pour cette classe. Un deuxième départ sera donné pour les Class40 dès que les conditions le permettront, et le classement de l'étape se fait en temps réel. Quarante-deux Class40 ont pris le départ de cette 17e édition, et une douzaine de duos peuvent espérer jouer une place sur le podium. Corentin Douguet (SNSM, Faites un Don !) avait mis à l’eau son nouveau Class40 en 2025 et remporté les trois courses auxquelles il a pris part, mais a eu des difficultés à boucler son budget dans un contexte économique peu propice au financement. À seulement 23 ans, Basile Bourgnon, le fils de Laurent Bourgnon, s'est élancé pour sa troisième Transat Café L'Or, toujours avec Emmanuel Le Roch sur Edenred.

Règles et Ambiance de Course : Du Routage aux Impressions des Skippers

La Transat Café L'Or a introduit une nouveauté notable cette année : pour la première fois, les multicoques n'auront pas le droit au routage à terre. Cette règle, qui change la donne stratégique, a plu à Sébastien Josse, co-skipper d'Armel Le Cléac'h sur l'Ultim Banque Populaire. L'ambiance au départ, du village au quai, a été décrite comme vibrante. Le public a pu observer la sortie des bateaux des bassins et du port, et une grande partie s'est dirigée vers le bout du port et la plage pour assister aux départs. D'autres ont préféré rester dans le village et suivre la retransmission sur grand écran. Les premiers départs des pontons se sont déroulés avec les Class40, les Imoca et les Ultim ayant également quitté le port sous l'œil du public. Francis Le Goff, le directeur de la course, a effectué un tour des bateaux des concurrents avant le départ.

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De nombreux skippers ont partagé leurs impressions avant de prendre la mer. Sam Goodchild, par exemple, a donné ses impressions avant le départ de la Transat Café L'Or. Yann Elies, co-skipper d'Elodie Bonafous sur l'Imoca Association Petits Princes - Quéguiner, a également exprimé ses pensées. Kéni Piperol (Centrakor Hirsch), en duo avec Mikael Mergui, s'est aussi exprimé avant de prendre le large. Malgré un "départ pas simple", certains équipages ont fait preuve de prudence. Sam Goodchild et Loïs Berrehar, à bord de leur Imoca, ont témoigné d'hésitations sur les voiles, le vent étant rentré juste avant le départ. Ils sont restés plutôt prudents et se sont contentés d'une cinquième place à la fin du parcours côtier, affirmant que "Jusqu'ici, tout va bien à bord." Parmi les Ultim, Actual a pris le meilleur départ, la lutte pour la victoire s'annonçant très serrée entre les quatre Ultim, menés par des duos de très haut niveau, même si Banque Populaire, tenant du titre, et SVR Lazartigue semblaient se détacher légèrement. Charles Caudrelier, skipper de l’Ultim Gitana et ne participant pas à la course, a promis de livrer en exclusivité à « Ouest-France » son analyse de la stratégie des quatre catégories tout au long de la Transat Café L'Or.

Épopées Solitaires et Records de Vitesse : La Grandeur de la Course au Large

Au-delà des courses en double et en équipage, la course au large est également le théâtre d'exploits solitaires qui repoussent les limites de l'endurance et de la performance humaine et technique. Le Vendée Globe incarne par excellence cette dimension, mais d'autres records et navigations marquent aussi les esprits.

Le Vendée Globe : Une Aventure Humaine Autour du Monde

Le Vendée Globe est une course à la voile unique en son genre, un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, qui a lieu tous les quatre ans. Il se dispute sur des monocoques de 18 mètres de long, les IMOCA. Les skippers partent des Sables-d'Olonne en Vendée, parcourent environ 45 000 kilomètres autour du globe en contournant les trois caps mythiques : Bonne Espérance, Leeuwin et enfin le cap Horn, pour revenir aux Sables d’Olonne. Cette course a acquis une renommée internationale, attirant des skippers du monde entier. Au-delà de la compétition pure, c’est avant tout une incroyable aventure humaine, où la résilience, la solitude et la confrontation avec les éléments sont centrales. Le Vendée Globe souhaite utiliser la puissance médiatique de l’événement pour sensibiliser le public, tout au long du parcours, à la préservation des océans. En parcourant la planète à la voile, les marins mettent en lumière la fragilité de notre océan face au réchauffement climatique.

François Gabart : Le "Petit Mozart de la Voile" et ses Records Brisés

Le marin français François Gabart a marqué l'histoire de la course au large en pulvérisant des records. Il a notamment battu le record du tour du monde en solitaire, le dimanche 17 décembre, en 42 jours, 16 heures, 40 minutes et 35 secondes. Après avoir coupé la ligne d'arrivée virtuelle au large d'Ouessant, celui que l'on surnomme le "petit Mozart de la voile" est arrivé au port de Brest en fin de matinée. En franchissant la ligne dans la nuit de samedi à dimanche, François Gabart a écrasé de 6 jours et 10 heures le précédent record du tour du monde en solitaire, établi par Thomas Coville l'année précédente.

François Gabart n'en est pas à son premier exploit. Dès sa première participation à la course en 2012-2013, il est devenu le plus jeune à remporter le Vendée Globe, une performance remarquable qui a lancé sa carrière de façon spectaculaire. Puis les victoires se sont accumulées : la Route du Rhum en 2014, la Transat Jacques-Vabre en 2015, la Transat anglaise en 2016, et en juillet précédent, The Bridge. Depuis son plus jeune âge, François Gabart, véritable surdoué de la voile, enchaîne les réussites. Son premier entraîneur se remémore : "Il progressait très vite". Ces succès illustrent sa maîtrise exceptionnelle de la navigation en solitaire et sa capacité à tirer le meilleur parti de ses machines.

L'Héritage des Trimaran ORMA 60 : L'Exemple de Flo

L'histoire de la course au large est également jalonnée par des bateaux légendaires qui ont marqué leur époque. C'est le cas du trimaran Flo, un ORMA 60 pieds conçu spécifiquement pour la compétition. Ce bateau offre une expérience unique, permettant de se laisser emporter par la puissance et la vitesse caractéristiques d'un tel multicoque de course. Anciennement connu sous le nom de Pierre 1er, Flo a été conçu par le cabinet VPLP pour la célèbre navigatrice Florence Arthaud. Il est le fruit de la saga des Formule 40, intégrant un mât-aile, trois coques d'une longueur maximale de 18,28 mètres et trois safrans. Ce trimaran a mené Florence Arthaud à la victoire de la Route du Rhum en 1990, un exploit qui a profondément marqué l’histoire de la voile. Naviguer à plus de 25 nœuds au-dessus des flots sur un tel trimaran de course procure des sensations uniques ; lorsque le bateau accélère et que l’un des flotteurs décolle, l’émotion s’emballe et la sensation de voler devient une réalité tangible.

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